‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'étoffes imprimées et du fabricant de papiers peintsChapitre 145 sur 156 · DANS L’ART DE L’IMPRIMEUR · texte numérisé non relu

DANS L’ART DE L’IMPRIMEUR

«un TOUTES SORTES D’ÉTOFFES TISSÉES, ST DANS L'ART DE LA FABRICATION DES PAPIERS PEINTS.

Abattre un bouillon. Affaiblir ou diminuer un bain, par addition d’eau ou par immersion de l’étoffe.

Abreuver. Faire pénétrer l’eau dans l’étoffe.

Absorbant. Toute substance terreuse ou métallique, se combinant avec les acides et en détruisant l’effet. Une teinte foncée absorbe une teinte claire; le noir absorbe toutes les couleurs.

Accrocher. C’est un terme d’atelier qui s’emploie, par les ouvriers, pour indiquer qu’il faut placer sur l’étendoir une pièce de toile ou un rouleau de papier, afin de le faire bien sécher entre les diverses . opérations* On met une baguette dans la rainure du ferlet , on y place dessus la pièce à cheval, et on la pose avec la baguette sur l’étendoir. Alors elle est accrochée.

Acides. Les composés auxquels on donne ce nom sont, en général, aigres (de saveur plus ou moins forte que le vinaigre) ; ils rougissent le papier de tournesol, ils saturent les bases saliüables et donnent par là naissance à des com- . binaisons nouvelles qu'on désigne sous le nom de sels.

Acide citrique. Cet acide est contenu abondamment dans

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le suc du citron. Il existe dans beaucoup de végétaux, libre ou combiné, et souvent mêlé à d’autres acides. On le trouve dans le commerce, soit à l’état liquide, soit en cristaux qui le fournissent pur.

Acide hydrochlorique. Cet acide, qu’on désignait sous les noms d’acide muriatique et esprit de sel marin , de la substance dont on l’extrait, est formé d’hydrogène et de chlore. * On le trouve abondamment dans le commerce. On doit le tenir renfermé dans des flacons bien fermés par des bouchons de cristal, car il est volatil et s’échappe dans l’atmosphère, où il donne naissance à des fumées blanches, qui résultent de la combinaison des vapeurs de cet acide, qui se combinent avec l’eau qui se trouve en dissolution dans l’air.

Acide hydrochloro-nitrique. Cet acide, qu’on nommait autrefois eau régale , parce qu’il dissout l’or, qu’on appelait le roi des* métaux, prit ensuite le nom d ‘acide nitro-muria tique. Il résulte du mélange d’acide nitrique à 33 degrés, et d’acide hydrochlorique à 20 degrés. On les mêle en différentes proportions selon l’usage qu’on eu veut faire $ on doit suivre exactement les formules.

Acide mtrique. On l’appelle vulgairement eau-forte. Cet acide est le produit de la décomposition du nitrate de potasse (salpêtre) par l’acide sulfurique. C’est un des produits chimiques qui n’est pas du ressort des manufactures dont nous nous occupons. On le trouve dans le commerce ; il est souvent falsifié par l’addition de l’acide sulfurique ou de l’acide muriatique. Pour l’avoir pur, il faut le prendre chez un bon fabricant de produits chimiques.

Acide oxalique. Çet acide .est contenu tout formé, et dans l’état de combinaison, dans les racines, les écorces, les feuilles et les fruits de beaucoup de végétaux. On l’extrait par des opérations chimiques qu’il serait superflu de rapporter ici.

On le trouve tout préparé dans le commerce.

Acide sulfurique. 0q avait donné à cet acide les noms

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d'acide vitriolique, huile de vitriol. Il est le résultat de te combinaison du soufre avec l’oxygène. L’usage de cet acide est plus répandu que celui de tous les autres. On le trouve abondamment dans le commerce et à très-bas prix.

Acide tartarique ou tartiuque. Cet acide existe tout formé dans la crème de tartre, qui est un tartrate de potasse . On l'extrait en grand de ce sel, pour les besoins de l'industrie, et on se le procure facilement par la voie du commerce.

Adoucissant. Toute espèce de bain servant à rendre à une étoffe la souplesse que la teinture enlève souvent.

Alcalis. Composés qui, entre autres propriétés, ont celles de neutraliser les acides.

Alcool. On le nomme vulgairement esprit-de-vin. L'alcool est le produit de la distillation du vin : on le trouve dans le commerce, le plus rectifié, à 36 degrés (Baumé^. Pour l’avoir à 40 ou 42 degrés, on met dans le bain-marie d'un alambic une velte (7 litres 1/2) d'alcool à 34 degrés, pendant six heures environ, en contact avec 250 grammes de chlorure de calcium en poudre, et Ton distille ensuite. Quelques praticiens l'ont obtenu à 45 degrés, en mêlant 7 litres 1/2 d’alcool à 40 degrés avec l kil .500 de chlorure de calcium, et distillant après avoir laissé pendant six heures en digestion.

Amidon torréfié. Bouillon-Lagrange a fait connaître, la premier, que l'amidon, légèrement torréfié, acquiert la propriété de se dissoudre dans l'eau comme la gomme, à la température ordinaire. L’amidon réduit en poudre se torréfie dans une poêle à une douce Chaleur, en ayant soin de remuer continuellement avec une spatule de bois, jusqu'à ce que la matière ait acquis une couleur gris-cendré.

