‹ Nouveau manuel complet du verrier et du fabricant de glaces, cristaux: pierres précieuses factices, verres colorés, yeux artificiels, etcChapitre 81 sur 127 · CREUSETS PRATIQUÉS AU MOYEN DE DA PRESSE · texte numérisé non relu

CREUSETS PRATIQUÉS AU MOYEN DE DA PRESSE

rebord qui se trouve au bas du noyau ou forme. Lorsqu’on est muni de ces instruments et qu’on veut les appliquer à la fabrication des creusets, on enduit d’huile la forme, on la place sous la tête carrée de la vis (1); dès lors on y applique dessus et tout à l’entour une couche de terre dont la consistance doit être telle qu’on ne puisse la pétrir que difficilement entre les mains; quand toute la forme en est bien recouverte, que tous les morceaux en sont bien soudés, et qu’il n’existe ni trous, ni bulles d’air, on bat alors bien la pâte terreuse et dessus c* dessous, et si la couche n’est pas un peu plus épaisse que le vide qui se trouve entre la forme et la chape, on y ajoute une nouvelle couche de terre qu’on unit bien dans toute sa surface. Ce travail terminé, on enduit la chape, à l’intérieur, d’huile épaisse, et on la place sur le creuset sur lequel elle s’enfonce jusqu’à près des deux tiers; en tournant la vis de la presse, on parvient à faire descendre la chape sur la bague C. Il est évident qu’en descendant avec force, la chape enlève l’excédant de la terre qui sort par le bas et rend la surface du creuset très-égale. « Voilà donc, dit M. Bastenaire, troispièces réunies : le noyau ou la forme, le creuset et la chape. On ôte celle-ci par le moyen de cordes attachées à quatre espèces d’oreillettes pratiquées à sa surface extérieure, ou, plus simplement à un anneau conservé dans le coulage en haut de la chape. Le creuset s’enlève au moyen de la bague C sur laquelle il repose au bas du noyau ; celte bague en bois enveloppe le noyau avant d’y appliquer la terre ; elle est percée de quatre trous dans son épaisseur, qui doivent se correspondre transversalement. On y fait entrer quatre boulons HH HH en fer, de 4 centim. (1 pouce et demi) de diamètre; on fait entrer aux extrémités des boulons qui dépassent quatre anneaux de fer attachés à des cordes, qui, étant réuniespar le haut, sont tirées en l’air par un bras de levier à la manière des creusets à tour de manivelle. De cette façon, la bague étant soulevée, elle enlève avec elle le pot qui se détache facilement du noyau ; il est mis sur une civière G, fig. 29 lis, pour être porté dans la chambre à sécher, en le laissant sur la bague jusqu’à ce qu’il puisse être retourné. » J’avoue que je ne conçois pas bien tous les avantages de ce dernier mode de fabrication des creusets; pour qu’il fût évidemment avantageux, il faudrait que la chape pressât en tous sens sur le creuset, afin de le rendre plus compacte et plus dur, tandis que cette compression n’a

(i)Aa-des#ous dp cette tôle de vis doit être pratiquée une cavité pour recevoir l'an-» oeau b de la chape.

lieu que sur le fond. Nous croyons donc préférable la fabrication des creusets au tour, attendu qu’il est plus aisé de les bien confectionner.

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