INSTRUMENTS PROPRES AU COULAGE
de longueur, le verre mou, et le projettent dans un baquet plein d’eau. Après cela, on place de nouveau les cuvettes dans le four ; on débouche les ouvreaux et l’on y tréjette dedans, au moyen d’une grande cuillère de cuivre, la quantité de verre fondu que l’on juge nécessaire, d’après l’étendue et l’épaisseur des glaces qu’on veut couler. Le tréjelage a lieu en trois fois, d’où dérive le nom de cette opération ; c’est-à-dire qu’on plonge trois fois la grande cuillère dans les pots et qu’on la vide dans les cuvettes. Lorsque le verre est jugé suffisamment affiné, on cherche à s’en convaincre par les moyens que nous avons déjà indiqués.
Nous allons maintenant faire connaître les instruments qu’on y emploie ; cette connaissance rendra notre description plus intelligible.
Les outils propres au curage sont ;
Le cornard. La pince à élocher.
Le graton.
Le rabot.
Le balai.
Nous les décrirons ci-apçés
Le cliarriot à tenailles.
Le grappin.
La poche du gamin.
Instruments ^ Les instruments qui servt nombre de quinze :
La pince à élocher.
La grande pince.
Les grands crochets.
Le grappin.
La poche,
La table.
Les sabres.
Les tringles.
Ceux qu’on emploie après cinq :
L’i-grcc.
La grande croix.
Legrillot.
Nous allons décrire tous ( bétique.
près au coulage.
au coulage des glaces sont au
Le rouleau.
Le chevalet.
Les tenailles.
Le charriot à ferrasse.
La potence.
La croix à essuyer la table.
Les mains.
e coulage sont au nombre de
La pelle.
Le procureur.
!s instruments par lettre alpha-
Charrint à tenailles. — Cet instrument consiste en deux branches de fer qui se croisent Comme celles des ciseaux, et dont les extrémités destinées à prendre les cuvettes décrivent un carré presque égal au diamètre des cuvettes. Un rivet traverse les deux branches au point de leur réunion ; ce rivet Fabricant de Ferre. Tome 2.
est fixé solidement à un essieu en fer, muni de deux roues ; ayant environ CO centini. (1 pied 10 pouces) de diamètre. L’autre extrémité des branches du charriot est terminée par j une poignée^ ou main, qui sert à Vouvrier meneur à placer i les mains en poussant et appuyant de manière à empêcher la bascule du charriot, lorsque la cuvette est jirise dans le carré ; i il est indispensable qu’il soit secondé par d’autres ouvriers j qui poussent à la roue ou bien aux poignées.
Charriot à ferrasse. — Cet instrument ne diffère du pré- • cèdent qu’en ce que les extrémités, au lieu de décrire un carré, sont droites et vont se terminer au-dessus de l’essieu ; elles forment les deux côtés du charriot et sont écartées l’iiue j de l’autre d’environ 48 centim. (1 pied 122.)
L’essieu, entre les roues, occupe un espace de 65 centim. ^ {2pieds.) I
Sa longueur totale, avec les roues, est de 92 centim.
(2 pieds ÏO pouces).
La longueur du charriot à ferrasse, prise de la poignée jus- 1 qu’au bout de la feuille de tôle, est de 2"’. 60 (8 pieds.) ■
A 65 centim. (2 pieds) de la poignée, et sur les deux branches de derrière, on place une feuille de tôle bien épaisse de 65 centim. (2 pieds) de longueur sur 18 centim. (1 pied 122) de largeur, sur laquelle on met la cuvette dès qu’elle est j hors du four. Il est bon de faire observer qu’on doit tout disposer de manière à ce que le bout du charriot à ferrasse | vienne juste au niveau du sol et de l’ouvreau des cuvettes, afin que les ouvriers aient beaucoup plus de facilité à porter , la cuvette sur la ferrasse. |
Chevalet. — C'est ainsi qu'on nomme quatre grosses pièces I de bois qui se croisent à la partie supérieure et dont la croi- 1 sure se trouve réunie par une cinquième pièce de bois placée en travers, et comprenant à peu île chose près la longueur | du rouleau. C’est au bout de la table, et dans la même di- | rection, que doit être placé le chevalet; aussi leur hauteur doit être la même; la raison en est simple : lorsqu’on se propose de rouler le rouleau sur les tringles, il faut préalable- | ment l’enlever du chevalet; d’après cela, il doit être ainsi disposé, afin de pouvoir le faire glisser du chevalet sur la table avec le moins de mouvement possible. C’est au moyeu d’un charriot en fer que se fait le transport du rouleau au bout de la halle. M. Bastenairc-Daudenart pense qu’il serait mieux et plus simple de pratiquer, sous les pieds du chevalet, des roues en fonte, de manière qu’on n’aurait besoin que de pousser le chevalet pour faire arriver le rouleau où l’on voudrait qu’il fût. De même, comme ce sont, ajoute-t-il,