‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'étoffes imprimées et du fabricant de papiers peintsChapitre 32 sur 156 · DES COULEURS D’APPLICATION · texte numérisé non relu

DES COULEURS D’APPLICATION

« N° 1. Bleu d’application. — Dans 60 litres d'eau, ou fait bouillir pendant une demi-heure 7 kiI .500 de potasse, et 3 kilog. de chaux vive, afin de rendre la potasse caustique; on ajoute ensuite 3 kilog. d’orpiment (sulfure d’arsenic ) réduit en poudre fine, et l’on continue l’ébullition pendant un quart-d’heure, ayant soin d’agiter continuellement avec une spatule. On verse alors dans la chaudière un peu refroidie, de 3 à 4 kilog. d'indigo bien broyé au moulin, et l'oft agite de nouveau jusqu’à ce que l’indigo soit bien dissous, cê que l’on reconnaît lorsqu’une goutte de liqueur, posée sur un verre blanc, parait jaune. Le bain encore chaud, on l'épaissit avec 250 grammes de gomme ou avec 122 grammes d’amidon torréfié, par litre de liqueur.

» IJ faut avoir grand soin de conserver cette préparation à l’abri du contact de l’air, et de ne l’employer qu'autant que ça couleur est jaune, ou au moins jaune-verdàtre. Si cette liqueur devient bleue, il faut la traiter de nouveau avec quelques demi-kilog. de potasse caustique et d'orpiment. Ct bleu d’application, très-employé autrefois, ne l’est presque plus aujourd'hui; on lui préfère un autre bleu, moins solide il est vrai , mais plus brillant. On le prépare avec le bleq de Prusse, de la manière suivante î

» Dans une terrine de grès, on met 122 grammes de beat* bleu de Prusse (hydrocyanate de tritoxyde de fer), réduit cb poudre et passé au tamis très-fin ; on verse par-dessus peu à peu, et en délayant au fur et à mesure, assez d'acide muriatique ( hydrochlorique ) pour amener le mélange à la consistance d’un sirop; on agite bien d’heure en heure pendant une journée, et on épaissit ensuite avec 8 ou 16 litres d'eau gommée, suivant la nuance qu’on veut obtenir.

» Lee bleus df application , dit M. Perso», sont formés ou

par l’indigo soluble ( sulfate et acétate ) , ou par le bleu de Prusse. On emploie ce dernier, tantôt en pâte, et dans ce cas, il ne contracte qu’une faible adhérence pour l’étoffe,’ tantôt en dissolution dans le chlorure stanniquc seul ou mélangé à une certaine quantité d'acide oxalique, et l'on obtient alors une couleur beaucoup plus solide.

» Bleu d’application à l’étain. — M. Persoz en donne les trois échantillons suivants :

» 1° On épaissit 10 litres d’eau avec l ki, .250 d’amidon, et l’on incorpore à cet empois, 350 grammes de chlorure stannique ; plus, la quantité de bleu de Prusse en pâte, nécessaire à la réalisation de la nuance que l’on veut.

» On obtient ce bleu de Prusse en pâte, en faisant détremper 1 kilog. de bleu de Prusse première qualité (Bouxviller), dans 1 litre d’eau aiguisée de 150 grammes chloride hydrique du commerce.

» Deux ou trois jours après l’impression, on rince à. l’eau courante jusqu'à ce que la couleur ne décharge plus,

»2° On épaissit 10 litres d'eau avec l kil .280 d’amidon, et l'on ajoute à l'empois, à froid, de l kil .500 à 2 kil .500, selon l’intensité de la nuance que l'on désire, d’une préparation bleue qui se forme d’une partie de bleu de Prusse en pâte , que l’on fait digérer durant 8 à 10 jours, dans trois fois son poids de chlorure stannique liquide à 55° aréomètre Baumé. Après avoir passé cette couleur au tamis, on peut l’imprimer. Ce bleu, qui est très-beau, a presque l’éclat du bleu vapeur, et en possède toute la stabilité.

