‹ Nouveau manuel complet du vétérinaire par m. LebeaudChapitre 112 sur 120 · CHANGEMENTS DE M1IK · texte numérisé non relu

CHANGEMENTS DE M1IK

exécuter ces changements, il faut arrondir un peu la main et la porter du coté où l'on veut aller, en aidant en même temps le cheval de la jambe de ce côté et le soutenant légèrement de l'autre; tout cela doit se faire avec précisiou, sans secousse et sans" ralentir aucunement l'allure du cheval. Beaucoup de personnes sont dans L'usage de passer alternativement les rèaes et la gaule ou la cravache, d'une main dans l'autre à chaque chançement; mais cette pratique n'est pas nécessaire, surtout pour les commençants, pour qui elle ne servirait qu'à augmenter l'embarras qu'ils manquent rarement d'éprouver quand il leur faut changer de main. C'est à l'aide de ces changements fréquemment répétés, ainsi que des arrêts et rtemiarrèts, qu'un cavalier parviendra à se former aisément une bonne main, que l'on accoutumera un cheval neuf à aller à toutes mains, et à exécuter sans diffculté ni embarras toutes les évolutions que l'on désirera.

Les bornes de ce Manuel ne me permettant de donner qu'une étendue très-circonsciîle à chacune de ses parties , je crois devoir terminer Ici ce qoe j'avais à dire sur l'équitation. Le petit nombre de leçons qui forment la matière de ce dernier chapiire me semblent suffisantes pour mettre tout homme qui n'aura pas la prétention de devenir un écuyer consommé, en état d'être lui-même son propre maître. Quant aux personnes qui voudraient acquérir des connaissances plus approfondies, elles ne les puiseraient pas dans les traités même les plus complets, si elles n'y joignaient en même temps les leçons pratiques des meilleurs maîtres.

De quelques termes d'htppiatriqne et de manège, dont l'explication ne se trouve pas dans le cours de ce manuel.

Abandonner son cheval, le laisser aller de toute sa vitesse sans lui retenir la bride , ne pas le soutenir assez. On dit aussi que le cheval s'abandonne.

Acculer (s'). On dit qu'on cheval s'accule, quand il recule en marchant de côté, et que les hanches marchent avant les épaules.

Acheminer un cheval. Assouplir et façonner son cheval; le préparer à un air quelconque de manège. On dit d'un cheval qui montre des dispositions, de la bonne volonté, qui connaît bien la bride et répond aisément aux aides, qu'il est bien acheminé.

Aides. Voyez à l'avant-dernicr chapitre leur définition. On dit d'un cavalier qu'il a les aides fines , quand il aide son cheval avec grâce, aisance, et par des mouvements presque imperceptibles; la même chose se dit d'un cheval prompt à obéir aux aides.

Air. Se dit de la belle attitude d'un cheval dans les diverses évolutions qu'il exécute, et de la cadence qu'il observe dans ses mouvements, selon le genre d'allure, tant naturelle qu'artificielle, où il est placé. On appelle airs de manège, certains airs ou allures artificielles inventées pour faire briller tout à la fois la grâce et la souplesse d'un cheval , et l'adresse de I'écuyer. On nomme les airs bas ou relevés, selon qu'ils se détachent plus ou moins de terre.

Allures. Voyez dans lu première partie l'article consacré aax allures du cheval.

Appui. On appelle ainsi la sensation que produit la bride dans la main du cavalier , et réciproquement l'action que celle-ci exerce sur les barres du cheval, par l'intermédiaire du mors. Un cheval n'a point d'appui quand il ne peut supporter l'action du mors et quand il donne des coups de tète comme pour s'en débarrasser; il en a trop quand il s'appesantit sur la bride : il a de l'appui à pleine main, quand, sans peser ni battre la main,il laisse dans la main du cavalier le

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sentiment d'une pression douco et toujours égale , ee qui est l'effet d'uue excellente bouche; la môme chose se dit de la bouche du cheval.