L’amidon ainsi préparé prend une saveur douce mucilagineuse, et devient entièrement soluble dans l’eau froide. L'eau chaude en dissout davantage. Dans les deux cas, la dissolution acquiert une transparence parfaite, semblable à une dissolution de gomme. Si Ton évapore jusqu’à Biccité, on

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obtient une masse solide, cassante, soluble dans l'eau, et qui, . comparée à la gomme, n’offre aucune différence.

Auge. C'est un vase en bois ou en pierre, ordinairement d’une forme carrée ou rectangulaire, destiné à. contenir des liquides. ( Voyez Bâche.)

Aviver. Donner plus d’éclat à. la couleur par un bain, ordinairement acidulé. On avive un bain en y ajoutant les ingrédients qui l'empêchent de s’épuiser.

Azür. C’est l'œil de bleu donné à certaines nuances claires.

Bâche. Caisse en métal ou en bois, souvent doublée de plomb laminé, destinée ordinairement à contenir de l’eau ou d'autres liquides.

Bain. Eau simple ou composée, dans laquelle on plonge une étoflé pour la nettoyer ou la teindre.

B>quet. On donne le nom de baquet à un vase de bois rond formé de douves contenues par des cercles de fer. Ce vase a un fond en bois ; il doit être capable de contenir les liquides sans qu'il s’en échappe la moindre goutte. On fait quelquefois des vases carrés qui ont le même but; on leur donne faussement le nom de baquets; on doit leur conserver celui d’auges ou augets , selon leur capacité. On les nomme aussi bâches.

Blanchissage, Blanchiment. On donne le nom de blanchissage à la manipulation par laquelle on nettoie les étoffes qui ont été salies par quelque cause quelconque ; mais l’opération qu’on leur fait subir pour les décrasser et leur donner le blanc nécessaire pour les soumettre aux travaux de l’imprimeur se nomme blanchiment. Nous en avons traité au Chapitre I er de l'impression des étoffes de coton, § 3.

Bilboquet. C’est une plaque de bois de 13 à 14 millim. (6 lignes) de large sur 8 centim. (3 pouces) de long, doublée

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en drap collé par-dessus. Il porte un manche au milieu da sa longueur, sur la surface opposée au drap. Il sert à poser l’or ou l’argent sur le papier qu'on veut dorer ou argenter.

Bois jaune. Bois du morus tinctoria. Il nous est envoyé des Antilles et de Tabago; on le trouve dans le commerce sous forme de bûches d’une couleur jaune, ayant des veines d'un jaune-orangé ; il est léger et compacte. Ce bois est riche en matière colorante.

Brésil ( bois de ) . Sous le nom de bois de Brésil, on trouve dans le commerce les bois de Bimas> de Sainte-Marthe, d’Aniola, de Nicaragua, de Siam ou de Sapan, etc., qui sont moins riches en couleur que le bois de Fernambouc, qui est le véritable bois de Brésil. Ces bois contiennent presque tous une quantité assez considérable d'une couleur fauve qui ternit le lustre du rouge, et oppose des obstacles dans l’impression des toiles.

Pour extraire ce pigment fauve, on doit, après avoir extrait les couleurs par l'ébullition ou par l’action de la vapeur de l’eau bouillante, et avoir rapproché le liquide autant qu’il est nécessaire, et l’avoir réduit dans la proportion convenable, le laisser refroidir pendant 24 heures ; on verse alors, sur 15 kilog. de liquide, 2 kilog. de lait écrémé. Après avoir bien remué ce mélange, on le fait bouillir pendant quelques minutes, puis on le filtre à travers un morceau de flanelle bien serrée. La couleur fauve s’attache à la partie caséeuse du lait, qui se précipite d’elle-même dans cette décoction, sans causer la moindre perte dans la quantité de couleur rouge. On fait ensuite rapprocher la liqueur par l’ébullition, si cela est nécessaire.

Bouillon. Un bain est un bouillon lorsque sa superficie est agitée par une assez forte chaleur. On nomme aussi bouillon toute préparation qui dispose l’étoffe à recevoir une couleur. Le bouillon d'avivage est un bain acidulé.

Brasser. Agiter, remuer un bain; on brasse toujours 1«

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bain, quand on y ajoute un Brevet, c'est-à-dire quelque nouvel ingrédient.

Buée. Fumée ou vapeur des bains.

Cadres. Ce sont des instruments que la figure 11, pl. 1, représente, et que nous avons décrits Chap. II, § 1 de la troisième partie du Manuel du fabricant d'étoffes imprimées. On lire un bout de la pièce sur la première traverse du cadre supérieur, on la passe successivement sur la traverse du cadre inférieur, puis sur celle du cadre supérieur, et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'on soit arrivé à la fin de la pièce ; on tend bien et l'on fixe l’extrémité par des ficelles au liteau le plus près.

Calandre. C'est une espèce de laminoir pour lustrer les étoffes. Nous l’avons décrit dans la première partie du Manuel du Fabricant d’étoffes imprimées, Chap. 1, § 5.

Calicot. Toile de coton tissée sur un métier de tisserand, à deux marches, comme la toile de lin ou chanvre : cette toil* n'est pas croisée. Elle sert, en blanc, pour faire des chemises, des rideaux, des draps de lit, etc. Ce sont ces sortes de toiles qu’on imprime ordinairement.

