‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'objets en caoutchouc, en guttapercha et en gomme factice suivi de documentsChapitre 62 sur 85 · CHANVRE IMPERMÉABLE · texte numérisé non relu

CHANVRE IMPERMÉABLE

l'application des moyens de fabrication et dos apprêts que j'ai décrits et qui sont déjà brevetés, ainsi que de ceux que je vais décrire, à ces mêmes matières, disposées à produire des objets analogues à ceux que je fabrique, car j'ai la certitude que, par l'ancienne méthode et sans mes nouveaux apprêts, on ne pourra rien obtenir de satisfaisant.

La suppression, par moi faite, de l'encollage ordinaire, est le point sssentiel qui a assuré la réussite do mes procédés, puisque je l'ai remplacé par des matières qui ne fermentent pas, qui sont élastiques et qui, par leur base presque de carbone pur, sont rendues insensibles aux variations do l'atmosphère.

Je dois ici énoncer que, quant aux Ornements pour décor des maisons, etc., soit à l'extérieur, soit à l'intérieur, on m'a assuré qu'on avait, dans le temps, voulu les exécuter en feutre do matières animales, mais que ces essais n'ont pas réussi à cause des inconvénients attachés au système de fabrication.

Description de ma fabrication et de la composition de mes nouveaux apprêts.

Si j'opère sur le chanvre, le lin, etc., je prends les feuilles tout achevées et telles qu'elles sont décrites dans mes précédents brevets, je les coupe a la grandeur voulue, je les apprête avec l'enduit n° 1 ci-après; je les chauffe à un degré" de chaleur suffisant pour les ramollir; je les suumels a uno première pression dans un moule eu fonte et sous un balancier, ou une tout autre presse, d'une force proportionnée à, l'objet ; je les fais sécher a une température très élevée ; ensuite je les apprête de nouveau avec l'enduit n° 2, et je les pressé en les ramollissant autant de fois qu'il faut pour obtenir une impression nette et un fini de détails plus ou moins avancé suivant l'emploi.

Si j'opère sur les matières animales, je fais marcher seulement les pièces sans les mettre au bassin ; je les mouille avec de l'eau bouillante dans laquelle je fais dissoudre une faible proportion de gomme arabique ou de toute autre gomme analogue ; ensuite je les fais sécher et je les apprête avec l'apprêt mordant indiqué dans mes précédents brevets, et j'opère en tout conformément aux plaques en chanvre.

Lorsque l'estampage est lini, on découpe les 'ornements avec une scie ou un tour, ainsi qu'on le fait pour les cuivres estampés, et on les décoro à volonté.

Apprêt n° 1.

Prenez 75 kilog. de galipot (ou môme arcanson le même

poids).

25 kilog. d'essence.

Faites dissoudre le galipot ou l'arcanson dans une chaudière eo fonte, à une très-douce chaleur.

Ajoutez pou à. pou l'essence, ayant soin de bien remuer. Laissez refroidir.

Tirez au clair et réservez pour l'usage.

Apprêt n» 2.

65 kilog. d'essence apprêt n" t.

20 kilog. d'ocre jaune eu poudre et bien tamisée. 15 kilag. de blanc de plomb; mêlez bien ensemble et réservez pour l'usage.

- Le contenu de ce brevet est très-intéressant. Nous avons essayé quelques-unes des mixtions qui y sont indiquées, le résultat a été conforme h. l'énonciation faite, par M. Yignaux. L'avis de plusieurs fabricants a corroboré le nôtre. Nous ne pouvons donc trop engager le lecteur à prêter une sérieuse attention aux faits qu'il renferme. On trouverait ditOcilement ailleurs des renseignements sur le feutrage du chanvre.

Procédé pour rendre les étoffes imperméables, de M. Hel-

LEWEL DE SALFOItD.

Co procédé consiste à tromper les tissus de coton ou autres substances lilamenteuses, dans un bain préparé à cet effet dans des cuves ou biches d'une grandeur proportionnée à l'importance du travail, et situées convenablement pour que l'on puisse opérer avec facilité et sans interruption.

On sait généralement que ceux des tissus imperméables à l'eau, qui ont été reconnus les meilleurs et qui, par conséquent, ont été plus géuéralement aussi adoptés pour la confection des manteaux, des collets et des surtouts, sont formés de deuxétotics réunies l'une à l'autre par une couche de caoutchouc ou autre substance. Ces tissus imperméables à l'eau interceptent également l'air et sont a la fois incommodes et dangurenx en ce qu'ils ne laissent pas évaporer la transpiration. Le procédé que nous allons décrire a pour objet d'opérer sur un seul tissu^ et d'obtenir a. meilleur marché une

ÉTOFFES IMPERMÉABLES. 367 étoffe imperméable a l'eau, et dont les fibres sont suffisamment ouvertes pour livrer un passage à l'air.

M. Hellewel a suivi le système adopté par les teinturiers pour disposer le bain de ses étoffes, c'est-à-dire qu'il en proportionne la quantité au poids des étoffes sur lesquelles il veut opérer. Le poids d'une étoffe est toujours une donnée plus juste du liquide qu'elle peut absorber, que son étendue qu'il faudrait calculer en raison d'épaisseurs très- variables.

