‹ Nouveau manuel complet du verrierChapitre 62 sur 194 · I. Blanc · texte numérisé non relu

I. Blanc

A. Fondu, 1 . — On fait fondre 2 parties de Beinglctës (fritte de verre ordinaire et de poudre d'os calcinés) et 1 partie de minium dans un creuset de Hesse, dans un fourneau à vent, on coule dans un plat rempli d'eau froide, puis après le refroidissement oh triture sur une glace épaisse de verre, avec une molette également en verre.

h, -Couleur, 2. — 1 partie d'os calcinés à blanc.

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avec 2 parties de fondaat broyées ensemble sur la glace en verre.

Fondant : Verre plombeux ou silicate de plomb (jet ou rocaille).

3. — 1 partie d'oxyde blanc d'étain avec 2 parties de fondants traités comme précédemment.

Fondant : Silicate de plomb.

4. — On obtient Toxyde d'étain pour le blanc de la manière suivante : Dans un creuset de Hesse couvert, on fait fondre i partie de copeaux d'étain fia et on y ajoute, aussitôt que le métal est en fusion, 2 parties de salpêtre en agitant bien le mélange avec une tige de fer. On couvre alors le creuset ; on le maintient au milieu de charbon incandescent en remuant de temps à autre le mélange avec la tige,jusqu'à ce que celle-ci commence à blanchir vers la pointe. Après avoir continué l'agitation encore pendant quelque temps, on verse la masse fondue du creuset dans un mortier d'agate, on laisse refroidir, on triture, on fait bouillir avec, de l'eau, on décante et on fait sécher.

n. Noip

A. Couleur, fî. — 2 parties d'oxyde de cuivre préparé par la calcination du nitrate de ce métal et 2 parties de fondant.

Fondant : Parties égales de borax cristallisé, de minium et de verre en poudre, sont, après avoir été mélangées, introduites dans un fourneau à vent, dans un creuset de Hesse où on les tient en fusion pendant une heure ou une heure et demie; on coule alors dans un vase rempli d'eau, et après avoir en» levé et séché la masse, on triture sur la glace,

PRÉPABATION DES COULEURS 161

6. — Ou bien, on ajoute aux ingrédients précédents un peu d'oxyde de fer, ou de peroxyde de manganèse, qui donnent ce ton brunâtre qu'on observe si fréquemment dans les anciennes peintures sur verre.

7. — 1 partie d'un noir préparé avec de l'oxyde rouge de fer qu'on obtient par le mélange de protoxyde de fer et d'huile d'olive, amené ainsi à l'état de poudre humide, puis soumis dans un creuset à la chaleur jusqu'à évaporation de l'huile, J partie d'oxyde de cuivre obtenu par la calcination et l'efflorescence du carbonate vert de cuivre par la voie humide et 2 1/4 parties de fondant.

Fondant : 2 parties de silicate de plomb broyé à l'eau sur une plaque de cuivre, ou sur un marbre à broyer ordinaire, et amené à une finesse suffisante, et 1/4 partie gomme arabique. On n'ajoute cette dernière substance que lorsquele silicate plombeux est déjà mélangé à l'oxyde. On triture alors aussi finement que possible.

8. — Ou bien 1 partie d'oxyde de cobalt, 1 partie de peroxyde de manganèse, i partie de grenaille des fonderies de cuivre, 1 partie de battilures de cuivre qu'on mélange intimement, puis qu'on fait fondre d'abord à un feu doux, puis à un feu violent, jusqu'à fusion complète. On coule alors dans l'eau ; on triture après le refroidissement ; on ajoute Imparties de fondant et on broie finement.

* Fondant : i partie de sable pur et blanc et 3 parties de litharge fondues ensemble : lorsque la masse est bien fluide, on la roule sur une plaque de marbre ou dans un mortier de fer, chauffé ; après le refroidissement on broie fin, on lave à Teau par dé-

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càîitation pour séparer tout le plomb qui pourrait être réduit.

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