Campéche {bois de) ou Bcus d’Inde. L’arbre qui fournit ce bois est Yhœmatoxylon campechianum , L. Il croît en abondance dans les Antilles et dans la baie de Campéche, d’où il a tiré son nom. 11 est apporté en grosses bûches dépouillées de leur aubier; il est d’un brun-noiràtre, très-dur et susceptible d’un beau poli. 11 est très-riche en principe colorant, qui est soluble à froid dans l'eau, et dans ce cas, la liqueur est rouge foncé ; par l’ébullition celle-ci devient plus chargée. Le commerce le fournit en grande abondance.

Carner. Terme d'atelier pour désigner le cerne désagréable d’une étoffe mal rincée.

Carte dédoublée. C’est un morceau de papier p&te, c’est-

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à-dire non eollé, ou bien une carte dédoublée, avec les bavures de laquelle on prend l’or pour le porter sur le lieu où l’on désire le fixer.

Champagne. Filetcn cordage ou panier à claire-voie en osier écarri, qui empêche l’étoife de tomber au fond de la cuve et de se mêler avec le marc qui s’y dépose.

Chaudeau. Sorte de bain ; bouillon chaud, lessive.

Châssis. On donne ce nom à une sorte de caisse dont le fond est en toile cirée qui repose sur la fausse couleur , et qui reçoit le tamis sur lequel le tireur étend la couleur que l’imprimeur prend avec la planche. C’est la seconde des pièces qui forme le baquet. (Chap. II, § 2 de la première partie du Manuel du Fabricant d'étoffes imprimées.)

Chausse. Filtre conique en toile ou en feutre.

Cheviller. Tordre la soie sur l'espars, pour la sécher et la lustrer.

Chlorure de chaux. C’est une combinaison de chlore et de chaux, que le fabricant de produits chimiques prépare en grand, et qu’on trouve abondamment dans le commerco. Le chlorure de chaux est employé pour blanchir les étoffes d* lin ou de coton.

Couperose bleue. On la nomme aussi vitriol de Chypre ; les chimistes désignent cette substance sous le nom de sulfate de cuivre; elle résulte de la combinaison de l’acide sulfurique avec l’oxyde de cuivre. On la trouve dans le commerce.

Couperose verte. Cette substance , que les chimistes nomment sulfate de fer, se trouve abondamment dans le commerce. Elle résulte de la combinaison de l’ackle sulfurique avec l’oxyde de fer.

Crampiler. Terme d’atelier qui désigne que la soie des écheveaux se mêle.

Crisper. Se dit de l’étoffe, quand, par un bain trop chaud, elle se resserre et se replie en quelque sorte sur elle-même.

Cuve de bleu a froid. On la prépare ainsi qu’il suit ; On

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remplit d'eau, h peu près à moitié de sa capacité, une tonne de 400 à 500 litres; on ajoute 3 kilog. de sulfate de fer (couperose verte du commerce), 2 kilog. à 2 kü .500 d’indigo broyé au moulin, l kil .500 de chaux éteinte à l’eau, et 500 grammes de soude ou de potasse du commerce. On pallie pendant un quart-d’heure, et on laisse reposer deux ou trois heures. Lorsque le bain est devenu d’un vert-jaunâtre , et qu’il manifeste à sa surface des veines bleues, des plaques cuivrées, et une bejle fleurée, on achève de remplir la cuvé d’eau, on la pallie, on la laisse reposer cinq ou six heures, et l’on teint. On entretient ces cuves selon l’art.

Débouilli . On donne ce nom à l’opération par laquelle on enlève la teinture à une pièce de toile qu’on veut déteindre. On la soumet d’abord à faction d’une lessive alcaline, dépotasse ou de soude ; on lui fait ensuite subir une ou plusieurs immersions dans le chlorure de chaux; après cela on l’expose sur le pré.

Débréàge. Levier de débréage et d’embréage; sert dans les machines à transmettre ou arrêter le mouvement. Chap. I, § 1 de la première partie du Manuel du Fabricant d'étoffes imprimées.

Décanter. Lorsqu’on a fait une dissolution qui a produit un précipité, on laisse bien reposer, et l’on sépare le liquide clair par inclinaison. On désigne cette opération par le mot décanter.

Déchet de bain. Reste de bain encore coloré. ,

Décoction. Traitement par l’eau bouillante de différents ingrédients, pour en extraire les parties solubles.

Dégorger. Faire ressortir des étoffes teintes, le superflu de la couleur.

Dégraissage. Nous en avons traité très au long dan6 le § 1 Étoffes imprimées. 24

278 rocABtfuntf»

du Chap. I de la première partie du Manuel du Fabricant d’étoffes imprimées.

Disbroder. Laver de la soie.

Dissolution d’étain. C’est de l’étain dissous dans l’acide hydrochloro-nitrique. Ce sel est aussi appelé muriate d’étain ou hydrochlorate d’étain. On emploie beaucoup de formules différentes, tant pour la composition de l’acide hydrochloronitrique, que pour la quantité d’étain qu’on y fait dissoudre. On doit donc s’en tenir aux recettes données par les formules qui désignent les quantités appliquées aux divers cas. (Voyez Hydrochlorate d’étain.)

Docteur. C’est le nom que les Anglais ont donné à une lamo mince d’acier qui sert à enlever de dessus les planches à imprimer, métalliques, ou de dessus la surface des cylindres, le mordant ou la couleur qui précède celle qui doit rester dans la gravure. On désigne encore cette lame sous le nom à’ essayeur. ( Voyez Chap. II, § 4 de la première partie du Manuel du Fabricant d’étoffes imprimées.)