Les ingrédients ci-après, seront suffisants pour saturer des étoffes du poids de cinq cents kilogrammes : Quand les cuves ont été préalablement disposées de manière à contenir les quantités voulues de matières mélangées, on verse dans un large vaisseau environ neuf ceuts litres d'eau, on y jette cent vingt litres d'alun cristallisé, que l'on aura préalablement réduit en poudre, on ajoute quarante kilog. de blanc de Meudon ou craie dégagée de ses impuretés et pulvérisée: dans un moulin. L'addition de cette substance produira une effervescence considérable etdéterminera une nouvelle combinaison cbimique, par suite de laquelle l'acide sulfurique, ■ dont se compose principalement l'alun, sera entièrement détruit, et l'alumine formant le résidu nécessaire restera libre; cette alumine étant dans un état do dissolution et suspendue dans l'eau, le blanc de Meudon et les autres substances inu- . tiles se précipiteront au fond de la cuve ; quand la liqueur est entièrement refroidie, on la décante au moyen d'un siphon, et on laisse tout le sédiment au fond du vase qui a servi à la préparation. Le tissu sur lequel on veut opérer doit être introduit dans des vases d'unè forme convenable et contenant la solution ci-dessus : on les y laisse tremper ou bien on les passe plusieurs fois dans la solution, selon que l'on juge convenable, l'essentiel est que le tissu soitsuflisamment saturé. On pourrait employer l'acétate de plomb pour détruire l'acide sulfurique que contient l'alun; mais cet agent est plus coûteux et oifre, en outre, l'inconvénient de laisser dans la solution une certaine quantité d'acide acétique qui pourrait faire virer plusieurs des couleurs dont les étoffes auraient été teintes.

On porte ensuite le tissu dans un vase contenant un mélange d'eau et de savon ordinaire, dans la proportion de un kilog. et demi de savon et soixante litres d'eau pour vingtcinq kilog. de tissu; ces proportions peuvent varier en plus ou moins selon la nature de l'étoffe sur laqaelle on opère. On peut dissoudre le savon en faisant bouillir l'eau, ou bien le couper en morceaux et verser de l'eau bouillante dessus; (juand (a chaleur/ de ce bain est descendu^ a, epvj,roa trente-

huit degrés centigrades, on y passe rapidement le tissii dé la manière la plus convenable. Cette partie de l'opération a pour objet de fortifier les qualités répulsives de l'étoffe qui a été saturée et do fixer l'alumine quelle a absorbée. Pour nettoyer cette ôtoti'o qui est maintenant imperméable àl'eaui et pour la dégager de toute impureté et matière étrangère dont ellea pu s'emparer pendant la préparation qui précède, on la passe avec soin dans une eau pure et ou la mot sécher pour lui donner ensuite le fini en la calandrant à la manière ordinaire.

La laine, la soie, le lin ou autres substances filamenteuses peuvent être soumises au même traitement.

Toiles à tableaux imperméables, par MM. Vallée et Boun- ■ niche, à Paris.

Matières employées et quantité proportionnelle.

Caoutchouc liquéfié 61 s*. 18

Vernis gras au copal , 15 . 29

Essence pure de lavande 15 . 29

Térébenthine de Venise,- 30 . 59

Céruse pure. 1 kilog.

Huile de lin épurée 1 —

Ces différentes matières s'appliquent successivement à des intervalles rapprochés; les toiles ainsi préparées sont ensuite placées de manière à recevoir un courant d'air, pour que les deux faces puissent sécher.

Les principaux avantages qui résultent de ce modo de ptvp.u'aliuii sont, d'empêcher les tableaux deVecuiller, de pouvoir se rouler avec facilité et. d'être transportés sans danger en temps de pluie, de pouvoir être placés dans des endroits humides, notamment dans les églises, et de conserver aux peintures leur durée.

Composition pour rendre le cuir imperméable, de M. Flectwood, de Dublin.

Ayant reconnu que toutes les huiles animales employées dans la préparation des cuirs contribuent à leur destruction (au lieu de servir Ji leur conservation) par la prompto putréfaction dont elles sont susceptibles, et en outre, que ces huiles ne donnent au cuir aucune imperméabilité contre l'humidité.

Enfin j M, Flectwood ayant reconnu qu'a y a un grand

cunt nrratuÉABLE.

avantage à substituer aux substances animales les substances végétales, surtout lorsque ces dernières ont reçu des perfectionnements chimiques, indique la prescription qui suit :

On fait dissoudre dans vingt gallons d'esprit de térébenthine (environ quatre-vingt-dix pintes de Paris) dix livres de gomme indienne (caoutchouc) coupée en petits morceaux. Le vaisseau ne doit être rempli qu'à moitié. On chauffe au bain-marie jusqu'à ce que la dissolution soit opérée.

On fait ensuite la même opération avec cent cinquante livres de la même gomme et cent gallons (cent vingt-cinq pintes) d'esprit de térébenthine. On y ajoute vingt livres do poix de Bourgogne et dix livres de gomme de juniperus lycia (Linné).

Lorsque ces deux mélanges sont entièrement froids, on y ajoute en les mêlant, dix gallons (quarante-deux pintes et demie) de vernis copal, et après avoir opéré la mixtion, on verse peu à peu cent gallons {quatre cent cinquante pintes dïto) d'eau de chaux. Le mélange doit durer six ou huit heures pendant lesquelles on remue le tout avec la plus grande force.

II est à observer qu'on doit remuer de même cette composition lorsqu'on vent la mettre en bouteille.

Pour donner au cuir un beau vernis noir, on ajoute vingt livres du plus beau noir de fumée, qu'on délaie dans vingt gallons (quatre-vingt-dix pintes dito) d'esprit de térébenthine avant de les jeter dans la composition.

On l'applique sur le cuir avec une grosse brosse de peintre, en frottant fortement pour la faire entrer dans les pores; lo cuir, ainsi préparé, est imperméable a. l'eau, il devient trèsdoux, très-souple.

Manière de remplacer le cuir par la toile.

Pour les matières qu'on veut conserver flexibles, la composition se fait avec les substances suivantes :

Colle de poisson ordinaire 4 parties.

Huile de lin bouillie 2 —

Noir de fumée i/ 2 —

Blanc de céruse en poudre très-line. . 1 —

Terre à pipe 1 — .

On fait fondre et on mêle bien ces matières sur le feu, dans un vaisseau rempli seulement à moitié.