» 3° On épaissit 10 litres d’eau, avec 650 grammes d’amidon au blanc, et l’on ajoute 2 kil .500 de bleu en pâte, obtenu de la précipitation d’un mélange de cyanure rouge, et de sel ferrique par le chlorure stanneux.

» N° 2. Rouge d’application. — On fait cuire 500 grammes de bois de Brésil dans 4 litres d’eau, pendant 2 heures, on décante la décoction, et on la réduit à 2 litres. On

coüLttms d'awlicawoh. 79

ajoute alors autant de mordant de rouge qu’il est nécessaire pour déterminer un beau rouge, et enfin on épaissit avec 250 grammes d’amidon torréfié. La couleur sera d'autant plus belle que la décoction de Brésil sera plus ancienne. »

A défaut de bois de Brésil, on pourra se servir des bois de Sapan, de Sainte-Marthe, de Nicaragua, après les avoir épurés de la couleur fauve qu’ils contiennent, par le procédé de Dingler. (Voyez au Vocabulaire au mot Brésil.)

Les rouges d’application, ditM. Persoz, ainsi que les roses, se forment avec les divers bois rouges, auxquels ou donne pour base un mélange d'oxydes stanneux et stanniques. Tantôt on emploie une infusion, une décoction, ou une solution d'extrait de ces bois, à laquelle on ajoute une préparation d’étain ; tantôt on prépare une laque qu’on lave et qu'on dissout ensuite dans le chlorure stannique pour la rendre soluble. En voici quelques échantillons:

1° On épaissit 10 litres, décoction de Sainte-Marthe, à 50° aréomètre Baumé, avecl kil .250 d’amidon, et l’on ajoute à la couleur tiède 465 grammes composition physique, 333 grammes chlorure stannique à 55° aréomètre Baumé. Après l’impression, on abandonne durant deux jours la toile au repos, puis on la rince à l’eau courante jusqu’à ce que la couleur ne s’en détache plus. L’oxyde stannique, produit de la décomposition de chlorure, se fixe sur l'étoffe en attirant peu à peu la matière colorante.

2° A 10 litres, décoction de Fernambouc, à 750 grammes par litre, on ajoute 480 grammes chlorure ammonique, 160 grammes sulfate cuivrique, 160 grammes acide oxalique, 1 kilog. chlorure stanneux, préalablement dissous dans 650 grammes acide nitrique; et Von épaissit avec 2 kil .500 gomme arabique.

Pour obtenir des nuances plus faibles, on étend cette couleur d’eau de gomme préparée ainsi qu’il suit :

On fait dissoudre dans 10 litres d'eau 320 grammes chlo*>

80 MUtniRS partis.

rure ammonique, 65 centig, sulfate cuivrique, 150 grammes acide oxalique, 400 grammes chlorure stanncux, préalable? ment dissous et oxydé dans 400 grammes acide nitrique ; et Ton épaissit le tout avec 6 kilog. gomme Sénégal.

Lorsque les pièces sont imprimées, on les suspend à l'air durant deux jours ; cette exposition suffit pour déterminer la fixation de la laque à l’étoffe, on pend à l’eau 30 à 40 minutes, on foule à deux reprises et l'on sèche.

3° On épaissit 10 litres décoction de bois rouge, à 750 grammes par litre, avec iw l .250 amidon ; lorsque la couleur est cuite, on y ajoute en la retirant du feu 100 gramme* soude caustique à 10° aréomètre Baumé ; 25 centig. chlorure ammonique, 103 grammes nitrate cuivrique, 210 grammes composition physique, 650 grammes chlorure stannique.

4° Dans 10 litres bain de Fernambouc, à 8° aréomètre Baumé, chauffé à 50°, on fait dissoudre 1 U1 .280 chlorure ammonique ; on épaissit avec 3 ki, .840 gomme Sénégal ; et quand la couleur est refroidie, on y ajoute l kil .280 chlorure stannique à 55° aréomètre Baumé.

Pour arriver à des nuances plus tendres, on coupole rouge avec des proportions convenables d’eau de gomme adragan te acidulée.

5° On épaissit 10 litres décoction de sapan, à 1 kilog. par litre, avec 10 litres eau de gomme adragante à 25 grammes par litre; et l'on ajoute 1 kilog. chlorure stannique, à 55° aréomètre Baumé ; l kiI .500, composition physique.