Dresser. Séparer sur une cheville les fils des échevaux.

Ëaü-eorte. (Voyez acide nitrique.)

Ébrouer. Passer à l'eau, nettoyer et laver.

Écope. Pelle de bois creuse qui sert à puiser l’eau à une petite profondeur, et à la rejeter à une distance médiocre.

Embréage. Levier d’embréage et de débréage; sert pour arrêter ou transmettre le mouvement, dans une machine. Nous l’avons décrit avec figure, page 14.

Encaustique. Le fabricant de papiers peints veloutés donne ce nom au mordant dont il se sert pour retenir, sur le papier, la poussière de laine ou tontisse; ce mordant est formé d’huile de lin rendue siccative par la litharge, et broyée ensuite avec la céruse. ( Voyez Chap. II, § 5 de la première partie du Manuel du Fabricant de papiers peints.)

▼OCABüLAIRJ.

Esmut-dï-tin. (Voyez Alcool.)

Essuyeur. ( Voyez Docteur.)

Event, Eventer. L’air a beaucoup d’action sur certaines teintures, notamment sur celles à l'indigo ; en sorte que la réussite dépend de ce qu’on a bien éventé, c’est-à-dire exposé convenablement à l'impression de l’air ambiant.

* Ferlet. Liteau en forme de T, qui sert à placer les pièces sur l'étendoir.

Fumage. C’est le nom que les Anglais ont donné au- Ao«sage, opération par laquelle on s’empare de quelques parties de mordant qui ne sont pas combinées avec la toile. Pour y parvenir, ou les passe dans un bain d'eau dans lequel on a délayé assez de bouse de vache pour le verdir. On fait chauffer jusque près de l’ébullition, on laisse la pièce un* demi-heure dans le bain, on la rince dans l’eau courante et on laisse bien égoutter. (Voyez Chap. III, § 7 de la premier* partie du Manuel du Fabricant d’étoffes imprimées.)

Garançage. On donne ce nom à l'opération par laquelle on teint les pièces en rouge dans un bain de garance. (Voyez Chap. IV, § 1 de la première partie du Manuel du Fabricant d’étoffes imprimées.)

Garnir. Nourrir une cuve au bleu.

Gaudage. Opération par laquelle on teint les pièces en jaune dans un bain de gaude. ( Voyez Chap. IV, § 1 de la première partie du Manuel du Fabricant d’étoffes imprimées.)

Gazomètre. Cloche métallique plongée dans un vase plein d'eau, et qu’onimmerge en entier dans ce bain toute renversée,

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Pour être sûr qu’il n’y reste pas d’eau, on fixe un petit robinet à son fond. On le laisse ouvert tout le temps qu'on la plonge, jusqu’à ce que le robinet soit immergé, alors on le ferme. On dirige le gaz hydrogène carboné sous la cloche» par sa légèreté il occupe la place supérieure, il élève la cloche, et ensuite en ouvrant un robinet on dirige le gaz vers les becs où il doit se brûler pour griller ou flamber les étoffes.

Grumeleux. Il faut éviter que l’indigo né devienne grumeleux, en petits grumeaux, au fond de la cuve.

Heurter. Donnér du mouvement au bain d’unô éüve, & l’aide du râble.

Hydrochlorate d'étain. Ce sel est un produit de Part, fl résulte de la dissolution d’étain pur, dans un mélange d’acide nitrique et d'acide muriatique, qui constituent l’acide hydrochloro-nitrique (eau régale). La manipulation est la même que celle que nous avons décrite pour la fabrication du nitrate de fer, Cliap. I, § 1, de la 3 me partie du Manuel du Fabricant d’étoffes imprimées; la seule différence consiste à employer l'acide hydrochloro-nitrique , au lieu d’acide nitrique, en y projetant, par petites parties, dé l'étain de Malaca, en grenaille ou en rubans, au lieu de fil-defer.

Ce sel se nomme aussi muriate d’étain, et, dans les ateliers, dissolution d’étain. Nous avons dit à ce dernier mot, que la composition varie dans les divers ateliers relativement aux doses; nous allons donner Ici les recettes les plus usitées. Nous les distinguerons par des numéros.

N° 1. Dans 500 grammes d’acide nitrique, à 24° de Bai.mé, on fait dissoudre d'abord 61 grammes de sel am-

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moniac en poudre (1), puis successivement, et par petite* parties, 61 grammes d’étain pur et effilé, ou au moins en grenaille. La dissolution étant faite, on laisse reposer quelques heures ; on décante le clair, et on y ajoute un quart en poids d’eau pure.

N° 2. On fait dissoudre 61 grammes d’étain dans 500 grammes d’acide hydrochloro- nitrique, composé de 153 grammes d’acide nitrique à 24°, et 336 grammes d'acide hydrochlorique à 22 ou 24°.

N° 3. 31 grammes d’étain mis en dissolution dans de l'acide hydrochloro-nitrique, composé de 122 grammes d'acido nitrique et 61 grammes d’acide hydrochlorique, et auquel on aura ajouté 61 grammes d’eau.

