‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'étoffes imprimées et du fabricant de papiers peintsChapitre 73 sur 156 · OBSERVATIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS GÉNÉRALES

qtü contiennent l’alumine dissoute par l’acide sulfurique ou par l’acide acétique.

3° 11 est bon de remarquer que la beauté des couleurs dont nous avons donné les procédés, dépend beaucoup de la nature des étoffes de soie sur lesquelles elles sont appliquées. Le velours occupe la première place; c’est sur cette étoffe que les couleurs paraissent le plus brillantes; après le ■velours viennent la lévantine et le tricot; le taffetas uni et sec occupe le dernier rang. La réflexion de la lumière est la cause de cette différence.

Observations ‘particulières . A la suite des observations de M. de Kurrer, nous croyons, dans l’intérêt de l’art de la teinture en général, et dans celui de l’impression des étoffes, dont nous nous occupons spécialement ici, devoir consigner quelques observations dont mille essais nous ont démontré l’importance.

Lorsque, dans la composition des couleurs, on est obligé d’employer une dissolution de fer, on doit, autant qu’il est possible, rejeter celle qui est produite par l’acide sulfurique. Cet acide, en quelque petite quantité qu’il se trouve dans le composé qu’on emploie, et quelque délayé ou étendu qu’il soit, dans le moment de son emploi, ne s’évapore point pendant la dessiccation de l’étoffe ; au contraire , il se concentre de plus en plus par l’évaporation du liquide dans lequel il a été étendu, et lorsqu’il a acquis une concentration suffisante, il ronge et détériore les étoffes qui ont besoin d’un repos plus ou moins long avant d’être livrées au lavage : c’est pendant ce repos que la concentration de l’acide a lieu, et par suite la détérioration, qui se porte souvent aussi sur les couleurs ; nous pourrions en citer de nombreux exemples.

On doit préférer l’emploi des dissolutions de fer par l’acide citrique ou par l’acide acétique, et par conséquent se servir des citrates, ou des acétates, ou pyroliguates de fer : Jes couleurs dans lesquelles ces substances entreront en se-

JStoffes imprimées, 14

ront plus belles, plus durables, et les étoffes ne seront nul, lement altérées.

Çc que uous disous des dissolutions de fer peut être çtpplir* qué à la dissolution de toute autre substance : ii est pru-> dent, en teinture, et dans l'impression des étoffes surtout, d’éloigner des compositions, autant que cela est possible* l’emploi do l’acide sulfurique.

§ 12. PROCÉDÉS POUR EXTRAIRE LES COULEURS VÉGÉTALES PAR l\ VAPEUR.

. Nous, avops, dans tout le cours de ce Manuel, conseillé l’emploi de la yapeur de l’eau bouillante, plutôt que de fair* bouillir les substances dans des chaudières exposées sur lu feu immédiat des fourneaux sur lesquels elles sont placées f l’expérience que les bons manufacturiers ont faite de ce procédé leur a prouvé qu’il en résulte une grande économie, beaucoup de célérité dans les opérations, plus de facilité dan* les manipulations, plus de perfection dans les produits,

Les mêmes avantages se rencontrent dans l’emploi de 1% vapeur pour l’extraction des parties colorantes renfermée* dans différentes parties des végétaux qu’on ne peut obtenir que par la chaleur : les procédés sont faciles à exécuter. Lu cuvier en bois, doublé en plomb, couvert d’un couvercle eu bois pareillement doublé en plomb, et qui ferme berméti* quement à l’aide de quelques clefs en fer qui appuient forte» ment sur ce couvercle, suffisent pour former cet appareil. Voici comment doit être construit ce couvercle avec ses aç» cessoires ;

Nous supposons le cuvier rond : on fixe à demeure , sur l’uu des bords du contour du cuvier, un secteur du çerclç que forme le couvercle, de 8 eentim. (3 pouces) de flèche; il est doublé en plomb et a, comme le couvercle, 40 millim, (18 lignes) d’épaisseur. On doit pratiquer dans son épaisseur

Page 1