Les laques de garance 9’emploient avec succès depuis quelques années, comme rouges d’application. On prépare la laque en lui donnant le ton et le degré de pureté que doit avoir la couleur qu’on veut réaliser, et on la dissout ensuite dans l'acide acétique. Le plu» souvent on mélange de chloride hydrique du commerce ; on épaissit à la gomme ara? bique, ou mieux à la gemme adragante, et après Fimpres-

COULEURS D’AmtCATtON. il

sion, on passe en eau de craie à la température de 70 à 80°. On ne pourrait se passer de craie, ditM.Persoz, sans avoir à craindre des roulages, tandis qu’avec le concours de fcet agent l'impression reste toujours nette.

N° 3. Jaunes d’application. — « On fait cuire 2 kilog. de graines de Perse ou d'Avignon dans 24 litres d’eau, qu’on fait réduire à moitié. On décante , et dans la liqueur claire on fait fondre 750 grammes d'alun. Pour le jaune clair, on épaissit avec la gomme, et pour le jaune foncé avec l'amidon. Ce jaune ne résiste pas au savonnage : le suivant est aussi solide qu'agréable.

» Autre jaune d’ application. — Dans 8 litres d'eau, on fait bouillir 2 kilog. d’écorce de quercitron en poudre, jusqu’à réduction de moitié ; on passe au tamis, on épaissit avec l kil .500 de gomme, et on y mêle peu à peu assez de dissolution d’étain ( Voyez au Vocabulaire) pour rendre la couleur d’un jaune brillant. Ce jaune résiste bien aux acides végétaux et au savon : mis sur un fond bleu, il forme un beau vert. »

En mêlant au bain de jaune »un peu de bain de rocou, on aura des jaunes orangés.

« Jaune de rouille. Ce jaune d’application est le plus solide de tous. Il se prépare avec la dissolution de fer dans l'acide pyroligneux ou dans le vinaigre, ou le bain de tome au noir. On épaissit avec la gomme pour les couleurs claires, et avec l’amidon, toujours torréfié, pour les nuances plus ou moins foncées. »

Le jaune de rouille, appliqué sur le bleu, donne un vert foncé qui sert à faire les tiges de certaines fleurs.

Les jaunes d’application, dit M. Persoz, sont d’autant plus nombreux qu'on y peut employer les jaunes de chrome qui ne peuvent s’appliquer sur la laine. En voici quelques échantillons : *

1® On épaissit 10 litres décoction de graine de Perse, à

125 grammes par litre, avec 150 grammes salep, et l’os y ajoute 80 centig. chlorure stanneux, 160 grammes chlorure stannique. Ce jaune n'a pour base que l’étain oxydé. Après deux ou trois jours d’exposition, on lave les pièces à l’eau courante.

2° On lait cuire l ku . 250 graine de Perse dans 12 Mt. d’eau, dans laquelle on a fait préalablement dissoudre 785 grammes alun; au produit (1e la décoction refroidie et filtrée, on ajoute 625 grammes acétate plorabique ; on épaissit avec 120 grammes gomme Sénégal, 120 grammes gomme adragante, et l'on introduit dans la couleur 50 centig. chlorure stanneux.

,3° On prépare 10 litres décoction de graine de Perse alunée, à 125 grammes do graine et 80 grammes d’alun par litre. Après avoir filtré cette décoction refroidie, pour la débarrasser de la matière colorante fauve, on l’épaissit avec l kil .2S0 amidon; et lorsque la couleur est convenablement cuite, on y ajoute à tiède 650 grammes acétate sodique.

Cet acétate peut être remplacé par une préparation convenable de carbonate de même base, qui n’a d'autre effet que de rendre l’alun cubique.

4° Dans 20 litres d'eau on fait cuire à plusieurs reprises, pour réduire )e produit de décoction à 10 litres : 1 kilog. graine de Perse, 128 grammes noix de galle; à ce liquide refroidi on ajoute 100 grammes chlorure stanneux, et i’on épaissit à froid avec 320 grammes gomme adragante, 160 grammes gomme Sénégal.

