‹ Nouveau manuel complet du graveur en creux et en relief (volume 2)Chapitre 46 sur 93 · XVI. — COLLQTYPIE · texte numérisé non relu

XVI. — COLLQTYPIE

Il parait dans les journaux hebdomadaires de Prague, depuis le mois de mai 1887, et ces derniers temps dans ceux d’Allemagne et de l’Autriche, des illustrations qui attirent l’attention générale et dont la beauté d’exécution ressemble à la photographie. Ces gravures sont tirées sur clichés de colle.

(1) Photographie Work. — Journal of the Photographie Society of India.

178 GRAVURE PHOTOTYPOGRAPHIQUE

La collotypie est une invention du professeur J. Ilusnik, à Prague, et est pratiquée dans la même ville par la maison M. Husnik.

La collotypie consiste en ce que des feuilles chromatogèlatineuses ont été éclairées, sous des négatifs en pointillées, treillis, hachures, puis ont été fixées convenablement sur des plaques de zinc, frottées avec une brosse, et des liquides appropriés qui dissolvent la colle à froid. Par ce développement les creux se forment et s’accentuent. M. Husnik se sert à cet effet de doubles sels chromiques qui ont la propriété de mordre non seulement les parties non éclairées des reproductions sur colle, mais de durcir davantage les parties de l’image devenues insolubles par la lumière.

Les reliefs ainsi obtenus sont séchés et montés sur bois.

La rapidité de la préparation des clichés de collotypie est inouïe lorsqu’on la compare aux autres procédés connus, car le développement des reliefs, pour lequel l’artiste emploie parfois un ou deux jours pour faire les creux sur les plaques zincographiques, est réduit par ce procédé à deux à cinq minutes. On peut plus facilement établir quelques clichés de collotypie que de préparer l’unique copie pour photozincographie.

Une personne peut établir plus de quarante clichés par jour et avec des résultats beaucoup plus certains que, par exemple, la reproduction sur zinc, et n’a besoin ni d'une longue pratique, ni d’études préliminaires, comme c’est le cas pour un graveur.

ÜYDROÎYPÎE

11 a été prouvé à Prague, lors de l’impression de l’almanach, que les clichés collotypiques peuvent supporter un tirage de plus de 50.000 exemplaires sans être endommagés. Ce n’est que lorsque l’édition s’élève à des centaines de mille qu’on est obligé de faire une empreinte pour obtenir une copie galvanoplastique, comme cela se pratique pour les gravures sur bois.

Bien qu’à l’aide des clichés de colle tous les genres puissent être reproduits, ils s’adaptent plus particulièrement pour les dessins compacts qui ont peu de grandes lumières ; essentiellement pour la reproduction de photographies.

Un centimètre carré collotypique en autotypie est taxé 5 1/2 kreutzers (22 centimes) en hachures ; en pointillé, il est calculé à 3 1/2 kreutzers (14 centimes) (1).

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