‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'objets en caoutchouc, en guttapercha et en gomme factice suivi de documentsChapitre 60 sur 85 · CHAPITRE Ht · texte numérisé non relu

CHAPITRE Ht

TIS9U3 ET TOILEf! BÏPÉBMÉABLÉS.

Nous.àvons vu dans les chapitres précédents, comment, il l'aide des dissolutions de caoutchouc et de gutta-percha, il est possible de rendre les tissus imperméables ; mais en dehors de ces moyens il en existe encore d'autres. Nous n'avons pas à juger du la préférence à accorder à telle ou fette, nictliodoj à tel ou tel moyen; une opinion individuelle isolée peut être plus ou moins prise eu ro n skié raf ion , mais ne saurait, à nrbins de ridicule prétention de la part de celui qui l'émet, vouloir s'imposer à tout Je monde. Ceux' qui produi- Bentrbnpei uiéiibtlitéit l'aide du caoutchouc prétendent qu'eux seuls atteignent le but'; ceux qui' ont reconrs au gutta ont la même prétention,- ceux oui mêlent à doses diverses les deux'

substances n'hésiteut poiat, cliacun do Kur cotéj à se pxc>

CHiNVRH IMPERMÉABLE. ' 353

clamer les plus parfaits fabricants. En dehors do ces derniers, il se trouve une iulinité d'autres industriels qui, au moyeu de substances anciennement connues, arrivent au\. mêmes résultats et soutiennent que leurs biches hystasaptis, leurs toiles saponaires sont préférables à tout, sont moins lourdes, moins raides, qu'elles sont moins sujettes à se couper, etc., etc. Quiconque voudrait leur prouver que les produits do leurs concurrents sont préférables et même sont simplement aussi bons que lesleurs, perdrait sou temps, ses paroles et ses peines. Si les pièces en main, si l'épreuve convaincante, palpable, qu'on ne peut nier, tourner, éviter, a lieu, le fabricant vous dit: oui, Dubreuil, ou Dubois, fait de bons tissus, des tissus vraiment imperméables, irréprochables ; il en vend beaucoup, il fait fortune ; mais qu'est-ce que cela mu fait à moi? je veux vendre aussi et faire aussi ma fortune s'il est possible : il me faut donc aussi à moi un tissu imperméable. Quand mémo je ferais moins bien, pourvu que je vende !.... Le public est inintelligent ; il se passionne aujourd'hui pour un tel, et sans motif, demain, sans motif également, il se passionnera pour moi : il me faut donc aussi mon tissu imperméable que jo soutiendrai le meilleur de tous, et que ceux qui en auront; acheté, soutiendront, par cette unique raison, le meilleur de tons, etc., etc. On doit se figurer aisément qu'il est impossible de porter un jugement convenable et bien motive sur des prétentions aussi contradictoires. Nous devons donc nous abstenir d'émettre aucun avis et nous renfermer dans la rôle prudent de rapporteur des travaux et des prétentions des antres. Nous suivrons autant que possible l'ordre chronologique.

Brevet d'invention de 15 ans en date du 1G septembre 1836, au sieur Vighàux, à Paris, pour tin procédé propre ù. rendre le chanvre imperméable et applicable àla confection des casques, schakos , bidons , bouteilles, vases de toutes formes, doublésou, non doublés en étain, argent, w ou platine.

En outre du chanvre , on peut employer le lin , le coton , ou toute autre matière fdamentonsc ; mais le chanvre, par sa solidité et l'infériorité de son prix, m'ayant paru préférable, je ne vais m'occuper que de cette matière.

Bastissage.

Coupez le chanvre à- 4 centim. environ de longueur, battez-le et arconnez-lc, soit à l'arçon du chapelier, soit au moyen buteur çmployé pouj Je coton; [oriu^ u>s pièce^

de l'épaisseur et delà dimension que vous .jugerez convenables; placez les pièces sur des feuilles du carton ou superposées l'une sur L'autre, de manié n: à les presser un peu.

Le chanvre ainsi préparé, je vais décrire 10 procédé pour l 'employer à la confection d'un schako.

Prenez une forme eu bois jirjsée en cïpft, parties, .fcmiJla-

confçc-

Ï>1<: aux formes

ayant la forme aptèpeufe du tionner; assemblez-la et placez-la sur un plateau en noir , couvre/, la forme d'une toile claire et légère que vous avez mouillée d'avance; basi.isscz sur celle forme le chanvre en fondes coupées de manière à formel', les nues, des pièces pour faire le pourtour des schakos , d'antres pour former l'impériale, et d'autres pour la lisière, eu leur donnant la forme ùiij convient à leur destination.