Appuyer les éperons. Les faire sentir vigoureusement.

Armer (s'). Se dit du cheval qui se défend de l'action du mors. Voyez dans l'avant- dernier chapitre, l'article relatif au' choix de la bride.

Asseoir un cheval sur ses hanches. Le rendre ferme SHr cette partie Dour alléger l'avant-main On dit aussi du cavalier, s'asseoir sur la selle ou en selle, c'est-à-dire s'affermir dans les arçons.

Assiette. Attitude du cavalier sur la selle. On dit perdre l'assiette, avoir une bonne assiette, etc.

Attaquer. Faire sentir-au cheval les éperons ou la chambrière.

Avertir un cheval. Lui faire sentir les aides pour le ranimer, ou lui indiquer ce que l'on veut qu'il fasse.

Balancer. Se dit d'un cheval qui jette la croupe à droite et à gauche en marchant,

Ballottade. Air de manège. C'est un saut élevé, dans lequel le cheval, ayant les quatre pieds en, l'air, à une égale hauteur, présente les fers de derrière comme s'il voulait ruer, sans cependant lâcher la ruade. Voyez Cabriole.

Battre à la main. Voyez Main.

Bidet. Cheval de tres-petite taille dont ou se sert surtout pour courir la poste; le double bidet est un peu plus haut que le simple bidet.

Bringue. Petit cheval maigre et de très-chéiive apparence.

Brouiller un cheval. Se dit d'un cavalier qui, ne sachant pas accorder les mouvements de la main avec ceux des jambes, désoriente son cheval au point qu'il ne sait à quelle aide

Cadence. Mesure régulière et écoutée que le cheval observe dans ses mouvements. On dit d'un cheval qu'il soutient ou ne soutient pas sa cadence, qu'il perd ou conserve sa cadence, etc.

Cabriole. Air de manège. C'est un saut aoalogue à la ballottade, avec cette différence, que le cheval étant en l'air

lâche la ruade avec la promptitude de l'éclair, et de toute la force dont il est capable.

Changement de main. Voyez le dernier article du chapitre dernier.

Charge. On distingue souk ce nom les remèdes que l'on applique à l'extérieur, dans la vue de fortifier. Ce sont ordinairement des cataplasmes ou des onguents.

Confirmer un cheval dans un air de manège, une allure, une leçon, c'est l'y maintenir jusqu'à ce qu'il soit parfaitement dressé.

Courbette. Air de manège dans lequel le cheval lève le devant en reployant les jambes en dessous, et ployant fortement les hanches sous lui.

Croupadc. Autre air de manège plus relevé que le précédent, et dans lequel le cheval, étant en l'air, trousse et relire les pieds de derrière sous le ventre, presque à la même hauteur que ceux de devant.

Débourrer un cheval. Commencer à l'assouplir.

Dedans. Coté sur lequel l'on travaille un cheval; ainsi, , lorsqu'on le travaille a. la main gauche ou à la main droite, toute la partie de ce côté se nomme le dedans; la partie opposée s'appelle le dehors; il est évident que, dans le manège, la partie du cheval qui regarde le mur ou la barrière est celle que l'on doit appeler le dehors.

Défendre. On dit qu'un cheval se défend, lorsqu'au lieu d'obéir aux aides, il cherche à s'affranchir de leur sujétion par tous les moyens en son pouvoir.

Dérober. Lorsque le cheval, en galopant, redouble tout à coup de vitesse pour chercher à couler entre les jambes de sou cavalier, on dit qu'il cherche à se dérober sous son homme.

Doubler. Tourner son cheval sans changer de main.

Ebrouer (s'). Sorte de mouvement que le cheval fait en secouant la tête et soufflant fortementà travers ses naseaux pour se moucher.

