OXYGÈNE
Fibre ligneuse pure.
Quercusrobur .
Fraxinus excelsior. .
Acer campestris. ...
Fagus sylvatica.. . .
Retnla alha .
IJlmus campestris.. .
Populus nigra .
Tilia Europæa .
Salix fragilis .
Pinus abies .
Pinus picea .
Pinus sylvestris. . ..
Pinus larix .
Dans ce tableau on observe que les bois les plus légers et les plus inflammables contiennent plus d’Iiydrogène que les bois durs et les moins combustibles. Dans la. fibre ligneuse pure les proportions de l’oxygène et de l’hydrogène sont telles, que par leur union elles doivent former de l’eau, tandis que dans toutes les variétés de bois qui ont été examinées, il y a toujours excès de l’hydrogène sur l’oxygène. Or cet excès est plus considérable dans les bois tendres que dan&
les bois durs. Dans le chêne, l’excès de l’hydrogène, au-delà de celui nécessaire pour se combiner avec l’oxygène, s’élève à 5,08 parties sur 1000, tandis que dans le sapin il est de 9,50. Lorsque ces bois, riches en hydrogène, sont fortement chauffés, f excès de celui-ci se combine avec une portion du carbone qui est présent et donne naissance à des hydrocarbures gazeux aux dépens du carbone fixe ou charbon qui se serait produit. Ces gaz s’enflammant avec une grands facilité, produisent beaucoup de flamme, et les bois dont ils se dégagent se consument par conséquent avec beaucoup plus de rapidité que ceux où l’hydrogène et l'oxygène existent dans des proportions qui se rapprochent davantage d’équivalent à équivalent; quand ces bois légers sont appliqués à des chauffages, on remarque qu’ils dégagent leur chaleur plus rapidement que l’appareil dans lequel on les consume n’est susceptible de l’absorber, et par suite qu’une quantité considérable de cette chaleur se trouve perdue parce qu’il faut un certain temps, quelle que soit la disposition des appareils, pour utiliser la chaleur développée par le combustible qu’on consomme. Quand, au contraire, on emploie un bois où l’excès de l’hydrogène est très-faible, il se produit peu de flamme, et comme la combustion marche avec lenteur et que la chaleur est dégagée régulièrement, une plus grande portion de celleci devient applicable et le combustible donne un effet pratique supérieur à celui que fournissent les variétés qui, en réalité, possèdent un pouvoir calorifique supérieur.
11 résulte de cette considération qu’un combustible qui peut produire les meilleurs effets dans un appareil pourvu d’une grande surface de chauffe, peut bien être mal adapté à un appareil de structure différente, puisque chaque variété exige un certain temps pour dégager la chaleur qu’elle est susceptible de développer. C’est pour cette raison qu’on donne généralement la préférence aux bois durs. Mais quand on veut produire une chaleur vive et très-intense, on réussit mieux avec les bois légers et il suffit pour cela que l’appareil soit disposé pour absorber vivement la chaleur dégagée.
Les résultats qu’on obtient ainsi d’un combustible, dépendent aussi du volume des morceaux dans lesquels ils est divisé. Si on le jette dans le feu en gros morceaux, il brûle avec lenteur et une grande portion de la chaleur générée se trouve absorbée. Si au contraire on divise, par exemple, les bois en menus copeaux, la combustion est alors si vive, qu’une grande partie de la chaleur dégagée se trouve perdue pour les besoins pratiques. Si les fragments sont encore plus petits et en contact intime , alors l’air nécessaire à la com-
PYROMÈTRE DE WEDGWOOD. 211
bustion ne peut plus pénétrer et il est extrêmement difficile d’obtenir une élévation de température,
Ce qu'on vient de dire du bois s’applique tout aussi bien aux autres combustibles dont la combustion est également influencée par l’excès d’hydrogène qu’ils renferment, par leur état de division et enfin aussi par la forme ou la structure des appareils.
moyens propres a mesurer la température des fourneaux,