On fait fondre d'abord la colle de poisson, on y ajoute l'huile peu à peu, le noir de fumée vient ensuite et après lui

le blanc de céruse, la terre à pipe, Lorsque la composition

370 deuxième; partie.

est parfaitement mêlée, elle est propre à l'usage qu'on veut

en faire, elle n'exige aucune cuisson.

Manière de l'employer.

On 6tcnd la toilette, sur des perches ou sur un châssis, ensuite, avec une lame ou spatule, on y applique également et doucement un certain nombre de couches légères, de la composition, en observant que la dernière doit toujours être parfaitement sèche avant qu'une autre lui succède; on les multiplie autant qu'on le veut.

L'étoffe ainsi encollée ressemble au cuir verni. On recommande de la tailler ou de la coudre suivant l'objet et dans la dimension qui lui convient avant d'appliquer la composition et de le passer entre deux cylindres, pour la rendre tout-a-faii douce et unie.

On peut lui donner un. vernis mêlé de couleur; on le rend luisant avec la brosse.

Si on emploie ces étoffes à couvrir des impériales de voitures ou à tel autre usage qui exi^é des matières fortes, épaisses, on peut augmenter à volonté les proportions de l'huile, du blanc de céruse et de terre à pipe.

Pour donner le poli à ce cuir factice, on peut employer la pierre ponce, le tripoli, le crocus martis (vitriol vert qui a été brûlé), etc. *

M. Thomas Hancock a pris aussi un brevet pour le mémo objet, et sa manière est encore plus simple : il carde de la filasse, de la laine, du coton, etc., ou plutôt il les feutre dans l'eau, et il les passe ensuite entre cylindres pour les unir mieux; il applique la gomme sur cette préparation. Brevet d'invention de 15 ans, en date du 1 er septembre 1837, ait sieur BECKEn-DËVitMNE et Compagnie, -a Paris, pour des procédés propres à rendre les étoffes imperméables.

Jusqu'ici on n'a trouvé d'autre moyen de rendre les étoffes et lissus imperméables qu'en employant les substances qui font les toiles cirées, ou bien une dissolution de caoutchouc.

Les produits ainsi obtenus avaient pour inconvénient d'arrêter la transpiration ou de donner aux habits une odeur des plus désagréables.

On a aussi présenté, assez nouvellement, un procédé qui indique comme base l'alun, le savon, la colle de poisson, la céruse, Vcau-de-vie ; il n'y a rien de nouveau, puisque ces substances se trouvent indiquées dans le Bulletin de la Société d'encou-

ÉTOFFES IHPERM&ABtES. , 371

ragement, le Traite de M. Thénard, et autres ouvrages de savants français et étrangers.

Ces substances, d'ailleurs, ont pour inconvénient de rendre le drap sec, cassant et poudreux, et de ne pas assez s'incorporer au dru» pour l'imperméabilité durable.

Le procédé noaveau repose sur le principe d'uni ployer comme base des corps gras, ce qui fait que l'apprêt dure indéfiniment et donne au drap un moelleux qui ajoute beaucoup à ses qualités premières.

Les étoiles sont aussi sans la moidre odeur.

Yoici les substances employées :

Eau douce 11 litres.

<* „ Blanc de baleine 60 grain.

Graine de lin. 60 — Décoction de colimaçons (nombre employé, 200) 1 litre.

Colle d'esturgeon. . GO gram.

Alun .183 —

Chacune de ces substances doit être dissoute, à part, dans uua pailie d'eau qu'on laisse bouillir jusqu'à, parfaite dissolution , on les mélange ensuite en les passant, préalablement, au tamis.

Dans ce mélange, on trompe les tissus, étoiles et papiers de manière à ce qu'ils soient bien imprégnés, puis on fait sécher et décatir par les procédés ordinaires. 1er septembre 1837, -premier brevet d'addition et de perfectionnement.

.' Des expériences, nombreuses ont, conduit a- de notables

améliorations dans le système du- brevet, primitif.

Ces améliorations sont de deux sortes, elles consistent.: l u Dans une combinaison do substances employées soit

conjointement, soit en remplacement de quelques-unes des

substances précédemment indiquées ; 2° Dans l'emploi d'une machine dpnt. .te description va

suivre.

. Kous pouvons remplacer le blanc de baleine par l'acide sléarique, l'aride margarique et la cire.

„ Les autres substances sont cellesindiquëea dans la demande de brevet.

Nous pouvons employer l;acido sléarique, l'acide margarique et cire, conjointement avec le blanc de baleine, etdanB des proportions qui seront ci-apres indiquées.

DEUXIÈME PAttïlË.

Opération.

Dans le cas où l'on mélange les nouvelles substances, avec le blanc de baleine, on fait dissoudre h chaud 100 grammes d'acide stéarique, d'acide margarique ou de cire dans 17 degrés ulealiLiiélriques de soude caustique; on ajoute 100 grammes du blauc de baleine, et on fait bouillir jusqu'à combinaison.

On alcalise, avec quantité suffisante d'ammoniaque, le mélange de dissolution de colle et de décoction de graine de lin.

Lcsdites dissolutions conservent les proportions indiquées dans le brevet.

On ajoute le savon doublé d'acide stéarique, d'acide margarique ou de cire et du blanc de baleine, on mélange bien le tout, que l'on verse dans la chaudière qui fait partie de la machine, et que l'on remue au moyen de l'agitateur placé au fond du récipient.

Lorsque la liqueur est ainsi préparée, on y fait passer les étoffes qu'on laisse fortement s'imbiber, en ne donnant qu'un faible mouvement aux rouleaux ; ces rouleaux enlèvent aux draps l'excédant de liqueur.

Lorsque la pièce d'étoffe est passée, on retire la première liqueur et on la remplace par une dissolution saturée d'alun à froid, dans laquelle on fait passer également l'étoffe.

Cette opération est suivie du brossage.

Après cela, on fait sécher l'étoffe, on la nettoie et on lui donne son apprêt ordinaire.

