III. VERRES ROUGES A LOR
On obtient un verre d'une brillante couleur rouge en faisant usage de l'or. Ce verre, suivant les circonstances, peut prendre une couleur pourpre écarlate, carmin, rose ou rubis.
Au commencement du xvii« siècle, Néri en connaissait déjà la préparation. On croyait à cette époque qu'il était nécessAir^î d'employer l'or sous forme
iOO VERRES COLORÉS
de pourpre de Cassius ; les recherches de Fusx> ont montré que le chlorure d'or pouvait donner un verre rubis tout aussi beau.
La proportion d*or est variable avec l'intensité de la teinte à obtenir, mais elle est toujours très faible. Un cent millième (0,001 pour 100) d'or suffit à donner une colo?'ation appréciable ; la teneur courante des verres rubis varie entre 0,003 à 0,010 pour 100, pour les roses très clairs, et 0,100 pour 100 pour le rouge-rubis foncé.
La présence du plomb dans le verre est favorable au développement du rouge-rubis ; elle procure en même temps au verre une plus grande malléabilité, ce qui facilite son emploi pour doubler le verre blanc.
Il faut autant, que possible éviter la soude dans la composition. Le meilleur verre à employer est un cristal à base de plomb et de potasse.
Lorsque le verre rouge à l'or est employé comme doublage, ce qui est le cas général, la composition doit être telle que son coefficient de dilatation soit égal à celui du verre blanc qu'il s'agit de doubler.
Dans le verre rapidement refroidi, l'or métallique, comme cela a lieu pour le cuivre, se trouve à l'état incolore ; la coloration rouge se développe sous l'influence d'un recuit gradué, n'allant pas jusqu'au ramollissement.
Du reste, il se passe dans la couleur du verre aurifère les mêmes changements singuliers de couleur que ceux qui se produisent à difTérentes températures dans le verre coloré à l'oxyde de cuivre, Lorsque la fusion est complète, le verre est incolore dans le pot, ou bien il est parfois verdâtre ou jaune topaze
au milieu et rouçe oo nioze-bi-m ti '.r.r '.^ > .-^ •-: incolore reste telle h-^n &i r^- .,: — -z.'^.z r «. - on la chauffe de nouveau. peci:L.-r i: i.;.— ^ - .-*vail, elle preod aa*s:t.> .ioj? ^j---^ .. ,- ^,-- - .^' qui s'étend du poiat t*h^if^ *,. • -. ,;'^ ^ «?—- ' " augmente en întetL-iv ^i-s.ri* •*"» ^r-^» >* ,-•' •* et paraître noire par la I it„-?» r-^»-- - ^ ^ v« ^* le même quand on irh^if^ ^ r— * ».^';.. ii r -^oxydant ou non, il a l:*^'i =i^zjî ttc* >*•.>-, ^ "'présente aucun autre pc»îf:rz:-or t;,^--^' - "' n'est une aUérati«>G «ian* Li i-i-.v i • - -^ - - 0,005 à 0,008.
Le verre qui a é> ainsi z.i:t <»* ^ * ^^^ -> . ,« —cuisson peut être de no ;T.»a-i -5»-^: . r,- •> ,-<. ^ fusion el no refroi«iL*'î<r-.'»fi' j^.-^ ^ *>',"<'-' =< teinte colorée en le ch^^fi.-': :-r -:# •. --^: - '• < refondu trop souvent r»»: .^ :" c . t.r -■- > — ^ < ^-*' *^' pératiire excessivement »n*^/-e, : '-i..j.jr> ^ "-il passe au brun b^z«*r n:Arj> £*r • . »^. -f ■ ^^ ■'pare de l'or eo jçraîrw, LrA'-^ i :.»-,; : , - .— -- incolore est refroidi *ur,ivnr^.r, r -,- ,^- ^^' , lui faire reprendre sa*!»:»: »^i'. - .i * *- -^ v vement incolore- Os pr.'^rxtn*^.»'* -. r- ^ \ ^..' été expliqués, et repo-en* ♦;ir.M i .-^ ., ,- /.'- ' -' combinaison que l'or adfetr.^ t»-»* *r •--'-" j^--
Boniemps et Knapp .jc »'•*—-►' < " , *'- .- v leur d'or par des chan^i^r. «»-:'-» s»* ■•• "^ ^^r admet un oxyde d' *r î- %... »-.'♦.. -^* '^^ ^ ^ que la coloration t-^ .i .^ i , ,'• ». .- '.* ''»*-• ftar/A, à Tor roëtaliV; ,r.
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facilement que le verre auquel il doit être associé, on aurait à craindre qu'il se rassemble et tombe au fond du creuset s'il n'était parfaitement divisé et disséminé dans toute la masse soumise à la vitrification. On y parvient facilement en imbibant la composition vitrifiable, ou le sable qui y entre, avec une dissolution de sel d'or, chlorure, pourpre de Cassius, etc. Voici quelques compositions de verres rouges :