III. — PRÉPARATION DU MOULE
1° Moule en çjutta. — Le moule étant levé, il est séparé de la plaque de zinc qui le supportait et subit l’opération de l’ébarbage, qui consiste à couper les parties formant barbe et provenant de l’excédent de gutta-pcrcha que la pression a rejeté sur les bords.
C L 1 C H A G K t; A I. Y AN 0 P L A S T I Q U E
Il faut aussi couper sur l’œil du moule toutes les barbes produites par la gutta-percha qui a pu rentrer, par la pression, dans les interstices de la forme et baisser les brosses proéminentes. On devra toujours conserver tout autour les parties produites par la garniture à hauteur de lettres et qui serviront à fixer les coquilles sur les baguettes, opération dont il sera question plus loin ; ensuite plombaginer l’œil du moule avec une brosse semblable à celle indiquée I pour la même opération sur l’œil des types. Ce plombaginage doit être fait avec le plus grand soin, de manière qu’il ne reste à. la surface et surtout dans le . fond du moule aucune parcelle de plombagine qui ne soit pas bien étendue. Le moule amené à cet état, est percé en tète de trous destinés à faire passer et | attacher les fils conducteurs en cuivre rouge, dont la quantité et la longueur seront déterminées par la dimension du moule. Les 111s conducteurs seront posés à environ 10 centimètres de distance entre eux et j devront être assez longs pour attacher le moule après ! les tringles basses en cuivre, en les laissant plonger i dans le bain à 'ô ou A centimètres au-dessous du niveau du liquide; leur longueur sera telle qu’ils viendront appuyer sur l’œil du moule dans les bains. 1 Lorsque l’empreinte a subi toutes ces opérations, avant de la mettre au bain, il est nécessaire d’en graisser I les bords sur les côtés et au-dessous seulement, et ! de passer de l’alcool sur toute la surface de l'œil. On doit aussi coller sur le derrière un tampon fait avec un petit morceau de plomb parfaitement entouré de
'utta-pereha pour éviter que le moule ne surnage ou se maintienne horizontalement dans le liquide.
2° Moules en cire. — Après le moulage, on sort le moule de la presse en ayant soin de l’enlever horizontalement. On le porte ensuite au banc de relevage afin de le retoucher, c’est-à-dire retirer la cire qui aurait trop saillie ou en ajouter aux endroits manquants. Le banc de relevage est une table qui a Im.25 de longueur sur 70 centimètres de largeur, il est muni de deux petites chaudières en cuivre rouge étamé qui sont chauffées au gaz et qui servent à recevoir la cire pour les retouches de l’empreinte. Un bec de gaz placé au milieu sert pour chauffer les outils.
3° Moules en gélatine. — Les moules en gélatine se terminent comme les moules en gutta-percha.
Les appareils spéciaux à la galvanoplastie peuvent se diviser en deux groupes, selon que le précipité métallique se produit à l’intérieur d’un élément ou que le bain dans lequel le précipité se forme est indépendant de la source du courant électrique et est reliée avec elle par un fil conducteur.
Les appareils du premier groupe sont très employés pour le clichage galvanoplastique. La figure 41 montre une cuve ainsi disposée. Elle est en bois de chêne et l’intérieur est entièrement garni de gutta-percha, venant rabattre sur les bords supérieurs. Elle mesure Graveur. ■— II. 13
218 CLICUAGE GALYANOPLASTIQUE
80 centimètres de long, 55 centimètres de large et 60 centimètres de profondeur.
On remplit cette cuve entièrement avec de l’eau douce, de manière que les cinq vases poreux des piles étant placés dans le bain, le niveau de l’eau les laisse à découvert d’environ 10 à 12 centimètres. La composition du bain s’obtient en faisant dissoudre du sulfate de cuivre mis dans quatre paniers en guttapercha qui plongent à 4 ou b centimètres au-dessous du niveau de l'eau contenue dans la cuve. Cette quantité de sulfate de cuivre doit être renouvelée jusqu’à saturation de l’eau, c’est-à-dire jusqu’à ce qu’elle pèse 23 ou 24 degrés au pèse-acide. A ce degré, le bain est en état d’opérer le dépôt de cuivre. Le bain doit toujours être entretenu à ce degré par du sulfate de cuivre contenu dans les paniers.
Les plaques de zinc destinées à être introduites dans les diaphragmes, et plongées dans l’eau acidulée marquant 10° au pèse acide. Ces plaques ont 10 à 12 millimètres d’épaisseur environ suivant la grandeur du bain et sont d’une largeur convenable pour ne pas toucher l’orifice intérieur des vases ; elles sont, en outre, percées à chaque bout et bien au milieu de la largeur, d’un trou assez grand pour recevoir un crochet en fil de cuivre rouge, de 3 millimètres de diamètre environ, dont la fonction est de suspendre ces zincs à la tringle du milieu, placée le plus haut. Il est nécessaire que la longueur des plaques de zinc soit calculée de telle façon, que celles-ci n’atteignent pas le fond du vase poreux.
Les supports sont composés de trois tringles ABC en cuivre placées horizontalement et traversant la cuve dans toute sa longueur. Ces tringles sont ainsi disposées : deux B et C sont placées parallèlement dans le sens indiqué plus haut et touchant presque aux bords supérieurs des bouts de la cuve ; elles sont destinées à supporter les moules. La troisième tringle A, est placée plus haut que ces deux dernières
Fig. 41.
et sert à suspendre les zincs. Il est essentiel que ces trois tringles soient reliées entre elles à chaque bout par une partie également en cuivre, percée de trous disposés de telle sorte que les deux tringles du bas soient parallèles et placées à la même hauteur, étant assez éloignées l’une de l’autre pour qu’on puisse placer entre elles les vases poreux. Quant à la troisième elle doit être placée à 20 centimètres au-dessus et au milieu des deux autres. La disposition des trous dans les parties de cuivre destinées à réunir