‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'étoffes imprimées et du fabricant de papiers peintsChapitre 76 sur 156 · PAR LA VAPEUR DE L’EAU BOUILLANTE · texte numérisé non relu

PAR LA VAPEUR DE L’EAU BOUILLANTE

Une des découvertes les plus importantes qui aient été faites, dans ces derniers temps, par nos manufactures d’impression des étoffes, c’est l’effet de la vapeur de l’eau bouillante sur les couleurs locales ou appliquées par le moyen de la planche à imprimer, qui donne à ces couleurs une solidité et une vivacité qu’elles n’avaient pas encore pu obtenir. C’est seulement de l’instant de ce<tte précieuse découverte, que le bel art d’imprimer des couleurs locales sur la soie, sur le coton, sur la laine, peut compter sa véritable existence, puisque cet art ne peut être fondé que sur la solidité et la vivacité de ces couleurs, et que la vapeur de l’eau bouillante leur donne ces qualités.

La première épreuve de l’effet de la vapeur de l’eau bouillante sur les couleurs locales fut faite sur une étoffe de laine imprimée; les résultats surpassèrent de beaucoup ce qu’on en attendait, et, peu de temps après, l’industrie en tira de trèsgrands avantages. Eti France et en Allemagne on confectionna presque en même temps de brillantes impressions sur des châles de laine, sur des robes de femmes et sur d'autres Objets de luxe.

Ces premiers succès firent présumer qu'on poli trait également ltxer par le même procédé, sur lâ soie et sur le coton, les couleurs locales ou d’application, et les divers essais qu’on èn fit réussirent parfaitement.

Cp qu'il y a de très-remarquable dans cette découverte, c’est que les couleurs d’application qui , après l’impression, sont si facilement enlevées par le lavage à l’eau pure, se trouvent consolidées à un haut degré de perfection par la Vapeur de l’eau bouillante, non-seulement sur la laine et la soie, mais aussi sur le coton et sur le lin.

Pour opérer ayec célérité et économie, et par conséquent avec avantage, on a imaginé, en Allemagne, des appareils â vapeur, qui ne sont cependant pas d’une nécessité indispensable, et j’ai parfaitement réussi en me servant d’une cuve Ordinaire, que j’ai disposée comme je vais l’indiquer.

A 5 centim. (2 pouces) au-dessous du bord supérieur de la cuve, j'ai placé Une forte traverse en bois, qui peut en être considérée comme le diamètre. Au milieu de la longueur, tet par conséquent au centre de la cuve, j’ai fixé un fort crochet pour y suspendre la pièce d'étoffe montée sur un moulinet, ainsi que je vais l’indiquer, lin robinet, placé au bas de la cuve, sert à faire évaouer l’eau condeli6ée provenant » des vapeurs refroidies; un tuyau, qui porte la vapeur de la chaudière, est fixé à la cuve à vapeur, qui est fermée hermétiquement par Un couvercle eu bois solidement ajusté : ce

couvercle porte une soupape de sûreté que l’on charge plus ou moins à volonté, pour donner plus ou moins de tension à. la vapeur.

Le moulinet (1), dont nous avons parlé, est un instrument dont les teinturiers en coton se servent pour teindre les pièces de toile de coton tendues de manière à ce qu'elles no fassent aucun pli et que leurs surfaces ne se touchent pas entre elles. Ou forme, en bois, deux châssis carrés, dont le côté intérieur est un peu plus large que la pièce d'étoffe de la plus grande largeur. Ces cadres sont remplis intérieurement d'une mdltitude de petits liteaux de 15 millim. (6 lig.) d’épaisseur, bien polis et arrondis dans la partie supérieure ; ces liteaux sont placés sur le cadre à une distance de 2 centim. (8 lignes) l’un de l’autre. Les deux châssis gont tenus, à une distance de 80 centim. (30 pouces) l’un de l’autre, par quatre montants assemblés dans les angles. L’on fixe la pièce/ par un de ses bouts, à un liteau ; on la passe sur le liteau supérieur, ensuite sur le liteau inférieur, et ainsi de suite. Par ce moyen, la pièce tient peu d’espace, les surfaces ne se touchent pas, et on l’étend le mieux qu’il est possible. On fixe le dernier bout de la pièce par des ficelles au dernier liteau ( voyez les deux fig. 11). Cette espèce de cage est suspendue par quatre cordes attachées aux quatre angles, et se réunissent au milieu du carré supérieur par une boucle que l’on suspend au crochet dont nous avons parlé ci-dessus.

