‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'objets en caoutchouc, en guttapercha et en gomme factice suivi de documentsChapitre 76 sur 85 · IMPRESSION DES TOILES. CIRÉES · texte numérisé non relu

IMPRESSION DES TOILES. CIRÉES

qu'il modifie chaque jour. Nous nous sommes donc renfermés dans les faits généraux, et encore n'avons-nous donné que très-peu de chose; parce que tous les mémoires que nous avons parcourus sont en grande .partie la répétition les uns des autres, et que les consigner tous, c'eut été grossir inutilement ce t ouvrage , et augmenter son prix, sans avantage réel. Nous nous renfermerons donc dans les documents suivants ;

Brevet d'invention de 10 ans, en date du 6 juin 1838, aux sieurs Couteaux père et fils, à Paris, -pour une machine à fabriquer les toiles cirées. {Expiré.) Les dessins de la planche 4 représentent cette machine en

élévation.

Machine à poncer. — Elévation principale.

La fig. 152 représente la machine à poncer, vue latéralement.

a b, châssis à rouleaux destiné k étaler les toiles ou tissus. Le tissu est enroulé, sur le rouleau 1.

2, 3 et 4 sont les rouleaux mohiles.

En sortant du châssis, le tissu passe sur les rouleaux 5 et 6, qui le forcent h embrasser plus ou moins le rouleau ponceur p.

Quittant le rouleau 6, il passe sous le rouleau y, où il est lavé.

Une fols enroulé', on retire le rouleau pour en replacer un autre.

Machine à mettre en couche.

Fig. 153, 9, rouleau. où est enroulé le tissu,

10, brosse mécanique à quatre bras; elle est élevée ou rapprochée à volonté.

11, auge pour mettre en couche.

12, couteau pour racler l'excédant de couleur ; il est mobile, et le tissu peut s'en rapprocher.

13, rouleau sur lequel passe le tissu avant d'entrer dans l'étuve.

Procédé pour ^impression des toiles cirées à la pierre lithographique, par M. Wagner.

Les couleurs qu'on applique sur les toiles cirées avec les vernis sont en général rembrunies : ce sont , la plupart du temps, le noir, le brun, le vert sombre, etc. Ces couleurs constituent le fond sur lequel il s'agit d'imprimer des dessins dans un genre quelconque, mais contrairement aux impressions ordinaires sur papier blanc ; le fond donne les ombres ou parties obscures du dessin, et par conséquent les dessins

sur pierre pour impression sur toiles cirées ont besoin d'étrfl préparés d'une autre manière, c'est-à-dire que dans les dessins, tous les fonds qui seront lumineux et clairs doivent être dessinés au crayon ou ii l'encre sur la pierre, tandis que ceux qui seront ombrés ou obscurs doivent rester clairs sur la pierre à un degré correspondant à leur nuance. En un mot, le dessin a besoin d'être négatif.

Pour rendre plus facile Sa préparation de semblables dessins, je fais usage du procédé suivant, qui me parait nouveau, avantageux et susceptible de recevoir d'autres applications , attendu que l'artiste peut , sans rien changer à* ses habitudes ordinaires, et en observant seulement les règles les plus vulgaires de l'optique, produire tous les dessins propres à ce genre de fabrication.

Après que le dessin exécuté à l'ordinaire sur papier a été calqué par le ponçage a l'état renversé sur une belle pierre lithographique bien dr essée cl. bien grenée, on le trace, si on veut produire un effet semblable aux dessins au crayon, avec un bâton d'encre de Chine, tel qu'on l'emploie pour le lavage sur papier, mais qu'on a préalablement taillé avec une petite scie, sous la forme d'un crayon ordinaire, absolument comme le crayon lithographique, et quand ce travail est termine sur la pierre, on passe l'haleine dessus, ou mieux on mouille pour que l'encre de Chine se dissolve, et qu'on puisse compléter le dessin et la séparation sur la pierre, puis on laisse sécher.

Aussitôt que la pierre est sèche, et que les bords du dessin, qui doivent rester blancs, ont été gommés, on couvre d'un enduit gras, qui consiste en huile de lin ou en vernis doux ou faible des imprimeurs, on humecte d'eau, et on passe le rouleau â encrer jusqu'à ce que le dessin, qui a été tracé a l'encre de Chine, soit renversé, c'est-à-dire blanc, et que tout le reste, qui était blanc auparavant, apparaisse maintenant noir sur la pierre.

Si, dans ce passage de l'état positif à' l'état négatif du dessin, tous les traits, tous les points u étaient pas parfaitement distincts, alors on frotterait le tout, mais avec douceur avec un chiffon de flanelle humide, afin d'enlever jusqu'aux moindres impuretés.

Dans le cas où cela ne suffirait pas, on tremperait le chiffon dans du vinaigre faillie, et on frotterait le dessin,, ayant soin toutefois d'opérer avec assez de précautions pour ne rien détruire, jusqu'à eu qu'on ait obtenu l'effet désiré.

Cela fait, après avoir gommé la pierre, on laisse en repos pendant quelques jours, puis on la noircit avec de l'encre, enfin on la préparc comme pour les dessins au crayon.

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