V. — Atjiographie
L’atmographie est l’impression photographique par les vapeurs. Elle a été inventée par M. Garnier Lorsqu’on a une planche de cuivre ou de zinc photogravée par l’un des procédés que nous avons décrit ou même gravée simplement au burin ou à l’eauforte, on remplit les traits de cette planche par une substance poudreuse absorbante, on l'expose à une vapeur n’ayant pas d’action sur elle : la poudre absorbe la vapeur. On applique ce type sur une surface préparée avec un réactif altérable par cette vapeur et on obtient une impression.
Voici comment on obtient ces résultats. Sur une planche de cuivre gravée, on met de l’albumine en poudre line, que l’on étend bien uniformément, de façon à remplir tous les creux et on essuie pour enlever l'excédent. On étend sur une planchette de bois quelques gouttes d’acide fluorhydrique. On expose 10 à 15 secondes la gravure poudrée au dégagement des vapeurs en la tenant écartée du bois par un espace de cinq millimètres : l’acide se condense dans la poudre sans attaquer le métal. D’autre part, sur une surface quelconque, métal, papier ou verre, on étend une dissolution moyennement concentrée de sucre et de borax, que l’on dessèche aussitôt à l’étuve. On place cette surface sur la planche gravée et on la laisse ainsi quelques secondes : sous l’action des vapeurs d’acide fluorhydrique, il se forme avec le borax du fluoroborate de soude déliquescent le sucre devient poisseux sur toutes les parties correspondant aux traits de la planche, et en passant