‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'étoffes imprimées et du fabricant de papiers peintsChapitre 54 sur 156 · COULEURS POUR ÉTOFFES DE LUNE. J · texte numérisé non relu

COULEURS POUR ÉTOFFES DE LUNE. J

d’indigo dont nous allons parler. On épaissit à la gomme ou à l’amidon.

» Le jaune s’obtient par une décoction dcquercitron gommée, à laquelle on ajoute, comme pour le rouge, un dcmikilog. de dissolution d’étain pour 3 litres de couleur.

» L’orange résulte du mélange du rouge et du jaune, dans des proportions convenables à la nuance qu’on veut obtenir.

» Le bleu est produit par l’indigo dissous dans huit fois son poids d’acide sulfurique, mêlé ensuite dans dis. fois son volume d’eau, et un peu de sel de Saturne (acétate de plomb.)

» Le vert se compose d’un mélange du jaune et du bleu indiqués ci-dessus, dans des proportions déterminées par J’intensité de nuance qu’on veut obtenir.

» Le noir est le même que le noir d’application. Chap. IV,

» Quelque solides que. soient ces couleurs, on ne peut pas comparer une étoffe de laine imprimée, à cette même étoffe brochée sur les métiers à la tire, ou à la Jacquart, ou à haute lisse. Les étoffes imprimées, et particulièrement les châles, v ne sont guère qu’à l’usage des femmes de la classe inférieure. Les dames de la haute société, et même celles de la moyenne, ne portent que des châles de cachemire, ou de laine à dossins et palmes brochées. »

Couleurs vapeur sur laine. — La grande tendance qu’a la fibre de la laine pour les couleurs, dispense le fabricant de lui faire subir un mordançage préalable; mais d’autre part, cette affinité rend fort délicates les opérations du blanchiment et de l’azurage surtout, qui donne lieu, quand il n’est pas fait avec tous les soins que prescrit la science, aux accidents les plus graves. Il résulte en effet d’un travail très-étendu de M. Chcvreul :

1° Que les taches qu’on observe si souvent sur les étoffes de laine, à la suite du vaporisage, sont généralement dues

à La présence d’un composé de cuivre, ou plus rarement celle d’un composé d’étain sulfuré par le soufre de la laine;

2° Que ees taches se développent durant le vaporisage, par l’action mutuelle d’un soi de cuivre et de la laine, en présence de la vapeur d'eau; le composé auquel on peut rapporter ces Lâches semble être l’oxyde cuivreux formé, soit par l’action directe et réductrice de la laine sur l’oxyde cuivrique, soit par celle de l’acide sulfureux, dont la laine peut encore être chargée à la suite des opérations du blanchiment, et qui réduit les sels cuivriques.

L’alumine, qui est la base de beaucoup de couleurs vapeur, est employée à l’état d’alun ordinaire, d’alun saturé (acétate d’alumine des fabriques), d’acétate aluminique provenant de la dissolution directe de l’hydrate aluminique dans l’acide acétique, d'oxalatcaluminico-potassique et de tartrate même dans les couleurs claires. Dans le choix de ces composés on doit avoir égard à la nature des couleurs et celle du tissu sur lequel on veut' les déposer. Quand on imprime sur calicot, il importe peu que l’acétate aluminique ait été préparé directement ou par la double décomposition de l’alun et de l'acétate plombique ; pour la laine, au contraire, cette circonstance est fort importante, car celui qui dérive de l’acétate plombique retient toujours une cerbainc quantité de sulfate de la même base, qui, selon la nature de la couleur, peut agir sur la laine et lui donner une teinte brune, en raison du soufre qu’elle renferme. Les expériences que nous avons faites, dit M. Persoz, nous autorisent à conseiller au fabricant de ne se servir que d’alun pur, et d’ajouter a froid, à chaque couleur épaisse , la quantité d’acétate potassique, sodique, ou ammonique, nécessaire pour le rendre cubique et capable de céder sa base à l'étoffe par l’effet seul de la température. On doit employer l’acétate ammonique dans tous les cas où la couleur n’est pas impressionnée par les sels ammoniacaux, et les acétates potassique et sodique dans tous

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