‹ Nouveau manuel complet du verrierChapitre 102 sur 194 · ÉMAILIAGK DES MÉTAUX COMMUNS · texte numérisé non relu

ÉMAILIAGK DES MÉTAUX COMMUNS

rapidement, mais le dégourdi doit avoir une marche plus accélérée encore, elle, doit s'opérer en quelques minutes ; fenduit humide, mais non encore complètement desséché, noircirait promptement dans la chambre. Les matières non volatiles ou riches en carbone qui ont servi à porter et à faire adhérer les substances pulvérulentes sur les pièces se décomposent, et aussitôt que le carbone libre de cet enduit est en contact avec l'oxygène de Tair dans cette chambre, il se volatilise promptement et Tenduit devient blanc. C'est à peu près à cet instant qu'on transporte les pièces à l'entrée du moufle, où on les laisse quatre minutes au plus, suivant leur volume. Au bout de ce temps, on les fait glisser au milieu de ce moufle, et, de cet endroit, on les pousse, si cela est nécessaire, dans la partie la plus éloignée et la plus chaude ou le fond, oîi on les laisse quelques minutes, ou au moins le temps nécessfiire pour que la fusion et la cuisson soient complètes. Lorsque l'enduit est en fusion parfaite, il parait uni et a un aspect gras. Quand on a atteint ce point, on rapproche les pièces de l'entrée du moufle, où elles passent bientôt après dans la chambre à recuire indiquée cidessus. Les pièces creuses émaillées à l'intérieur ont besoin d'être soulevées de temps à autre, pour que la chaleur pénètre complètement dans cet intérieur. La rapidité avec laquelle on conduit la cuisson est un élément qui en assure le succès.

La température des fourneaux à émailler doit être assez élevée pour que l'émail en poudre dont on fait usage fonde aussi promptement que possible sur le métal. Un fourneau dont le moufle est en fer, et où on garantit les objets du contact direct de la flamme,

est suffisant pour les travaux en émail en petit. Si le moufle, pour éviter autant que possible rintpcduction de l'oxygène et pour maintenir la température nécessaire, n'a pas d'ouverture pour le tirage, et si celle de la porte est close avec un bon tampon, alors le fourneau devient propre à émailler les métaux ordinaires. Si on craignait l'altération des pièces par la poussière d'oxyde de fer qui se détache et voltige, alors on podrrait très bien construire le moufle en carreaux d'argile bien cuits.

Pour le fourneau à émailler les grosses pièces, par exemple les diverses parties des poêles en métal émaillé, les ustensiles ou les objets de ménage de grande dimension, on se servira avantageusement des fourneaux à réverbère ordinaires, mais il faut qu'ils soient bien établis et qu'on puisse aisément y porter la température à un point plus élevé que celle dont on a communément besoin. Ce qu'on nomme le moufle, dans ce fourneau, est une voûte en briques qui s'étend sur une hauteur convenable dans toute la longueur du fourneau. La sole en est établie en briques : d'un côté du moufle est un foyer qui y envoie la chaleur par quatre ou cinq ouvertures. A Tune de ses extrémités, le moufle est fermé par un mur, et à l'autre il est clos par une porte à deux vantaux. Cette porte doit être bien lutée avec de l'argile ou close avec des briques. Chacun des vantaux porte une petite tirette par laquelle on peut observer ce qui se passe dans le fourneau. Dans quelques usines, les moufles sont munis de portes semblables à chacune de leurs extrémités. Le côté du moufle opposé au foyer porte trois ou quatre autres ouvreaux par lesquels le moufle laisse passer

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la chaleur et la flamme qui servent à chauffer une chambre particulière où les objets recouverts de rémail sèchent et dégourdissent. Les pièces passent non seulement de cette chambre dans le moufle, mais elles y retournent ensuite après la cuisson pour y perdre en partie leur haute température. Quelques fourneaux sont munis encore d'une espèce d'arche sous le moufle, où s'opère le dégourdi et le refroidissement sur des plaques de fonte sous lesquelles on brûle quelques charbons.

En quittant la chambre au dégourdi, les produits de la combustion passent dans une cheminée.

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