CHAPITRE IIT
Nous avons vu dans les chapitres précédents, comment, l’aide des dissolutions de caoutchouc et de gutta-percha, i est possible de rendre les tissus imperméables ; mais en de hors de ces moyens il en existe encore d’autres. Nous n’avon pas à juger de la préférence à accorder à telle ou telle mé thode, à tel ou tel moyen; une opinion individuelle isolé peut être plus ou moins prise en considération , mais i) saurait, à moins de ridicule prétention de La part do celui qu l’émet, vouloir s’imposer à tout le monde. Ceux qui produi sent l’imperméabilité à l’aide du caoutchouc prétendent qu'eu: seuls atteignent le but ; ceux qui ont recours au gutta ou la même prétention, ceux qui mêlent à doses diverses les deu substances n’hésitent point, chacun de leur côté, à se pro
CHAÏtYRE «PERMÉABLE. 353
jner les plus parfaits fabricants. En dehors de ces derniers, se trouve une infinité d'autres industriels qui, au moyen substances anciennement connues, arrivent aux mêmes ré- Itats et soutiennent que leurs bâches hystasapes , leurs les saponaires sont préférables à tout, sont moins lourdes, )ins raides, qu’elles sont moins sujettes à se couper, etc., etc. liconque voudrait leur prouver que les produits de leurs ncurrents sont préférables et même sont simplement aussi >ns que les leurs, perdrait son temps, ses paroles et ses peines, les pièces en main, si l’épreuve convaincante, palpable, l’on ne peut nier, tourner, éviter, a lieu, le fabricant vous t : oui. Dubreuil, ou Dubois, fait de bons tissus, des tissus aiment imperméables, irréprochables ; il en vend beaucoup, fait fortune ; mais ou’ est-ce que cela me fait à moi ? je veux: ndre aussi et taire afcsi ma fortune s’il est possible : il ma ut donc aussi à moTun tissu imperméable. Quand même ferais moins bien, pourvu que je vende !.... Le public est intelligent; il se passionne aujourd'hui pour un tel, et sans otif, demain, sans motif également, il se passionnera pour oi : il me faut donc aussi mon tissu imperméable que je» aitiendrai le meilleur de tous, et que ceux qui en auront •heté. soutiendront, par cette unique raison, le meilleur da ■us. etc., etc. On doit se figurer aisément qu’il est imvssible de porter un jugement convenable et bien motivé ir de> prétentions aussi contradictoires. Nous devons donc jus abstenir d'émettre aucun avis et nous renfermer dans la de prudent de rapporteur des travaux et des prétentions es autres. Nous suivrons autant que possible l’ordre cliroologique.
irevet d’invention de 15 ans en date du 16 septembre 1£36, au sieur Yio aux. à Paris . pour an procédé propre à rendre le chanvre imperméable et applicable à la confection des casques , schakos , bidons , bouteilles , vases de toutes formes, doublés ou non doublés en étain, argent, or ou platine.
En outre du chanvre, on peut employer le lin , le coton , ni toute autre matière filamenteuse; mais le chanvre, par sa iolidité et l'infériorité de son prix, m'ayant paru préférable, e ne vais m’occuper que de cette matière.
Bastissage.
Coupez le chanvre à 4 centim. environ de longueur, battez-le et arçonnez-le, snit à l’arçon du chapelier, soit au moyen du batteur employé pour le coton; formez des pièces
de l’épaisseur et de la dimension que vous jugerez convenables ; placez les pièces sur des feuilles de carton ou superposées l’une sur l’autre, de manière à les presser un peu • Le chanvre ainsi préparé, je vais décrire le procédé poui l’employer a la confection d’un schako.
Prenez une forme en bois brisée en cinq parties, semblable aux formes de chapeau dont se servent les chapeliers, eayant la forme antérieure du schako que vous voulez confec tionner • asscmblez-la et placez-la sur un plateau en bois; couvrez la forme d’une toile claire et légère que vous avei mouillée d’avance ; bastissez sur cette forme le chanvre ei feuilles coupées de manière à former, les unes, des pièces pour faire le pourtour des schakos , d’autres pour formel l’impériale, et d’autres pour la visière, en leur donnant 1; forme qui convient à leur destination^
Après l’application d’une pièce, v® la mouillez avec de l’eau bien chaude, au moyen d’une mrosse douce, de manière à l’appliquer parfaitement sur la forme; vous poseï ensuite une nouvelle pièce sur la précédente en mouillant chaque fois, et ainsi de suite, jusqu’à ce que vous jugiez qui le pourtour, l’impériale et la visière du schako sont suffisamment chargés de chanvre pour donner à chaque partie 1s force relative à sa destination.
Les pièces doivent être ébouriffées à leur croisement, pour ne pas faire d’inégalités.
Après le bastissage, on presse le chanvre avec la main, après l’avoir couvert d’une toile, pour en rapprocher toutes les parties; ôtez la toile, étendez sur le schako ainsi préparé, de l’apprêt n° 4, au moyen d’un fort pinceau, de manière à le-fairc pénétrer le plus possible.
Voyez pour la composition de cet apprêt ainsi que pour les autres, la lin de ce mémoire.
Pression.
Vous avez une matrice en fonte de fer ou de cuivre refroidissant l’extérieur du schako.
Cette matrice doit être divisée en deux parties réunies par le haut, au moyen d’un fort cercle en fer se plaçant et s’enlevant à volonté.
Le noyau ou poinçon de la matrice doit être brisé en cinq parties, comme la forme de bois qui a servi àbastir le chanvre. •
La matière chaude à 60 degrés, vous introduisez le schako basti ; une fois au fond, vous retirez la forme de bois qui supportait le bastissage, ainsi que la toile.
fous remplacez cette forme par le poinçon , que vous roduisez pièce à pièce; vous couvrez d’un tasseau en fonte, vous pressez sous un balancier dont la vis a deux fdets ; m absorbée et le trop d’apprêt se dégorgent et le chanvre feutre.
fous retirez alors le poinçon, vous enlevez le cercle de la ‘trice, qui se sépare en deux ; vous replacez la forme de s dans le schako ainsi pressé; vous le retirez avecprécaua, et le faites sécher dans une étuve à 60 degrés pendant [gt-quatre heures.
Ensuite vous surtaillez un peu les bordages du schako ; is enduisez la matrice et les pièces avec de l’apprêt n° 2, ar que le chanvre n’y adhère pas, et vous faites une uxièrne pression à une chaleur moitié moindre que la preère ; faites encore sécher vingt-quatre heures, induisez ensuite le schako, en dehors et en dedans, avec apprêts nos 1, 2 ou 3, étendus d’essence, selon que vous liez rendre la matière plus ou moins moelleuse (l’apprêt t être noirci avec du noir de fumée), et vous repressez p troisième fois, soit à une chaleur un peu plus élevée b la deuxième, et vous faites sécher vingt-quatre heures.
Polissage à l'apprét.
Lie schako étant sec, vous l’humectez avec le même apprêt a servi à l’enduire à la dernière pression, et vous le issez, soit à la main, soit au tour, avec une pierre ponce ; is l’essuyez et vous le faites sécher.
^e lendemain vous faites un deuxième polissage, mais en is servant d’eau au lieu d’apprêt; essuyez et brossez.
Mettage en couleur.
)élayez du noir de fumée dans l’apprêt n° 3, en ajoutant ez d’essence de térébenthine pour rendre la couleur niable au pinceau, vous passez une couche sur l’extrémité schako, vous faites sécher à l’étuve; le lendemain, mettez e deuxième couche, faites sécher; ensuite faites un nouai polissage à l’eau, et lorsque c’est sec, posez une troime couche dite glacis, composée comme la précédente, i employant, toutefois, du noir d’ivoire au lieu de noir de niée, séchez; le lendemain, nouveau polissage à l’eau, et 'rnir avec du vernis gras au ,copal mélangé avec partie •ale d’apprêt n° 3; faites parfaitement sécher; alors le : mko est iiui et n’attend plus que la garniture et les ornei ints mis en usage.
On conçoit parfaitement que le procédé est le même pour
un casque ou pour une cuvette, plat à barbe, etc., que touti la différence consiste dans la forme servant à bastir le chan vre et la matrice pour le presser, et que la forme et la ma trice surtout doivent reproduire exactement la forme de l'ob jet qu'on veut fabriquer.
On charge plus ou moins de chanvre au bastissage, et oi emploie de l’apprêt plus ou moins fort, selon que l’on veu produire fort ou léger, dur ou moelleux.
A cet effet, on emploie , sèlon les cas , les apprêts nos 1 2 ou 3.
'On peut également employer toutes lés couleurs désirable au lieu de la noire, orner de dessins ou de peintures, à vo lonté, sur les vernis, par le même travail et les même moyens que pour les tôles vernis.
Doublage en étain, argent , or ou platine.
Ceci s’applique aux bidons, vases, cuvettes, etc., destiné à contenir des liquides, ou des vases destinés à être ornés car les schakos et les casques n’ont pas besoin d'être doublés
Voici la manière de procéder :
Lorsque ces objets sont apprêtés et polis, et avant de le mettre en couleur, on forme au tour, sur des mandrins ayai la forme analogue à l’intérieur, des vases à doubler, et a moyen du procédé employé par les fabricants de doublé d’aï gent, par repoussé ou emboutissage, des doublures en étai fin laminé de la force qu’on désire.
On enduit le côté destiné à être soudé , au chanvre ave une ou deux couches du mordant n° 5, et on fait sécher l’air durant vingt-quatre heures, ou à, une température de 1 à 20 degrés.
