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CHAPITRE PREMIER Gravure sur Bois

§ 1. HISTORIQUE

La gravure sur bois date d’une haute antiquité. Ange Roccha, dans sa Bibliotheca vaticana illustraia (Rome, 1591, in-4°, p. 419) dit que l’usage de l’imprimerie tabellaire était connue en Chine, plus de 300 ans avant l’èrc chrétienne. Les planches xylographiques sont encore en usage en Chine. Les Chinois n’ayant pas d’alphabet, ont 42,000 signes pour exprimer toutes les nuances de leur langue, il serait donc impossible de composer l’écriture chinoise en caractères mobiles.

On a attribué aux Arabes l’invention de l’imprimerie xylographique, c’est-à-dire au moyen de planches en bois gravées en relief. On trouve en effet, vers la Graveur. — II. i

U HA Y LUE suit DOIS

lin du premier volume de l’Ihathet , dans la biographie du savant Aboubekr-el-Vellosi, le passage suivant : « 11 dédia au vizir Alhaquim un livre sur les propriétés et la fabrication de l’encre et les instruments de l’imprimerie, et c’est un livre singulier par Sun contenu. »

On trouve aussi dans un passage de l’ouvrage d’Ibnal-Attar intitulé Al-Hollat-Assiyai a que Bedr, esclave de l’émir Abdallah, « écrivit les protocoles dans sa maison ; puis il les envoya à V impression ; ils furent imprimés et renvoyés à lui, qui les adressa aux receveurs. »

ha gravure typographique sur bois, a été créée pour la gravure des cartes à jouer. Il est donc intéressant de connaître l'origine des cartes. Elles nous viennent, dit-on, d’Allemagne. Un livre, das Guldenspiel (le jeu d’Or) deGunther Zainer, imprimé à Ausbourg en 1 178, dit que les cartes ont été connues en Allemagne en 1300. Les cartes s’appelaient Briefe. Le premier jeu < I ne l’on aitjoué est le lansquenet venant du mot Landsknecht qui veut dire soldat. Il est fort probable que primitivement le jeu de carte était un jeu militaire.

En Italie, le plus ancien manuscrit où il est parlé des cartes est : Istoria délia Litteratura italiana de Pippozo di Sandro, datant de 1209 ; on les appelait niabi. Cavelluzo, écrivain italien du quinzième siècle, auteur d’une histoire de Viterbe, mentionna que les cartes ont été importées en cette ville, vers l'an 1379, par des gens venant du pays des Sarrasins « lesquels appellent ce jeu naib. »

HISTORIQUE

En Espagne, on leur donnait le nom de naipes. En 1332, Alphonse XI, roi de Castille, en défend l’usage aux chevaliers de son ordre.

On croit généralement que les cartes ont été introduites en France en 1392, sous le règne de Charles VI. On les a connues à une date bien antérieure puisque un roman manuscrit : le Renard contrefait , écrit en 1341, dit :

Si comme fols et folles sont

Jouent aux dcz, aux cartes, aux tables,

Qui a Dieu ne sont délectables.

Une vignette d'un précieux manuscrit intitulé : le Roman de Médiale, écrit dans le midi de la France, vers J.330 ou 1350, représente une royale partie de cartes, et constate que ce jeu était réservé aux amusements princiers.

En 1393, Charles VI, roi de France, était atteint de démence ; on trouve dans les comptes de Charles Poupart, son trésorier, la note suivante : « Donné au peintre Jacquemin Gringonneur, pour trois paquets de cartes, peintes, coloriées et ornées de plusieurs devises, pour l’amusement de Mgr le Iîoi, cinquantesix sols parisis. »

Ce jeu se propagea rapidement en France et dès le 22 janvier 1397, le Prévôt de Paris trouvait nécessaire de publier un édit par lequel il était défendu au bas peuple de jouer les jours ouvrables, à la paume, aux boules, aux dés, aux cartes et aux quilles. Un statut du synode de Langres tenu en 1404, défend

GltAVrisK si: Il unis

expressément le jeu de cartes aux membres du clergé. Le lansquenet date de Charles Vil.