( Voyez au Vocabulaire , au mot Cadre.)

Tout étant ainsi disposé, et la pièce bien sèche placée sur le cadre , on met ce cadre dans un sac d’étamine, que l’on ferme par-dessus par une coulisse, et on le suspend ainsi au crochet. Avant d’introduire le cadre, on ouvre le robinet inférieur pour faire évacuer toute l’eau qui pourrait être dans la cuve,

(*) Cet Instrument, que M. de Kurrer désigne Ici (oui le nom de moulinét, est »p~ pelé cadré dans les manufactures française*. On Terra la description arec figures le KocabuMre, au mot CUtuta.

et on laisse le robinet ouvert jusqu’à ce que l’opération soit en train, afin que l’eau de condensation puisse s’évacuer au fur et à mesure qu’elle se forme. Il est bon d’observer qu’il faut porter la plus grande attention à ce que le bas du sac ne trempe pas dans l’eau, dans le cas où il en resterait dans la cuve; car si cela arrivait, les étoffes se mouilleraient, et alors les couleurs couleraient et se confondraient, ce qui n’arriverait pas par la vapeur seule. Il est prudent de prendre une cuve assez haute pour qu’il reste au-dessus du sac un espace vide d’environ 12 centirn. (4 pouces), et de placer au bas un robinet à siphon , dont la courbure supérieure de la clef s’élève à 6 centirn. (2 pouces 3 lig.) au-dessus du corps du robinet; parce moyen, l'eau s’écoule en entier lorsqu’elle est arrivée à la hauteur de la courbure. (Voyez au Vocabulaire, Robinet à siphon, fig. 13.) Lorsque toutes ces précautions sont prises, et que le cadre est placé, on pose le couvercle qu'on charge avec quelques poids, et l’on introduit la vapeur. Au bout de quelques minutes on ferme le robinet d’évacuation et l’on entretient la vapeur pendant vingt à trente minutes ; ce temps est suffisant pour (fonsolider parfaitement les couleurs, surtout si la tension de la vapeur est constamment, pendaut ce temps, à 80 degrés de Réaumur ou 100 degrés centigrades, ce dont on peut toujours s’assurer en plaçant sur le couvercle un bon thermomètre dont la boule plonge dans la cuve.

Lorsqu’on n’a que de petites pièces, un coupon d’étoffe, un châle, etc., à exposer à la vapeur, on ploie en deux ces objets imprimés. On a un cadre qui porte de petits liteaux, on piace ces pièces à cheval par-dessus, et l’on renferme ce cadre dans un sac d’étamine, au fond duquel est un cadre semblable qui tient le bas du sac écarté, afin qu’il ne touche pas la moindre petite pièce; on ferme ce sac et on le suspend, comme le premier, au crochet.

Il est bon de remarquer que les objets imprimés doivent

rester plus ou moins longtemps dans la cuve, suivant la tem-

pérature de la vapeur, et suivant qu’elle a plus ou moins de force ou de tetision. J’ai toujours remarqué, ajotite M. de Kurrer, que lorsque la température est constamment à 100 degrés centigrades, trente minutes suffisent : mais il né faut commencer à compter les trente minutes que du moment où la température est montée à 100 degrés centig. ou 80 degrés de Réaumur. On ferme le robinet d'évacuation lorsque le thermomètre marque 70 degrés centig. ou 56 de Réaumur ; on le laisse toujours ouvert lorsqu’on se sert du robinet à siphon.