Quand on emploie l'acide stéarique, l'acide margarique, ou la cire sans blanc de baleine, on se conforme, pour les quantités, à celles indiquées dans le brevet pour le blanc de baleine.

La machine servant à donner l'apprêt hydrofuge aux étoffes, se compose :'

' 1° D'une chaudière' oblongue chauffée au bain-marte, avec un agitateur au-dedans ;

2° Do deux rouleaux placés au-dessus de la chaudière, qui reçoit ainsi l'excédant de la liqueur dont l'étoffe est imprégnée ;

3° D'un système de brosses circulaires roulant en sens divers, pour coucher le poil des draps ;

4° D'un rouleau placé derrière les brosses, pour enrouler les étoffes.

Dessins.

Pl. i. lig. 150, élévation de l'ensemble de la machine,

ÉTOFFES IMPERMÉABLES. 373 Fig. 151, coupe verticale prise sur la longueur de la machine.

Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans les deux figures.

a, rouleaux presseurs çn bois, couverts d'étoffe.

6, rouleau sur lequel a été enroulée l'étoffe que l'on veut apprêter.

b', rouleau qui reçoit l'étoffe qui a subi l'apprêt.

Cj agitateur tournant librement sur uu axe reçu dans deux trous pratiqués aux deux bras d.

Cet agitateur sert il la fois à maintenir l'étoffe au fond de la chaudière, et à agiter constamment le mélange.

à, bras glissant dans une coulisse d, fixée à chaque extrémité de la chaudière.

■ Ces bras, qui portent l'agitateur, sont maintenus à la hauteur Convenable au moyen de clavettes.

e, chaudière intérieure recevant l'action du feu, et formant le bain marie.

g, rouleaux garnis de brosses qui brossent l'étoffe quand elle a quitté les rouleaux presseurs.

Aj foyer servant a chaulfer le bain-marie.

i, grilles du foyer.

f, cendrier.

k, étoffe délivrée parle rouleau h } passée sous l'agi tuteur c, pressée, pour extraire le liquide surabondant, par les rouleaux presseurs a, brossée par les cylindres g } et venant s'enrouler sur le rouleau b'.

, : m, manivelle adaptée sur l'axe du rouleau a, et servant à lui imprimer un mouvement de rotation a 3'aido du moteur employé.

n, bras couches et mobiles à velouté, percés do trous, qui servent de coussinets à l'axe des 'rouleaux g.

On peut élever et abaisser à volonté ces bras, pour varier l'action des brosses.

o, massif en maçonnerie.

j), tube servant a remplacer, au besoin, le bain-marie.

q, indicateur du niveau, d'eau daDS le bain-marie.

Des engrenages convenablement disposés, ou des cour- . roies avec des poulies, servent il imprimer aux rouleaux b' g le mouvement nécessaire, en l'empruntant au mouvement que reçoit le rouleau ù du moteur employé.

Quant à l'agitateur, il est entraîné par la' course de l'étoffe eUe-môme.

Caoutchouc,

DEUXIÈME PAÏtTlE.'

27 mars 1838, deuxième brevet d'addition et âé 'perfectionnement.

Au lieu d'employer le bain d'alun séparément, et après le bain savonneux, on peut opérer comme suit :

On mélange bien ensemble, et dans l'ordre suivant, la décoction de graine de lin, la dissolution de colle animale, la dissolution savonneuse, et la dissolution d'alun, en évitant de chauffer le tout au-delà de 30 à 40 degrés centigrades, et on y plonge les étoiles, qui se trouvent ainsi rendues imperméables eu une seule opération.

L'expérience a prouvé qu'on rendait l'immersion plus permanente en y ajoutant un léger excès d'acide sulfurique avant d'y plonger les étoffes.

Les étoffes ainsi préparées sont lavées à l'eau, et ensuite apprêtées comme de coutume. •

Lorsqu'on ne tient pas à avoir des draps et étoffes imperméables qui laissent passer librement l'air et la transpiration, on peut remplacer la graine de lin par la fécule do pomme de terre, en employant les autres substances' indiquées par le brevet d'invention.

29 septembre 1810, troisième brevet d'addition et de perfectionnement.

La présente addition consiste à ajouter, pour l'imperméabilité des étoiles, aux matières indiquées dans les précédente brevets, des ingrédients nouveaux, et de plus à appliquer h}» procédé hydrofuge aux rouleaux des imprimeurs. •

Les ingrédients sont les suivants :

10 grammes de gomme-laque en poudre, que Ton fait dissoudre dans 30 grammes d'alcool.

15 grammes de racine de guimauve, que l'on a fait macérer a chaud daus une quantité convenable d'eau ; on passe la décoction au tamis de soie; on verse dans cette solution 25 grammes de saponaire et 5 grammes de savon médical; on passe encore au tamis de soie} ou ajoute 5 grammes de cire vierge ; on met le tout en ébullition, on le môle avec les ingrédients indiqués aux précédents brevets, et on apprête les étoffes de la manière qui y est décrite.

On rend bydrofuges les rouleaux d'imprimerie en les composant de la manière suivante :

Gélatine de Givet 250 grain.

Saponaire 25 —

■ Mélasse. 250

Blanc do baleine 175 grara.

Colle d'esturgeon 175 —

Racine de guimauve pulvérisés. . . 25 — Les rouleaux d'imprimerie ainsi fabriqués ont l'avantage de ne pas laisser pénétrer l'humidité, et de se conserver beaucoup plus longtemps souples et élastiques.