Il ne sera pas sans intérêt d’indiquer sommairement les personnages que représentaient alors et que représentent encore aujourd'hui les cartes à jouer. >

David : représente le roi Charles VI lui-même.

Argine: anagramme de régina, Marie d'Anjou.

Dallas: la pucelle d'Orléans (Jeanne d’Arc).

liacliel : la belle Agnes Sorel.

Judith: Isabelle de Bavière.

La llire: Étienne de Vignoles surnommé la Mire.

Hector : Hector de Galand, capitaine.

Le pique représentait la noblesse ; le cœur le clergé ; le trèfle, les cultivateurs ; le carreau , les militaires.

Les premières cartes furent faites à la main ; bientôt pour aller plus vite, on découpa leurs dessins dans du papier ou du parchemin, qui, appliqué sur les cartes et frotté de couleur, y imprima les ligures désirées. Plus tard, on perfectionna ce procédé en gravant sur du bois ces mêmes figures : on imprimait ainsi les contours des dessins que des peintres ou enlumineurs coloriaient diversement. En Allemagne, les tailleurs de moules se nommaient Formschneider et les peintres en cartes, Briefmaliler . La gravure sur bois des cartes, remonte à 1350-1300 en Allemagne, et en 1 MX) à 1 120 en France.

La plus ancienne gravure sur bois portant une date, a été découverte en 184J, dans un vieux coffre, à Matines ; elle porte la date de 1 118 ; elle mesure 10 centimètres de haut, 20,5 de large et représente la

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Vierge et l'Enfant Jésus, dans un jardin, entouré de quatre saintes.

Vient ensuite la gravure d’un Saint-Christophe, faite en Allemagne et datant de 1 ; celle d’un Saint-

Bernard, gravée probablement en France, par Milnet, en 1415.

Après les cartes, on grava des images saintes.

Quelques graveurs ajoutèrent quelques notices à ces gravures, en bas ou à côté, et c’est ainsi que naquit l’impression xylographique. Plus tard, on grava des textes et des ouvrages entiers, au moyen de planches gravées, portant, en relief, les caractères. Une trentaine d’ouvrages xylographiques ont été conservés jusqu’à nous. On conserve à la bibliothèque nationale, deux planches en bois de deux Donats (1 ) différents ; elles ont été acquises à la vente du duc de La Vallière, du catalogue de laquelle on a joint les épreuves (1783, n° 2179, t. II, page 8). La Bible des pauvres ( Biblia pauperum), le Miroir du salut ( spéculum humanæe salvationis ), Y Art de mourir ( ars moriendi ), etc., sont autant d’ouvrages imprimés avec des planches en bois gravées. Le plus curieux d’entre tous est bien certainement le Miroir du salut.

Cet ouvrage avait été écrit en latin, format petit infolio, dans le treizième siècle, par un moine de l’ordre de Saint-Benoît. 11 fut depuis traduit en allemand,

(1) Donat était lin grammairien de Home, du quatrième siècle. Il fut un des maîtres de saint Jérôme. Il a composé un Traité des huit parties du discours. Sa grammaire était en usage dans les écoles du moyen âge.

GRAVURE SUR BOIS

en flamand, on français-gaulois, en anglais,’ en saxondanois, et gravé sur planches fixes et en caractères mobiles en bois. Fournier compte six éditions de cet ouvrage publiées pendant le quinzième siècle. Il en a vu quatre exemplaires latins à Paris, et un en flamand. Il a exercé ses talents sur les différents caractères employés dans ces éditions, et les juge tous sculptés sur bois. Papillon en admet une partie en fonte et l’autre en bois.