En chauffant ces jaunes d’application, en forçant la dose du chlorure stanneux, et en y ajoutant au besoin du curcuma, on arrive aux tons orangés.

go Mordant jaune , enlevage sur bistre. On épaissit 10‘litres d’eau avec l kil .600 amidon ; on y fait dissoudre à chaud 1 kilog. bichromate potassique, et l’on y mélange à tiède 4 kilog. acétate plombique à froid; 10 kilog. chlorure staneeux.

COULEURS D 'APPLICATION. ^ ü

K® 4 Vert d'application. — On mélange dq bleu et du jaune d’application dans lequel le jaune domine beaucoup. Le mélange doit se faire peu à peu et avec le plus grand soin, afin de pouvoir s'arrêter à- la nuance qu'on veut obtenir.

Il y a des fabricants, dit JL Persoz, qui, pour les verts d’application, mélangent dans des proportions convenables: 1° un jaune d'application à la graine de Perse avec l'acétate dfindigo et l’acétate aluminique ; 2.® ce même jaune d'application avec le bleu die Prusse d’application ; 3® un jaune de chrome avec le bleu de Prusse. en pâte ou préparé; 4® une décoction de campèche, de jaune à la graine ou au bois avec un sel cuivrique.

Voici deux échantillons d’autres verts d’application :

1® On fait: dissoudre, d'une part : dans 10 litres d’eau; lkü.960 acétate plomhique, et l’on épaissit la solution avec l.kii.200 amidon; d’autre part, dans d’eau, 600 gramm.

bichromate potassique. On mélange peu à. peu cette dernièresolution à la première, .et l’on ajoute au tout éQOgramm. acide oxalique, plus la quantité, de bleu» en pâte nécessaire pour produire la nuance verte désirée. Par; économie, on peut remplacer tout ou partie de l’acétate plomhique, par de* quantités proportionnelles de nitrate de même base.

2® A 10 litres de bain.de campèche, à 3® aréomètre Baumé r on mélange lû litres décoction graine de Perse, à 3° aréomètre Baumé; on épaissit avec 6^ .250 gomme Sénégal, et l’on ajoute au tout l kil .280 sulfate cuivrique , l)* a .280 alun dissous préalablement dans une petite quantité d’eau ou de bain coloré, selon l’intensité^ de la nuance que Ton veut obtenir.

N® 5. Aurore d'application, — « On ajoute suffisamment d’alun en dissolution au, bain do rocou,, et l'on épaissit ave© la gomme.

N® 6. Noir & application. — « Sur 12 litres de tonne au noir o\Ld.Q.pyfoUg.nate de fer, h. 4P. du pèse-liqueur deBaum&

84 tAEHIÊRE PARTIE.

pour les sels, on ajoute 122 grammes de vitriol de Chypre (sulfate de cuivre) dissous dans l'eau, et quantité suffisante de noix de galle pour arriver à un beau noir. On épaissit avec lkn.750 d’amidon, que l'on détrempe peu à peu dans une portion de la liqueur. On fait cuire, on retire de dessus le feu, et on agite continuellement jusqu’à ce que le mélange soit refroidi. On passe alors au tamis ou à travers un linge.

« Autre noir d’application . — Dans 24 litres d’eau, on fait cuire 1 kilog. de bois d’Inde, autant de sumac, et 250 grammes de noix de galle, jusqu’à ce que la liqueur soit réduite à la moitié de son volume. On ajoute alors 1 litre de tonne au noir, et l'on fait réduire, par l'ébullition, le tout à 6 litres. On décante, et l'on fait dissoudre dans le clair 61 grammes de vitriol de Chypre (sulfate de cuivre ), et 30 grammes de sel ammoniac. On épaissit avec l'amidon, et l’on passe au tamis avant de se servir de cette composition.

