‹ Nouveau manuel complet du graveur en creux et en reliefChapitre 70 sur 122 · PROCÉDÉ GOURDON · texte numérisé non relu

PROCÉDÉ GOURDON

recouvrant, par places, une lame de zinc d’une légère couche de platine pulvérulent, couche que l’on peut produire en écrivant simplement sur la lame avec une solution de bichlorure de platine, il est possible de déterminer l’attaque du zinc, aux points où se trouve le platine avec de l’acide sulfurique étendu de 7,000 fois son volume d’eau. Si l’on remplace le platine par l’or, il faut concentrer davantage la solution : on dissout encore le zinc en étendant l’acide sulfurique de 5,000 fois son volume d’eau. Le cuivre agit encore avec un acide étendu de 4,000 volumes; l’argent exige un acide étendu de 3,500 volumes; l’étain demande 1 ,500 volumes ; l’antimoine, 7,000 vojumes ; le bismuth, 500; le plomb, 400.

Le cobalt, le nickel et le fer se rangent à côté du platine. Le cobalt peut même déterminer la dissolution du zinc avec de l’acide sulfurique étendu de 10,000 fois son volume d’eau.

Les alcalis se comportent comme les acides.

Les sels de même base/ à acides différents, ne se comportent pas d’une façon identique. Les chlorures donnent des dépôts plus énergiques que les sulfates, et ces derniers en produisent de plus énergiques que les azotates. Les sels alcalinisés par l’addition d’une petite quantité d’ammoniaque donnent lieu à des dépôts plus actifs que ces mêmes sels employés seuls.

Les métaux pouvant former, sur le zinc, un dépôt actif, qui agissent avec le plus d’intensité, sont ceux dont les solutions salines ne donnent pas, avec l’ammoniaque en excès, de précipité persistant.

On peut, en utilisant certaines des réactions précédentes, arriver à un nouveau genre de photogravure ou d’héliogravure, selon le nom consacré.

PHOTOGRAVURE

Dans les images photographiques ordinaires, les noirs, abstraction faite du virage au sel d’or, sont produits par de l’argent métallique. Si l’on applique cette épreuve sur une plaque de zinc, l’argent produira sur le zinc une couche métallique qui rendra le zinc attaquable dans les points où elle s’est déposée.

Voici comment l’on procède :

L’épreuve positive sur papier, au sortir du châssis, est plongée dans une solution d’hyposulfîte de soude et soigneusement lavée. Le côté de l’image est alors appliqué sur une plaque de zinc ; puis on humecte le papier d’abord avec de l’ammoniaque, et, quelques instants après, avec une solution de cyanure de potassium pur ou mélangé de carbonate de soude. Après un laps de temps, qui varie suivant la concentration des liqueurs, l’argent se sera entièrement transporté du papier sur le zinc, et avec une telle régularité, que l’on aura, sur ce métal, une image absolument identique à l’image fixée primitivement sur le papier. Cette couche d'argent permettra à l’acide de mordre sur le zinc.

Si l’on veut obtenir un bon résultat, on devra se servir d’un papier renfermant une forte proportion de sel d’argent. Encore ne peut-on affirmer que l’on rendra ainsi les demi-teintes. Au moins, le procédé permettra-t-il de reproduire des gravures, des cartes de géographie et des dessins ne se composant que de traits noirs plus ou moins rapprochés.

Un deuxième procédé est fondé sur la propriété que possèdent certains enduits, employés dans la photographie au charbon, de se dessécher seulement aux rayons du soleil, ou encore de rester secs dans

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