•l’ai vu à la Bibliothèque royale, dit M. P. Capelle, dans son Manuel de la Typographie française, cet, ouvrage rare et singulier. Il est composé de soixantetrois feuillets petit in-folio, et de cinquante-huit estampes. !.a préface, de cinq feuillets imprimés à longues lignes, en bouts rimes, annonce le titre et le nom de cette compilation :

Prohemium cujusdam ineipit novæ compilationis,

Cujus nomen et litulus est spéculum humanæ salvationis .

Le texte du corps de l’ouvrage est imprimé en deux colonnes, d'un seul côté du papier, en bouts-rimés latins, de caractères gothiques. Les cinquante-huit estampes, gravées au simple trait, représentent des sujets de l’Ancien et du Nouveau-Testament ; elles sont placées au haut de chaque planche, en forme de vignettes, séparées au milieu par une colonne ou un tronc d’arbres et d’autres ornements gothiques, chargés de quelques mots pour expliquer les figures. Elles ont, toutes été gravées en planches de bois fixes. Mais

n en est pas de même du texte explicatif qui se

HISTORIQUE

trouve au-dessous des vignettes. Des cinquante-huit planches, le texte, dans vingt-sept, est gravé en bois fixe, et dans vingt-sept autres il est en caractères mobiles de fonte.

A la xylographie tabellaire, succéda la xylographie avec des caractères mobiles, en bois, portant chacun une lettre spéciale, gravée en relief. Selon quelques auteurs, ce procédé fut inventé, vers l’an 1437, par Laurent Janszoon Coster, à Harlem (1).

Après avoir fait plusieurs essais sur des cartons, il entreprit l’impression du livre désigné sous le titre de Horarium. Meermann place ce livre à la tête des plus anciennes productions typographiques. Le même auteur, dans ses Origines typographicæ, soutient que deux Donats ont été exécutés en caractères mobiles, par Coster lui-même ; ils sont in-4°, sans date, mais probablement imprimés entre 1430 eM440.

Aux livres avec figures et aux Donats, des écrivains partisans de la Hollande, font succéder quelques ouvrages latins sortis de l’imprimerie de Haarlem, après la mort de Coster, c’est-à-dire après l’an 1440, tels sont les Combat d'Alexandre-le-Grand, l'Abrégé de Védatus (Végèce) sur l’art militaire, le Livre des hommes illustres, par Saint-Jérôme, les Œuvres de Thomas à Kempis, éditions faites avec des caractères de bois, gravés et séparés.

(1) Platon, dans son Livre des lois , avait déjà proposé cette méthode. Les transpositions et les mouvements des lettres que l’on remarque dans certaines médailles, ont fait conjecturer au comte de Caylus, que les anciens se servaient déjà de caractères séparés.

GRAVURE SUR BOIS

On peut assigner aux livres xylographiques le xve siècle, entre 1 i0(» et I 490, comme période pendant laquelle on les grava et on les imprima; leur usage ue s’est guère propagé, à cause du temps nécessaire pour la gravure des planches et par conséquence du prix excessif des ouvrages qui en résultaient. Un livre xylographique coûtait aussi cher qu’un manuscrit.

Chose curieuse, les premiers imprimeurs n’ontjamais songé à orner leurs livres avec des planches gravées sur bois. Gutenberg, dans sa Bible, laisse en blanc la tête des chapitres, pour que le dessinateur fasse à la main les capitales et les frontispices.

En 1 467, Ulric llan, imprime à Rome le premier livre connu avec des gravures en bois, qui est : Meditationes Reverendissini patris dui Johanis de Turre cremata , etc., in-folio, contenant 34 gravures sur bois enluminées. Jean Burgkmayer grava 230 belles gravures sur bois pour les œuvres de Maximilien Ier.

Nous donnons à titre de spécimen le fac-similé d’une gravure de l'An moriendi imprimé à Dresde, vers ■1473 (fig. 4).

Johan Schnitzcr d’Arnsheim a fait les cartes géographiques pour l’édition du l’tolémée imprimé à Ulm en 1 482.

