BLEDS DE FAÏENCE OD ANGLAIS
3° Dans la première, tremper vingt minutes , faire égoutter deux minutes.
4° Dans la seconde, tremper trente minutes, faire égoutter deux minutes.
5° Dans la première, tremper vingt minutes, faire égoutter deux minutes.
6° Dans la seconde, tremper trente minutes, faire égoutter deux minutes.
7 ° Dans la troisième, tremper soixante minutes, faire égoutter trois à quatre minutes.
8» Dans la quatrième, tremper quinze minutes, faire égoutter une minute.
» Les passages en cuve étant terminés, on décadré trè*promptement les toiles; on les lave et on les rince 4 la ri** vière, jusqu'à ce qu'elles ne rendent plus de bleu.
» Au fur et à mesure que les toiles passent dans les cuves, elles prennent un vert sale qui devient de plus en plus foncé,’ mais qui disparait dans l’eau acidulée.
» Les pièces sont ensuite passées dans l’eau tiède acidulée d’acide sulfurique. Cette opération se fait dans une chaudière de plomb, et se continue jusqu’à ce que le blanc soit bien découvert. On les rince de suite avec le plus grand soin à la rivière, où on les laisse même au piquet, pendant un temps suffisant pour que l’eau courante ait entraîné jusqu’au dernier atome de l'acide, ce qui est do la plus grande importance. On expose enfin les pièces sur le pré, pendant deux ou trois nuits, jusqu’à ce que le fond ait acquis un blanc parfait.
» Pour assurer le succès de ce genre d’impression, qui présente beaucoup de difficultés, et exige plusieurs précautions sur lesquelles il est utile d’être bien fixé.
» 1° On doit pallier les cuves environ un demi-quartd’heure avant d’y passer les pièces et répéter cette manœuvre à chaque fois que l’on passe d’une cuve à l'autre.
» 2° 11 est avantageux de ne pas laisser les cadres tout-à-
fait en repos dans les cuves, mais de leur donner un peu de mouvement de temps en temps, c'est-à-dire de les élever quelques instants au-dessus du bain, afin de les éventer, et on les replonge de suite.
» 3° On ne doit jamais manquer d’attacher au cadre un petit échantillon qui puisse tremper dans l'eau acidulée avant que le cadre y soit plongé. Si l'échantillon n’est pas d’un bleu aussi vif qu’il doit l’être, on ramène le cadre dans la cuve à la potasse, et même d’abord dans celle au sulfate de fer.
» Si, faute d’avoir pris la précaution que l’on vient d'indiquer, le bleu-faïence était manqué, il faudrait donner aux pièces un débouilli; après quoi on reprendrait la suite des opérations.
» 4° Il faut alimenter tous les jours la cuve à la chaux, en la chargeant de quelques livres de nouvelle chaux vive.
» 5° Si, après avoir passé cinquante ou soixante pièces danèles deux premières cuves, on s’aperçoit qu’au passage d’une nouvelle pièce dans la cuve à la chaux, pendant cinq minutes , la toile jaunit, c’est une preuve que la cuve à la chaux est chargée de sulfate de fer ( couperose ) ; il faut alors jeter cette cuve de chaux, et en monter une nouvelle. »
Les bleus-faience sont, dans le travail des indiennes, l’opération la plus difficile à bien conduire; cependant, en suivant bien exactement, avec une grande attention et sans négligence, les procédés que nous venons d’indiquer, on peut être assuré de la réussite.
M. Persoz résume ainsi les soins qu’exige cette teinture en fond uni : 1° entretenir les cuves , en y ajoutant à propos, soit du sulfate ferreux, soit de la chaux, jusqu’à ce que, malgré ces additions, elle refuse de teindre ; 2° savoir produire les nuances du ton nécessaire pour le genre que l’on veut fabriquer, avec autant d’uniformité que possible, ce qui n’est pas difficile, puisqu’on peut répéter les trempes autant