Brevet d'invention de 10 ans, en date du 9 octobre 1839, aux sieurs Thibout de La Fkesnaye et L'Aubé, à Falaise, jwur un procédé propre à rendre les tissus imperméa-

Pour l'application de ce procédé, trois objets sont nécessaires :

1° Une table de bois de hêtre, relevée au centre dans toute sa longueur ;

- 2° Une double potence munie de trois cylindres mobiles juxtaposés longitudinalement - 3° Un séchoir ordinaire. -"

D'abord le tissu étendu sur la table est étiré dans tous les sens au moyen de poids latéraux, afin de donner à ses interstices toute leur étendue; il reçoit la préparation au moyea d'une brosse à longues soies, aussi également qu'il est possible.

Pour compléter l'imbibition, le tissu est ensuite pressé entre les cylindres supérieur et inférieur, mis en jeu par une manivelle, après quoi on le porte sur des pcrclies horizontales placées dans toute la longueur du séchoir.

Le même procédé est renouvelé une seconde, une troisième fois jusqu'à ce que tons les pores soient fermés; on procède enfin au séchage définitif.

Préparation.

Pour obtenir la viscinc, il est indispensable de choisir la meilleure qualité de glu possible, et préfémblemunt celle do couleur jaune. On la lave à l'eau bouillante légèrement alcaline, pour en séparer le mucilage, l'acide acétique, la matière extractive, etc.; ensuite on la baigne dans l'eau chlorurée, jusqu'à ce qu'elle ait acquis la blancheur et la consistance nécessaires.

Alors, mêlée avec moitié de son poids d'essence de térébenthine rectifiée, elle est soumise à l'action du feu, dans un vase de terre vernissé.

Bientôt dissoute, elle est pressée dans un tamis, afin de la débarrasser des corps étrangers qu'elle peut encore conte-

nir, et après qu'on y a mêlé nu peu d'essence, elle est presséo de nouveau, mais dans un tamis plus lin.

Le résultat de ces diverses opérations est une licpieur presque incolore, qui n'est autre chose que la viscine ellemême. , %

, Quant au caoutchouc, il est d'abord soumis pendant une demi-heure à l'action de l'eau bouillante pour l'amollir, ensuite il est coupé en petits morceaux et frotté avec les mains dans un bain d'eau, pour le nettoyer exactement.

En cet état, il est plongé dans l'eau chlorurée jusqu'à ce (pie la partie colorante ait entièrement disparu.

Lorsqu'il est sec, il est disposé dans un vase de grès vernissé, avec le double de son poids d'huile essentielle reeti-. liée de térébenthine jusqu'il tuméfaction.'.

Lorsque la tuméfaction est accomplie, le vase dans, lequel on a versé de nouveau 1 kjlog. de la même huile essentielle pour 500 grammes de caoutchouc, est soumis au bain de sable ordinaire. . - , , .. - ;

La dissolution accomplie, la liqueur est passée au tamis de crin à mailles un peu serrées, et ce qui reste sur le tamis subit une seconde opération.

Le mélange du caoutchouc et de la viscine s'opère ainsi ; deux parties de l'un et. une partie de l'autre sont exposéeset agitées sur le feu, dans un vase de grès vernissé, jusqu'à ce que la mixtion soit complète.

C'est donc à la viscine que le caoutchouc emprunte tout à la. fois et son extensibilité, sa ténacité et sa grande facilité, do pénétration.

Les tissus enduits de ce mélange ue conservent aucune odeur lorsqu'ils sont bien secs. Ce degré de perfection ne s'obtient qu'après quelques jours et par un temps sec.

Les mêmes procédés ont été appliqués au bois, c'est-à-dire que des pièces de charpente ou de menuiserie enduites du mélange de earmtelionc et de viscine résistent mieux et plus longtemps à l'humidité que d'autres couvertes de peinture.

Brevet d'invention de 15 ans, en date du 31 décembre lSli, au sieur Becker (Jean-Pierre), A Paris, pour un pro~ (luit qui rend les étoffes imperméables.

Composition a employer pour rendre imperméabîeslïmèires de drap.

Eau. , . , , , 12 litres.!

Graine de Un 93 gram.

Huile de coco 93 —

ÏISSUS IMPERMÉABLES.

Beurre de cacao. . . .

Gomme de résine élémi. ".

Gelée ou gélatine du veau.

Alun

64 gram.

Vingt-quatre heures à l'avance, on opère le mélange, et l'on procède, dans un vase de terre vernissée, a la fusion de l'huile de coco, du beurre de cacao et de la résine élémi; après la fusion de ce mélange, on en opère, au moyen d'un filtre, la clarilication.

On fait bouillir, dans 3 litres d'eau, pendant environ 4 minutes, la graine de lin, et oh la passe ensuite à travers uu tamis.

Après la clarification de l'huile de coco, du beurre de cacao et de la résine élémi, on mélange avec ces diverses substances les extraits de graine de lin et de -gélatine, auxquels on ajoute alors 217 grammes d'alun préalablement fondu.

On commence par bien agiter le mélange, on y trempe,^ ensuite le drap une seule fois, on le retire et onl'étend sur une coedo a l'eifet de laisser échapper l'excédant du liquide absorbe par l'étoffe. Au bout de dix minutes, on passe le drap dans l'eau de puits. Cette opération a pour but de faire adhérer lesdiles substances au drap. Après Je séchage complet, on procède il l'opération du décatissage, et alors le drap est en état d'être employé.

Il est facile de reconnaître, d'après ce qui précède, que les matières qui composent l'apprôt n'ont pas asseï d'allinité avec l'eau pour vaincre l'adhérence qu'ont entre elles les molécules de ce fluide, en sorte qu'il ne peut passer à travers ces toiles percées cependant d'une infinité de trous assez grands; que c'est en détruisant, ou au moins en diminuant' beaucoup l'attraction des Cbres capillaires qui favorisent le passage de l'eau et des autres liquides dans les tissus ordinaires, que l'apprêt empêche le Uuide de pénétrer les étoffes ainsi préparées.

L'apprêt donné aux étoffes par cette composition ne leur enlève ni leur souplesse ni leur moelleux, et n'altère nullement leur couleur.