On enduit également l’intérieur du vase à doubler d’ur couche de l’encollage imperméable n° 6; on sèche à l’aii on place l’étain embouti dans l’intérieur du vase, lequel do être logé dans la matrice qui a servi h le former, laquelle ei échauffée à 25 ou 30 degrés , et au moyen d’une lisse e ivoire on applique l’étain sur le chanvre; l’apprêt et le moi dant se trouvant échauffés, soudent parfaitement l’étain a chanvre; alors on laisse sécher deux ou trois heures à l’ai: et on donne une pression dans la matrice chauffée à 35 c 40 degrés.
L’étain se trouve alors parfaitement appliqué et très-uni on met le vase au tour; on brunit l’étain.
Si le vase est ovale, on le met sur un tour ovale.
On comprend que, pour tout vase d’uue forme irregaliir la main doit suppléer au tour.
Application de l’or, de l’argent ou du platine.
e vase Étant doublé d'étain, ainsi qu'il vient d’être expli- , on enduit fort légèrement l'étain avec le mordant n° 5, uand il est à moitié séché à l’air, juste au point où il est ; adhérent au toucher, on prend des feuilles d’or battu, gent ou de platine au moyen d’un blaireau, et on les apue sur ce mordant, qui les happe aussitôt, luand toute la surface de l’étain est couverte par la feuille •, d’argent ou de platine, on l’y applique plus parfaiteît avec un blaireau plus fourni, et après avoir laissé sécher lir jusqu’au lendemain, on donne une nouvelle pression s la matrice très-légèrement chauffée , et on brunit au ’ ou à la main.
cédé pour la confection des bouteilles, flacons , bidons cylindriques , tubes , etc.
our confectionner une bouteille, vous faites tourner un on cylindrique en bois , fer ou cuivre , que j’appellerai au, de 81 millim. plus long environ que la bouteille; sa tie supérieure doit être de la grosseur de l’ouverture du lot de la bouteille, et se terminer par un pas de vis; tre bout doit être d’un tiers plus mince' et être arrondi à extrémité.
>n place ce noyau sur un tour à manivelle, le bout fileté irant dans un mandrin taraudé ; on y roule depuis la naisce du goulot jusqu’à l’autre extrémité, un ruban de li- ■e de drap, en montant et descendant, de manière à former ; poupée ayant la forme de la bouteille et des deux tiers sa capacité, et seulement jusqu’où finit le corps de la boule et où commence le goulot : le restant du bâton ne doit . avoir de lisière.
,)n arrête le bout de ce ruban avec un fil que l’on attache ; enduit cette poupée, au moyen d’une brosse, avec du moel- , dit blanc d’Espagne, délayé à l’eau et légèrement enlé avec la colle de peau; on fait séchera l’air; on replace poupée sur le tour, et on l’empâte à la main, ainsi que it les potiers avec une pâte faite avec le moellon, préparée nme il est dit plus haut, mais plus épaisse.
Lorsque la poupée est suffisamment chargée, onlui présente, la faisant tourner, une râclette en fer représentant la moidu calibre de la bouteille.
Cette râclette enlève tout le surplus de la pâte, et donne isi à la poupée la forme exacte de la bouteille à construire ; la fait sécher à l’air, et pour durcir la croûte on l’enduit
258 deuxième partie.
ensuite avec une eau mélangée d’une quantité suffisante d colle de peau ; on lisse avec un pinceau en même temps, poi bien unir cette poupée, et réparer les légers défauts qu’ell pourrait avoir contractés en séchant.
On coupe une feuille d’étain de telle sorte qu’étant roulé sur la poupée, elle se croise assez pour que les deux bout puissent être roulés ensemble, ainsi qu’opèrent [les plombiei quand ils couvrent une terrasse en plomb ou en zinc; on r( pousse ou emboutit le fond de manière à former comme u bouton au cul de la bouteille.
On soude ce bouton à l’étain, afin de le rendre propn pour la suite du travail, à servir de point d’appui à la poinl de la poupée du tour.
L’étain ainsi appliqué, on l’enduit de deux couches d mordant n° 5; on fait sécher à l’air; ensuite on roule d chanvre non coupé, mais mis en forme d’étoupe, autour d la poupée, en mouillant à l’eau chaude au furet à mesun et, lorsque l’épaisseur du chanvre a formé une couche asst forte en raison de la grandeur de la bouteille, vous l’endu sez suffisamment, sur le tour, avec l’apprêt n° 4, de manièi à le bien pénétrer ; vous lissez fortement à la main en toui nant, et ensuite à l’aide d’un lissoir en bois qui, toute serrant et rapprochant le chanvre, lui fait dégorger l'eau < l’apprêt qu’il a reçus de trop; faites sécher les bouteillj ainsi basties dans la même étuve pendant quarante-liu heures ; enduisez de deux ou trois couches d’apprêt n° 3, dt îayé d’essence, en les faisant sécher pendant quarante-liu heures chacune à l’étuve; polissez à l’apprêt, comme il e dit pour les schakos, et procédez de même pour les polissagi mise en couleur et vernissage.
La bouteille ainsi terminée, on -retire le noyau, on pint le bout de la lisière, qui doit se trouver à l’entrée du goulo' et on la retire entièrement avec la plus grande facilité.
On frappe ensuite la bouteille sur la main, ce qui suff pour faire casser la croûte de pâte de craie; on la vide et o la lave.
Pour doubler en or, argent ou platine, on en fait l’appl cation sur l'étain en feuillo, avant de le rouler sur la poupéi comme il fcst dit pour les vases.
On le polit et on le brunit avant de le rouler sur ! poupée.
Les bidons aplatis sur les côtés, ou comme ceux ayant forme concave d’un côté et convexe de l’autre, que j’ai soi mis à l’administration de la guerre pour être approuvés P' elle pour l’usage de la troupe, doivent être formé? de dei
:ies <711 e j’appellerai coquilles, formées dans deux raaes différentes, l’une convexe et l’autre concave, disposées sorte à former un rebord de 7 millim. tout autour, que sur taille à l’emporte-pièce.
e rebord est destiné à former la jointure des deux cotes, lesquelles, étant doublées, sont soudées l’une contre ■tre au moyen du mordant n° 5, dont on a enduit les re- :1s des coquilles, qui, après avoir reçu cet enduit, ont été iées à moitié à l’air jusqu’à l’instant où il mord le plus, n presse cette jointure dans un double cercle destiné à effet pour bien opérer la réunion, n peut aussi laisser les doublures dépasser les bords des x coquilles, et, une fois que ces dernières sont appliquées e sur l’autre, les souder à l’étain sur la jointure, n garnit ensuite la tranche des bords des deux coquilles [lies par une couverte d’un mastic fait avec de la craie jiche et de l’apprêt n° 1, qu’on laisse sécher à l’air, iour consolider cette réunion, on borde le rebord de la ture au moyen d’un ruban de peau de veau enduit de collage imperméable n° 6, ou bien on l’entoure d’un ceren cuivre qui enferme toute la saillie, et que l’on a préaement enduit du môme encollage, m procède ensuite au mettage en couleur, au polissage et vernissage, comme il a été dit plus haut.
'n y met ensuite des goulots et des bouchons soit en mésoit en bois, et enduits du même encollage imperméable 1 ou autre.
,e procédé s’applique indistinctement à tous les vases que 1 voudrait faire en deux ou plusieurs parties.
Apprêts n03 1, 2 et 3.
Huile de lin pure et de bonne qualité
tirée à clair . . 100 parties.
; Litharge anglaise. . 4 —
Terre d’ombre en poudre . 6 —
Ail égrené . V*oo —
'aites bouillir l’huile de lin dans une chaudière, et, h stant où une goutte d’eau la fait pétiller, ajoutez la lirge et la terre d’ombre, que vous avez préalablement fait einer dans une poêle; jetez-y également l’ail, en remuant agitant l’huile , afin de la bien saturer de l’oxyde et de JSorbant que vous venez d’y joindre, pour la rendre sicive.
Continuez la cuisson en maintenant l’huile en ébullition, ayant soin do la remuer do temps en temps, jusqu’à cç
qu’elle soit parvenue à la consistance d’un sirop léger, < que l’on reconnaît en en faisant refroidir quelques goutt» sur un verre; alors vous en retirez une partie, qui formel l’apprêt n° 1.
Continuez la cuisson jusqu’à la consistance d» forte m lasse ; alors vous en retirez encore une partie, qui sera l’a] prêt du n° 2.
Continuez la cuisson jusqu’à consistance de pâte (apr refroidissement sur un verre ) ; éteignez le feu, et, l’hui étant à moitié refroidie, vous y versez de l’essence de ter benthine pour la délayer en consistance de sirop, ce qui fi l’apprêt n° 3.
Apprêt n° 4.
Goudron, térébenthine ou tout autre.
Corps résineux . Z 2 parties.'
Apprêts n03 1, 2 ou 3 . 2 —
Essence de térébenthine. ..... 4 —
On emploie les apprêts nos 1, 2 ou 3, en raison de fermeté ou du moelleux que l’on veut donner au chanvi
L’apprêt n° 1 est le plus faible, et l’apprêt n° 3 est le pl fort.
Faites fondre la matière résineuse dans l’apprêt jusqt ébullition ; retirez du feu, et versez peu à peu l’essence . térébenthine, en remuant avec une spatule, afin de bi mélanger.
Mordant n° 5 pour le doublage.
Apprêt n° 2 . 1 partie.
Vernis gras au copal . 1 —
Caoutchouc filé . 1/10 —
Versez l’apprêt et le vernis dans un matras de grès ou cuivre ; chauffez jusqu’à 80° Réaumur, ajoutez le caoutchc en remuant doucement le mélange, et, lorsqu’au moyen de spatule vous soutirez le caoutchouc dissous, vous retirerez matras du feu ; vous agiterez un peu ; vous le couvrirez vous le laisserez refroidir.
Si pour vous en servir , il parait fait trop épais, vous 1 tendez un peu avec de l’essence de térébenthine.
