PRÉFACE
. C'est toujours irae œuvre assez difficile et très-fatigante que de faire nn livre sur une matière que personne n'a encore traitée. Quand un livre existe déjà , on les documents épars dans les jonrnani scientifiques, dans les revues mensuelles, dans les écrits consacrés à la techniiluL'ii; pu général, se trouvent rassemblés , classés, commentés, CrIuï qui fait une seconde édition ou qui publie un ouvrage sur la ïaêine sujet , suit la route tracée qu'il peut changer à sa guise ; et il est plus aisé de, changer que de créer. Souvent il n'a dans son nouvel ouvrage qu'à constater les faits qui sont survenus depuis la date du premier livre, et à les consigner par ordre chronologique jusqu'à l'époque de la publication qu'il entreprend. 11 élague tels faits que l'expérience acquise a démontrés fails faux; il corrige, il réforme, telle classification et la refait à son idée ; mais tout ce travail n'approche point de ceint qui a pesé sur l'écrivain qui , le premier, a dû bâtir où il n'y avait qu'un monceau de matériaux informes, hétérogènes, qui a du d'abord déblayer la place, débrouiller le cahos, conserver telle chose, *ller au loin chercher telle autre, qui manquait. Ce que nous en disons n'est pas pour nous faire un mérite des difficultés qu'il nous a fallu vaincre, ayant entrepris l'œuvre, notre devoir nous faisait une obligation de les surmonter ; mais c'est pour que le lecteur ne nous juge pas trop sévèrement, et se montre au contraire disposé à l'indulgence dont nous avouons frandu'inent avoir grand hesoin.
Nous croyons avoir rassemblé tout co qui est digne d'intérêt. On nous reprochera peut-être de n'être pas entré dans assez de détails suc les manipulations. Nous répondons à cette objection que, pour le caoutchouc et le gutta-pereba, nous sommes persuadé, relativement aux objets ordinaires, que tout homme qui aura acheté de la matière pre- Caoutchouc. *