‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'étoffes imprimées et du fabricant de papiers peintsChapitre 38 sur 156 · IMPRESSION PAR LA COMBINAISON DES DEUX RONGEANTS · texte numérisé non relu

IMPRESSION PAR LA COMBINAISON DES DEUX RONGEANTS

Pour ne pas répéter ce qui a été dit dans les paragraphes précédents, nous nous bornerons, avec Yitalis, à donner seulement des exemples.

« Premier exemple. Couleur du dessin : olive, jaune et blanc.

Procédé <f exécution : — 1° Passer au mordant d’olive ;

— 2* imprimer le rongeant blanc; — 3° sécher et laver;

— 4° gauder; — 5° imprimer le rongeant jaune.

» Deuxième exemple. Couleur du dessin : rouge vif et rouge terne, blanc, jaune, et noir sur le fond olive.

Procédé d’exécution : — 1° Imprimer au mordant de rouge ;

— 2° garancer; — 3° passer au mordant d’olive; — 4° imprimer le rongeant blanc ; — 5° gauder ; — 6° imprimer la

rongeant jaune; — 7° imprimer le noir d’application; — 8° laver.

» 11 ne faut pas se dissimuler que, quoique les couleurs obtenues au moyen des rongeants, soit sur mordant, soit sur couleur, soient aussi belles, elles ne sont cependant pas aussi solides que celles qui se font par le garançage. »

§ 4. description de l'opération nommée enlevage.

Dans les ateliers de fabricant de toiles peintes, on donne le nom de mérinos à. des calicots teints en rouge des Indes. Lorsqu’on veut obtenir des dessins blancs sur cette cohleur, qui est d'une très-grande solidité, on ne peut employer ni l'un ni l'autre des rongeants dont nous avons parlé jusqu’ici. On fait disparaître la couleur par un procédé auquel on a donné dans les ateliers le nom d’enlevage , en employant le chlore. Voici comment Vitalis décrit cette opération :

« On parvient à enlever, par places, la couleur sur la toile teinte, en imprimant, par le moyen des rentrures, une liqueur acide que l'on prépare en mêlant une partie d’acide sulfurique avec six parties d’eau, et on épaissit avec environ 750 grammes de gomme arabique sur 2 litres de liqueur acidulée, et l'on imprime. Aussitôt que la toile est imprimée, et sans la faire sécher, on la passe dans une dissolution de chlorure de chaux, à 18 degrés du chloromètre. Le rouge est détruit dans toutes les parties qui ont été touchées par l'acide sulfurique, et l’on obtient un dessin blanc sur un beau fond rouge. L’acide sulfurique, appliqué sur la toile, décompose le chlorure de chaux, s’empare de la chaux, et met le chlore en liberté. Celui-ci attaque le rouge, le détruit, et laisse du blanc partout où il lui a été permis d’exercer son action, »

ENLEVABE sur des pièces de mouchoirs. Ô5

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