Le premier graveur sur bois a été Guillaume Pleydenwurlf qui a fait les dessins de la Bible de Cobourg, en 1483, et ceux de la Chronique de Nuremberg, en 4493. Viennent ensuite Wohlgemuth, Albert Durer, Cranoch, Burgkmayer, Baldung, Bresang, Kruger,

HISTORIQUE

Schauflein, Altdorfer, Hans Holbein, qui a fait la célèbre Danse des morts, Jean Guldemund et Jérôme de Resch.

Fig. 1.

GRAVURE SUR BOIS

En Italie, les premiers livres avec gravures en bois lurent Mcditntiones, déjà cité ; puis vint, en 1 488, le Pronostication in latino avec 45 gravures, puis le Monte sancto di Dio de 1477 avec quatre estampes.

Dans les Pays-Bas le plus ancien livre qui porte des gravures sur bois est : Fasciculus temporum, de 1476, édition de Veldener.

Le plus ancien livre français orné de gravures sur bois est la traduction du Spéculum humanœ salvitionis , imprimé à Lyon en J 478 ; puis vint la traduction du Déliai en 1482.

Le premier livre anglais avec gravures sur bois est la Légende dorée de 1483, de William Caston.

En Espagne la gravure sur bois date de 1493. La llistoria de los cave, Héros Don Cristalian de Espana , de 1545, renferme beaucoup de petites gravures.

Les cartes géographiques furent imprimées la première année de l'invention de l’imprimerie. L’ouvrage de Ptolémée, avec ses 27 planches où l’on puisait les connaissances sur la géographie, et comme il était d'un prix exhorbitant, il n’y avait que les gens riches qui pouvaient se le procurer. Conrad Schwynheym, imprimeur allemand établi à Rome avec Arnold Pannartz, entreprit l’impression des 27 cartes, mais il mourut au mois d’octobre 1478 avant d’avoir terminé son œuvre qui fut continuée par Arnold Bucking.

Léonard Moll, imprimeur à Ulm, a publié en 1482 un Ptolémée gravé sur bois par Schnitzer.

En 1513, un artiste entreprit aussi la gravure des cartes du Ptolémée et Jean Schott, de Strasbourg, pu-

HISTORIQUE 11

blia cette édition qui était augmentée d'une carte représentant la Lorraine, en trois couleurs : le vert pour les bois et les montagnes, le rouge pour indiquer les principaux lieux et le noir pour les pays moins importants.

On publia ensuite, en 1515, deux cartes astronomiques : Imagines cceli septentrionalis et meridionalis cum duodecim imaginibus.

Sur ces cartes, les noms des pays et des villes étaient écrits à la main. On lit ensuite des cartes gravées sur bois avec les noms imprimés avec des caractères. Pour cela dans les planches gravées, on perçait des trous dans lesquels on ajustait des lettres. C’est ainsi que fut itfiprimé le Ptolémée de Venise, chez Jacques Pentino de Leucho, en 1511. Mais les noms n’étaient pas toujours lisibles à cause de 1 empâtage qui se produisait au tirage, aussi ce procédé ne fut pas longtemps en usage. Egide Diest d Anvers est le premier qui, en 1570, prouva l’avantage de l’impression des cartes en taille-douce, dans son Theatrum orbis terrarum d’Ortelius, publié par François Hogenberg.

Le seizième siècle a produit beaucoup d œuvres avec gravures sur bois. Nous citons les plus impoitantes :

La Chronique de Nuremberg avec 2,000 planches . gravées par Wohlgemuth et Guillaume Pleydenwurff. Cette chronique, rédigée par Artmann Schedel, a été imprimée par Koburger, en 1493 ; sept éditions parurent de 1493 à 1500.

GRAVURE SUR BOIS

La Cosmographie de Munster dont il a été publié

17 éditions dont une en français, en 1575.

Les Habits de diverses nations recueillis par Abraham Hruyn et Michel Colyus, imprimé à Anvers, en 1581, avec 500 gravures.

