‹ Nouveau manuel complet du verrierChapitre 127 sur 194 · II. MARBRE ARTIFICIEL · texte numérisé non relu

II. MARBRE ARTIFICIEL

M. Rostaing, à Paris, a trouvé un emploi avantageux pour les décbets de verre de toute espèce.

Tous les fragments de verre cassé, de quelque couleur et de quelque qualité qu'ils soient, sont d'abord concassés d'une manière uniforme, puis on en remplit des moules garnis de talc ou de silice que Ton met au four. On obtient ainsi une masse bomogène et très dure que Tou peut tailler en blocs diversement colorés et qui constituent une espèce de marbre artificiel. On laisse en général à ces blocs un côté brut, ce qui donne une surface que Ton peut facilement appliquer sur un mur avec du mortier ou du ciment, pour obtenir ainsi des effets décoratifs très curieux.

On est «rrivé à produire des dessins en relief en

comprimant la masse pendant qu'elle est encore

plastique.

HÉMATINONE

On a trouvé fréquemment dans les fouilles de Pompéï une sorte d'émail d'un beau rouge vif, constituant des vases de luxe, des éléments de mosaïque, etc. Cet émail, auquel les anciens donnaient le nom de verre hématin ou hématinone, n'est autre que du verre coloré en rouge par le cuivre, mais dans lequel le métal est précipité par masses et produit une opacité complète. Sa couleur rouge est comprise entre celle du cinabre et celle du minium.

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