Encollage imperméable n° 6.
Gomme-laque en feuilles . 4 parties.
Gomme élémi . 1 —
Alcool à 33 degrés au moins. . . . quantité su!) Placez les gommes dans un vase clos : versez de l’alci
CHANVRE IMPERMÉABLE! s S61
manière à mouiller seulement toute la gomme que vous 3z pressée avec la main pour la tasser; couvrez liermétiement le vase, et laissez reposer vingt-quatre heures dans tuve; ensuite agitez bien le mélange, pour en bien lier touj les parties.
iuin 1836, premier brevet d'addition et de perfectionne ment, au sieur Marsuzi de Aguiiire.
On peut fabriquer avec le chanvre toute sorte de tubes, indres, etc., au tour.
Pour cela, il suffit de placer sur un tour à manivelle un ndrin figurant l’intérieur du tube, cylindre, etc., que l’on it construire, et, après l’avoir recouvert de papier mouillé, ouler du chanvre que l’on mouille au fur et à mesure avec l’eau.
Lorsque la couche de chanvre est suffisamment forte, en son de l’objet, on le lisse avec un fermoir que l’on y apque fortement, soit à la main, soit par des vis de pression ; peut même se servir du cylindre, lorsqu’on désire une te pression et que la forme des objets le comporte.
3n enduit ensuite avec l'apprêt n° 2, on fait sécher à l’ére, et on procède, pour la suite du travail, ainsi qu’il a dit pour la fabrication des bouteilles et bidons.
On peut également fabriquer, avec des étoupes de chanvre, plaques de diverses dimensions, remplaçant avantageunent le cuir dans tous ses emplois, et ce au tour, en reivrant de chanvre des mandrins d’un diamètre de 65 ceni. ou 1 mètre, en le préparant comme il a été dit ci-dessus, m le coupant après l’avoir fait sécher à l’étuve.
On passe ensuite entre deux cylindres en fonte bien chauds chanvre ainsi préparé, pour lui faire subir une dernière ■ssion et pour réduire la plaque à un plan parfaitement tizontal.
On peut obtenir les mêmes résultats en mouillant à, l’eau pillante des plaques de fonte enduites à l’apprêt n° 2; on lie à l’étuve, on presse une seconde fois à chaud le chanvre et les plaques de fonte enduites du même apprêt n° 2; sèche de nouveau, on enduit ensuite le chanvre avec l’ap- H mordant n° 7 ci-après désigné, mais, pour cette fois, luit à la brosse ; on presse une troisième fois, on sèche, et lin on presse une quatrième fois après avoir enduit avec de pprêt n° 2 coupé d’essence.
On fait bien sécher, pour ensuite les polir, les mettre en deur, et puis vernir si on les destine pour malles, valises, rde^role, visières, etc.; on enduit de bitume ou autres
Caoutchouc, 21
362 DEUXIÈME rmiE.
matières résineuses, si on les destine à la couverture d bâtiments.
Dans ce dernier cas, après les avoir enduites, on peut 1 saupoudrer de sable cliaud ou de poudre provenant de débl de poterie, porcelaine, etc.; et les comprimant au fur et mesure l’une sur l’autre pour y faire entrer la matière.
Pour fabriquer des pièces de toutes longueurs pouvant coi vrir toute une face de bâtiment d’une seule pièce, il fai procéder comme il suit :
On bâtit sur une pièce de toile la ouate de chanvre, \ liant une pièce à l’autre, ou on arçonne le chanvre et forn la ouate au moyen d’une machine-carde à laine, qui peut1 faire sans fin ; on place un axe en bois au centre du roulât de toile, de manière â ce que les deux bouts de l’axe resso tent de 54 à 81 millim. pour pouvoir le placer sur deux fo« chettes, afin de le dérouler avec facilité.
On roule la toile au fur et à mesure, en la comprimantj plus fort possible, manutention qui nécessite un tourniqué on plonge alors ce rouleau de toile dans une chaudière d’ea bouillante, ayant la profondeur nécessaire; on la retire 1 bout d’une demi-heure pour la faire égoutter ; dans cet éta on en déroule un bout, on écarte la toile, et on saisit la pi® de chanvre, qui s’en détache et qui a pris du corps ; on l’ii troduit sous un rouleau mobile placé dans une chaudière* -grandeur suffisante.
Ce rouleau plonge au tiers ou au quart de sa profonde»! et roule par ses deux bouts, dans deux fourchettes en 4 attachées au deux côtés de la chaudière, laquelle est pleii d’apprêt mordant n° 7, chauffé à 30 degrés.
On en fait alors ressortir ce bout de pièce de chanvre poi l'engrener entre deux rouleaux légèrement pressés l’un si l’autre et placés sur un bâti en bois avec coussinets au-dessi de la chaudière ; on saisit de nouveau le bout de la pièi de chanvre pour la rouler sur un tambour à manivelle.
Il résulte de ceci que la pièce de chanvre, au fur et à m sure que l’on déroule la pièce de toile qui la contient viei s’imbiber d’apprêt mordant dans la chaudière où le roulea mobile sous lequel elle glisse la fait plonger et vient se d< gorger du trop-plein dans les rouleaux placés au-dessous, I arrive ainsi imprégnée et dégorgée sur le tambour, d’où* la déroule ensuite pour l’étendre dans l’étuve, à la manié! du papier à tenture. ; 4
On laisse sécher suffisamment environ vingt-quatre lie» res, di une chaleur de 50 à 60 degrés ; après ce temps, on fait passer dans un laminoir en fer ou en cuivlfe qjpiXtfé
•u 60 degrés ; afin de l’unir et de bien faire adhérer toutes larties du chanvre, en ayant soin d’enduire les deux cyprès avec de l’huile de lin, pour que le chanvre ne s’y ,che pas.
près cette opération, on l’enduit une seconde fois dans la idière et avec l’appareil ci-dessus expliqué ; mais, au lieu -prêt mordant, il faut employer du bitume suffisamment îd pour le rendre liquide, et, à mesure que la pièce dérée du trop-plein sort des rouleaux dégorgeurs, on la >oudre de sable et ou la roule sur ce tambour, ms cet état, la pièce est faite et peut, avec sûreté, être lovée à la couverture des bâtiments, avec une supériorité jpiée sur toutes sortes de toiles ou feutres imperméables,
, etc., tant pour la qualité, la durée, que pour le bas
a peut appliquer deux couches d’enduit au lieu d’une, si b désire, après avoir fait sécher la première pendant t-quatre heures.
i peut aussi n’y point superposer de sable ; mais, pour uverture des bâtiments, cela pourrait présenter moins urée et de solidité.
Apprêt mordant n° 7.
Faites fondre 3 kilog. de gomme-copal ; ajoutez ensuite iog. d’huile de lin.
i Faites fondre 25 kilog. d’arcanson clarifié ; ajoutez 25 ence ; dans cet état, joignez-y la gomme-copal dissoute ne ci-dessus ; mélangez bien le tout, remettez sur un feu ■ré jusqu’à légère ébullition pour bien lier tous les corps
nble.
Apprêt n° 8.
/tes fondre une partie de bitume soit végétal, soit mi- , une partie d’arcanson clarifié ; ajoutez 1/4 d’huile do ccative, une moitié de litharge et une quantité d’essenco gnte à maintenir la liquidité du mélange ; remettez sur u modéré jusqu’à légère ébullition, bien lier tous les ensemble.
on désire beaucoup de force, on peut ajouter 1/1G do ne-laque fondue d’abord dans l’alcool rectifié.
Enduit de bitume.
I Si le bitume est gras, sur quatre parties ajoutez deux ■ps d’arcanson; faites fondre jusqu’à forte ébullition; ret du feu et ajoutez de l’essence en quantité suffisante, pour <|er'à l’enduit la facilité de s’étendre.
2° Si le lîiîumo est fort ou dur, ou si vous employez l’ai plialte lorsqu’il est fondu, ajoutez de l’huile de lin pour ] rendre liant, et de l’essence en quantité suffisante.
Tous les corps résineux peuvent servir à faire de l’enduit il suffit d’ajouter de l’huile de lin quand ils sont cassants < de l’essence pour étendre, ou de l’essence seulement quan ils sont gras, et un peu d’arcanson.
Ces enduits résineux peuvent servir à enduire, intérieurf ment, les vases, bidons, bouteilles, etc.
La cire blanche, ou même la cire ordinaire, peut serv' aussi à endurcir les bidons ; elle est même préférable, c ce qu’elle ne donne aucune espèce d’odeur.
28 mars 1842, deuxième brevet d’addition et de perfe (
tionnement.
Dans ma demande d’un brevet et d’addition, j’ai dit qu le chanvre imperméable pouvait être appliqué à la fabrici tion des ornements pour la décoration tant de l’intérieur qu de l’extérieur des maisons.
Je viens confirmer cette application, l’étendre, en tant qu’ serait nécessaire aux cadres pour glaces, tableaux, aux irai tâtions des bois sculptés, à la reliure des livres, et indique tous les perfectionnements que j’ai obtenus, toutes les addi tions que la pratique m’a porté à admettre comme étau utiles à signaler.