Ecouté. Synonyme de soutenu. ,

Ecouter son cheval. Etre attentif à ne pas le déranger de son allure quand il va bien : — écouter ses mouvements.

d'hippiatrique et de manège. 289 Emmiellure. Remède adoucissant que l'on applique à l'extérieur sous forme de cataplasme ou d'onguent.

Epizooties. Ou appelle ainsi les maladies qui affectent à la fois un grand nombre de bestiaux.

Escapade. Trait de fougue et d'emportement de la part d'un cheval.

Estrapade. Saut dans lequel le cheval lève la croupe plus haut que le devant, en détachant une ruade avec violence pour jeter son cavalier par-dessus sa tète : c'est un saut fort dangereux pour le cavalier.

Estrapasser un cheval. C'est le fatiguer outre, mesure par des exercices de manège trop violents ou trop prolougés.

Faire les forces. Se dit des chevaux qui ouvrent la bouche en remuant la mâchoire inférieure de droite à gauche, et de gauche à droite.

Falquer. Se dit d'un cheval qui coule les hanches basses et trides à l'arrêt du galop.

Fermer un changement de main. Le terminer pour reprendre l'autre main.

Forger. Se dit des chevaux qui attrapent en marchant le fer de la jambe de devant avec celui de derrière du même côté.

Goûter le mors. Se dit d'un cheval qui commence à obéir aux effets de la bride.

ffarper. Se dit d'un cheval qui précipite les hanches en marchant, au lieu de ployer le jarret; défaut qui provient ordinairement d'éparvins secs.

Main. Ce terme s'emploie en manège dans une foule de circonstances : tantôt H a rapport au pied du cheval, tantôt à la main du cavalier. C'est ainsi que l'on dit travailler un cheval témoin droite ou à main gauche, selon qu'on le. met sur l'un ou sur l'autre pied. — Travailler de la main à la main, tourner le cheval d'une piste avec l'aide de la main seule, sans employer les jambes. — Rendre ou retenir la main, c'est baisser la main de la bride pour adoucir l'action du mors, ou exécuter le contraire. On dit d'un cavalier qui a la main rude et tient la bride trop ferme, qu'il s'attache à la main; — d'un cheval qui, par ignorance ou désobéissance, tire la bride en levant le nez en avant, qu'il tire à la main; — de celui qui s'appuie sur le mors comme sur une cinquième jambe, qu'il pèse à la main; — de celui qui donne des coups Vétérinaire. 25

de tête comme pour secouer la bride, qu'il bat à la main, défaut très-ordinairo chez les chevaux qui ont la tête mal placée ou. les barres trop trancliantes. — Etre dans la main ou dans les talons, se dit d'un cheval parfaitement dressé, qui obéit dans toutes les circonstances avec une égale facilité aux aides de la main et des jambes : c'est le beau idéal de la perfection d'un cheval.

Manège. Ce moi s'emploie pour désigner tout à la fois les divers exercices d'école que l'on enseigne aux chevaux, et le lieu où on les dresse à ces exercices. On dit, dans la première acception , qu'un cheval est bien ou mal dressé à tel ou tel manège : il y a manèges de guerre et manèges d'école. Le

raège où l'on exerce les chevaux est un espace d'environ mètres de longueur sur 16 mètres de largeur, plus ou ' moins, et choisi dans un terrain ferme, uni et plat : il y en a do clo's et couverts, et d'autres qui ne le sont pas.

Mézqir. Mot dérivé de l'italien meszo aerie, demi-air, pour désigner un air de manège ni bas ni relevé : c'est une espèce de demi-courbette.

Mis. Signifie, en terme de manège, dressé. On dit qu'un cheval est bien ou mal mis.

Montoir. On appelle le côté gauche du cheval côté du montoir ; et côté de dehors du montoir, le côté droit. On dit qu'un cheval est facile ou difficile au montoir, selon qu'il se laisse ou non monter facilement.