N° 4.,Acide hydrochlorique, 184 grammes;' — acide nitrique, 245 grammes ; — eau pure , 245 grammes ; — étain grenailié , 122 grammes ; — acétate de plomb ( sel de Saturne), 31 grammes.

Mêlez, dans un vase de verre ou de grès, les acides avec l’eau; jetez-y l’étain par petites portions, en observant, comme dans les dissolutions précédentes, d’attendre que les premières soient dissoutes avant d’y en ajouter d’autres. La dissolution d’étain achevée, mettez-y le sel de Saturne, remuez bien et prenez le clair. Cette dissolution sert surtout pour les jaunes.

N° 5. Faites dissoudre, dans l'eau, du sel d’étain, qu’on trouve tout formé dans le commerce, et ajoutez quantité suffisante d’acide nitrique pour rendre limpide la dissolution aqueuse. Cette dissolution s'emploie surtout pour les rouges de bois de Brésil.

N° 6. Acide nitrique, 1 kilog. ; — acide hydrochlorique,

(O Quelque* fabricant* eompo»ent eneoro l'acide bydrochloro-nitriqne arec l'acide nitrique et le tel ammoniac. La compotltion la plu* tûre et* cependant d'employer l'aeide nitrique et l'acide bjdrocUoriqu*.

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l ki *.500; — étain, 428 grammes:-— sel de Saturne, 184 grammes.

Faites dissoudre l’étain peu à peu dans les acides mélangés, ajoutez le sel de Saturne; décantez ensuite, et employez la dissolution à. 6° de Baumé. Cette dissolution convient pour Cure les rouges de Brésil, de Sainte-Marthe, de Nicaragua.

Hydrociilouate de potasse. C’est un sel qu’on trouve facilement dans le commerce, et qui résulte de la combinaison du sous-carbonate de potasse à l’état de pureté, avec l'acid§ hydrochlorique également à l’état de pureté.

Immerger. Plonger entièrement l’étoffe dans la cuve.'

Imprégner. Faire pénétrer une teinte dans l’étoffg.

Indiennes. C’est le nom qu’on donne vulgairement au» calicots imprimés. Les premières étoffes de cette espèce nous vinrent de Y Inde, ce qui leur fit donner le nom d 'indiennes, qui leur a été conservé assez généralement : cependant on les nomme tuiles peintes.

Inégalités. Les inégalités de nuance proviennent le plus souvent du défaut de blanchiment, avant la teinture.

Lait de chaux. Chaux délayée dans l’eau, en consistance de lait.

Leviez d’embrêage et de dèbréage. Sert à transmettre ôü arrêter le mouvement d’une machine.

Levier pour imprimer. Nous l’avons décrit Chap. H, j§ 5 , de la l re partie du Manuel du Fabricant d' étoffes imprimées. ( Voyez aussi le § 8 du Chap. I e * du Manuel du Fabricant de papiers peints , où nous avons fait connaître l’avantage qu’il présente sur remploi dü mâiliét pour l'iktipression.)

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Machine pneumatique. Cetto machine, décrite dans tous les ouvrages de physique, est généralement connue. Elle est employée pour priver d’air, ou faire le vide dans des vases que l’on soumet à son actiop. Nous avons décrit, Chap. I er , § 2, de la l re partie du Manuel du Fabricant d'étoffes impriméeSj la machine ingénieuse par laquelle Samuel Hall supplée à cette machine.

Marc. Sédiment ou pâtée qui dépose au fond d’une cuve.

Matteaux. Echeveaux en laine, soie et coton.

Metteur sur bois. On donne ce nom à l’ouvrier dont la principale fonction, dans l'atelier des graveurs sur bois, consiste à tracer, avec' un instrument tranchant, sur les planches dont on doit se- servir pour imprimer, le dessin que le dessinateur a composé.

Mettre en cordes. Nouer ensemble plusieurs matteaux.

Mettre en tète. Tortiller des matteaux pour les empêcher de se mêler.

Mettre en train. Préparer une cuve pour la disposer au travail.

Mine-orange.' C’est une couleur rouge-orangé qui se fabrique presque exclusivement à Clichy, près de Paris, pour les fabricants de papier peint. C’est un protoxyde de plomb comme le minium, mais il n'est pas, comme ce dernier, le produit de la calcination du massicot. On l’obtient par la calcination du *blauc de plomb, de la même manière qu’on calcine le massicot; mais la difficulté de la préparation en rend le prix beaucoup plus élevé que celui du minium.

Molette. Le fabricant de toiles peintes donne le nom de molettes à des cylindres plats, en acier, sur lesquels sont gravés, en relief, les dessins que l’on veut transporter sur les cylindres de cuivre gui servent à imprimer les toiles. Ce?

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molettes «ont trempées, elles sont montées sur un fût, et c’est par une pression suffisante que l’on imprime en creux cea mêmes dessins sur la surface convexe du cylindre en cuivre. Ces molettes exigent beaucoup de régularité dans leur gravure.