D’abord je dois ajouter que, en sc servant des préparation et apprêts décrits dans mes demandes antérieurement lire vetées, et de ceux que je vais décrire ci-après, en outre <1 matières végétales filamenteuses, des chiffons et des vieille cordes cardées, ou autrement, réduites en filaments, on peu employer aussi les matières filamenteuses animales, telle que la bourre, la laine, le poil de cabri, etc., en faisant ol server, toutefois, que les produits en seront intrinsèquemw bien moins bons, quoique d’une apparence à peu près égal)
1° Parce que les matières animales sont toujours assujc ties à une fermentation ;
2° Parce que les crochets que les poils forment en se foi trant se lient trop fortement ensemble et empêchent que 1< pressions nécessaires à la consolidation ou à l’impression d objets s’opèrent par extension et sans déchirement
Pour qu’il n’y ait pas d’équivoque ou possibilité de ma1 vaises interprétations, j’explique que je n’entends pas dema der un brevet de perfectionnement pour l’application (I matières animales ci-dessus nommées ou autres à la confu tion de mes produits, mais que je demaude un brevet po
vlication des moyens de fabrication et des apprêts que j’ai ’its et qui sont déjà brevetés, ainsi que de ceux que je vais ire, à ces mêmes matières, disposées à produire des obanalogues à ceux que je fabrique, car j’ai la certitude , par l’ancienne méthode et sans mes nouveaux apprêts, te pourra rien obtenir de satisfaisant, i suppression, par moi faite, de l’encollage ordinaire, est oint essentiel qui a assuré la réussite de mes procédés, que je l’ai remplacé par des matières qui ne fermentent qui sont élastiques et qui, par leur base presque de car- > pur, sont rendues insensibles aux variations de l’atplière.
dois ici énoncer que, quant aux ornements pour décor maisons, etc., soit à l’extérieur, soit à l’intérieur, on m’a ré qu’on avait, dans le temps, voulu les exécuter en feude matières animales, mais que ces essais n’ont pas si à cause des inconvénients attachés au système de faction.
ription de ma fabrication et de la composition de mes nouveaux apprêts.
j’opère sur le chanvre, le lin, etc., je prends les feuilles achevées et telles qu’elles sont décrites dans mes précés brevets, je les coupe à la grandeur voulue, je les ap- ; avec l’enduit n° 1 ci-après; je les chauffe à un degré laleur suffisant pour les ramollir ; je les soumets à une hère pression dans un moule en fonte et sous un balanou une tout autre presse, d’une force proportionnée à \it; je les fais sécher à iule température très élevée ; cnje les apprête de nouveau avec l’enduit n° 2, et je les ;e en les ramollissant autant de fois qu’il faut pour obune impression nette et un fini de détails plus ou moins feé suivant l’emploi.
j’opère sur les matières animales, je fais marcher seunt les pièces sans les mettre au bassin ; je les mouille de l’eau bouillante dans laquelle je fais dissoudre une p proportion de gomme arabique ou de toute autre ;ne analogue; ensuite je les fais sécher et je les apprête l’apprêt mordant indiqué dans mes précédents brevets, opère en tout conformément aux plaques en chanvre, rsque l’estampage est fini, on découpe les ornements une scie ou un tour, ainsi qu’on le fait pour les cuivres upés, et on les décore à volonté.
Apprêt. n° 1.
Prenez 75 kilog. de galipot (ou même arcanson le mêm poids) .
25 kilog. d’essence.
Faites dissoudre le galipot ou l’arcanson dans une chau dière en fonte, à une très-douce chaleur.
Ajoutez peu à peu l’essence, ayant soin de bien remuer.
Laissez refroidir.
Tirez au clair et réservez pour l’usage.
Apprêt n° 2.
05 kilog. d’essence apprêt nu 1.
20 kilog. d’oere jaune en poudre et bien tamisée.
15 kilog. de blanc de plomb; mêlez bien ensemble et ré servez pour l’usage.
Le contenu de ce brevet est très-intéressant. Nous avon essayé quelques-unes des mixtions qui y sont indiquées, 1 résultat a été conforme à l’énonciation faite, par M. Yignauî L'avis de plusieurs fabricants a corroboré le nôtre. Nous m pouvons donc trop engager le lecteur à prêter une sérieuse attention aux faits qu’il renferme. On trouverait difficilenien ailleurs des renseignements sur le feutrage du chanvre. 1
Procédé pour rendre les étoffes imperméables , de M. Ita LEWEL DE SaLFQRD.
Ce procédé consiste à tremper les tissus de coton ou au très substances filamenteuses, dans un bain préparé à cf effet dans des cuves ou bâches d’une grandeur proportionne à l’importance du travail, et situées convenablement pou que l'on puisse opérer avec facilité et sans interruption.
On sait généralement que ceux des tissus imperméables l’eau, qui ont été reconnus les meilleurs et qui, par const quent, ont été plus généralement aussi adoptés pourlacoii fection des manteaux, des collets et des surtouts, sont forint de deux étoffes réunies l’une à l’autre par une couche de caoul cliouc ou autre substance. Ces tissus imperméables à l’ea interceptent également l’air et sont à la fois incommodes ( dangereux en ce qu'ils ne laissent pas évaporer la transp ration. Le procédé que nous allons décrire a pour objet d’t pérer sur un seul tissu, et d’obtenir à meilleur marché ut
offe imperméable à l’eau, et dont les fibres sont suffisament ouvertes pour livrer un passage à l’air.
M. Hellewel a suivi le système adopté par les teinturiers >ur disposer le bain de ses étoffes, c’est-à-dire qu’il en proirtionne la quaatité au poids des étoffes sur lesquelles il ut opérer. Le poids d’une étoffe est toujours une donnée us juste du liquide qu’elle peut absorber, que son étendue l’il faudrait calculer en raison d’épaisseurs très- variables. Les ingrédients ci-après, seront suffisants pour saturer des offes du poids de cinq cenls kilogrammes : Quand les cuves it ôté préalablement disposées de manière à contenir les lantités voulues de matières mélangées, on verse dans un jrge vaisseau environ neuf cents litres d’eau, on y jette nt vingt litres d’alun cristallisé, que l’on aura préalablement réduit en poudre, on ajoute quarante kilog. de blanc Meudon ou craie dégagée de ses impuretés et pulvérisée ns un moulin. L’addition de cette substance produira une l'ervescence considérable et déterminera une nouvelle comjnaison chimique, par suite de laquelle l’acide sulfurique, nt se compose principalement l’alun, sera entièrement défit, et l’alumine formant le résidu nécessaire restera libre;
I tte alumine étant dans un état de dissolution et suspendue ins l’eau, le blanc de Meudon et les autres substances finies se précipiteront au fond de la cuve ; quand la liqueur t entièrement refroidie, on la décante au moyen d’un siion, et on laisse tout le sédiment au fond du vase qui a rvi à la préparation. Le tissu sur lequel on veut opérer doit jre introduit dans des vases d’une forme convenable et conîant la solution ci-dessus ; on les y laisse tremper ou bien les passe plusieurs fois dans la solution, selon que l’on ge convenable, l’essentiel est que le tissu soit suffisamment turé. On pourrait employer l’acétate de plomb pour délire l’acide sulfurique que contient l’alun ; mais cet agent t plus coûteux et offre, en outre, l’inconvénient de laisser ns la solution une certaine quantité d’acide acétique qui urrait faire virer plusieurs des couleurs dont les étoffés auicnt été teintes.
On porte ensuite le tissu dans un vase contenant un inéige d’eau et de savon ordinaire, dans la proportion de un .og. et demi de savon et soixante litres d’eau pour vingtiq kilog. de tissu; ces proportions peuvent varier en plus moins selon la nature de l’étoffe sur laquelle on opère. i peut dissoudre le savon en faisant bouillir l’eau, ou bien couper en morceaux et verser de l’eau bouillante dessus ; iand la chaleur 4c ce bain est descendue à environ trente-
huit degrés centigrades, on y passe rapidement le tissu de la manière la plus convenable. Cette partie de l'opération a pour objet de fortifier les qualités répulsives de l'étoffe qui a été saturée et de fixer l'alumine qu'elle a absorbée. Pour nettoyer cette étoffe qui est maintenant imperméable à l’eau, et pour la dégager de toute impureté et matière étrangère dont elle a pu s’emparer pendant la préparation qui précède, on la passe avec soin dans une eau pure et on la met sécher pour lui donner ensuite le fini en la calandrant à la manière ordinaire.
La laine, la soie, le lin ou autres substances filamenteuses peuvent être soumises au même traitement.
Toiles à tableaux imperméables , par MM- Vallée et Bourriche, à Paris.
Matières employées et quantité proportionnelle.
Caoutchouc liquéfié. 61 sr. 18
Vernis gras au copal . 15 . 29
Essence pure de lavande. . . . . . 15 . 29
Térébenthine de Venise. . . . . . 30 . 59
Céruse pure . 1 kilog.
lluile de lin épurée . 1 —
Ces différentes matières s’appliquent successivement à des intervalles rapprochés ; les toiles ainsi préparées sont ensuite placées de manière à recevoir un courant d’air, poui que les deux faces puissent sécher.
Les principaux avantages qui résultent de ce modo di préparation sont d'empêcher les tableaux de s’écailler, dt pouvoir se rouler avec facilité et d’être transportés sans danger en temps de pluie, de pouvoir être placés dans des en droits humides, notamment dans les églises, et de conserve) aux peintures leur durée.
Composition pour rendre le cuir imperméable , de M. Flect vvood, de Dublin.
Ayant reconnu que toutes les huiles animales employée dans la préparation des cuirs contribuent à leur destructio (au lieu de servir à leur conservation) par la prompte putrt faction dont elles sont susceptibles , et en outre, que ce huiles ne donnent au cuir aucune imperméabilité contre l’hu midi té. -f'-jittœm
Enfin , M. Fiectwood ayant reconnu qu’il y a un gran
rantage à substituer aux substances animales les substances 5 ta le s, surtout lorsque ces dernières ont reçu des perfeconnements chimiques, indique la prescription qui suit :
On fait dissoudre dans vingt gallons d’esprit de térébenîine (environ quatre-vingt-dix pintes de Paris) dix livres de )mmo indienne {caoutchouc) coupée en petits morceaux, e vaisseau ne doit être rempli qu’à moitié. On chauffe au lin-marie jusqu’à ce que la dissolution soit opérée.
