COBALT
les oxydes métalliques, et forme des sels colorés en rouge. Sa composition est exprimée par la formule CoO.
Lorsqu'on le chauffe au creuset d'argent avec de la potasse, on obtient un composé d'un beau bleu que Teau détruit complètement.
L'ammoniaque et le carbonate d'ammoniaque le dissolvent en prenant une couleur d'un jaune rougeîltre.
L'oxyde de cobalt est certainement une des matières colorantes les plus anciennes et les plus répandues.
Sa belle couleur bleue persiste à la plus haute température des fours à porcelaine ; sa coloration est si puissante que la moindre trace suffit pour colorer des flux vitreux. Mais c'est aussi de tous les oxydes celui qui offre le moins de ressources pour les colorations.
En effet, il ne fournit, entre le bleu le plus foncé et le plus clair, que des tons nuancés dans des limites assez étroites.
En combinaison avec l'oxyde de zinc et d'alumine, il donne des bleus clairs, opaques, comme l'outremer, le lapis-lazuli et le bleu de ciel.
On ajoute souvent aux matières vitrifiables une très petite quantité d'oxyde de cobalt ; cet oxyde, par la coloration bleue qu'il communique au verre, y joue le même rôle que l'indigo ou l'outremer dont on se sert pour azurer le linge, en atténuant la coloration verdâtre du verre.
Il suffit de mélanger aux compositions vitrifiables ordinaires 0 gr. 200 d'oxyde de cobalt par 100 kilog. de sulfate de soude.
Sans avoir de: coloration bieue, od peut atténuer ainsi la 'teinte verdAtre et obtenir une teinte neytre qui est certainement moins décomposée après une année d'exposition aux rayons directs du soleil que le verre de fabrication ordinaire ; mais cet effet ne se produit pas toujours régulièrement dans toute la masse, ce qui présente des inconvénients pour les pièces volumineuses.
La principale application de Toxyde de cobalt est la fabrication du smalt, sorte de verre bleu qu'on obtient au moyen du minerai de cobalt, combinaison de ce métal avec l'arsenic et le soufre, et qui contient en outre une certaine proportion de nickel. A cet effet, on commence par griller Tarsénio-sulfure de cobalt naturel, afin d'en séparer la majeore partie de l'arsenic par volatilisation.
ï^e résidu provenant de ce grillage est mélangé d'une manière intime avec du sable blanc et du carbonate de potasse, puis fondu. Il se dépose au fond au creuset une matière d'apparence métallique désignée sous le nom de speiss, qui est un composé d'avséniures de nickel et de fer.
Ce produit est surnagé par une matière vitreuse de couleur bleue. On bocarde ce verre après refroidissement, puis on le broie entre deux meules, après quoi l'on met en suspension dans l'eau la poussière qui en résulte ; suivant le temps plus ou moins long que la matière reste en suspension, on obtient une poudre plus ou moins fine, présentant une couleui bleue, d'autant plus claire qu'elle est plus ténue.