Après raoplieation d'une pièce, vous la mondiez avec de l'eau bieji êbandc. , au mnveu d'une, brosse douce, de manière, à l'appliquer parlait 'émeut sur la forme; vous pose/, ensuite une nouvelle pièce sur la précédente en mouillant charpie fois, et ainsi de suite, jusqu'à ce que vous jugiez que le pourtour, l'impériale et la visière du schako sont snllisamirient chaînés de chanvre puur donner il chaque partie la l'urée ivlafive à sa. destinaient.

Les pièces doivent être ébouriffées a leur croisement, pour ne pas l'aire d'inégalités. ', ... , .

Après le baslissage, on presse le chanvre avec la main, après l'aveii- couvî-rf d'une loile, pour eu rapprocher toutes les parties; été/, la tuile, étende/ sur le schako ainsi préparé, de l'appi'él ii° i, au moyeu d'un fort pinceau, de manière à le l'aire pénétrer le plue possible. .

Voyez pour la composition do cet apprôt ainsi que poulies autres, ia fin de ce mémoire.

Pression.

Vous avez line matrice en fonte do fer où de enivre refroidissant l'extérieur du schako.

Cette matrice doit être, divisée en deux parties remues par le haut, au moyen d'un fort cercle en fer se plaçant et s au-

levant à yolonlé, . . . , ... . ■-. , 4 , 11 i^.

Le noyau ou poinçon de la matrice doit être brise en cinq parties, comme là forme de bms quia servi àbastir le

" La matière, chaude à 60 degrés, vous introduisez le schako basti; une fols an fond, vous retirez la forme tlC bois qui supportait le bastissage, ainsi que la toile.

BC feutre.

Vous retirez alors le poinçon, vous enlevez le cercle de la jiiatriçe, qui se sépare en deu\" ; vous replacer la forme de ]>ùis dans le schako aTtisipressé; vous le relirez avec précan^ tLon, et le. faites sécher dans une étuvé à GO degrés pendant viugt-((uàtre heures.

EflBqUe vous surtaillez un peu les hordages. du schako; Vous enduisez la matrice et les pièces avec, de l'apprêt u° ii, pour que le chanvre' n'y adhère pas, et vous faites une deuxième pression à une rliale.ur moitié moindre ijue la première ; faites encore sécher viniit-quatre heures.

Enduisez ensuite le schako, eu dehors et cil dedans, avec les apprêts n 09 i, 2 ou A, étendus d'essence, selon que vous voulez rendre la matière plus ou moins moelleuse [l'apprêt doit êfre noirci avec du Hoir de fumée)j et vous repressez Une troisième fois, soit ù. une chaleur un peu plus élevée que la deuxième, et vous faites sécher Yingt-ipiatre heures. Polissage à l'apprêt.

Le schako élant sec, vous l'humectez avec le même apprêt qrii a servi à l'enduire à la dernière pression, et vous le polissez, soit <l la main, soit au four, avec nue pierre poiice ; vous l'essuyez et vous le faites sécher,

Lo lendemain vous failes ni} deuxième polissage, mais en vous servant d'eau au lieu d'apprêt ; essuyez et Drossez. Meltar/e en couleur.

Délayez du noircie fumée dans l'apprêt n° .1, en, ajoutant, assez dVssence de téréhenfhiiië pour rendre la couleur iitaniahle au pinceau, voiis passez une couche sur l'extrémité du schakb,yous faites sécher h l'étuve; le lendemain, méfiez une deuxième cuiTche, faites sécher; ensuite faites un nouveau polissage à l'eau, et lorsque c'est sec, posez une troisième couche dite gi.ans, composée comme la précédante, en employant, toutul'ois, du noir d'ivoire au lieu de noir de fumée, séchez; le lendemain, nouveau polissage à 'l'eau , ot vernir avec du vernis, gras au copal mélangé avec partie Cgaïe d'apprêt n» 3; faites parfaitement sécher; alors le schako est fini çt n'attend plus que la garniture et les ornements mis eh usage.

On conçoit parfaitement que le procédé est le mente pour

un casqiuo ou pour une cuvette, plat k barbe, etc., que toute la différence consiste dans la forme servant à bastir le chanvre et la matrice pour le presser, et que la forme et la matrice surtout doivent reproduire exactement la forme de l'objet qu'on veut fabriquer.