Obsei'vations sur le vaporisage. — L’art de fixer et dé rendre les couleurs adhérentes au tissu, par l’intermédiaire de la vapeur, est une invention moderne, les premiers essais datent de la fin du siècle dernier; ils eurent lieu en Angleterre; mais on ne paraît pas y avoir attaché tout d’abord dans ce pays un grand intérêt, puisque ce ne fut que beaucoup plus tard, vers 1819 dit M. Persoz, que les fabricants anglais apprirent d’un Français (Loffet),les procédés propres à ce genre d’impression sur laine et sur soie.

Si les couleurs vapeur se fixaient à des conditions spéciales, il suffirait d’établir ces conditions sans se préoccuper des autres moyens de fixation, et toutes les couleurs 'pourraient être appliquées aux tissus à l’aide de la vapeur d’eau, aussi bien l’indigo que la garance, celle-ci que les bois rouges oû la cochenille. Or, pour peu qu’on réfléchisse, on voit qüMl n’en est pas ainsi, continue 31. Persoz, et qu’au contraire, il existe un rapport intime entre le mode de fixation vaporisage et les autres modes connus en teinture. En effet, on déposé sur l’étoffe, tantôt un corps soluble, comme l’acide ferrdeyanique, qui, décomposable par la chaleur, passe peu fi peü à. l’état de bleu de Prusse insoluble; tantôt une laque, véritablè composé salin, qu’on dissout dans un acidecapable de balancer la puissance de la matière colorante, et qui s’empare mo^ mentanément de la base à laquelle elle est unie pour la lui

rendre sous l’influence de la tapeur d’eau, soit qu’il doive être expulsé par la chaleur, soit que, dans de pareilles conditions, il perde tout ou partie de l'affinité qu’il avait d’abord pour l’oxyde (base de la laque) ; tantôt aussi, une matière colorante mélangée à un sel dont elle peut déplacer l'acide, qui, en disparaissant, comme dans les cas précédents, la laisse en combinaison intime avec la base et l’étoffe.

D’après ce que nous venons de dire, on ne trouvera pas étonnant que jusqu’à présent, on ne soit pas encore parvenu à fixer l’indigo par le vaporisage , qui demande, comme condition préalable de toute fixation de couleur, qu’elle ne puisse exister momentanément à l’état soluble, état auquel la vapeur d’eau ne peut amener une substance qui ne s’affecte qu’en suite d’une réaction chimique des plus prononcées.

Pour les couleurs que l’on fixe à la vapeur, si l’on emploie l’extrait ou la solution aqueuse que l’on épaissit pour l’imprimer sur la toile préparée ou mordancée , alors la vapeur d’eau n’a pour effet que d’opérer une véritable teinture locale à des places déterminées. Mais si l'on ajoute aux couleurs que l’on fixe à la vapeur, le mordant qui doit leur servir de base, il y a toujours, dans ce cas, intervention d'un agent capable de maintenir la laque en dissolution et de déterminer la mise en liberté du mordant sous l'influence de la vapeur. C’est ici que les composés stannifères jouent un rôle important; le chlorure stannique se décompose par l'action de l’eau en chloride hydrique et en oxyde stannique, dont le premier est expulsé par la chaleur ou neutralisé par l’intervention d’un corps saturant, et le second n’est jamais mis en liberté, en présence du tissu, sans faire corps avec lui, au point de résister à tous les moyens d’enlevage dont on se Sert pour les autres substances, et sans y fixer en môme temps la substance colorante à laquelle, il était préalablement associé. Le môme raisonnement s'applique au chlorure aluminique. L’acide oxalique remplit à peu près les fonctions de

ces deux composés salins. L’acide acétique entre également dans la formation des couleurs vapeur.

Indépendamment de ces corps, il en est d’autres qui concourent à la composition des couleurs vapeur , en oxydant la matière colorante et en transformant le principe colorablt en principe coloré; tels sont particulièrement les sels cUiVHques, et le chroraatc potassique,' appelés à suppléer à l’air, qui, dans la teinture ordinaire, remplit un rôle si important.