On fait ensuite la même opération avec cent cinquante li- •es de la même gomme et cent gallons (cent vingt-cinq ntes) d’esprit de térébenthine. On y ajoute vingt livres de >ix de Bourgogne et dix livres de gomme de juniperus cia (Linné).
Lorsque ces deux mélanges sont entièrement froids, on y oute en les mêlant, dix gallons (quarante-deux pintes et îmie) de vernis copal, et après avoir opéré la mixtion, on :rse peu à peu cent gallons (quatre cent cinquante pintes to) d’eau de chaux. Le mélange doit durer six ou huit jures pendant lesquelles on remue le tout avec la plus •ande force.
Il est à observer qu’on doit remuer de même cette comjsition lorsqu’on veut la mettre en bouteille.
Pour donner au cuir un beau vernis noir, on ajoute vingt /res du plus beau noir de fumée, qu’on délaie dans vingt liions (quatre-vingt-dix pintes dito) d’esprit de térébenine avant de les jeter dans la composition.
On l’applique sur le cuir avec une grosse brosse de peintre, i frottant fortement pour la faire entrer dans les pores; le lir, ainsi préparé, est imperméable à l’eau, il devient trèsaux, très-souple.
Manière de remplacer le cuir par la toile.
Pour les matières qu’on veut conserver flexibles, la comsition se fait avec les substances suivantes :
Colle de poisson ordinaire . 4 parties.
Huile de lin bouillie . 2 —
Noir de fumée . 1/2 —
Blanc de cérusc en poudre très-fine. . 1 —
l'erre à pipe . 1 —
On fait fondre et on mêle bien ces matières sur le feu, msun vaisseau rempli seulement à moitié.
' On fait fondre d’abord la colle de poisson, on y ajoute mile peu à peu, le noir de fumée vient ensuite et après lui 1 blanc de céruse, la terre à pipe. Lorsque la composition
est parfaitement mêlée, elle est propre à l’usage qu’on veut en faire, elle n’exige aucune cuisson.
Manière de V employer t
On étend la toile, etc., sur des perches ou sur un châssis,, ensuite, avec une lame ou spatule, on y applique égalemen' et doucement un certain nombre de couches légères, de la composition, en observant que la dernière doit toujours être parfaitement sèche avant qu’une autre lui succède; on les multiplie autant qu’on le veut.
L’étoffe ainsi encollée ressemble au cuir verni. On recommande de la tailler ou de la coudre suivant l’objet ei dans la dimension qui lui convient avant d’appliquer la composition et de le passer entre deux cylindres, pour la rendn tout-à-fait douce et unie.
On peut lui donner un vernis mêlé de couleur; on le rené luisant avec la brosse.
Si on emploie ces étoffes à couvrir des impériales de voitures ou à tel autre usage qui exige des matières fortes épaisses, on peut augmenter à volonté les proportions de l’huile, du blanc de céruse et de terre à pipe.
Pour donner le poli à ce cuir factice, on peut employer 1; pierre ponce, le tripoli, le crocus martis (vitriol vert qui ; été bridé), etc.
M. Thomas Hancock a pris aussi un brevet pour le mêm< objet, et sa manière est encore plus simple : il carde de 1; fdasse, de la laine, du coton, etc., ou plutôt il les feutre dan l’eau, et il les passe ensuite entre cylindres pour les uni mieux; il applique la gomme sur cette préparation.
Brevet d’invention de 15 ans, en date du 1er septembr
1837, au sieur Becker-Devieaine et Compagnie, à Paris
pour des procédés propres à rendre les étoffes imper
méables.
Jusqu’ici on n’a trouvé d’autre moyen de rendre les étoffe et tissus imperméables qu’en employant les substances qi) font les toiles cirées, ou bien une dissolution de caout chouc.
Les produits ainsi obtenus avaient pour inconvénient d’ai rêter la transpiration ou de donner aux habits une odeur de 1 plus désagréables.
On a aussi présenté, assez nouvellement, un procédé qui indi que comme base l’alun, le savon, la colle de poisson, la céruse | l’eau-dc-vie ; il n’y a rien de nouveau, puisque ces substance : se trouvent indiquées dans le Bulletin de la Société d’encou
igement, le Traité de M. Thénard, et autres ouvrages de vants français et étrangers.
Ces substances, d'ailleurs, ont pour inconvénient de rendre drap sec, cassant et poudreux, et de ne pas assez s’incor- )rer au drap pour l'imperméabilité durable.
Le procédé nouveau repose sur le principe d'employer tmrne base des corps gras, ce qui fait que l'apprêt dure inéfiniment et donne au drap un moelleux qui ajoute beaucoup ses qualités premières.
Les étoffes sont aussi sans la moidre odeur.
Yoici les substances employées :
Eau douce . . . 12 litres.
Blanc de baleine . 60 gram.
Graine de lin. . . 60 —
Décoction de colimaçons (nombre employé, 200) . 1 litre.
Colle d'esturgeon . 60 gram.
Alun . 185 —
Chacune de ces substances doit être dissoute, à part, dans le partie d’eau qu'on laisse bouillir jusqu'à parfaite dissotion ; on les mélange ensuite en les passant, préalablement,
. tamis.
Dans ce mélange, on trempe les tissus, étoffes et papiers manière à ce qu'ils soient bien imprégnés, puis on fait dier et décatir par les procédés ordinaires.
: septembre 1837, premier brevet d’addition et de perfectionnement.
Des expériences nombreuses ont conduit à de notables îéliorations dans le système du brevet primitif.
; Ces améliorations sont de deux sortes, elles consistent:
1° Dans une combinaison de substances employées soit njointement, soit en remplacement de quelques-unes des bstances précédemment indiquées ;
2° Dans l’emploi d'une machine dont la description va àvre.
Nous pouvons remplacer le blanc de baleine par l'acide parique, l’acide margarique et la cire.
Les autres substances sont celles indiquées dans la demande ■ brevet.
Nous pouvons employer l’acide stéarique, l’acide margaque et cire, conjointement avec le blanc de baleine, et dans •s proportions qui seront ci-après indiquées. -
oi.
Opération.
Dans le cas où l’on mélange les nouvelles substances, av le blanc (le baleine, on fait dissoudre à chaud 100 gramin d’acide stéarique, d’acide margarique ou de cire dans 17 d grés alcalimétriques de soude caustique ; on ajoute 1 grammes de blanc de baleine, et on fait bouillir jusqu’à coi binaison.
On alcalise, avec quantité suffisante d’ammoniaque, mélange de dissolution de colle et de décoction de grai de lin.
Lesdites dissolutions conservent les proportions indiqué dans le brevet.
On ajoute le savon doublé d’acide stéarique, d’acide rn; garique ou de cire et de blanc de baleine, on mélange bien tout, que l’on verse dans la chaudière qui fait partie de machine, et que l’on remue au moyen de l’agitateur pla au fond du récipient.
Lorsque la liqueur est ainsi préparée, on y fait passer étoffes qu’on laisse fortement s’imbiber, en ne donnant qu’ faible mouvement aux rouleaux ; ces rouleaux enlèvent a draps l’excédant de' liqueur.
Lorsque la pièce d’étoffe est passée, on retire la premii liqueur et on la remplace par une dissolution saturée d’al à froid, dans laquelle on fait passer également l’étotfe.
Cette opération est suivie du brossage.
Après cela, on fait sécher l’étoffe, on la nettoie et on donne son apprêt ordinaire.
Quand on emploie l’acide stéarique, l’acide margariq ou la cire sans blanc de baleine, on se conforme, pour quantités, à celles indiquées dans le brevet pour le blanc, baleine.
La machine servant à donner l'apprêt hydrofuge aux él fes, se compose :
1° D’une chaudière oblonguc chauffée au bain-marie, a un agitateur au-dedans ;
2° De deux rouleaux placés au-dessus de la chaudière, reçoit ainsi l’excédant de la liqueur dont l’étotfe est prégnée ;
3° D’un système de brosses circulaires roulant en sens vers, pour coucher le poil des draps ;
4° D’un rouleau placé derrière les brosses, pour en roi les étoffes.
Dessins.
PL ï< fig. 150, élévation do l’ensemble do la machine
Fig. 151, coupe verticale prise sur la longueur de la marine.
Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans les eux ligures.
a, rouleaux presseurs en Lois, couverts d’étoffe.
b, rouleau sur lequel a été enroulée l'étoffe que l’on veut iprêter.
b’j rouleau qui reçoit l'étoffe qui a subi l’apprêt.
c, agitateur tournant librement sur un axe reçu dans deux ous pratiqués aux deux bras cl.
Cet agitateur sert à la fois à maintenir l’étoffe au fond de chaudière, et à agiter constamment le mélange.
d, bras glissant dans une coulisse d, fixée à chaque ftxtréité de la chaudière.
Ces bras, qui portent l’agitateur, sont maintenus à la hauur convenable au moyen de clavettes.
e, chaudière intérieure recevant l’action du feu, et forant le bain marie.
g rouleaux garnis de brosses qui brossent l’étoffe quand le a quitté les rouleaux presseurs.
/t, foyer servant à chauffer le bain-marie. i, grilles du foyer.
3, cendrier.
h, étoffe délivrée parle rouleau passée sous l’agitateur c, •essée, pour extraire le liquide surabondant, par les rouaux presseurs «, brossée par les cylindres g , et venant enrouler sur le rouleau b’.
m , manivelle adaptée sur l’axe du rouleau a, et servant lui imprimer un mouvement de rotation à l'aicle du mour employé.
n, bras courbes et mobiles à volonté, percés de trous, qui ■rvent de coussinets à l’axe des rouleaux g.
On peut élever et abaisser à volonté ces bras, pour varier tetion des brosses.
o, massif en maçonnerie.
Pj tube servant à remplacer, au besoin, le bain-marie. g, indicateur du niveau d’eau dans le bain-marie.
