I. PROCÉDÉ BAX
L'opération se réduit :
!* A fondre les lentilles de verre ; 2*» A les user et les polir ; 3° A les peindre.
« 1<* Pour fondre les lentilles, mon appareil, dit M, Bax, consiste en une boîte de tôle confectionnée sans soudure. Celle dont je fais usage est confection-
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née ainsi qu'il suit : 22 centimètres de longueur, 14 centimètres de largeur et 4 centimètres d'épaisseur. Ces proportions ne sont pas rigoureuses. Cette boîte peut être comparée à un étui de livre; elle n'est ouverte qu'à une extrémité.
« J'introduis par cette ouverture un plateau ou tiroir de même métal, large de 13 centimètres sirr 22 de long ; ses bords sont relevés d'environ 14 millimètres ; il doit entrer et sortir librement; on lui adapte une anse ou queue pour le saisir. La boîte sert à garantir le verre en fusion des corps cinérés ; de plus, elle concentre la chaleur. L'intervalle qui existe entre la voûte et le plateau laisse voir l'état du verre pendant l'opération.
<c Je taille autant de morceaux de verre circulaires que je désire fondre de lentilles. Le diamètre de chaque morceau est relatif à l'épaisseur du verre et à la grandeur des yeux que j'ai dessein de faire. Pour tailler le verre, je trouve plus expéditif d'appuyer le n^oriceau que je veux arrondir sur un «orps solide et anguleux ; puis, à l'aide d'un marteau, dont je ménage les coups, je brise tout autour les saillies qui bordent la circonférence ; pour les grosses espèces, on pourrait employer le griigeoir des vitriers. Le meilleur verre est celui de glace, qui présente une teinte verte dans sa cassure ; à défaut de celui-ci, les cristaux et le verre à vitre ; toutefois, il .convient d'éviter, autant que possible, de réunir ; plusieurs qualités de verre dans la même cuite, afin que la fusion s'opère uniformément.
« Ainsi façonnés^ je place ces verres sur le plateau, en observant assez de distance entre eux pour prévenir leur agglomération ; et, comme ils pourraient