On charge plus ou moins de chanvre au bastissage^et on emploie de l'apprêt plus ou moins fort, selon que l'on veut produire fort ou léger, dur ou moelleux.

A cet effet, on emploie, selon les cas, les* apprêts n°s 1, 2 ou 3.

On peut également employer toutes les couleurs désirables au lieu de la noire., orner de dessins ou de peintures, à volonté , sur les vernis , par le mémo travail et les mêmes moyens que pour les tôles vernis.

•Doublage en étain, argent, or ou platine.

Ceci s'applique aux bidons, vases, cuvettes, etc., destinés il contenir dus liquides, ou "des" vases destinés à être ornés, car les schakos et les casques n'ont pas besoin d'être doublés.

^"oici la manière de procôdér :

Lorsque ces objets sont apprêtés et polis, et avant de les nieltre en couleur, on forme au tour, sur des maudrins ayant la forme analogue à l'intérieur, des vases à doubler, et au moyen du procédé employé par les fabricants de doublé d'argent, par repoussé ou emboutissage, des doublures en étain lin laminé de la force qu'on désire.

On enduit le coté desthtë à être soudé, au chanvre avec une ou deux couches (b i mordant n" 5, et on fait sécher à l'air durant vinït-quatre heures, ou à une température de 15 a. 20 degrés.

On enduit également l'intérieur du vase à doubler d'une couche de l'encollage imperméable n° 6; ou sèche a. l'air; on place l'étain embouti dans l'intérieur du vase, lequel doit être logé dans la matrice qui a servi a le former, laquelle est échauliéc à 25 ou 30 degrés , et au moyen d'une lisse en ivoire on applique l'étain sur le chanvre; l'apprêt et le mordant se trouvant échauffés, soudent parfaitement l'étain au cliauvre; alors on laisse sécher deux ou trois heures a. l'air, et on donne une pression dans la matrice chauffée à 35 ou ■40 degrés.

L'étain se trouve alors parfaitement appliqué et très-uni; on met le vase au tour; ou brunit l'étain.

Si le vase est ovale, on le met sur un tour ovale.

On comprend que, pour tout vase d'uo,Q l'orme irrégqliire, 1» Win 4oft supvléuf W tour. "

CHAMVRE IMPERMÉABLE.

ApfyMcdÛimt du l'or, (fe PaPgetlt o'ii dû platine.

Le vase, étant doublé d'étain, ainsi qu'il vient d'être expliqué, on enduit fort légère mt n t l'étain avec lu mordant n° 5, et quand il est à moitié séché à l'air, juste au point où il est plus adhérent au toucher, on prend des feuilles d'or battu, d'argent ou de plafiuo au moyen d'un blaireau, et on les applique sur ce mordant, qui les happe aussitôt.

Quand toute la surface de l'étain est couverte par la feuille d'or, d'argent ou de platine, on l'y applique plus parfaitement, avec un blaireau plus fourni, exprès avoir laissé sécher a l'air Jusqu'au lendemain , on donne .une nouvelle pression dans la matrice très-légèrement çhàuii'éo , et ou brunit au tour ou à la main.

Procédé poiïr la confection des bouteilles, flacons, bidons

cymdriquês, tubes, elc.

f.poûr confectionner une bouteille, vous faites tonrner un îjiïton cylindrique en bois % fer ou cqivre, que j'appellerai noyau } de §1 millim, plus long environ que la bouteille; s» partie supérieure doit être de la grosseur de l'ouverture, du goulot de la bouteille,, et se terminer par un. pas de vis; Pautre bout doit être d'un tiers plus mince et être arrondi à son extrémité.

entrant dans un mandrin taraudé ; on y roule depuis la naissance du goulot jusqu'à l'autre extrénùt6, un ruban, de lisière de drap, en montant et descendant, de manière h former une poupée ayant la forme do ta bouteille et des deux tiers de sa capacité, et seulement jusqu'où, finit le corps de la bouteille et où commence le goulot : le restant du bâton no doit pas. avoir de lisière.

On arrête le bout de ce ruban avec un fil que l'on attache ; on enduit r^tfe poupée, au moyen d'une brosse, avec du moellon , dit blanc d'Espagne, délayé <à l'eau et légèrement encollé avec la colle de peau; on fait sécher à l'air; on replace lA poupée sur le tourj et. on l'empatc à. la main, ainsi que font l'es potiers avec une pâte failli avec le nioelion, préparue comme il est dit plus haut, niais plus épaisse. , '

Lorsque la poupée est suUïsumineut chargée, on lui présente, en la faisant tourner, une raclette en fer représentant la moitié du calibre de la bouteille.