Quant à la solidité des étoffes ainsi préparées, elles doivent durer plus longtemps, car, ne retenant pas l'humidité comme les étoffes ordinaires, elles ne sont pas sujettes à se pourrir.

Elles peuvent servir à la confection des manteaux, redingotes, pantalons, capotes, à celle des tentes, -couvertures de >oitures, etc.

M' ,. 'Îbuxième partie.

Préparation des tissus imperméables, de Fehlinc.

r Pour préparer les toiles imperméables à l'air et a l'eau sans qu'elles, perdent leur flexibilité, le professeur de Stuttgard avait conseillé de les plonger dans un mélange composé de 80 gçammes d'alun et 16 grammes d'acétate de plomb, qu'on l'ait dissoudre et qu'on laisse reposer. On fait débouillir les toiles dans cotte dissolution; puis on lcsplenge dans une dissolution de '3% grammes de gélatine , 8 grammes do gomme arabique et 16 grammes de colle de poisson. • M. du Leiden, qui a eu'occasion de l'aire des applications en grand de ce procédé, assure qu'il ne lui a pas fourni des résultats -entièrement satisfaisants, et "que les toiles qui ont été ainsi préparées ne remplissaient pas toutes les conditions qu'on doit rechercher dans ces sortes de préparations et, entre autres, avaient perdu toute leur flexibilité. En conséquence .il a fait quelques essais qui l'ont conduit à plonger les toiles préparées à l'uliKi et l'acétate de plomb, par le procédé du professeur Fehling, dans un mélange de 16 grammes chjsavou d'Espagne et 64 grammes d'essence de térébenthine, à sécher à l'air, puis, trois jours plus tard, à les faire bouillir dans une solution consistant en 8 grammes de caoutchouc, dissous dans 64 grammes d'essence de térébenthine et à laquelle on ajoute 64 grammes d'huilu d'olive, puis à faire sécher à l'air libre.

Ce traitement a, suivant le rapport de la Société d'encouragement du grand-duché de Hesse, parfaitement réussi : les toiles non-seulement sont devenues imperméables à l'air et k l'eau ; mais de plus elles ont conservé la douceur, la flexibilité et l'élasticité qu'elles possédaient auparavant et à l'état naturel.'

Brevet d'invention {patente anglaise du 20 janvier 1846), 19 août 1846, au sieur BuiuiE, de Tottemham, pour des {issus imperméables.

Un tissu quelconque est enroulé sur un cylindre. Sur titt cylindre, en regard, est également enroulée une même longueur de toile de Clark, qui est produite avec des filaments de laine ou do coton unis par du caoutchouc. Ces doui nappes-, passant sur les cylindres qui déposent sur elles une dissolution du caoutchouc, viennent se coller l'une sur l'autre, pour ne former qu'un même tissu. L'adhérence est rendiio parl'aite par une pression faite entre des cylindros. En appliquant encore une couche de caoutchouc sur la toile, on obtient un tissu, entièrement imperméable.

TISSAS 1KPERHE ABLES . 379 On peut employer du papier au lieu du premier tissu. On peut également couvrir la surface d'une dissolution de caoutchouc renfermant de la poudre métallique pour les besoins de l'ornementation.

Brevet d'invention de 15 ans, en date du 7 septembre 1816, aux sieurs Mascot et Mutin, à Paris, pour un liquide propre à rendre les tissus imperméables.

Ce liquide, qui peut remplacer l'huile dans la peinture de bâtiments ainsi que le mordant de velouté des papiers peints; rend aussi imperméables les papiers et les toiles.

Il se compose de borax ou de potasse qu'on mélange avec de la gemme-laque ; le mélange est jeté dans de l'eau et chauffé.

Dans un certificat d'addition, en date du 20 avril 1847, l'inventeur indique les proportions les plus convenables à employer, lorsqu'il s'agit du papier propre au paquetage.

Gomme-laque .1 kilog.

Set de soude 66 gram.

Sel de potasse. ........ 33 —

Eau l"ii.25

Au lieu des sels de soude et do potasse, on poutmottre du borax.

On peut colorer le liquide en introduisant dans la chaudière les couleurs convenables.

Brevet d'invention de 15 ans, en date du 24 décembre 1846, au sieur BrbtnacseRj à Boulay {Moselle), pour une toile vernie.

Elle est tissée avec des fils quelconques; pour la préparer, on l'étend sur un cadre, on l'enduit de plusieurs douches d'un apprêt composé d'huile de lin et de caoutchouc; l'on colle ensemble deux morceaux ainsi préparés, et on met ce double tissu dans des étuves; on passe encore une couche du mémo apprêt ; enfin on passe une couche d'huile de lin et de noir d'ivoire, et on linit par un vernis composé d'huile de lin et do bleu de Berlin.

Brevet d'invention de 15 ans, en date du 23 novembre 1847, au sieur Roche, «■ Lyon, pour un apprêt des tissus.

L'inventeur applique à cet apprêt le blanc de baleine. On enduit un rouleau de cette substance, et on passe le rouleau

sur la pièce a. apprêter. Pour l'appliquer uniformément, on

passe sur l'étoffe un cylindre de métal assez chaud pour liquéfier le blase de baleine.

Les étoiles, ainsi préparées, deviennent imperméables.

Dans un certificat d'addition, en date au 16 décembre 1847, l'inventeur étend, à l'apprêt des cuirs, des papiers, des cordages, des bois, l'application du blanc de baleine.

Brevet d'invention de 15 ans , en data du 11 décembre 1847, au sieur Magmast, à Paris, pour des tissus imperméables.'

Il s'agît particulièrement du traitement des toiles imperméables employées pour couvertures d'objets, bâches, emballages, et connues sous le nom de toiles grasses.

Ces toiles, soit qu'on les roule, soit qu'on les ploie, présentent une adhérence qui est. souvent un inconvénient, et qui limite leur emploi.

