CLICHÉS POSITIFS
Eau distillée . 1.000 geam.
Azotate d’argent . 50 —
Acide acétique . 100 —
L’image positive noire apparaît progressivement, lorsqu’elle est complète on fixe au bain de cyanure
composé de :
Eau . 1.000 gram.
Cyanure de potassium . 25 —
On renforce au bichlorure de mercure et à l’ammoniaque.
Ce procédé est dû à M. Biny, commandant en second de la brigade topographique du ministère de la guerre à Paris, aidé par M. Roux, opérateur photographe de cette même brigade.
Pour la transformation des clichés au trait, nous renvoyons le lecteur à ce que nous avons dit sur la Topogravure de M. de La Noé, chef de la brigade.
Réserves sur les clichés. — Le graveur a souvent à faire des réserves sur les clichés, soit pour exécuter certains détails à la main, soit pour modifier certaines parties.
Voici une méthode excellente, que nous trouvons décrite dans le Moniteur de la Photographie :
Voici comment on procède : la ou les parties du cliché que l’on veut teindre sont laissées libres, tandis que l’on recouvre de vernis au bitume toutes les autres parties.
Le vernis est fait avec du bitume en dissolution, à consistance épaisse, dans de la benzine.
On recouvre de ce vernis tout ce qui doit rester à sa valeur d’origine. On laisse ensuite bien sécher. Il n’est pas inutile, si l’on est pressé, d’activer la dessiccation sur une source de chaleur.
PHOTOGRAVURE
Le vernis doit être passé en couche épaisse. D'ailleurs on arrivera par quelques essais, sur de mauvais clichés, à se rendre maître du procédé.
Le vernis une fois sec, on immerge la plaque tout entière dans une solution aqueuse de jaune d'aniline ou de rouge magenta, ou de vert d'aniline ou de chrisoïdine, d’une teinture quelconque préalablement essayée et susceptible de conduire au résultat désiré.
D’ailleurs, on peut y revenir à plusieurs fois si la première immersion n'a pas donné à la couche un degré d’opacité suffisant. On lave rapidement à l’eau après le bain de teinture.
Après que la gélatine s’est bien séchée, on enlève avec de la benzine (dissolvant du bitume) tout le vernis et l'on a un négatif dans lequel tout se voit encore, mais dont la translucidité a été atténuée dans certaines parties.
On peut même appliquer cette méthode au coloriage d’épreuves à projections, en y incorporant successivement diverses couleurs.
Pour des négatifs ou autres épreuves sur collodion, le même procédé est applicable, à la condition de recouvrir préalablement le collodion d'une couche de gélatine semblable, quant à l’épaisseur, à celle qui recouvre les plaques au gélatino-bromure.
Grâce à cette méthode on obtient des réserves d’une pureté parfaite et bien supérieures à celles que l’on crée en versant au dos des plaques du collodion coloré. Les bords des réserves obtenues par ce dernier moyen donnent lieu à des auréoles fort désagréables, tandis que rien de la sorte n’est à craindre avec le procédé de teinture locale par imbibition.