‹ Nouveau manuel complet du vétérinaire par m. LebeaudChapitre 12 sur 120 · DESCRIPTION DES ARTICULATIONS · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DES ARTICULATIONS

Les os sont liés entre eus par des articulations de divers genres, dont les unes permettent à deux os de se mouvoir l'un sur l'autre, avec plus ou moins de libertéj et les autres se refusent à tout mouvement : les premières constituent la diarthrose, et les secondes, la synartkrese.

La diarthrose ou articulation mobile a lieu de diverses manières : par genvu, quand une tête est reçue dans une cavité, disposition qui permet des mouvements en tous sens; par charnière, quand les parties saillantes et rentrantes des surfaces articulaires s'emboîtent réciproquement; le mouvement est borné, dans ce cas, à la flexion et a l'extension : par pivot, quand une éminence s'enfonce dans une cavité de manière à ne permettre qu'un mouvement de rotation plus ou moins étendu; par coulisse, quand deux surfaces planes glissent l'une sur l'autre ; par continuité [amphiarthrose), quand les surfaces articulaires ne sa touchent pas immédiatement, mais sont réunies par une substance fibro-cartilagineuse interposée entre elles.

La Bynarthrose comprend la suture, la gomphose, l'harmonie ou juxta-position.

Les surfaces articulaires sont recouvertes d'une couche cartilagineuse, lisse et polie, qui adoucit les frottements ; et abreuvées d'une liqueur visqueuse semblable à du blanc d'œuf, et connue sous le nom de synovie, qui est destinée a en prévenir le dessèchement, et dont la surabondance ou la rareté deviennent la source d'affections locales plus ou moins graves. Enfin, les articulations sont fortifiées par des ligamenls membraneux ou tendineux, qui les enveloppent et ne permettent pas aux surfaces articulaires de s'écarter ni de se déplacer. L'âge épaissit la synovie, dessèche les cartilages, raccornit les tendons, et l'articulation devîentd'autantmoins libre; le même effet peut être produit par des affections locales.

La nature et la liberté des mouvements dépendant presque entièrement de la forme et du bon état des articulations,

il ne sera pas inutile de jeter ici un coup-d'œil superficiel sur les principales connexions des membres du cheval.

La téte est attachée au tronc par une articulation ligamenteuse , une sorte de charnière imparfaite, qui permet des mouvements libres et étendus en tous sens.

Les vertèbres s'articulent entre elles et avec le sacrumpar une amphiarthrose que consolident des ligaments forts et nombreux.

L'épaule ou l'omoplate est attachée aux côtés de la poitrine par ses propres muscles, ce qui rend les mouvements de cette partie très-libres, mais l'expose à des écarts fréquents.

Le bras se lie à l'épaule au moyen d'une articulation par genou, qui lui permet des mouvements libres en tous seos.

Le coude lie l'avant-bras au bras par une charnière renforcée de trois forts ligaments, dont les mouvements se bornent à la flexion et à l'extension. L'apophyse olécrâne, qui forme la pointe du coude, limite le mouvement d'extension de l'avant-bras sur le bras.

L'articulation du genou, qui lie l'avant-bras au canon, est composée de six petits os placés en deux rangées, avec un septième hors de rang, situé par-derrière, et connu sous le nom d'os crochu. Tous ces os sont liés entre eux, ainsi qu'avec ceux de l'avant-bras et du canon, par des ligaments forts et nombreux qui ne permettent que les mouvements de flexion en arrière et d'extension en avant.

Le canon s'articule en charnière avec le paturon ; cette articulation se nomme le boulet ; elle est sujette aux efforts et à des engorgements connus sous le nom de loupes.

Enfin, l'os de la couronne est lié au précédent et à. ceux du pied par des ligaments qui lui laissent peu de mouve-^ ments, et sont sujets à être tiraillés par des efforts sur cette partie.

La cuisse s'articule par le genou avec l'os de la hanche, au moyen de la grosse tète du fémur, qui est reçue dans la cavité cotyloïde. Cette articulation, solidement raffermie par des ligaments, jouit de mouvements libres et variés eu tous sens.

Le grasset unit la jambe à la cuisse par une articulation très-compliquée, à laquelle coucourent le fémur, le tibia, la rotule, ainsi que les ligaments forts et nombreux. Les mouvemeuls de cette articulation sont bornés à la flexion et à l'extension : les coups sur la rotule sont souvent suivis de suites graves.

Le jarret se compose, comme le genou, de plusieurs petits

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