Mouton. Le saut de mouton diffère de l'estrapade en ce que le cheval ne nie pas dans le premier, ce qui le rend moins dangereux pour l'homme.

Parer, faire une parade. Arrêter son cheval avec art à la Un d'une reprise.

Passade. Faire des passades. C'est mener un cheval en ligne droite eu changeant aux deux bouts, de droite à gauche et de gauche à droite, pour revenir au point de départ, passant et repassant toujours sur la même ligne.

Passage. C'est un trot de parade, cadencé, très-éçoutê et raccourci.

Pesade. Air de manège, dans lequel lé cheval se dresse et se tient ferme sur les pieds de derrière comme s'il voulait sauter, mais sans bouger de place.

Piaffer. Se dit d'un cheval qui manie ses jambes en ca-

d'hifpiatbibue et de kàkège. 291 dence, comme s'il marchait, mais sans bouger de place et en se tenant bien dans la main et les jambes de son Gava* lier. Le piaffer donne beaucoup de grâce ïi un chenal bien dressé.

Pirouette. Evolution dans laquelle le cheval tourne sur luimêrcu, de la tête à la queue, sans changer de place, la jambe de derrière en dedans faisant dans cette circonstance l'ofllce d'un pivot sur lequel tourne le reste de la masse.

Piste. Ce mot sert à désigner la ligne qu'un cheval suit en marchant. Il va d'une piste qnand il marche droit, c'est-àdire quard ses épaules sont sur la même ligne que ses hanches, et que ses pieds de derrière suivent ceux de devant : il va de deux pistes quand les hanches ne suivent pas la ligne des épaules, comme quand il marche de côté.

Porter. Se dit de la manière dont le cheval porte l'encolure en marchant : porter haut, porter bas. Ce mot signifie aussi faire aller ; porter un cheval en avant, à droite, à gauche, de côté, etc.

Raccourcir un cheval. Ralentir son allure en retenant la bride.

Ramener. C'est faire baisser le nez à un cheval qui le porte au vent et tire à la main.

Rassembler. C'est raccourcir un cheval pour Io mettre sur les hanches et le préparer à obéir aux aides ; ce qui se fait en retenant doucement le devant avec la main de la bride en mémo temps que l'on chasse les hanches sous lui.

Renfermer. C'est mettre un cheval dans la main et dans les talons après l'avoir rassemblé.

Reprise. Se dit d'une leçon que l'on répète après avoir laissé reposer le cheval, ou autrement, la durée de chaque exercice qu'on lui fait faire.

Ruade. Mouvement impétueux dans lequel le cheval, baissant la tête et levant le derrière, allonge subitement, de toute la force dont il est susceptible, les jambes de derrière en faisant voir les fers.

Saccade. Se dit d'une secousse violente que le cavalier donne à la bouche de son cheval, en tirant la bride brusquement.

Soutenus. Se dit des mouvements relevés, écoutés, cadencés et bien réguliers.

292 von Ain; lai he

Surmener un cheval, C'est l'excéder de fatigue dans un voyage, dans une course.

Terre à terre. Sorte de galop tride et bas qui se fait aux. deux pistes.

Traversé. On appelle un cheval bien traversé, celui qui a de l'Étoffe, les côtes larges et bien couvertes.

Traverser (se). Se dit d'un cheval qui, au lieu d'aller droit quand on veut le remettre sur la piste, se jette tantôt sur un talon, tau tut sur l'autre, et marche de biais.

Trépigner. Se dit d'un cheval qui, étant au repos, frappe la terre du pied par impatience ou excès d'ardeur.

Tride. Adjectif employé pour désigner des mouvements précipités dans lesquels un cheval abaisse promptement et vivement les hanches sous lui. On dit qu'un cbeval a la course tride quand il galope court et vite de hanches.

Voile. Air do manège dans lequel un cheval, marchant sur deux pistes do coté, décrit deux cercles parallèles.

FIN Dp VOCABULAIRE.

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