II. VERRES ROrGES AL CriVBK
Si Ton recouvre une lame de verre d'un (fwïn'ti dft bioxyde de cuivre additionné d'une matière awJhé*lve convenable, et si Ton chauffe au rouge, 1^; verre absorbe du cuivre, mais il reste incolore ; «i on calr:jrie ensuite ce verre dans un milieu rédij^:t/;ur, hydrr>gène, oxyde de carbone, etc., on lui voit prendre une coloration rouge.
Le verre coloré par fusion est plus beau que le précédent. En fondant du verre avec 1 à 3 pour 100 de protoxyde de cuivre et 5 pour 100 de battitures de fer (ou 2 pour 100 d'étain), on obtient un verre qui, refroidi brusquement, présente une légère coloration verdâtre, mais qui acquiert subitement une belle couleur rouge foncé, rubis, lorsqu'on le chauffe à une température voisine du point de ramollissement, dans une atmosphère réductrice.
Verrier, Tome II.
La proportion de cuivre métallique absorbée par le verre rubis varie entre 0,42 et 0,66 pour 100 ; elle pourmt atteindre 0,75 pour 100, mais le verre deviendrait opaque.
L'addition d'une petite quantité d'oxyde ferreux donne une teinte rouge écarlate.
La composition vitrifiable comprend ordinairement, outre les éléments du verre blanc et de l'oxyde de cuivre, quelques substances destinées à maintenir le cuivre à son point d'oxydation le plus faible, telles que l'acide stannique, la limaille de fer, le tartrate de potasse, la suie.
Voici deux formules qui ont fourni de bons résultats :
L Sable 100
Carbonate de soude sec 75
Chaux 20
Oxydes de fer et de cuivre ^i). . . 10
Acide stannique. . 10
Quand ce verre est fondu, coulé, on le pile en fragments d'un centimètre environ et à 100 parties de ce verre, on ajoute :
Sable 80
Carbonate de soude 90
Chaux 14
A 100 parties de ce nouveau verre fondu, couK', pilé à la même grosseur que le précédent, on ajou» 33 parties de sable ; on fond de nouveau :
(1) Poar obtenir ce mélange d'oxydes, on calcine graduellemn t etjnsqu'an ronge parties égales de battitures de cuivre et de s-ilfate de fer. Le mélange d'oxydes ainsi obtenu est noir, assez fii>.