Les couleurs qu’on veut fixer par le vaporisage, après avoir été convenablement épaissies, doivent être imprimées avec les soins que chacune d'elles peut réclamer en particulier, et les étoffes qui en sont recouvertes, doivent être préalablement exposées, s’il en est besoin, durant un certain temps dans une atmosphère humide.

Toute disposition qui permet d’exposer un tissü imprimé à la vapeur d’eau est un véritable appareil de vaporisage ; la forme de ces appareils varie donc à l’infini, car les différences que Ton observe entre eux, proviennent uniquement dè la manière dont les étoffes sont disposées pour subir l’action de la chaleur. Dans les uns, les plis du tissu sont en contact plus ou moins immédiat ; dans les autres, au contraire, ils sont maintenus à distances par des arrangements particuliers.

§ 2 . COMMENT ON DOIT TRAITER LES MARCHANDISES APRÈS LE BAIN DE VAPEUR.

Lorsque les étoffes ont été assez longtemps soumises à îa vapeur, et que cette opération est terminée, on ferme le robinet qui amène la vapeur, et Ton ouvre celui qui sert à évacuer l’eau de condensation ; on ôte le couvercle de la cuve à, vapeur et on laisse refroidir. Alors on enlève lès marchandises, et on les lave lorsqu’elles sont entièrement refroidie*.

Le lavage se fait beaucoup mieux dans une eau courante que dans un bassin. Il faut continuer de laver jusqu'à ce que les substances que Ton a employées pour épaissir les couleurs soient entièrement enlevées, et que la couleur se montre pure et brillante sur le tissu; on fait sécher les étoffes en les plaçant à l’étcndoir, et on les livre ensuite aux apprèteurs, qui les disposent pour la vente.

riN DU MANUEL DE l’IWEIMEUR SUE ÉTOFFES.

INTRODUCTION

Depuis que l’économie a enseigné à substituer des papiers peints aux étoffes de soie, de laine, de crin ou de coton, pour tapisser les appartements, ce genre d’industrie s’est perfectionné en France avec beaucoup de rapidité, et il est étonnant que cet art n’ait jamais été décrit avant nous : est-ce parce qu’on lui avait trouvé quelque analogie avec l’art de l’impression des toiles peintes, qu’on avait négligé cette description? Nous ne pouvons le penser. La fabrication da papier peint ne se rapproche de celle des toiles peintes que par un seul point, et toutes les autres manipulations sont absolument différentes. Nous croyons que la véritable raison de cette lacune, dans la description des arts, est due au secret que les artistes ont constamment gardé sur leurs procédés, et à la difficulté qu’ont éprouvée ceux qui auraient pu les décrire, pour pénétrer dans les ateliers.

Plus heureux que tous ceux qui nous ont précédé, nous devons à un des meilleurs fabricants de la capitale les détails les plus circonstanciés sur un art qu’il exerçait avee tant de perfecüon. Feu M. Dufour , à Paris, rue de Beaudeau, n° 10, au faubourg Saint-Antoine, que je me glorifie Étoffes imprimées, -, 19

d’avoir eu pour ami, jusqu’à la fin de ses jours, a légué l’affection qu’il me portait h son gendre, M. Leroy, en lui donnant sa fille unique en mariage. Je voudrais que le sujet me permît de jeter quelques fleurs sur la tombe de cet excellent ami, et de tracer ici le tableau de ses vertus, qui sont si bien partagées par sa veuve , sa fille et son gendre : mais revenons à mon sujet.

Feu M. Dufour, avec cette bonté et cette amabilité qui le caractérisaient, nous ouvrit tous ses ateliers, nous montra toutes les manipulations, nous initia dans tous ses secrets; il nous permit de prendre toutes les notes qui nous étaient nécessaires, et nous mit à même de décrire cet art important dans tous ses détails. Cet excellent manufacturier était convaincu, comme nous, que, dans les arts, c’est une sottise que , de garder des secrets qui nuisent au perfectionnement de l’industrie ; il n’ignorait pas que, dans ce cas, plus Von donne, plus Von acquiert.

