‹ Nouveau manuel complet du verrier et du fabricant de glaces, cristaux: pierres précieuses factices, verres colorés, yeux artificiels, etcChapitre 100 sur 127 · POINTS DE PUSION EN DEGRES CENTIGRADES · texte numérisé non relu

POINTS DE PUSION EN DEGRES CENTIGRADES

un petit bloc d’argile de Stourbridge cuite, ou toute autre argile réfractaire. L’auteur a trouvé, par expérience, qu’un parallélipipède d’argile de Stourbridge du poids de 12,8 gram., chauffé jusqu’au point de fusion de l’argent et plongé dans le vase étamé contenant 128 gram. d’eau, élevait la température de cette eau de 22°78 C. Or, si on divise 1032 degrés, point de fusion de l’argent, par 22,77, on obtient 45,32 comme le nombre correspondant à 1 degré de ce pyromètre, et le nombre 45,32 sera le multiplicateur exact, sans qu’il soit besoin de correction pour la chaleur absorbée par le thermomètre, le vase et l’argile.

On peut s’assurer ainsi de la température dans les foyers et les carneaux des fourneaux des machines à vapeur avec le parallélipipède d’argile qu’on introduit dans une petite capsule, accrochée au bout d’une verge en fer, par un petit trou dans le foyer ou le carneau, et qu’on y laisse assez de temps pour être certain qu’il a acquis la température du milieu où il est plongé, et qu’on retire et immerge aussitôt dans l’eau sans qu’il ait touché un autre corps. Ce morceau d’argile peut servir indéfiniment, il faut seulement que la matière soit pure et bien cuite. Les parallélipipèdes n’ont pas besoin d’avoir plus de 12 à 13 millim. (6 lignes environ) d’épaisseur pour que la terre soit bien uniformément chauffée dans toute sa masse, attendu que cette matière est un mauvais conducteur de la chaleur.

Les résultats obtenus avec ce pyromètre ne peuvent être regardés comme étant rigoureusement vrais, puisque dans les calculs on considère la chaleur spécifique du platine comme la même à toutes les températures : ce qui n’est pas vrai, puisqu’on sait que cette chaleur croît avec la température. Néanmoins ces indications sont tout aussi approximativement exactes que celles qu’on peut obtenir d’un thermomètre à mercure, et de tous les appareils fondés sur la dilatation des corps par la chaleur.

Fig. 146, vue en élévation et en coupe du vase en fer étamé; E, eau; T, thermomètre; P, morceau de platine.

Fig. 147, plan du même vase.

Fig. 148, le morceau de platine vu séparément.

Fig. 149, A, le parallélipipède d’argile réfractaire.

Fabricant de Verre.

Su Verre, de ses propriétés et de sa fabrication.

Les chimistes modernes regardent le verre comme une combinaison saline de la silice avec la potasse, la soude, l’alumine, la chaux, les oxydes de plomb, de cobalt, de nickel, etc. Dans ces combinaisons, la silice joue le rôle d’un acide, et ces composés, ou ces verres divers, sont considérés comme des silicates qui peuvent être à l’état neutre ou avec excès de base, ce qui constitue les verres alcalins. Mais suivant cet axiôine si connu en chimie, corpora non agunt nisi sini soluta, pour que cette union ait lieu, il faut que l’un ou mieux les deuxcorps soient à l’état liquide : c’est cet effet que produit la'fusion plus ou moins prolongée, suivant la nature des constituants. Si l’on veut opérer cette composition entre la silice et une de ces bases solubles, telles que la potasse ou la soude, il suffit de les faire bouillir ensemble dans l’eau. L’on peut même faire une espèce de verre en saturant de silice une solution de potasse caustique; par l’évaporation, l’on obtient un résidu qui, appliqué humide sur les corps, forme une couche vitrifiée, insoluble dans l’eau, inaltérable à l’air, et les préserve de la combustion.

Le verre, dans son état de perfection, est un corps transparent, incolore, inodore, insipide, dur, fragile; cassure luisante à angles très-tranchants; il est très-sonore, susceptible d’un très-beau poli, jouissant de la propriété de transmettre les rayons lumineux en les réfractant, ou de les réfléchir exactement si sa surface postérieure est recouverte d’un enduit opaque et brillant (les glaces) . Le verre est très-élastique et l’un des corps les plus sonores ; son poids spécifique varie suivant la nature et la quantité des substances vitrifiées avec la silice. Voici les principales, l’eau étant prise à 1 00 :

Quartz blanc demi-transparent et sable cristallisé de . 258 à 265

Verre fait avec le quartz et la potasse. . . 236 à 238 t)emi— vitrification opaque faite avec la chaux et la potasse . 300

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