PHOTOGRAPHIE DU DESSIN A REPRODUIRE
Préparation de la couche sensible. — Cette couche est un collodion spécial, d’une certaine densité, pulvérulent et d’une adhérence parfaite avec le support. Nous donnons ci-dessous une formule recommandée
par M. Roux :
Alcool à 40® . 400 cent. cub.
Éther à 62» . 600 —
Coton azotique . 12 gram.
Iodure d’ammonium . 5 —
Iodure de cadmium . 4 —
Iode en paillettes . 0—50
Le coton azotique employé est dit à quatre équivalents.
Le collodion doit se préparer au moins vingtquatre heures avant l’emploi. On l’étale sur les glaces par la méthode ordinaire.
Sensibilisation. — Le bain sensibilisateur est com¬
posé de :
Eau distillée . 100 parties.
Nitrate d’argent cristallisé . 7 —
Acide acétique. . . . . . 5 —
Ex-position à la chambre noire. — L’exposition à la
chambre noire varie avec la nature du sujet et doit être aussi exacte que possible afin de conserver aux traits du négatif le maximum de transparence pour l’insolation ultérieure de la gélatine ou du bichromate. Il faut, à tout prix, éviter la surexposition, qui donne après le renforçage une image voilée ne permettant pas aux finesses de venir au même degré que le reste du sujet.
P20 PHOTOGRAVURE EN RELIEF OU GILLOTAGE
Pour la reproduction des dessins originaux exécutés à la plume ou au crayon par les artistes ou les dessinateurs, on se sert du dispositif représenté tig. 38. La partie A, qui correspond à la glace dépolie est fixe, elle reçoit la surface sensible. La partie B est mobile, elle porte l’objectif et est reliée par un écrou à une vis qui est fixée sur le pied 1), qui la fait avancer ou reculer sur les règles RR. Cette disposition empêche toute déviation du parallélisme entre les deux parties A et R. L’une des règles R est divisée en millimètres et, grâce à un vernier, on peut déplacer l’objectif à un dixième de millimètre près.
Chaque appareil est supporté par un pied D et repose sur quatre galets qui permettent de manœuvrer en avant et en arrière sur des rails fixes SS. Un de ces rails porte une division en centimètre et un vernier permet de donner à un millimètre près la distance entre la surface sensible placée en A et le châssis C portant les sujets à reproduire.
Les chevalets sont formés d’un pied en fonte et d’un châssis et ne peuvent avoir aucun mouvement en avant ou en arrière; ils ont simplement un déplacement latéral sur deux rails perpendiculaires aux premiers SS. Le châssis, en fer, est formé par une forte glace GG, il est mobile autour de deux tourillons TT, ce qui lui permet de prendre à volonté la position horizontale, pour y enfermer, rangées les unes près des autres, les diverses pièces à photographier, et la position verticale, parallèle à la chambre noire. Un engrenage et un contre-poids P, rendent
PHOTOGRAPHIE du dessin