‹ Nouveau manuel complet du verrierChapitre 38 sur 194 · PAR M. G. BONTEMPS · texte numérisé non relu

PAR M. G. BONTEMPS

a La renaissance des vitraux peints et la fabrication du flint-glass coloré d'abord en Bohême et ensuite dans toutes les parties de TAllemagne, en

MODIFICATIONS DANS LA COLOBATIOX ÙV TEBiC 115

France et en Angleterre, ont, dît If. BonUmp^, ap^:^ tout spécialement Tatteation des rermre, 0 f a à^ik quelque temps, sur la coloration des vffrr^ pstr ïf^ oxydes métalliques. Probablement ils ont eiwaf é 1^ recettes données dans les ouvrages de >^ri, Mtrrr^, Kunckel, Ferrand, Haudiquer de Blanrourf et 4fr beaucoup d'autres, et souvent ils ont dû érhouer. Dans ce cas, ils doivent en avoir conclu que \f>, auteurs n'avaient pas obtenu les résultats qu'il» ann/yrr çaient. Mais la vérité est qa*ils n'avaient pas op^é dans les mêmes circonstance*, [Hins tous les rns, re^ recettes n'avaient qu'une valeur empirique ; ta chi* mie n'était pas encore une science, c'ét;f ît Jiîmpl^rment une agglomération de faits sans la moindre; (Uffjtdlnation quelconque, et la pbysique n'était gij»;re plij*^ capable d'expliquer les phénomènes ob«^;rv<>s.

« A une époque plus récente, à l'aide de» wîienrr^rj» chimiques, on a pu analyser les oxydfn métalliques ainsi que leurs diverses combinaisons avec ier^ m-A^ des. Le verre, par analogie, ayant été corij^idér*'; comme un sel k base simple ou multiple, on a admis des axiomes généraux dans la coloration de ce corp<i par les oxydes métalliques. On a dit, par exemple, que les silicates de potasse et de soude sont incolores ; que le silicate de potasse ou de soude et de manganèse est pourpre ; que le silicate de potasse ou de soude et de cobalt est bleu ; que le silicate de potasse et de deutoxyde de cuivre est bleu ; que ie silicate de potasse et de protoxyde de cuivre est roti^^ ; que le silicate de potasse et d'or est pourpre, etc.

«< De semblables axiomes sont bien suffisants pour ceux qui n'ont besoin que de connaissances superficielles, mais si on entre plus avant dans l'examen

des phénomènes produits par remploi des oxydes métalliques dans la fabrication du verre, on reconnaîtra bientôt combien le champ est fertile en observations et combien sont incomplètes les explications qu'on en donne.

« Qu'on me permette de citer quelques-uns des phénomènes que produisent un petit nombre de métaux ; quelques-uns de ces phénomènes auront peutêtre pour beaucoup de personnes tout l'attrait de faits nouveaux, quoique ces métaux soient ceux employés le plus généralement pour colorer le verre.

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