IV. VERRES JAUNES
Pour obtenir le jaune citron, on ajoute au verre 2 pour 100 environ d'oxyde d'anthnoine.
On emploie également -4 ou 5 pour 100 de verre d'antimoine (oxysulfure d'antimoine) pour obtenir le verre jaune topaze.
Le pourpre de Cassitu, à la dose de 0,1 pour 100, donne la même teinte jaune topaze.
Le chlorure d'argent fournit le jaune couleur d'ambre. On emploie ce sel pour colorer le verre en feuilles. Le procédé consiste à triturer le chlorure d'argent avec une bouillie d'argile, et à appliquer ce mélange à l'aide d'un pinceau sur la feuille de verre à colorer. On cuit ensuite au mouffte à une température un peu inférieure à celle du ramollissement.
Lorsque le verre a été refroidi lentement, on enlève l'enduit et le verre apparaît avec une couleur jaune transparente qui, à la différence des autres couleurs de mou file, a pénétré la masse du verre à une pro-
fondeur plus bu moias grande selon la durée de la cuisson. Ce phénomène d'imprégnation est connu depuis les premières époques de la peinture sur verre. Il donne de plus beaux résultats que la coloration par fusion, le sel d'argent étant mélangé avec la composition vitrifiable.
Un kilogramme de verre absorbe de 80 à 920 milligrammes d'argent métallique, suivant l'intensité de la coloration.
Le soufre est employé pour colorer le verre dans sa masse. Ajouté à du verre blanc, exempt de plomba dans la proportion de 4 à 2 pour 100, il donne une coloration jaune. On obtient une teinte plus belle avec les verres à base de potasse (jaune topaze) qu'avec la soude (jaune serin).
D'après M. Peligot, la composition suivante donne une belle teinte jaune :
Sable 150
Carbonate de potasse . 75
Chaux éteinte .38
Soufre en fleur 2,1
Le charbon (de bouleau ou de peuplier) donne comme le soufre une couleur jaune, d'autant plus foncée que le verre est plus basique. Voici trois compositions donnant un beau verre de cette couleur :