Des engrenages convenablement disposés, ou des courues avec des poulies, servent à imprimer aux rouleaux b' g mouvement nécessaire, en l’empruntant au mouvement iae reçoit le rouleau a du moteur employé.
Quant, à l’agitateur, il est entraîné par la course de l’éiffe elle-même.
Caoutchouc,
27 mars 1838,, deuxième brevet d’addition et dé perfectionnement .
Au lieu d’employer le bain d’alun séparément, et apr le bain savonneux, on peut opérer comme suit :
On mélange bien ensemble, et dans l'ordre suivant, décoction de graine de lin, la dissolution de colle animal la dissolution savonneuse, et la dissolution d’alun, en évita de chauffer le tout au-delà de 30 à 40 degrés centigrade et on y plonge les étoffes, qui se trouvent ainsi rendues in perméables en une seule opération.
Inexpérience a prouvé qu’on rendait l’immersion plus pc manente en y ajoutant un léger excès d’acide sulfurique ava: d’y plonger les étoffes.
Les étoffes ainsi préparées sont lavées à l’eau, et ensui apprêtées comme de coutume.
Lorsqu’on ne tient pas à avoir des draps et étoffes impe méables qui laissent passer librement l’air et la transpir tion, on peut remplacer la graine de lin par la fécule < pomme de terre, en employant les autres substances inc quées par le brevet d’invention.
29 septembre 1840, troisième brevet d'addition et de perfectionnement.
La présente addition consiste à ajouter, pour l’impermé bilité des étoffes, aux matières indiquées dans les précéden brevets, des ingrédients nouveaux, et de plus à appliquer procédé hydrofuge aux rouleaux des imprimeurs.
Les ingrédients sont les suivants :
10 grammes de gomme-laque en poudre, que l’on fait di soudre dans 30 grammes d’alcool.
15 grammes de racine de guimauve, que l’on a fait mao rer à chaud dans une quantité convenable d’eau ; on passe décoction au tamis de soie; on verse dans cette solutk 25 grammes de saponaire et 5 grammes de savon médica on passe encore au tamis de soie; on ajoute 5 grammes < cire vierge ; on met le tout en ébullition, on le mêle avec 1 ingrédients indiqués aux précédents brevets, et on apprè les étoffes de la manière qui y est décrite.
On rend bydroluges les rouleaux d'imprimerie en les con posant de la manière suivante :
Gélatine de Givet. ....... 250 grain.
Saponaire . 25 —
Mélasse. 250 3
Blanc de baleine . 175 gram.
Colle d’esturgeon . 175 —
Racine de guimauve pulvérisée. . . 25 —
iCs rouleaux d’imprimerie ainsi fabriqués ont l’avantage ne pas laisser pénétrer l’humidité, et de se conserver lucoup plus longtemps souples et élastiques.
evet d’invention de 10 ans . en date du 9 octobre 1839, ’.ux sieurs Thibout de La Fresnaye et L’Abbé, à Falaise, tour un procédé propre à rendre les tissus imperméables.
dour l’application de ce procédé, trois objets sont nésaires :
0 Une table de bois de hêtre, relevée au centre dans toute' longueur; >
1° Une double potence munie de trois cylindres mobiles taposés longitudinalement ;
!° Un séchoir ordinaire.
l’abord le tissu étendu sur la table est étiré dans tous les s au moyen de poids latéraux, afin de donner à ses inter- ;es toute leur étendue; il reçoit la préparation au moyen ne brosse à longues soies, aussi également qu’il est poste.
*our compléter l’imbibition, le tissu est ensuite pressé re les cylindres supérieur et inférieur, mis en jeu par une nivelle, après quoi on le porte sur des perches liorizon- ;s placées dans toute la longueur du séchoir.
.e même procédé est renouvelé une seconde, une troine fois jusqu’à ce que tous les pores soient fermés; on cède enfin au séchage définitif.
Préparation.
’our obtenir la viscine, il est indispensable de choisir la illeure qualité de glu possible, et préférablement celle de leur jaune. On la lave à l’eau bouillante légèrement aine, pour en séparer le mucilage, l’acide acétique, la tière extractive, etc.; ensuite on la baigne dans l’eau or urée , jusqu’à ce qu’elle ait acquis la blancheur et la sistance nécessaires.
dors, mêlée avec moitié de son poids d’essence de téréithine rectifiée, elle est soumise à l’action du feu, dans un e de terre vernissé.
•ientot dissoute, elle est pressée dans un tamis, afin de la >arrasser des corps étrangers qu’elle peut encore conte-
nir, et après qu’on y a mêlé un peu d’essence, elle est pressée de nouveau, mais dans un tamis plus fin.
Le résultat de ces diverses opérations est une liqueui presque incolore, qui n’est autre chose que la viscine ellemême.
Q-aant au caoutchouc, il est d’abord soumis pendant une demi-heure à l’action de l’eau bouillante pour l’amollir, ensuite il est coupé en petits morceaux et frotté avec les mains dans un bain d’eau, pour le nettoyer exactement.
En cet état, il est plongé dans l’eau chlorurée jusqu’à ce que la partie colorante ait entièrement disparu.
Lorsqu’il est sec, il est disposé dans un vase de grès vernissé, avec le double de son poids d'huile essentielle rectifiée do térébenthine jusqu’à tuméfaction.
Lorsque la tuméfaction est accomplie, le vase dans lequel on a versé de nouveau 1 kilog. de la même huile essentielle pour 500 grammes de caoutchouc, est soumis au bain de sable ordinaire.
La dissolution accomplie, la liqueur est passée au tamis de crin à mailles un peu serrées, et ce qui reste sur le tarai; subit une seconde opération.
Le mélange du caoutchouc et de la viscine s’opère ainsi deux parties de l’un et une partie de l’autre sont exposées et agitées sur le feu, dans un vase de grès vernissé, jusqu’; ce que la mixtion soit complète.
C’est donc à la viscine que lo caoutchouc emprunte tout i la fois et son extensibilité, sa ténacité et sa grande facilifi de pénétration.
Les tissus enduits do ce mélange no conservent aucuns odeur lorsqu’ils sont bien secs. Ce degré de perfection ni s’obtient qu’après quelques jours et par un temps sec.
Les mêmes procédés ont été appliqués au bois, c’est-à-dir que des pièces de charpente ou de menuiserie enduites di mélange de caoutchouc et de viscine résistent mieux et plu longtemps à l’humidité que d’autres couvertes de peinture
Brevet d'invention de 15 an s, en date du 31 décembre 1811
au sieur Becker (Jean-Pierre), à Paris , pour un pro
duit qui rend les étoffes imperméables.
Composition à employer pour rendre imperméables 12 mètre
de drap.
Eau. . .
Graine de lin, Huile de coco
12 litres.
93 grain.
Beurre de cacao . 64 grain.
Gomme de résine élémi . 31 —
Gelée ou gélatine de veau . 93 —
Alun . 217 —
Vingt-quatre heures à l’avance, on opère le mélange, et n procède, dans un vase de terre vernissée, à la fusion de *uile de coco, du beurre de cacao et de la résine élémi ; rès la fusion de ce mélange, on en opère, au moyen d’un tre, la clarification.
On fait bouillir, dans 3 litres d’eau, pendant environ 4 mites, la graine de lin, et on la passe ensuite à travers un nis.
Après la clarification de l’huile de coco, du beurre de ca- ) et de la résine ôléini, on mélange Avec ces diverses subnces les extraits de graine de lin et de gélatine, auxquels ajoute alors 217 grammes d’alun préalablement fondu.
On commence par bien agiter le mélange, on y trempe suite le drap une seule fois, on le retire et on l’étend sur e corde à l’elfet de laisser échapper l’excédant du liquide sorbé par l 'étoffe. Au bout de dix minutes, on passe le ip dans l’eau de puits. Cette opération a pour but de faire liérer lesdites substances au drap. Après le séchage com- ■t, on procède à l’opération du décatissage, et alors le ip est en état d’ètre employé.
!1 est facile de reconnaître, d’après ce qui précède, que les .tières qui composent l’apprôt n’ont pas assez d’affinité !C l’eau pour vaincre l’adhérence qu’ont entre elles les ■lécules de ce fluide, en sorte qu’il ne peut passer à travers ■ toiles percées cependant d’une infinité de trous assez inds ; que c’est en détruisant, ou au moins en diminuant lucoup l’attraction des fibres capillaires qui favorisent le isage de l’eau et des autres liquides dans les tissus ordires, que l’apprôt empêche le fluide de pénétrer les étoffes ;Si préparées.
L’apprêt donné aux étoffes par cette composition ne leur lève ni leur souplesse ni leur moelleux, et n’altère nullent leur couleur.
t Quant à la solidité des étoffes ainsi préparées, elles doivent i rer plus longtemps, car, ne retenant pas l’humidité comme étoffes ordinaires, elles ne sont pas sujettes à se pourrir. Elles peuvent servir à la confection des manteaux, redintes, pantalons, capotes, à celle des tentes, couvertures de !. turcs, etc.
Préparation des tissus imperméables, de Fehling.
Pour préparer les toiles imperméables à l'air et à l'eau sans qu'elles perdent leur flexibilité, le professeur de Stuttgard avait conseillé de les plonger dans un mélange composé de 80 grammes d'alun et 16 grammes d’acétate de plomb, qu’on fait dissoudre et qu'on laisse reposer. On fait débouillir les toiles dans cette dissolution; puis on les plonge dans une dissolution de 32 grammes de gélatine , 8 grammes do gomme arabique et 16 grammes de colle de poisson.