. ; Çette .raclette enlève tout le surplus do la pâte, et donne ainsi à la poupée la forme exacte delà, bouteille à construire ; on la fcft sécher $ l'air, ot pour durcir lâ croûte on l'enduit

ensuite avec une eau mélangée d'une quantité suffisante de colle de peau ; on Jisse avec un pinceau en même temps, pour bien unir cette poupée, et réparer les légers défauts qu'elle pourrait avoir contractés en «Séchant.

On coupe une feuille d'étain de telle sorte qu'étant roulée sur lit poupée, elle se croise assez pour que les deux bouts puissent être roulés ensemble, ainsi qu'opèrent ! ,les plombiers quand ils couvrent une terrasse en plomb ou en zinc; on repousse ou emboutit le fond de manière il former comme un bouton au cul de la bouteille. -

On soude ce bouton à l'étain, afin do le rendre propre, pour la suite du travail, à servir de point d'appui à la ptfinte de la poupée du tour.

L'étain ainsi appliqué, on l'enduit de deux couches du mordant n° 5; on fait sécher à l'air; ensuite on roule du chanvre non coupé, mais mis en fonne d'étoupe, autour de la poupée, en mouillant à l'eau chaude au fur et à mesure, et, lorsque l'épaisseur du chanvre a formé une couche assez forte en raison de la grandeur do la bouteille, vous l'enduisez suffisamment, sur le tour, avec l'apprêt n° -i, de manière à le bien pénétrer ; vous lissez fortement à la main en tournant, et ensuite k l'aide d'un lissoir en bois qui, tout en serrant et rapprochant le chanvre, lui fait dégorger l'eau et l'apprêt qu'il a reçus de trop; faites sécher les bouteilles ainsi basties dans la même étuve pendant quarante-huit heures ; enduisez do deux ou trois couches d'apprêt n° 3, délayé d'essence, en les faisant sécher pendant quarante-huit heures chacune à l'étuve; polisse- à l'apprêt, comme il est dit pour les schakos, et procédez de même pour les polissage, mise en couleur et vernissage.

La bouteille ainsi terminée, on retire le noyau, on pince ïe bout de la lisière, qui doit se trouver à l'entrée du goulot, et on la retire entièrement avec la plus grande facilité.

On frappe ensuite la bouteille sur la main, ce qui suffit pour faire casser la croûte de pâte de craie; on la vide et on la lave.

Pour doubler en or, argent ou platine, on en fait l'application sur l'étain en feuille, avant de le rouler sur la poupée, comme il est dit pour les vases.

On le polit et on le brunit avant do le rouler sur la poupée.

Les bidons aplatis sur les côtés, ou comme ceux ayant la forme concave d'un coté et convexe de l'autre, que j'ai soumis à l'administration de la guerre pour être approuvés par elle pour l'usago do la troupe, doivent ctre formas de deujc

CHANVRE IMPERMÉAM-E."

parties que j'appellerai coquilles, formées dans deux matrices différentes, l'une convexe et l'autre concave, disposées de sorte a former un rebord de 7 millim. tout autour, que l'on surtaille a Remporte-pièce.

Ce rebord est aUtiué il former la jointure des deux coquilles, lesquelles, étant doublées, sont soudées l'une contre l'autre au moyeu du mordant n° 5, dont on a enduit les rebords des coquilles, qui, après avoir reçu cet enduit, ont été séchées à moitié à l'air jusqu'à l'instant où il mord le plus.

On presse cette jointure dans un double cercle destiné à cet effet pour bien opérer la réunion.

On peut aussi laisser les doublures dépasser les bords des deux coquilles, et, une fois que ces dernières sont appliquées l'une sur l'autre, les souder à l'étaiu sur la jointure.

On garnit ensuite la tranche des bords des deux coquilles réunies par une couverte d'un mastic fait avec de la craie blanche et de l'apprêt n Q 1, qu'on laisse sécher a l'air.

Pour consolider cette réunion, on borde le rebord de la jointure au moyen d'un ruban de peau de veau enduit de l'encollage imperméable n° 6, ou bien on l'entoure d'un cercle en cuivre qui enferme toute la saillie, et que l'on a préalablement enduit du même encollage.