Voici comment on opère dans les États-Unis d’Amérique pour obtenir des molettes parfaite», d’après les procédés inventés par MM. Perkins, Fairman et'Heath :

Ils emploient l’acier fondu de la meilleure qualité, après l’avoir tourné de la grandeur et de l’épaisseur convenable pour la molette qu’ils veulent faire; ils le décarbonisent. Pour cela, on l’enferme dans une boite de fer fondu dont toutes les parois sont de 19 à 20 millim. (9 à 10 lignes) d’épaisseur, ainsi que le*couvercle, qui doit fermer très-exactement. L’acier doit être environné d’une couche de limaille de fer pur, non oxydé, et dépouillée de toute matière étrangère : cette couche doit avoir au moins 13 millim. (6 lignes) d’épaisseur. On lute parfaitement le couvercle. On expos» cette boîte ainsi préparée h une chaleur blanche pendant quatre heures; ensuite on laisse éteindre le feu, et, afin d’empêcher l’accès de l’air dans la boite, on recouvre le tout d’une couche de fraisil fin de charbon, de 16 à 19 centim. (6 à 7 pouces) d’épaisseur. Lorsque le tout est parfaitement refroidi, on retire la molette, qui n’est plus, que du fer trèspur, mais qui est devenue presque aussi molle que du plomb.

On fait graver en creux par un excellent graveur la surface convexe de la molette , après quoi on la recarbonise et on la trempe.

Pour opérer cette recarbonisation ou nouvelle conversion en acier, on prend une boîte de fente de fer, semblable à celle dont nous avons parlé plus haut; on la remplit de charbon animal en poudre très-fine ; on place la molette gravée au milieu, de manière qu’elle soit entourée de toutes part» do 2 à 3 centim. (1 pouce) au moins de cette poudre, et on

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lute bien le couvercle. On place la boite dans un fourneau de fusion pour le cuivro ; on gradue le feu jusqu’à ce que la boîte soit arrivée un peu au-dessus de la chaleur rouge : on la laisse dans cet état pendant l’espace de t»ois à cinq heures, selon l’épaisseur de la pièce d’acier. Trois heures suffisent pour une pièce de 14 millim. (6 lignes) d’épais; il en faut cinq pour une pièce de 41 millim. (18 lignes) d'épaisseur. Il ne reste plus alors qu’à la tremper.

On prend la molette avec des pinces, on la plonge verticalement dans l’eau froide, en l’y promenant. On évite par là qu’elle ne se fausse ou ne se casse, lorsqu’on la jette à plat dans l’eau. On la revient alors paille; ensuite on la monte sur un axe très-fort, et elle sert de matrice pour former des molettes en relief. On en forme deux à la fois par le procédé suivant : *

Après avoir décarbonisé de la môme manière deux mo* , lettes de même diamètre et de même épaisseur que la matrice, on les place toutes les trois sur une forte machine, construite exprès pour cela. La matrice est placée au milieu; les deux autres sont portées chacune sur son axe et tenues verticalement par des charriots à coulisse, en contact avec la matrice, aux deux extrémités du même diamètre. De fortes vis les poussent continuellement contre la matrice. Une manivelle, qui tient à l’axe de la matrice, la fait tourner; dans son mouvement elle entraîne les deux autres, qui, par la pression, se gravent en relief. Les traits les plus délicats, comme les plus gros, se rendent en relief avec une perfection admirable.

Lorsque l’opération est terminée d’une manière satisfaisante, on les recarbonise, on les trempe, et on les revient comme la première. Ce sont ces molettes en relief qui servent à graver les cylindres.

Mordant. On doit entendre par mordant une substance qui sert d'intermédiaire entre la matière à teindre et le prin-

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JM

cipe colorant, et qui en facilite la combinaison ou modifie en môme temps la nuance. On donne, en général, le nom d'aitérants à ceux qui sont dans le dernier cas. On conçoit quelle attention méritent les mordants, puisque par eux les couleurs acquièrent et plus d'éclat et plus de solidité. {Voyez Chap. III, § 1 de la l rc partie du Manuel du Fabricant d’étoffes imprimées.

Moteur. On nomme ainsi tout agent qui est capable d’imprimer le mouvement à un corps inerte ou à une machine. Les moteurs que l’on emploie communément pour mettre en mouvement les machines, sont : 1° les moteurs animés; 2° les courants d’eau ; 3° le vent ; 4° la force expansive de la vapeur d’eau ou des fluides élastiques; 5° les poids et les ressorts. Les effets que ces moteurs produisent peuvent toujours être comfiarés à des poids élevés à une hauteur déterminée.

Mouiller. Tremper une étoffe, avant de la passer en teinture, pour la disposer à prendre uniformément la couleur.

Moulinet. C’est un instrument qui sert dans les ateliers de teinture, pour plonger les pièces dans le bain et pour les en retirer. C’est une sorte de cylindre à jour, formé de plusieurs liteaux de bois cloués sur la circonféreiice de trois ou quatre plateaux de bois circulaires enfilés par un axe en bois, traversé dans toute sa longueur par un axe en fer, ayant à chacune de ses extrémités une manivelle. Cet axe, en fer, est porté par un support en fer à chaque bout, et le tout est placé au-dessus de la cuve ou de la chaudière. La pièce est enroulée sur le moulinet, et ou l’élève ou on l’abaisse à volonté.

Noix de galle. Galla tinctoria , L. On donne ce nom à une excroissance arrondie qui se forme sur les feuilles de diverses espèces de chênes, par suite do la piqûre d’un in-

TOCABCLAIÎUfe.

éeete. Les meilleures sont celles que l’on récolte sur le quercus infectoria, L. , petit arbre tortu, qui croit dans l’Asie-Mineure, et principalement aux environs d’Alep. Elles ae distinguent en plusieurs sortes, dont la plus estimée, nommée galle noire , ou galle verte d’Alep , est d'une couleur brune-vcrdàtre à l’extérieur, et hérissée de petites éminences.

