‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'étoffes imprimées et du fabricant de papiers peintsChapitre 89 sur 156 · DU BLANC · texte numérisé non relu

DU BLANC

Dans l’impression du papier l'on emploie le blanc, tantôt pour rendre une nuance de couleur plus faible, en le mêlant avec cètte couleur, tantôt pour former des clairs, et même pour peindre une fleur blanche , car on ne doit pas perdre de vue que c’est toujours sur un fond uniformément coloré que l’imprimeur travaille, et qu’il n’a pas ici, comme dans , le lavis, la faculté de se servir du blanc du papier pour opérer ses diverses nuances. L’on emploie à cet eflet le blanc de plomb , la céruse, le blanc de Bougival , le blanc de craie.

Lé blanc de zinc dont on fait maintenant usage pouf la peinture en bâtiments, n'est pas encore employé dans la fabrication des papiers peints. Il paraît qu'il a trop peu de consistancè et qu'il ne couvre pas assez.

Étoffes imprimées. - 17

194 PREHIÈRE PARTIE.

1° Le blanc de plomb se fabrique à Clichy avec une grande perfection; il nous venait autrefois d’ Allemagne, mais n’était pas à beaucoup près aussi beau que celui qui sort de la manufacture de Clichy, dirigée par MM. Roard et Brechos.

Le blanc de plomb de première qualité, lavé avec le plus grand soin et bien épuré, se vend aux peintres de tableaux, sous le nom de blanc d'argent.

2° La céruse n’est autre chose que le blanc de plomb mêlé avec de la marne blanche, dans les proportions suivantes : 6 parties de blanc de plomb, 10 parties de marne blanche. Cette substance se fabrique dans un grand degré de perfection dans la même manufacture de Clichy. C’étaient autrefois les Hollandais qui nous vendaient la céruse, qu’ils fabriquaient avec des matières premières que la France leur fournissait. Ils nous enlevaient nos vinaigres, nos plombs, et même nos marnes, qu’ils venaient extraire dans les montagnes de Canteleu , près de Rouen, et en lestaient leurs navires. Ils nous faisaient payer bien cher leur main-d’œuvre, dans un genre d’industrie que nous avons su leur enlever, et qui nous procure le double avantage de faire mieux qu’eux, et de laisser en France des sommes considérables dont notre insouciance nous rendait tributaires envers l’étranger.

3° Le blanc de Bougival , appelé aussi blanc d’Espagne , blanc de Meudon , est une marne blanche qu’on trouve près de ce bourg, à quatre lieues de Paris, à peu de distance de Marly. Cette terre se délaie facilement dans l’eau; on la lave à plusieurs eaux jusqu’à ce que la dernière ne soit plus colorée en jaune ; on la passe à grande eau dans un tamis de soie. On laisse déposer le blanc, on décante ensuite l’eau qui surnage, et lorsque le dépôt a acquis une consistance suffisante, on le met en pains, qu’on laisse sécher à l’air.

4° Le blanc de craie , ou simplement la craie , est à peu près comme le blanc de Bougival; il est plus dur que ce dernier, Qu eu trouve epgrapdç quarté çq Qwmpagae, en

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