On procède ensuite au mettage en couleur, au polissage et au vernissage, comme il a été dit plus haut.

On y met ensuite des goulots'et des bouclions soit en métal, sott en bois, et enduits du même encollage imperméable n° 5 ou autre.

Ce procédé s'applique indistinctement à tons les vases que l'on voudrait faire en deux ou plusieurs parties.

Faites bouillir l'huile de lin dans nne chaudière, et, a, l'instant où une goutte d'eau la fait pétiller, ajoutez la litharge et la terre d'ombre, que vous avez préalablement fait calciner dans une poêle; jetez-y également l'ait, en remuant et agitant l'huile, afin de la bieu saturer de l'oxyde et do l'absorbant que vous venez d'y joindre, pour la rendre siccative. ■ *

Continuez la cuisson en maintenant l'huile en, ôbullition, en ayant soin de la remuer do temps en temps, jusqu'à ce.

Apprêts n 03 1, 2 et 3.

Huile de lin pure et de bonna qualité

100 parties.

tirée à clair

Lltharge anglaise. » . .

Terre d'ombre en poudre.

Ail égrené

360 DECXIÈHE pastis;

qu'elle soit parvenue à la consistance d'un Sirop léger, ce que l'on reconnaît en en faisant refroidir quelques Quittes sur un verre ; alors vous en retirez une partie, 'qui formera, l'apprêt n° 1. 1 «

Continuez la cuisson jusqu'à la constance do forte mélasse; alors vous en retirez encore une partie, qui sera l'apprftt du n° 2.

Continuez la cuisson jusqu'à consistance de pate (après rcïroidif sèment sur un verre); éteignez le feu, et, l'huile étant à moitié refroidie, vous y -versez de l'essence rte térébenthine pour la délayer en consistance de sirop, ce qui fait l'apprêt n» 3.

Apprêt n" 4.

Goudron, térébenthine ou tout autre. - ■

Corps résineux. 2 parties.

Apprêts u«» 1, 2 ou 3 •. t a —

Essouco de térébenthine ' , "4 —

On emploie les apprêts n 03 1, 2 ou 3, en raison de la fermeté ou du moelLeus que l'on Veut donner au chanvre.

L'apprêt n° 1 est le plus faible, et l'apprêt n° 3 est le plus fort.

Faites fondre la matière résineuse dans l'apprêt jusqu'à, ébullition; retirez du fou, et versez peu à peu l'essence db térébenthine, en remuant avec une spatule, afin de bien mélanger.

Mordant n° 5 pour le âoiîblage.

Apprêt n° 2 . . 1 parjic.

Vernis gras au copal.'. 1 —

Caoutchouc iilé. . . . ■ 1 J l9 —

Versez l'apprêt et le vernis dans un matras de grès ou de cuivre ; chaulfez jusqu'à 8Q° Itéauinur, ajoutez le caoutchouc en remuant doucement le mélange, et, iorsqu'au moyen de la spatule vous soutirez le caoutchouc dissous, vous retirerez le matras du feu; vous agiterez un peu; vous le couvrirez et -vous le laisserez refroidir.

Si pour vous en servir , il parait fait trop épais, vous l'éleudez un peu avec de l'essence de térébenthine.'

Encollage imperméable n° 6.

Gomme-laque en feuilles 4 parties.

GoiimitW'léim 1 —

Alcool ™ 3:i degrés au moins. . . . quantité supis. , l'iocyz les gommes dans un vase .clos : versez de l'alcool

ÉHAKvto wtPEriMÉAtiLÉ! 561 de manière à mouiller seulement toute la gomme mie tous avez pressée avec la main pour la tasser; couvrez hermétiquement le vase, et laissez reposer vingt-quatre heures dans l'étuve; ensuite agitez bien le mélange, pour en bien lier toutes les parties.

' 6 juin 1836, premier brevet d'addition et de perfectiomementj au sieur Marsdzi de Aguirre.

On peut fabriquer avec le chanvre toute sorte do tubes, cylindres, etc., au tour.

Pour cela, il suffit de placer sur un tour à manivelle un mandrin figurant l'intérieur du tube, cylindre, etc., que l'on veut construire/ et, après l'avoir recouvert de papier mouillé, y rouler du chanvre que l'on mouille au fur et à mesure avec de l'eau.

Lorsque la couche de chanvre est suffisamment forte, en raison do l'objet, on le lisse avec un fermoir que l'on y applique fortement, soit à la main, soit par des vis de pression ; on peut même se servir du cylindre, lorsqu'on désire une forte pression et que la forme des objets le comporte.