« Les noirs d’application , dit M. Persoz, dérivent du campêche et de la noix de galle ; on fait ordinairement une décoction do ces deux substances, que l’on épaissit, à laquelle on ajoute une préparation de fer, et même une certaine quantité d’acide oxalique, pour faire adhérer plus intimement ces noirs à l’étoffe. En voici deux échantillons :

1» On épaissit 10 litres décoction gallo-campôche, à 500 grammes campèche et 150 grammes galle par litre, avec l kil .600 amidon ; et lorsque la couleur est cuite, on y fait dissoudre à chaud 600 grammes sulfate ferreux; à tiède, l kil .250 nitrate ferroso-ferrique.

2° On épaissit 10 litres décoction gallo-campêche , à 500 grammes campèche et 150 [grammes galle par litre, avec l kü .12Q d’amidon ; quand la couleur est cuite, on y ajoute 2 kil .500 pyrolignite ferreux à 14° aréomètre Baumé, et 100 grammes huile d’olive. . .

Quand, au lieu d’amidon, on emploie la farine pour épaissir ces noirs, on est obligé de laisser la préparation reposer

COUfcfctJR* D*AP#t!CkT10N.

pendant plusieurs semaines, avant de s’en servir; afin dé donner au gluten le temps de se modifier et d'en rendre ainsi la couleur fluide, homogène et propre au* impressions tes plus délicates.

Les gris d’application, qui ne sont que la modification des noirs, s’obtiennent en modifiant les nuances par une certainé quantité de jaune, de rouge ou de bleu, que l’on introduit dans les préparations, selon le reflet que l’on préfère.

N° 7. Violet et lilas d’application. — « On fait cuire, dans 30 litres d’eau, 3 kilog. de bois d’Inde moulu ou en copeaux. Jusqu’à réduction de 10 litres ; on décante le clair et l’on y feit dissoudre 30 grammes d’alun par litre de liqueur. Lé violet foncé s’épaissit avec l’amidon , et le violet clair avec la gomme, que l'on fait dissoudre à froid.

« Cette couleur S’altère aisément; c’est pourquoi il faut la préparer seulement au moment du besoin, et l’employer aussitôt qu’elle est faite. »

Les violets d’application , dit M. Persoz, sont toujours fixés par un composé à base d’étain et de fer; mais selon que l’on emploie des bois ou des extraits de ces bois plus ou moins vieux, qu’on opère à froid ou à chaud, on obtient dans les nuances des variétés qui suffisent souvent pour déterminer la plus ou moins grande supériorité d’une couleur. En VOici trois échantillons : „

1° On épaissit 10 litres de bain de campôche, à 3° aréomètre Baumé, avec l kiI .250 amidon ; et l’empois formé, on y ajoute, à tiède, 170 grammeB chlorure stan nique,' *320 grammes nitrate ferroso-ferrique à 50° aréomètre Baumé/

2° On épaissit 10 litres décoction de campéche, à 1 kilog. par litie, avec 6 lil .6 eau de gomme, à 64 grammes gomme de Sénégal et autant de gomme adragante par litre ; on y ajoute 120 grammes chlorure stanneux; 70 grammes chlorure staniiique.

3° On épaissit 10 litres décootioo campéche/ à 1 kilog. p»

Étoffes imprimées* 8

litre, avec 800 grammes amidon; 400 grammes fariné; et lorsque la couleur est cuite, on ajoute à tiède, 15 ccntig. nitrate cuivrique cristallisé, 250 grammes nitrate ferrosoferrique, 640 grammes chlorure stanneux, 320 grammes chlorure stannique cristallisé. On introduit environ 20 grammes par litre d'huile tournante pour obtenir une impression plus nette.

Nota. Nous avons dit, chap. IV, § 2, d’après Vitalis, que deux seulement des couleurs d’application dont il nous a fourni les procédés sont solides, le bleu d’indigo et le jaune de rouille. On trouvera au chap. II, § 1, de l’Impression des étoffes de soie , de nouveaux procédés, publiés par M. de Kurrer, pour rendre solides toutes sortes de couleurs qu'on avait jusqu’ici regardées comme fugaces.

Observations. — La peinture sur velours de coton se pratique avec les mêmes couleurs d’application, et par les mêmes procédés que nous venons d’indiquer pour les toiles de coton dans ce chap. IV. Il suffît après cela de les passer à la vapeur, comme il sera indiqué au chap. Il de la troisième partie de ce Manuel.