L'inventeur couvre ses toiles d'une pite sirupeuse que l'on fait avec de la colle mêlée à un oxyde convenable ou à du blanc de Meudon ou à des -ocras.

Dissolution de la gomme-laque, et tissus imperméables, de

M. No RM AND Y.

M. A.-L. de Normandy a pris récemment un brevet pour deux méthodes pour dissoudre de la gomme-laque, dont l'une au moins paraît nouvelle , et pour rendre les tissus imperméuljlus au moyen de cette dissolution.

Suivant la première de ces méthodes, la laque en écaille, en grain ou en bâton, est d'abord dissoute dans une solution aqueuse d'alcali, en ajoutant à chaque 100 kilog. de laque 1,000 litres d'eau, dans laquelle on a dissous 40 Kilog. environ du potasse, chautlant à l'ébullition et jusqu'à ce que la laque soit dissoute. Celte dissolution opérée, on liltre à iravers une toile, puis on sature l'alcali par un excès d'acide, soit suli'ui'ique ou azotique, soit chlorhych'ique, oxalique, etc. La laque se sépare sons forme d'une niasse semi-visqueuse et molie. Cette masse est fondue sur le feu et étendue sur l'objet qu'on veut rendre imperméable, ou employée pour coller ensemble les tissus, le bois, la pierre.

Une seconde méthode consiste à verser sur la laquo une certaine quantité d'huile de pomme de terre ou hydrate do proloxydc d'ormylic des chimistes, qui dissout complètement cette substance. La quantité de cette huile dépend du degré de liquidité qu'on désire.

On peut, pour rendre les tissus imperméables, se servir de la masse plastique ci-dessus, soi$ seule, soit dissoute, dans

ÉTOFFES IWPEKHÊAËLES. 3&1

l'huile de pomme de terre, on de la laque dissoute directement dans cette huile. Mais il vaut mieux faire usage de la masse plastique qui conserve plus d'élasticité et de souplesse. Cette masse est aussi soluble dans l'alcool et le naphte.

Voici un relevé des recettes et procédés fait dans les brevets d'invention et publications industrielles.

Procédé pour rendre les étoffes imperméables, de M. Mustom (Paul), d'Amsterdam.

Sur 5 kilog. d'alun calciné en poudre ou autrement, ou môme d'alun commun, et la même quantité de sucre de plomb, on ajoute 500, litres d'eau douce froide, ou la quantité ci-dessus d'alun et sucre do plomb peut être dis-*soute dans 10, 20 ou plus litres d'eau chaude douce, et mêlée ensuite dans le restant de la quantité d'eau froide, après que la dissolution en sera complète.

Un demi-kilogramme de colle do poisson, sera dissous clans de i'eau chaudo douce.

Ces deux solutions seront mêlées ensemble dans un grand réservoir ou autre vase propru à cette opération, et après avoir reposé dans ce vase environ douze heures, la partie claire, sans couleur, de ce fluide, sera soutirée avec attention dans un autre réservoir, laissant dans le premier vase tout ce qui a été précipité au fond. Ce liquide , ainsi épuré , est prêt à titre, employé ; on peut en emplir les bassius ou bains qui doivent servir à rendre les objets imporméablcs.

Cette opération se fait par le moyen de l'immersion des objets dans le liquide, en les laissant tremper environ douze heures, suivant les articles plus ou moins épais , demandant plus ou moins de temps pour leur saturation complète. , 11 faut faire attention que des draps de différentes couleurs ne soient pas mis en. même temps dans le môme réservoir, parce qu'ils pourraient être plus ou moins gâtés par la décharge debelies couleurs qui ne seraient pas solides.

La môme solution peut servir deux fois et môme davantage lorsqu'on l'emploie pour des draps ou tissus de la même couleur.

Après que le drap aura été bien saturé dans la solution pendant environ douze heures, il faudra le retirer pour le laisser écouler en le pendant au-dessus des réservoirs dans lesquels l'opération s'est faite, et avant qu'il soit bien séché, il faudra le brosser avec soin pour enlever les particules do la solution qui pourraient par hasard y adhérer..

Quand le drap est parfaitement sec, il doit ôtre brossé de nouveau et ensuite pressé, ayant sur sa surface une toile en lin humectée dans la solution. .

Pour rendre le papier de toutes qualités imperméable ?l l'eau, on emploie la solution dans la pâte au lieu de l'eau simple.

Autre procédé propre à rendre les étoffes imperméables , par MM. Gillet et MohkibBj à-Marseille.

On mêle bien les deux substances, et après avoir étendu le drap ou autre étoffe sur une table par des moyens connus, on l'enduit avec une brosse de la préparation et on laisse sécher.

On peut donner plus ou moins d'épaisseur à la couche en renouvelant l'opération plusieurs fois, ayant soin de laisser bien sécher chaque couche avant d'en étendre une nouvelle.

Si le côté non enduit se trouvait taché , il faudrait le nettoyer avec de l'alcool.

Etoffes imperméables de MM. Ayieny-Flory, Baïol et Ljvoreks , à Paris,

On a vainement tenté les moyens d'imperméabiliser les étoffes et tissus , quelle que soit leur substance, laine, coton, lil, soie, velours, etc. Les procédés essayés n'ont jamais procuré un résultat complet. Si l'imperméabilité était obtenue, elle était telle que l'air ou les fluides élastiques ne pouvaient traverser l'étoffe ou le tissu , d'où résultait le grave inconvénient, sous le rapport hygiénique, de provoquer a la transpiration et de la conserver sur le corps : telles sont les étoffes dites à la Macintosh. Si, au contraire, avec l'imperméabilité à l'eau , on obtenait le passage de l'air ou des fluides élastiques , ce n'était qu'au détriment de l'étoffe, qui .perdait de son éclat, de son lustre, de sa souplesse, de sa qualité. D'autres fois le tissu imperméabilisé répandait une odeur repoussante, par l'usage des agents chimiques employés, tels que le caoutchouc en dissolution.

