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XI. CUIVRE

Soumis à l'action d'une température très élevée, le cuivre émet des vapeurs qui donnent à la flamme une belle couleur verte. Néanmoins, lorsqu'on maintient ce métal pendant plusieurs heures dans un four de verrerie, il ne perd qu'une fraction très faibh^ de son poids.

Le cuivre soumis à l'action de Tair ou de l'oxygène secs, à la température ordinaire, n'éprouve aucune modification. Si l'on élève la température jusqu'au pouge,il se recouvre d'abord d'une couche d'un rouge violacé fort riche, et finit par se transformer en une matière noire, qui n'est autre chose que du protoxyde de cuivre anhydre (CuO).

Voxydule de cuivre (Gu^O), que l'on trouve dans la nature, tantôt sous forme de masses d'un beau , rouge, douées quelquefois de l'éclat vitreux, tantôt sous forme de beaux cristaux rouges, ou qui s'obtient artificiellement, donne aux flux vitreux une belle couleur rouge rubis.

L*oxydule de cuivre, ou sous-oxyde, s'obtient arti-

ficiellement par plusieurs procédés. D'après M.Malaguti, on fait fondre ensemble, à une douce chaleur, iOO parties de sulfate de cuivre et 57 parties de carbonate de soude cristallisé ; on pulvérise la masse solidifiée et Ton y mêle 25 parties de limaille de cuivre; on entasse le mélange dans dés creusets qu'on chauffe au rouge blanc pendant vingt minutes. On pulvérise la matière refroidie, puis on la lave. Le résidu est d'un rouge d'autant plus beau qu'il est plus divisé et plus lavé.

On obtient l'oxydule de cuivre hydraté, en précipitant par la potasse une dissolution de chlorure de cuivre. Il se précipite sous forme d'une poudre jaune qui absorbe promptement l'oxygène de l'air. 11 se dissout dans l'ammoniaque sans colorer la liqueur, mais par suite de l'absorption de l'oxygène de l'air, elle prend une belle couleur bleue.

Lorsqu'on chauffe avec des acides concentrés le verre rouge donné par l'oxydule de cuivre, il se décompose ordinairement en protoxyde de cuivre, qui se dissout, et en cuivre métallique qui se sépare.

Le protoxyde ou oxydule de cuivre (CuO) se prépare facilement à l'état pur en dissolvant le cuivre dans l'acide nitrique, et après avoir fait évaporer la dissolution jusqu'à siccité, en calcinant le résidu fortement dans un creuset. On l'obtient ainsi sous la forme d'une poudre noire sans éclat, difficilement fusible, facilement réductible par l'hydrogène et le carbone.

Lorsqu'on verse de la potasse caustique dans la dissohition d'un sel de cuivre, il se forme un précipité bleu-gris, qui est un hydrate de protoxyde (CuO 4- H^O). Cet hydrate perd facilement son eau

par lachaleiir; il saflitde lài^f: i*-'-" ' .» ; ■*ï^''. ■^r*-. dans laquelle on la pr»idj> t* :*>j7 ; . .. ^ ' * >/-*► en poudre noire d'oxyde \r^^'^ -zvt^ LV. -* fiv: V- ji'Voxvde de cuivre se di^^joi c«.'> - *jjL':i#r,.^'::* ^ donne une dissolution d ."5 :«rîit, -•*-- ^ir*^»*^:.»»?.'' pourpré, qu'on apf#f* > «r« f/jff^.jt.

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Le protochUyrure 4' éfam >,rJ,'. ^ p.-'M'»i» f»v,;,*,/'f/ caractémliqufr rm p»»*)-.iv.%ir j»H)C'ft«>j» <*<'»r)<v/}'''->il'rl'' : H ramène à r^^^Af. rlfr ;>r^f/»x7''W- U-^ p,^"-^^•,r-'^•« m/'t»»i liques, il ramfrn<^ m^^rne rl^-^ -«^^l^ <i^ roff&itff tA i\ nt gent à rétat miKurir,';ft, Cftst ^-r» v^^rtr, <U' f^iff ^fff" priété de» sel-^ (V^'.^^ift r^n'V^ v»''.f «^rnjf'/,, /•< <Mrp« Iy» préparatîoo du ;»oiïPprft df, (^s^k»^.

166 MATIÈRES PBEMIKRES

Pour obtenir le protochlonire, on dissout l'étain clans l'acide chlorhydrique concentré. On fait cristalliser en évaporant à sec.

L'action de l'eau sur le protochlorure d'étain est remarquable : traité par une petite quantité de ce liquide, il se dissout; mais avec un excès d'eau la liqueur se trouble et- le dépôt qui se forme est un oxychlorure d'étain (SnCl^+SnO).

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