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X. ÉMAILLAGE DES MÉTAUX œMMUNS

Lorsque l'on s'adresse aux métaux communs, les émaux ne s'unissent pas chimiquement avec eux, comme avec le verre ; il n'y a qu'une union mécanique.

L'art d*émailler les métaux présente de grandes difficultés. Avec les métaux qui n'ont qu'une faible affinité pour l'oxygène, l'émail dont on veut les recouvrir ne doit pas exiger pour sa fusion une température égale à celle où le métal entrerait lui-même en fusion. Avec les métaux qui ont, au contraire, une puissante affinité pour l'oxygène, il faut que

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rémail coule* à leur surface et la recouvre avant que celle-ci puisse s'oxyder ; autrement Témail se détacherait aisément du métal. Un corps oxydé ne contractant pas facilement d'union avec un autre qui ne Test pas, les deux matières ne sauraient adhérer Tune à l'autre par le mélange. Il est donc indispensable de provoquer l'adhérence de la portion oxydée avec celle qui ne l'est pas en donnant à cette dernière une surface inégale et raboteuse.

Les émaux pour les métaux, doivent, en outre, présenter cela de particulier que lorsqu'on les broie avec de l'eau, ils ne se laissent pas enlever par celle-ci une portion de leurs parties constituantes ; de plus, que leur poudre fine ne puisse pas, par le broyage, se transformer en un hydrate, se décomposant ensuite au feu et donnant des bulles ou bouillons qui s'opposent à l'adhérence de l'émail sur le métal, surtout sur le fer qui, dans ce cas, se recouvre d'oxyde.

L'expérience a démontré que l'émail ne peut adhérer que sur une surface métallique bien exempte d'oxyde de carbone ou de corps renfermant du carbone. L'état brut ou raboteux de la surface du métal favorise beaucoup l'adhérence mécanique de l'émail au métal. Ces faits ont été contestés et on a soutenu qu'une surface oxydée était une condition nécessaire ; on a cru qu'une surface métallique couverte d'oxyde se trouvait alors dans les mêmes conditions que celles des matières céramiques ou poteries, ce qui est évidemment contraire à la nature des matières en question. Cependant, il est possible qu'une oxydation extrêmement faible sur la surface métallique qu'on se propose de recouvrir d'émail, favorise

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FaRiDité des matières qui doivent être mises en contact.

.Vfin d'obtenir le résultat exigé, on plonge ordinairement le fer dans Facide sulfurique étendu ; il vaudrait mieux faire usage de Facide chiorhydrique, attendu qu'il forme avec le fer des combinaisons plus solubles et plus difficiles à décomposer que Facide sulfurique. Par cette immersion, le fer est débarrassé à la surface de Foxyde qui s'y était formé, ainsi que de quelques autres matières qui proviennent de la fonte, et en même temps cette surface acquiert un toucber rude et inégal. Dans cette opération, le carbone combiné à la fonte se trouve mis à nu et déposé sur le fer, d'où il faut Fenlever, ce qui n'est possible qu'en frottant vivement la surface décapée dans les points où elle doit recevoir la couverte d'émail. Après ce travail, les objets en fer sont lavés, séchés promptement et complètement, afin de les mettre à l'abri d'une nouvelle oxydation.

De même qu'une surface métallique qui présenterait des tacbes d'oxyde en quantité sensible serait sujette à faire exfolier Fémail, de même le carbone qui adhérerait à cette surface déterminerait la formation de bulles et de bouillons ' dans l'émail, attendu qu'à une haute température, l'oxygène de Fair qui se trouve alors présent donnerait lieu à la transformation du graphite en gaz oxyde de carbone ou en acide carbonique.

Une condition indispensable au succès, c'est que les matériaux dont Fémail se compose aient été préalablement transformés en une fritte homogène par la fusion, afm que, loi^squ'on charge la surface du métal, il ne se produise pas, lors de la fusion et

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