Cette vérité, dont M. Leroy, son gendre et son successeur; est aussi parfaitement convaincu, nous a fait trouver dans cd précieux ami les mêmes secours pour mettre la description de cet art au niveau des perfectionnements auxquels il est parvenu. C’est le résultat des divers entretiens que nous avons eus avec lui, et qu’il a confirmé* par les manipulations qu’il a fait opérer devant nous, que nous allons soumettre à nos lecteurs.

L'art de fabriquer les papiers à tenture nous est venu de la Clùne, où, de temps immémorial, ce peuple industrieux peint, sur du papier fin, des dessins imitant les toiles peintes. Ce fut en Angleterre que les premiers échantillons de 'cette espèce furent' importés; nous en eûmes bientôt' en France, et nos artistes cherchèrent à les imiter. Pour y parvenir, on tendait parfaitement le papier, et, à l’aide de cartons pereés et découpés selon lé dessin qu'on voulait former, en appliquait, sur un fend uni dont le papier était peint; une cou*

INTRODUCTION. 171

leur qui faisait la base de la fleur ou du branchage : avec un autre patron, semblablement découpé, on portait surcetto première couleur une nuance plus foncée ou une couleur différente, telle que l’indiquait le tableau que l'on voulant imiter j et, à force de répéter ces opérations, on parvenait, avec un peu d’adresse, à obtenir une copie assez satisfaisante du dessin proposé.

Ce travail était long, pénible, dispendieux, et ne remplissait pas entièrement le but qu'on voulait atteindre. Les manipulations employées dans la fabrication des toiles peintes furent appliquées avec succès à ce nouvel art : on substitua aux patrons en carton des planches de poirier gravées en relief, et le succès fut complet.

En 1760, cet art était presque inconnu en France; mais, vingt années après, il avait fait des progrès étonnants. Les nombreuses manufactures, qui se sont beaucoup multjplées depuis, suffisent à peine aux besoins d’une mode constante et soutenue, parce que ce genre d’ameublement est extrêmement économique. L’industrie française est parvenue à rendre sur le papier, non-seulement toutes sortes de ramages, de verdures, de paysages, mais même jusqu’à des marines et des tableaux d’histoire. Les couleurs les plus brillantes, les nuances les plus délicates, les dessins les plus agréables et les plus variés, l’adresse et le goût des artistes, l’imitation parfaite de la nature, l’assortiment convenable suivant la destination des pièces d’un appartement et l’économie de la dépense, tout se trouve aujourd’hui dans ce genre de fabrication.

D ne fallait rien moins que cela pour faire préférer du papier à de riches et de solides étoffes, mais d’une monotonie ennuyeuse, et à des tapisseries ou trop belles, mais d’un prix excessif, ou d’une exécution moins parfaite, mais d’un ton de couleur sombre et triste.

Nous diviserons ce Manuel en deux parties. Dans la pre-

PAP1ÊRS PEINTS.

mière, nous nous occuperons spécialement de la fabrication des papiers à tenture ou de tapisserie.

Nous distinguerons deux espèces de papiers à tenture : 1° ceux qui sont simplement peints ; 2° ceux dont les dessins sont formés par des matières particulières appliquées sur le papier. Nous désignerons les premiers sous le nom de papier 4 figures et fleurs brillantes, ou simplement papier peint , et les seconds sous le nom de papier tontisse. Nous traiterons de chacune de ces espèces en particulier; mais, avant, nous décrirons les opérations générales communes à ces deux sortes de fabrication.

La seconde partie de ce Manuel sera consacrée à la description des procédés qu’on emploie pour porter sur une des deux faces du papier, soit une seule couleur, soit des couleurs variées, soit des dorures. On les trouve dans le commerce, soit en rames, soit en mains, et ces papiers sont abondamment employés dans plusieurs arts industriels, tels que le relieur, le c artomier, etc.

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