Pénétrés de tous ces inconvénients, nous avons cherché à les faire entièrement disparaître; nous y sommes complètement parvenus.

Notre procédé s'applique à toutes les étoffes de laine, do coton, de fil, même de soie. Le tissu imperméabilisé n'a aucune espèce d'odeur ; ii conserve toute son élasticité, toute <sa souplesse, tout son brillant. L'imperméabilisation est ïd>

Préparation.

Caoutchouc fondu dans l'essence de térébenthine

Alumine

100 gram.

ÊTOFfES PELUCHES IMPERMÉABLES. 383

possible à reconnaître, soit à l'œil, soit au toucher, soit à l'odorat; clic résiste parfaitement au lavage, et l'on pourrait presque dire qu'elle ne peut être détruite que par l'usure même, à laquelle rien ne résiste.

Le procédé consiste a tremper les étoffes ou tissus dans un bain préparé de la manière suivante : on verse dans une large cuve environ 1,100 litres d'eau; on y jette ensuite 100 kilogrammes d'alun cristallisé, 40 kilog. de carbonate de chaux et lkilog.5 de sandaraque dissoute préalablement dans l'alcool ; on mélange bien le tout, on laisse déposer, puis on' décante dans une autre cuve. Suivant la température atmosphérique et les diverses étoffes qu'on a àpréparer, on fait arriver dans cette solution un courant de vapeur concentrée pour donner quelquefois au liquide dei60 à 70 degrés de chaleur. Le tissu sur lequel on opère est introduit dans cette solution; on le trempe ou on le passe plusieurs fois; cette dernière opération terminée, on fait sécher, et le tissu est tout-à-fait imperméable.

Coutures rendues imperméables, par M. Reumont (Emile), à Paris..

1" Il faut donner une couche de gomme en vernis dessous les rebords des coutures et la laisser sécher ;

2,o En donner une deuxième ;

3° Rabattre lesdits rebords des coutures sur l'étoffe;

4° Donner également deux autres couches sur les coutures rabattues ;

5o Appliquer sur lès couturç9 ainsi gommées et sécbées une bande de mousseline (oujaconas) gommée des deux côtés qui, se liant avec le vernis en caoutchouc appliqué et Bêché surlesdites coutures, les rend parfaitement imperméables ;

6° Recouvrir ladite bande, imperméable par elle-même, avec une bande pareille à l'étoffe de la doublure du paletot.

Fabrication d'étoiles peluches imperméables , par M. Cajltau (Jean-Jacques) , à Paris.

Cette fabrication consiste à faire d'un tissu quelconque Une étoffe peluche-laine ou peluche-soie, etc., imperméable, au moyen d'une application de caoutchouc dissous dans l'essence, c'est-a-dire à enduire d'abord ce tissu de toile, de Coton, etc., de caoutchouc dissous ou préparé, et a le recouvrir ensuite de fils de soie ou de laine pour en faire ainsi une étoffe à la fois soyeuse et imperméable, ce qui s'effectue en procédant comme je. vais l'indiquer.

D'après cç simple, exposé, on conçoit que, pour aroir le corps do l'étoffe., il faut d'abord un tissu quelconque (le toile, coton, etc., de la force et de la largeur convenables, Dès que le choix.de ce premier élément est déterminé, on étend sur la table d'un sparadrapier et successivement tout le tissu ime l'on veut imprégimr de dissolu lion de caoutchouc, et convertir en l'r- ioîl'u spéciale et nouvelle dont il s'agit. Alors le sparadrapier, machine, disous-ie, qui est du domaine public, fonctionne ici de la mèuic manière que toutes les antres fabrications analogues; uous nous abstiendrons, par conséquent, d'eu dire ici la description.

Cependant, pour mieux faire comprendre la spécialité de mes produits ou do leur fabrication, il ne sera pas- inutile d'expliquer comment j'opère et à l'aide de quels moyens. D'abord je ferai remarquer que la table dont je viens de parler porte, sur toute sa largeur, une barre de fer plate iixée latéralement par ses deux extrémités, ainsi qu'une autre pièce en fer à rainure, dans laquelle entre et s'embolte la susdite barre, qui porte de tout sou poids 'sur le tissu pour refouler et étendre le caoutchouc préparé â la manière ordinaire, de telle sorte que ce tissu en soit bientôt assez imprégné pour recevoir utilement les iils de soie ou de laine, etc., qui doivent, superposés et pressés ensuite, le transporter cri l'étoile peluche-laine ou peluche-soie qu'on s'est proposé d'établir.

Ainsi on enroule la pièce de tissu sur le rouleau en bois ou l'espèce d'ensouple fixée à l'extrémité de la table du sparadrapier, puis on fait tourner ce rouleau , et le tissu , passant entre là table et la barre de fer qui Je presse de tout son poids, ne peut prendre que la quantité de caoutchouc préparé qu'il faut pour è.tre drapé convenablement; bien entendu que la quantité de caoutchouc que l'on peut laisser prendre au tissu , pour ensuite se transformer eu étoffepclnrdie, cs.t variabjc et qu'elle dépend du plus ou moins d'adhésion que l'on donne ù la barre de fer dont nous venons

Cette opération étarit terminée, il s'agit donc de draper ce tissu, d'en faire une étoile peluche-laine ou peluchc-soie quelconque, ce qui a lieu au moyen d'un autre rouleau en buis (pic porte également le sparadrapier, disposé comme le premier et fonctionnant de la même manière, pour recevoir les fils teints de laine ou de soie , etc., et doit le nombre ou la quantité dépend de la grosseur du lit luimême et de la largeur de la pièce de tissu, de calicot, par exemple, qu'il s'agit de convertir eu étoffe.

de parler, du ph

Page 1