M. de Leiden , qui a eu occasion de faire des applications en grand de ce procédé, assure qu’il ne lui a pas fourni des résultats entièrement satisfaisants, et que les toiles qui ont été ainsi préparées ne remplissaient pas toutes les conditions qu’on doit rechercher dans ces sortes de préparations et, entre autres, avaient perdu toute leur flexibilité. En conséquence il a fait quelques essais qui Pont conduit à plonger les toiles préparées à l’alun et l’acétate de plomb, par le procédé du professeur Fehling, dans un mélange de 16 grammes de savon d’Espagne et 64 grammes d'essence de térébenthine, à sécher à Pair, puis, trois jours plus tard, à les faire bouillir dad une solution consistant en 8 grammes de caoutchouc, dissou.1 dans 64 grammes d'essence de térébenthine et à laquelle on ajoute 64 grammes d’huile d'olive, puis à faire sécher à Paii libre.
Ce traitement a, suivant le rapport de la Société d'encouragement du grand-duché de Hesse, parfaitement réussi : les toiles non-seulement sont devenues imperméables à Pair ei à l’eau; mais de plus elles ont conservé la douceur, la flexibilité et l’élasticité qu’elles possédaient auparavant et à Péta1 naturel.
Brevet d'invention ( patente anglaise du 20 janvier 1846) „
19 août 1846, au sieur Burke, de Tottcmham, pour de.
tissus imperméables.
Un tissu quelconque est enroulé sur un cylindre. Sur ui cylindre, en regard, est également enroulée mîe même Ion guenr de toile de Clark, qui est produite avec des filament de laine ou de coton unis par du caoutchouc. Ces deu nappes, passant sur les cylindres qui déposent sur elles un dissolution de caoutchouc, viennent se coller l’une sur l'autre pour ne former qu’un même tissu. L’adhérence est rendu parfaite par une pression faite entre des cylindres. En appli quant encore une couche de caoutchouc sur la toile, on ob tient un tissu entièrement imperméable.
On peut employer du papier au lieu du premier tissu. On ut également couvrir la surface d’une dissolution de caout- •ouc renfermant de la poudre métallique pour les besoins de rnementation-
•evet d’invention de 15 ans, en date du 7 septembre 1846, aux sieurs Mascot et Hutin, à Paris, pour un liquide propre à rendre les tissus imperméables.
Ce liquide, qui peut remplacer l’huile dans la peinture de timents ainsi que le mordant de velouté des papiers peints, nd aussi imperméables les papiers et les toiles.
11 se compose de borax ou de potasse qu’on mélange avec L la gomme-laque ; le mélange est jeté dans de l’eau et lauffé.
Dans un certificat d’addition, en date du 20 avril 1847, nventeur indique les proportions les plus convenables à aployer, lorsqu’il s’agit du papier propre au paquetage.
Gomme-laque.
Sel de soude.
Sel de potasse Eau. . . .
1 kilog.
66 gram.
lkü.25
Au lieu des sels de soude et de potasse, on peut mettre du
jirax.
Ou peut colorer le liquide en introduisant dans la chauère les couleurs convenables.
revet d’invention de 15 ans, en date du 24 décembre 1846, i sieur Bretnacher, à Boulay (Moselle), pour une toile irnie.
Elle est tissée avec des fils quelconques; pour la préparer, î l’étend sur un cadre, on l’enduit de plusieurs couches d’un aprèt composé d’huile de lin et de caoutchouc; l’on colle psemble deux morceaux ainsi préparés, et on met ce double ssu dans des étuves; on passe encore une couche du même pprèt ; enfin on passe une couche d’huile de lin et de noir 'ivoire, et on finit par un vernis composé d’huile de lin et de leu de Berlin.
irevet d'invention de 15 ans, en date du 23 novembre 1847, au sieur Boche, à Lyon, pour un apprêt des tissus.
L’inventeur applique à cet apprêt le blanc de baleine. On nduit un rouleau de cette substance, et on passe le rouleau ur la pièce à apprêter. Pour l’appliquer uniformément, on
passe sur l’étoffe un cylindre de métal assez chaud pour liquéfier le blanc de baleine.
Les étoiles, ainsi préparées, deviennent imperméables.
Dans un certificat d'addition, en date au 16 décembre 1847, l'inventeur étend, à l'apprêt des cuirs, des papiers, des cordages, des bois, l’application du blanc de baleine.
Brevet d’invention de 15 ans , en date du 11 décembre
1847, au sieur Magniant, à Paris , pour des tissus imperméables.
11 s’agit particulièrement du traitement des toiles imperméables employées pour couvertures d’objets, bâches, emballages, et connues sous le nom de toiles grasses.
Ces toiles, soit qu’on les roule, soit qu’on les ploie, présentent une adhérence qui est souvent un inconvénient, et qui limite leur emploi.
L’inventeur couvre ses toiles d’une pâte sirupeuse que l’on fait avec de la colle mêlée à un oxyde convenable ou à du blanc de Meudon ou à des ocres.
Dissolution de la gomme-laque, et tissus imperméables, de M. Nohmajsdy.
M. A.-L. de Normandy a pris récemment un brevet pour deux méthodes pour dissoudre de la gomme-laque, dont l’une au moins paraît nouvelle, et pour rendre les tissus imperméables au moyen de cette dissolution.
Suivant la première de ces méthodes, la laque en écaille, en grain ou en bâton, est d’abord dissoute dans une solution aqueuse d’alcali, en ajoutant à chaque 100 kilog. de laque 1,000 litres d’eau, dans laquelle on a dissous 40 kilog. environ de potasse, chauffant à l’ébullition et jusqu’à ce que la laque soit dissoute. Cette dissolution opérée, on filtre à travers une toile, puis on sature l’alcali par un excès d’acide, soit sulfurique ou azotique, soit chlorhydrique, oxalique, etc. La laque se sépare sous forme d’une masse semi-visqueuse et molle. Cette masse est fondue sur le feu et étendue sur l’objet qu’on veut rendre imperméable, ou employée pour coller ensemble les tissus, le bois, la pierre.
line seconde méthode consiste à verser sur la laque une certaine quantité d’huile de pomme de terre ou hydrate de protoxyde d’ormylle des chimistes, qui dissout complètement cette substance. La quantité de cette huile dépend du degré de liquidité qu’on désire.
On peut, pour rendre les tissus imperméables, se servir de |a giasse plastique ci-dessus, soit seule, soit dissoute dans
îile de pomme de terre, ou de la laque dissoute directent dans cette liuile. Mais il vaut mieux faire usage de la sse plastique qui conserve plus d’élasticité et de souplesse, te masse est aussi soluble dans l’alcool et le naplite. /oici un relevé des recettes et procédés fait dans les brevets îvention et publications industrielles.
océdépour rendre les étoffes imperméables, de M. Muston ( Paul ) , d’Amsterdam.
>ur 5 kitog. d’alun calciné en poudre ou autrement, ou me d’alun commun, et la même quantité de sucre de mb, on ajoute 500 litres d’eau douce froide, ou la intité ci-dessus d’alun et sucre de plomb peut être disite dans 10, 20 ou plus litres d’eau chaude douce, et lée ensuite dans le restant de la quantité d’eau froide , •ès que la dissolution en sera complète.
Jn demi-kilogramme de colle de poisson sera dissous îs de Peau chaude douce.
Hes deux solutions seront mêlées ensemble dans un grand ervoir ou autre vase propre à cette opération, et après bir reposé dans ce vase environ douze heures, la partie ire, sans couleur, de ce fluide, sera soutirée avec attention as un autre réservoir, laissant dans le premier vase tout qui a été précipité au fond. Ce liquide, ainsi épuré, est êt à être employé; on peut en emplir les bassins ou ms qui doivent servir à rendre les objets imperméables. jCette opération se fait par le moyen de l’immersion des jets dans le liquide, en les laissant tremper environ douze ures, suivant les articles plus ou moins épais, demandant as ou moins de temps pour leur saturation complète.
Il faut faire attention que des draps de différentes couleurs soient pas mis en même temps dans le même réservoir, rce qu’ils pourraient être plus ou moins gâtés par la dé- .arge de belles couleurs qui ne seraient pas solides.
La même solution peut servir deux fois et même davanïre lorsqu’on l’emploie pour des draps ou tissus de la ême couleur.
Après que le drap aura été bien saturé dans la solution mdant environ douze lmures, il faudra le retirer pour le isser écouler en le pendant au-dessus des réservoirs dans squels l’opération s’est faite, et avant qu’il soit bien séché, faudra le brosser avec soin pour enlever les particules de solution qui pourraient par hasard y adhérer.
Quand le drap est parfaitement sec, il doit être brossé 3 nouveau et ensuite pressé, ayant sur sa surface une toile i lin humectée dans la solution.
Pour rendre le papier de toutes qualités imperméable à l’eau ^ on emploie la solution dans la pâte au lieu de l’eau simple.
Autre procédé propre à rendre les étoffes imperméables J par M3I. Gillet et Monmer, à Marseille.
Préparation.
Caoutchouc fondu dans l’essence de térébenthine . 100 gram.
Alumine . 30 —
On mêle bien les deux substances, et après avoir étendu le drap ou autre étoffe sur une table par des moyens connus, on l’enduit avec une brosse de la préparation et on laissï sécher.
On peut donner plus ou moins d’épaisseur à la couche ei renouvelant l’opération plusieurs fois, ayant soin de laisseï bien sécher chaque couche avant d'en étendre une nouvelle,
Si le côté non enduit se trouvait taché , il faudrait lt nettoyer avec de l’alcool.
Etoffes imperméables de MM. Avieny-Flory, Bayol et Lacrens , à Paris.