Habitus prœcipuarum populorum tam vivarum guam fœminarurn singulari depicti, imprimé à Nuremberg, en 1577, avec 200 figures.

Le Gynœceum sivc Theatrum mulierum, avec 122 gravures ; imprimé à Francfort, en 1580.

Des habits, mœurs, cérémonies et façon de faire les anciennes du monde avec les pourctraicts des habits tailles, avec 200 figures ; Liège, 1601.

Degli abiti antichi et moderni di diverse parti del mondo, par Vacello Césare, 1590, avec 600 gravures. Didot en a donné une édition en 1859-1860.

Les graveurs sur bois se nommaient tailleurs a' histoires et formaient un corps à part. Une partie des tailleurs d’histoires s’étant adonnés à la gravure des planches à enluminer après impression, et à former une espèce de tapisserie, furent appelés Dominotiers et érigés en maîtrise. Un arrêt du Parlement du

18 juillet 1600 les nomme dominotiers imprimeurs.

Les dominotiers mettaient des légendes avec des

caractères en fonte. La communauté des imprimeurs et des libraires de Paris fit une saisie chez eux et obtint le 13 novembre 1599 une sentence du Prévôt de Paris contre eux. Mais, le 28 janvier 1600, les dominotiers obtinrent des lettres-patentes en forme de chartes les maintenant dans leur usage. Un arrêt du

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Parlement du 18 juillet 1G00 leur restitue leur droit « ayant égard aux lettres patentes par lesdits Dominotiers obtenues, a ordonné et ordonne, et leur est permis d’avoir et tenir toutes sortes de lettres et caractères, en tel nombre qui leur sera nécessaire, pour l’usage et impression de leurs planches, tiltres, histoires, figures, chapiteaux, ouvrages et livres et placards, avec bordure, contenant leurs dominoteries, selon et ainsi qu’il avoient accoutumé de faire, avec mainlevée des choses sur eux saisies. »

Si l’on veut avoir une idée comment les tailleurs d’histoires travaillaient en ce temps, il suffit de lire le passage suivant du livre des Artistes et artisans de Jost Amman, écrit en 1568 : « Je suis un bon graveur en bois, et je coupe si bien avec mon canif tout trait sur mes blocs que, quand ils sont imprimés sur une feuille de papier blanc, vous voyez clairement les propres formes que l’artiste a tracées : son dessin, qu’il soit grossier ou qu’il soit fin, est exactement copié trait pour trait. »

Au seizième siècle, les graveurs sur bois eurent quelques célébrités comme Geofroy Tory, Jean Cousin, Jean Goujon, le Petit Bernard ; mais l’art périclita devant la gravure au burin. Au xvne siècle, Papillon essaya de relever la gravure sur bois abandonnée ; il publia, en 1766, un ouvrage obscur, mais assez pratique, le Traité historique et pratique de la Gravure en bois.

En 1771, la Société des Arts de Londres proposa un prix pour la meilleure gravure en bois. Thomas

GRAVURE SUR BOIS

Bexvick l’obtint et imagina la gravure sur bois debout et sur buis, au lieu de poirier employé jusqu’alors. Ce fut une véritable renaissance de la Xylographie. On publia en Angleterre des livres illustrés par Nesbit, Branston, Wright et Thompson, qui eurent un grand succès.

Thompson, encouragé par la maison Firmin-Didot, vint à Paris et fonda une école de graveurs sur bois dont les meilleurs élèves furent : Brevière, Best et Forret. •

En 1833, fut fondé le Magasin Pittoresque par Edouard Charton, qui commença l’ère des journaux illustrés ; il fut bientôt suivi par V Illustration, le Musée des Familles, et une foule d’autres périodiques illustrés, qu'il serait trop long d’énumérer ici.

Le premier livre illustré dans le texte fut le Paul et Virginie, de Curmer, d’après les dessins de Tony Johannot et autres artistes en renom, dont la première édition parut en 1837. On sait l’essor qu'ont pris depuis les publications illustrées.

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