Le procédé qu’a donné M. Vauchelet, dans la description de son brevet, n’est pas exact; il a été éprouvé et n’a pas réussi. Celui que nous indiquons ici peut être suivi avec toute, confiance : l’expérience qu’on en a faite à plusieurs reprises a été couronnée d’un notable succès.

Le brevet de M. Vauchelet est expiré ; il est décrit au tome cinq des brevets expirés , îpage 164; il ne mérite aucune confiance.

j § 4. ORDRE DES OPÉRATIONS A SUIVRE DANS EA FABRICATION DFS TOILES PEINTES.

Nous n’aurions plus rien à dire sur la fabrication ordi-

naire des indiennes de l’ordre dont nous nous sommes çc«*

fabrication des TOILES PEINTES. 87

cupé jusqu’ici, si Vitalis n’avait eu, le premier, l’excellente idée de former un tableau destiné à servir de guide à l’indienneur, dans l’ordre des opérations qui constituent la marche qu’il convient de suivre pour bien exécuter certain genre d’indienne. Ce sont ses propres expressions. Ce tableau est trop important pour que nous ne le transcrivions pas ici en entier. Déjà le Dictionnaire des teintures, de l'Encyclopédie méthodique l’a copié en partie; mais pour ne rien laisser à désirer au lecteur, nous allons le donner en entier.

« Le genre des- toiles peintes, dit ce savant professeur, comprend les indiennes dites à une main , à deux, à trois] à quatre, à cinq , à six mains, etc., suivant qu'elles passent une, deux, trois, quatre, cinq, six fois par la main de l’imprimeur.

« Quelques exemples de la manière dont on doit s’y prendre pour fabriquer chacune des espèces des indiennes, qui appartiennent à ce genre, suffiront pour diriger l'ouvrier dans l’exécution d’un dessin quelconque.

Indienne à une main.

« Premier exemple. Couleur du dessin ; Violet sur fond blanc.

Procédé <? exécution : 1° Impression du mordant de

violet ; — 2° passage en bouse et lavage ; — 3° garançage ;

— 4° sonage et exposition sur le pré pendant quelques jours pour nettoyer le fond (1).

« Deuxième exemple.’ Couleur du dessin ; Noir sur fond jaune.

Procédé d’exécution : — 1° Bain de mordant do jaune ;

— 2° gaudage; — 3° noir d’application.

(*) Don* ton» 1 m exemples qui tout suivre , nous oe perlerons plus du tonagt el de de I exposition snr le pré ; cet deux opérations doivent toujours avoir lieu lorsqu'on doit nettoyer le fond.

Indienne à dem mains.

« Premier exemple. Couleur du dessin : Premier olive et deuxième olive sur fond blanc.

Procédé d’exécution : — 1° Impression du mordant de premier olive ; — 2° impression du mordant de deuxième olive ; — 3° gaudage.

« Deuxième exemple. Couleurs du dessin : Rouge et bleu sur fond blanc.

Procédé d’exécution ; — 1° Impression du mordant de rouge ; — 2° garançage ; — 3° impression, pour le rentreur, du bleu d’application.

« Troisième exemple. Couleurs du dessin : Jaune et np^r sur fond blanc,

Procédé d’exécution : — 1° Impression du mordant df jaune; — 2° gaudage; — 3° impression du noir d’application.

Indienne à trois mains.

« Exemple. Couleurs du dessin : Premier olive, deuxième Olive, et jaune sur fond blanc.

Procédé d’exécution ; — 1° Impression du mordant 4* premier olive ; — 2° impression du mordant de deuxième Olive ; — 3° impression du mordant de jaune ; — 4° gaudage.

Le troisième article de ce procédé, ou la troisième main aurait pu s’exécuter par l’application du jaune d’appliûRrtion, après le gaudage et l’exposition sur le pré.

Indienne à quatre mains.

« Exemple. Couleurs du dessin : Noir, rouge, violet et jaune sur fond blanc.

Procédé d’exécution : — 1° Impression du mordant d$

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