OEÎl. Terme d’atelier qui désigne un rabat de bruniturei que l’on donne à certaines couleurs.

Orpiment. C’es\ un sulfure d’arsenic, qu’on trouve dans le commerce, et qu’on emploie pour désoxygéner l’indigo, et le rendre soluble dans les alcalis. On se sert de sa dissolution dans l’ammoniaque, liquide et concentrée, pour teindre en beau jaune la laine, la soie et le coton. L’orpiment est vénéneux, et l’on doit, par conséquent, prendre des précautions lorsqu'on veut le réduire en poudre.

Ouverture. Terme d’atelier qui désigne la première misa d’étoffe en cuve.

Pallier. Remuer, avec le râble, le marc d’uno cure.

Papier-pate. ( Voyez Carte dédoublée.)

Picots. On donne ce nom à quatre pointes de laiton qui doivent former un carré ou un rectangle parfait, et qui sont implantées aux quatre coins, du côté de la gravure d’une planche à imprimer. Ces pointes débordent très-peu la surface de la gravure. Ce sont elles qui, par la surface plane de leur partie saillante, se chargent de couleur, comme le reste de la planche, et déposent cette couleur sur la pièce qu’on imprime. Ces quatre points sont les repères, qui indiquent la place sur laquelle on doit appliquer la planche en pn répétant l'impression, afin de suivre exactement le dessin,

V0C1BULA1M.

On leur donne, par cette raison, le nom de picots de rapport ou de repère.

Pied. Premier bain, fond ou racinage.

Pince aut ace. C’est l’action de pinceauter. Les ouvrières car ce sont presque toujours des femmes, ont le nom de pinceauteuses. Elles sont chargées , ddns les manufactures do toiles peintes, de faire au pinceau, et avec des couleurs d’application, des dessins si petits ou si éloignés les uns des autres, qu’il serait difficile et moins économique de les exécuter à la planche.

Piquets. On enfonce verticalement dans le courant de la rivière ou d’un ruisseau assez profond, et dont l’eau est bien courante, des pieux arrondis auxquels on attache les pièces de toile pour les faire dégorger. Lorsque les pièces sont entières, on se contente de les placer sur les piquets, par le milieu de leur longueur, de sorte que l’eau ne peut pas les entraîner.

Planches a imprimer. Les planches en bois dont se sert l'imprimeur doivent toujours conserver leur surface plane ; sans cela, l’impression n’aurait aucune régularité. Il arrive cependant quelquefois que ces planches se voilent, se tourmentent ou gauchissent ; alors il est important de les redresser. On y parvient assez facilement en mouillant avec une éponge le côté creux, et en exposant, devant un feu doux, le côté convexe. Il ne faut pas brusquer la chaleur.

Potasse. La potasse , que les chimistes appellent deidoxyde de potassium, est un sel alcalin qu’on retire par lixiviation des cendres des végétaux. On la trouve abondamment dans le commerce.

Pyrolignate de fer. C’est un sel qui résulte de la combinaison de l’acide pyrolignique avec l’oxyde de fer. Cet acide, qui n’est autre chose que l’acide acétique extrait du bois pendant sa carbonisation, est identique avec l’acide -acétique produit par les liqueurs fermentées. On lui a conservé ce

Vocabulaire. 289

nom pour le distinguer de Y acétate de fer obtenu par le vinaigre ordinaire, par l'appareil de la tonne au noir. ( Voyez ce mot.) •

Quercitron. L’écorce du quercus nigra, L., se nomme quercitron. On en sépare avec soin l’épiderme, qui donnerait une couleur brunâtre, et on réduit ensuite l'écorce en poudre. Cet arbre est indigène de la Pensylvanie, des Carolines et de la Géorgie, qui nous le .fournissent par la voie du commerce. Une partie de cette poudre donne autant de matière colorante que huit ou même dix parties de gaude, et autant que quatre parties de bois jaune. La couleur qu’elle donne se rapproche beaucoup de celle de la gaude.

Quercitronnage. On donne ce nom à l’opération par laquelle on teint en jaune dans un bain d’écorce de quercitron.

Rabat. Terme d’atelier qui désigne l’œil de teinte, ou dorure, que l’on donne aux étoffes de peu de valeur, on rabat aussi une couleur en la grisaillant.

Rable. Planche épaisse, arrondie, en forme de râteau.

Rafraîchir. La cuve au bleu se rafraîchit avec de la chaux.

Réfrigérant. C’est le nom qu’on donne à un vase rempli d’eau froide destinée à liquéfier des vapeurs dans la distillation, et qu’on applique à d’autres substances qu’on veut dépouiller du calorique qu’elles renferment.

Rentrage. Dans l’impression des étoffes, c’est l’action par laquelle on imprime à l’aide des rentrures.

Rentrures. Ce sont des planches qui servent â porter des couleurs ou des mordants dans l’espace qui a été couvert par Ja première planche. Ces couleurs çu ces mordants rentrent Étoffes imprimées, ■ 25

VOCABULAIRE

dans des espaces laissés vides par la première planche ; et c’est par cette raison qu’on les nomme rentrures.

Repères. (Voyez Picots.)

