III. PYROMÈTRE PNEUMATIQUE DE UELING
ET STEINBART
Le principe de la construction, de ce pyromètre (1) repose sur l'idée suivante :
Si un récipient fermé est garni de deux ouvertures égales, et qu'on le fasse traverser par un courant d'air régulier, survienne un état stationnaire, la différence de pression de chaque côté de l'orifice d'introduction sera la même qu'à l'orifice de sortie.
La perte de pression éprouvée parle courant d'air, en traversant l'espace fermé, se répartira également aux deux ouvertures. Chauff*e-t-on maintenant Torifice d'entrée et tient-on celui de sortie à une température constante, la répartition de la perte de pression ne sera plus dès lors égale, puisque, par le fait de sa température plus élevée, l'air introduit possède une masse moindre, et que, par conséquent, la pression intérieure du récipient doit en être modifiée.
Ce changement de pression peut ensuite servir pour mesurer la température à l'orifice d'entrée.
bans l'instrument, l'espace traversé par le courant d'air est formé par un tube capillaire en platine ;
(1) DingUr'» polytechnisehes Journal.
près de chacune d«s d«njx estrênJv^ SernMs ««î pratiquée, latéralement, une petite <»urerture «run tiers de millimètre de diaxnèlre.
Ce tube capillaîre est entoaré d'im tnyan de platine, mis en commoaica!i'*Q ^rec Valmo^pht-ve extérieure par un filtre i air ; dan^ le tuyau, riotnc-Jortkm d'air s'effectue au moyen d'an aspiratr'ar. Tair traversant ensuite le tube capitaine après être rentré par la petite ouverture d"un tiers de millimètre.
Un régulateur le prps«iijn j»**nnet de rendre cons*tante Taction de l'aspirateur.
Tandis qu'une extrémité du capillaire enveloppée du tuyau est soumise à la température cherchée, l'autre extrémité est soumise à la température constante de la vapeur d'eau bouillante ou de la glace fondante. Ainsi qu'il est déjà dit, cette extrémité possède également une fine ouverture par laquelle sort Tair qu'entrafoe l'aspirateur. L'intérieur du capillaire est relié par un tube à un manomètre à eau^ sur Téchelle duquel on peut lire directement les températures mesurées. En outre, le manomètre est encore muni d'un appareil enregistreur qui note continuellement les températures.
Le degré d'approximation de ces instiniments atteint un à deux pour cent environ.
Ces pyromètres sont peut-être moins précis q\iv d'autres instruments ayant le même objet, mais leur construction est beaucoup moins compliquée et ils semblent parfaitement suffisants pour le service qu'on leur demande dans Tindustrie.