On enduit ensuite avec l'apprêt n° 2, on fait sécher à l'étuve, et on procède, pour la suite du travail, ainsi qu'il a été dit pour la fabrication des bouteilles et bidons.

On peut également fabriquer, avec des étoupes de chanvre, des plaques de diverses dimensions, remplaçant avantageusement le cuir dans tous ses emplois, et ce au tour, en recouvrant de chanvre des mandrins d'un diamètre de 65 centim. ou 1 mètre, en le préparant comme il a été dit ci-dessus,, et en le coupant après l'avoir fait sécher à l'étuve.

On passe ensuite entre deux cylindres en fonte bien chauds le chanvre ainsi préparé, pour lui faire subir une dernière pression et pour réduire la plaque à un plan parfaitement horizontal. i

On peut obtenir les mêmes résultats en mouillant â l'eau: bouillante des plaques de fonte enduites à l'apprêt n u 2; on sèche à l'étuve, on presse une seconde fois à chaud le chanvre sec et les plaques de fonte enduites du même apprêt n u 2 ; on sèche de nouveau, on enduit ensuite le chanvre avec l'apprêt mordant n» 7 ci-après désigné, mais, pour cette fois, enduit a la brosse ; on presse une troisième fois, on sèche, et enfin on presse une quatrième fois après avoir enduit avec dQi l'apprêt n° 2 coupé d'essence.

On fait bien sécher, pour ensuite les polir, les mettre en. couleur, et puis ternir si on les destine pour malles, valises, garde-crotte, visières, etc.; on enduit de bitume ou autres

Çaoutchmc, 31

362 DEUXIÈME PftHTlE.

matières résineuses, si on les destine à la couverture des

bâtiments.

Dans ce dernier cas, après les avoir enduites, on peut les saupoudrer de sable chaud on de pondre provenant, de débris de poterie, porcelaine, etc.; et les comprimant au fur et a mesure l'une sur l'autre pour y faire entrer la matière.

Pour fabriquer des pièces de toutes longueurs pouvant couvrir toute une face de bâtiment d'une seule pièce, il faut procéder comme il suit :

On bâtit sur une pièce do toile la ouato de chanvre, en liant une pièce à l'autre, ou on arçonno le chanvre et forme la ouate au moyen d'une machine-Garde à iaiue, qui peut la faire sans tin ; on place, un axe en bois an centre du rouleau do toile, de manière à ce que les deux bouts de l'axe ressentent de 54 à SI milïim. pour pouvoir le placer sur deux fourchettes, afin de le dérouler avec facilité.

On roule la toile an fur et à mesure, en la comprimant le plus fort possible, manutention qui nécessite un tourniquet ; on plonge alors ce rouleau do toile dans nue chaudière d'eau bouillante, ayant la profondeur nécessaire ; ou la relire, au bout d'une demi-heure pour la faire égoutter ; dans cet état, on en déroule un bout, on écarte la toile, et on saisit la pièce de chanvre, qui s'en détache et qui a pris du corps ; on l'introduit soùs un rouleau mobile placé dans une chaudière de grandeur suffisante,

Ce rouleau plonge au tiers ou au quart de sa profondeur, et roule par sus doux bouts, dans deux fourchettes en fer attachées au deux cotes de la chaudière, laquelle est pleine d'apprêt mordant n u 7, cliauffé à-ÏO degrés.

On en fait alors njssoriir ci; bout de pièce de chanvre pour l'engrener entra deux rouleaux légèrement pressés l'un sur l'autre et placés sur un bâti en bois' avec coussinets au-dessus de la chaudière ; on saisit de nouveau le bout de la pièce de chanvre jour la rouler sur un tambour à manivelle.

II résulte'de ceci que la pièce de chanvre, au fur et à mesure que l'on déroule la pièce de toile qui la contient vient s'imbiber d'apprêt mordant dans la chaudière où le rouleau mobile sous lequel elle glisse la fait plonger et vient so dégorger du trop-phin dans 1rs rouleaux placés au-dessous, et arrive ainsi imprégnée et dégorgée sur le tambour, d'où on la déroule ensuite pour l'étendre dans l'étuve, à la manière du papiur à tenture.

Ou laisse sécher suffisamment environ 'vingt-quatre heures, à- une chaleur de 50 à fit) degrés ; après ce temps, on la dit passer dans un l&miapir en fer ou en cuivre chaulle à

Page 1