On a vainement tenté les moyens d’imperméabiliser les étoffes et tissus, quelle que soit leur substance, laine, coton, fil, soie, velours, etc. Les procédés essayés n’ont jamais procuré un résultat complet. Si l’imperméabilité était obtenue, elle était telle que l’air ou les fluides élastiques nf pouvaient traverser l’étoffe ou le tissu, d’où résultait le grave inconvénient, sous le rapport hygiénique, de provoquer à la transpiration et de la conserver SHr le corps : telles sonl les étoffes dites à la Makintosh. Si, au contraire, avec l'imperméabilité à l’eau , on obtenait le passage de l’air ou des fluides élastiques , ce n’était qu’au détriment de l’étoffe, qui perdait de .son éclat , de son lustre , de sa souplesse, de sa qualité. D’autres fois le tissu imperméabilisé répandait une odeur repoussante, par l’usage des agents chimiques employés , tels que le caoutchouc en dissolution.
Pénétrés de tous ces inconvénients , nous avons cherché à les faire entièrement disparaître; nous y sommes complètement parvenus.
Notre procédé s'applique à toutes les étoffes de laine, de coton, de tii, même de soie. Le tissu imperméabilisé n’a aucune espèce d’odeur ; il conserve toute son élasticité, toute sa souplesse, tout son brillant. L’imperméabilisation est Lm~
ÉTOFFES TELtCHES IMPERMÉABLES. 383
ssible à reconnaître, soit à l’œil, soit au toucher, soit à dorât; elle résiste parfaitement au lavage, et l’on pourrait esque dire qu’elle ne peut être détruite que par l’usure ime, à laquelle rien ne résiste.
Le procédé consiste à tremper les étoffes ou tissus dans . bain préparé de la manière suivante : on verse dans une ’ge cuve environ 1,100 litres d’eau ; on y jette ensuite 0 kilogrammes d’alun cristallisé, 40 kilog. de carbonate chaux et 1 kilog. 5 de sandaraque dissoute préalableent dans l’alcool; on mélange bien le tout, on laisse déser, puis on décante dans une autre cuve. Suivant la temrature atmosphérique et les diverses étoffes qu’on a à éparer, on fait arriver dans cette solution un courant de peur concentrée pour donner quelquefois au liquide de 60 70 degrés de chaleur. Le tissu sur lequel on opère est troduit dans cette solution; on le trempe ou on le passe isieurs fois; cette dernière opération terminée, on fait cher, et le tissu est tout-à-fait imperméable.
utures rendues imperméables, par M. RÊümont (Emile), à Paris.
1° Il faut donner une couche de gomme en vernis dessous ; rebords des coutures et la laisser sécher ;
2° En donner une deuxième ;
3» Rabattre lesdits rebords des coutures sur l’étoffe;
4» Donner également deux autres couches sur les coutures battues ;
5o Appliquer sur les coutures ainsi gommées et séchées ie bande de mousseline ( ou jaconas ) gommée des deux tés qui, se liant avec le vernis en caoutchouc appliqué et ché sur lesdites coutures , les rend parfaitement impertables *
6° Recouvrir ladite bande, imperméable par elle-même, ,ec une bande pareille à l’étoffe de la doublure du paletot.
ibrication d'étoffes peluches imperméables , par M. Cartau ( Jeau-Jacqucs) , à Paris.
Cette fabrication consiste à faire d’un tissu quelconque ie étoffe peluche-laine ou peluche-soie, etc., imperméable, 1 moyen d’une application de caoutchouc dissous dans îssence, c’est-à-dire à enduire d’abord ce tissu de*toile, de .ton etc. , de caoutchouc dissous ou préparé, et à le reiuvrlr ensuite de fils de soie ou de laine pour en faire ainsi 1e étoffe à la fois soyeuse et imperméable, ce qui s'effectue i procédant comme je vais l’indiquer.
D’après ce simple exposé, on conçoit que, pour avoir 1 corps (le l’étoffe, il faut d’abord un tissu quelconque d toile, coton, etc., de la force et de la largeur convenable! Dès que le choix de ce premier élément est déterminé, oi étend sur la table d’un sparadrapier et successivement tou le tissu que l’on veut imprégner de dissolution de caoutchout et convertir en l’étoffe spéciale et nouvelle dont il s’agjl Alors le sparadrapier, machine, disons-lc, qui est du domain public, fonctionne ici de la même manière que toutes le autres fabrications analogues ; nous nous abstiendrons, pa conséquent, d’en faire ici la description.
Cependant, pour mieux faire comprendre la spécialité d mes produits ou de leur fabrication, il ne sera pas inu-tij d’expliquer comment j’opère et à l’aide de quels moyens D’abord je ferai remarquer que la table dont je viens d parler porte, sur toute sa largeur, une barre de fer pial fixée latéralement par ses, deux extrémités , ainsi qu’un autre pièce en fer à rainure , dans laquelle entre et s’en boite la susdite barre , qui porte de tout son poids sur 1 tissu pour refouler et étendre le caoutchouc préparé à î manière ordinaire, de telle sorte que ce tissu en soit bienti assez imprégné pour recevoir utilement les fils de soie ou d laine, etc., qui doivent, superposés et pressés ensuite, 1 transporter en l’étoffe peluche-laine ou peluche-soie qu’o: s’est proposé d’établir.
Ainsi on enroule la pièce de tissu sur le rouleau en boi ou l’espèce d’ensouple fixée à l’extrémité de la table à sparadrapier, puis on fait tourner ce rouleau , et le tissu passant entre la table et la barre de fer qui le presse de tou son poids, ne peut prendre que la quantité de caoutchou préparé qu’il faut pour être drapé convenablement.; bia entendu que la quantité de caoutchouc que l’on peut laisse prendre au tissu , pour ensuite se transformer en étoffe peluche, est variable et qu’elle dépend du plus ou mois d’adhésion que l’on donne à la barre de fer dont nous venon de parler, du plus ou moins de pression qu’elle reçoit.
Cette opération étant terminée, il s’agit donc de draper c lissu, d’en faire une étoffe peluche-laine ou peluche-soi quelconque, ce qui a lieu au moyen d’un autre rouleau e bois que porte également le sparadrapier, disposé connu le premier et fonctionnant de la même manière, pour rece voir les fils teints de laine ou de soie , etc., et doi t 1 nombre ou la quantité dépend de la grosseur du fil lu même et de la largeur de la pièce de tissu, do calicot, pe exemple, qu’il s’agit de convertir en étoffé.
A 6 ou 8 centimètres de distance du rouleau en bois sur piel sont enroulés les fils de soie ou de laine, sont disposés ux cylindres métalliques; l’un en fonte ou en fer et utre en plomb, zinc ou étain, (pie fout rouler l’un sur utre deux roues- d’engrenage adaptées latéralement.
Le cylindre en fonte porte ordinairement sur sa longueur uze cent quarante cannelures destinées à recevoir cliane un des fils dont se compose la pièce laine ou soie ; ce i, d’après cette somme, fait environ quarante cannelures r centimètre de largeur; mais ces nombres de cannelures leurs dimensions, que l’on peut avantageusement adopter ur les cylindres en fonte quand on opère sur les pièces de licot d’une largeur ordinaire (car, en ce cas, on pourrait s diminuer et non pas les augmenter), peuvent être inofiés , soit en raison de la grosseur des fils de soie ou de ine, soit en raison de la largeur que comporte la pièce i tissu.
Ainsi, dans cette hypothèse , qui sert ici d’exemple, ces >uze cent quarante fils de laine ou de soie, ayant chacun ur cannelure, forment ce qu’on appelle, professionnellement .riant, une pièce laine ou une pièce soie; et leur prépation a lieu comme pour tout autre pièce de soie à tisser ou ourdir sur une longueur donnée; d’où il suit que , poulie pièce de calicot de 50 ou 60 mètres de longueur, il nvient que les fils de laine ou de soie présentent la même ugueur.
Ici il est à remarquer qu’au système de cylindres dont jms venons de parler, on pourrait parfois ou au besoin bstituer le peigne à tisser et autres moyens connus et ùtés dans le lainage ou la draperie, etc., dont je me réserve ;mploi, au nombre des diverses modifications dont, à ivenir, la loi peut me permettre l’exécution.
Le cylindre en plomb, en zinc ou en étain, ou même en irton, qui est placé sur le cylindre en fonte, dont les canfelurcs sont occupées par les fils de laine ou de soie auxquels 1 est destiné, sert à faire pression sur celui-ci pour raaiu- ■nir constamment ces fils dans leur position respective et è leur permettre aucun dérangement. On conçoit aisément ne ces cylindres sont superposés comme ceux d’un lamioir et qu’ilsfonctionnent de la même manière.
A quelques centimètres de distance de ces deux cylindres st encore disposé un système de cylindres métalliques panlleraent superposés , combinés et fonctionnant aussi de la uhne maniéré. Ces deux cylindres sont conformes en tous oints , et ils ont pour but d’opérer la jonction intime de
Caoutchouc. 23
tous les éléments qui doivent composer l'étoffe peluclie-iain ou peluche-soie, etc., qui est en fabrication. L’un de ceux-i passe dessous la pièce de calicot, et l’autre sur la pièce d soie; tellement que, à l’aide d’une pression convenable, 1 X-ûèce de soie ou de laine vient se reposer sur la pièce d calicot, suffisamment enduite, au préalable, de caoutclioii préparé, et que les trois éléments distincts de cette nouvel] fabrication , de ces nouveaux produits ont une si forte adfl rence au sortir du dernier système de cylindre, qu'ils n sont plus qu’une seule et môme pièce, et forment l’étofl peluche spéciale dont il s’agit présentement.
Quand ce travail est accompli, on déroule l’étoffe d dessus son ensouple et on la met sécher pendant quelqui jours; ensuite on la fait tirer à poil pour la pelucher ou I cliardonner, et l’on en fait raser le poil pour l’unir et li donner le lustre convenable. Tel est le nouveau procédé d fabrication d’étoffe peluche-laine, pcluclie-soie, etc.
Préparations imperméables de M1,e Chicot, aux BatignoÛ (près Paris).