Réserves. Dans l’art de l’impression des (biles, on donne le nomme de réserves à certaines préparations que l’on applique sur quelques parties de l'étoffe, dans la vue de les préserver de l'action du bain colorant, et de conserver leur blancheur sur ces parties réservées,' afin de leur donner pins tard, si eela est nécessaire, une teinte ou couleur différente de celle que la pièce a prise dans le bain. (Voyez Chap. VI, § 1 de la première partie du Manuel du Fabricant d'étoffes imprimées.)

Rongeants. On donne ce nom à certaines substances dont on se sert, dans l’impression des toiles, pour enlever quelques portions des mordants appliqués sur l’étoffe, ou bien, pour, modifier, changer oh virer les couleurs déjà appliquées.

( Voyez Chap. V, § 5 de la première partie du Manuel du Fabricant d’étoffes imprimées.) ,

Roussi. On donnclenom de roussi à l’opération par laquelle on enlève aux calicots une espèce de duvet qu’on remarque à leur surface, et qui, en s’opposant à ce que la couleur prenne bien partout, empêcherait l’impression d’être parfaitement nette. (Voyez Chap. I er , § 2 de la première partie du Manuel du Fabricant d’étoffes imprimées.)

Rudir. Terme d’atelier qui désigne l’inégalité et la dureté

d'une étoffe devenue âpre par trop de mordant.

Secteur. C’est la portion d’un cercle comprise entre La circonférence et une corde de ce cercle. Uné perpendiculaire, élevée sur le milieu de la corde, et aboutissant à la circonférence, se nomme la flèche du secteur; de sorte que si la corde passait par le centre, elle serait le diamètre de ce cercle, et le rayon en serait la flèche.

VOCABULAIRE. -291

Sens. Les étoffes ont, en général, un sens qu’il est essentiel de connaître tant pour la torse, que pour le poil.

Soupe. Sel alcalin qu’on ne se procurait autrefois que par la lixiviation des cendres d’une plante qu’on cultive sur lç bord de la mer, et qu’on nomme salsola soda. Aujourd’hui on l’extrait du sel marin (deuto-liydrochlorate de soude.)

Sublimé corrosif. Nom ancien que l’on a donné pendant longtemps à un sel très-vénéneux que l’on obtient de la combinaison chlorure avec lé mercure, et qu’on nomme aujourd’hui deuto-chlorure de mercure.

Sulfate d’indigo. Dissolution d’indigo par l’acide sulfurique. (Voyez Cliap. I er , § 7 de la troisième partie du Manuel du Fabricant d’étoffes imprimées.)

Sur (passage au). C'est passer les toiles dans un bain d’eau pure acidulée par une petite quantité d’acide sulfurique. ( Voyez Chap. I er , § 4 de la première partie du Manuel du Fabricant d'étoffes imprimées.)

Tamis. C’est une pièce de drap sur laquelle le tireur étend les couleurs que l’ouvrier prend avec la planche dans l’impression des étoffes et du papier.

Tasseau, que les ouvriers appellent Trasseau. C’est un morceau de bois de 2 ou 3 décimètres (5 ou 7 pouces) de long, qui a un pied à chacune de ses extrémités, afin d’appuyer parfaitement sur la planche à, imprimer, à. l’aide du levier, sur l’extrémité duquel appuient fortement lbuvrier et son tireur. (Voyez fig. 14.)

Tireur. C’est le nom qu’on donne, dans l’impression des étoffes, au petit aide de l’imprimeur.

Tonne au noir. On donne ce nom à un tonneau dans lequel on prépare la solution ferrugineuse qui sert à teindre en noir. Voici la recette qu’en donne le savant Vitalis :

292 vocabulaire.

« On monte la tonne au noir avec 6 litres de vinaigre or* dinaire pour chaque 500 grammes de fer rouillé ; on soutire trois fois par jour environ la vingtième partie de la liqueur, et l’on reverse à chaque fois dans la tonne. Au bout d’un mois, on pourra se servir du bain ; mais plus il est ancien, meilleur il est.

» On fera très-bien d'ajouter aux ingrédiens de la tonne au noir 10 à 12 ki, .500 d'écorce d'aulne, parce qu’il est reconnu que cette écorce dissout une assez grande quantité d’oxyde de fer, ce qui la rend très-avantageuse pour monter les tonnes au noir. »

Tréteau. Chevalet qui sert à égoutter les étoffes,

Vapeur. Lorsqu’on emploie ce mot sans caractériser la nature de cette vapeur, on est censé parler de la vapeur que donne l’eau bouillante. La vapeur est employée dans beaucoup d’ateliers pour échauffer les cuves et les bains ; elle échauffe le liquide plus que ne pourrait le faire un foyer placé en dessous d’une cuve en cuivre ou en fer. La vapeur a une action marquée sur les principes colorants, et les dissout très-bien. ( Voyez le § 12 du Chap. I er de la troisième partie de l’impression des étoffes de soie.)

Comme la vapeur à une très-grande force d’eipansion, il faut bien calculer la résistance des parois du vase dans lequel on échauffe l'eau, et y ménager toujours une soupape qui puisse s’ouvrir avant que la vapeur ait acquis assez de force pour faire éclater ce vase.

Virer. C est l’opération au moyen de laquelle on change une couleur ou un ton de couleur en un autre : par exemple, en parlant du rouge, virer signifie ramener un rouge un peu jaunâtre à une couleur rouge plus prononcée, ou bien faire l’inverse.

DESCRIPTION DES FIGURES

* CONTEJICES

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