‹ Nouveau manuel complet du vétérinaire par m. LebeaudChapitre 20 sur 120 · ORGANES DE LA CIRCULATION · texte numérisé non relu

ORGANES DE LA CIRCULATION

L'appareil de la circulation se compose du cœur enveloppé* dans son péricarde, des artères, des veines, et des lymphatiques.

Le péricarde est une poche membraneuse, séreuse, qui tient le cœur suspendu un peu obliquement entre les feuillets du médiastin, de manière que sa base correspond à peu près à la cinquième ou sixième vertèbre du dos, dont elle se trouve

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peu éloignée, et la pointe, à la jonction des dernières eûtes avec le' sternum; il est maintenu dans cette position par des replis membraneux qui s'attachent soit au diaphragme, soit au sternum.

Le cœur est considéré comme, un muscle creux, d'une texture très-serrée; il est partagé en quatre cavités inégales, portant les noms d'oreillettes, et de ventricules, et disposées de manière que l'oreillette droite corresponde avec le ventricule droit, et de même pour les cavités de l'autre côté.

Les artères et les veines sont les vaisseaux chargés de la circulation du sang; les premières le reçoivent à sa sortie 'des ventricules pour le distribuer dans toute l'économie animale; les secondes le prennent dans les dernières ramifications des artères, pour le rapporter au cœur par les oreillettes.

Le3 artères sont au nombre de deux principales, l'artère pulmonaire et l'aorte : la première prend naissance au ventricule droit, porte le sang au poumon et s'y termine ; la seconde part du ventricule gaucho et se propage dans toutes les autres parties du corps. Ces deux troues primitifs se partagent, chemin faisant, en plusieurs branches principales qui se divisent et se subdivisent à leur tour en une infinité de rameaux et de minuscules, dont les extrémités capillaires s'abouchent avec celles des veines, tandis que d'autres, encore plus déliées, so terminent par des pores qui ouvrent à la surface des membranes et y exhalent une vapeur aqueuse.

Les veines naissent de la circonférence par des ramuscules non moins déliées que celles qui terminent les artères, les-

' quelles se réunissent et se confondent les unes dans les autres pour former successivement, à mesure qu'elles approchent du centre, des ramuscules, des rameaux, des branches, puis enfin des troncs principaux qui ouvrent dans les oreillettes.

L'ensemble des veines forme trois systèmes principaux : celui des veines pulmonaires, qui, correspondant aux artères

' de ce nom, rapportent le sang du poimion par quatre ou cinq branches qui viennent se dégorger dans l'oreillette gauche; la veine-porte, dont les ramifications nombreuses partent des divers points des. organes digestifs pour venir se perdre dans la substance du foie; enfin les veines-caves, qui versent dans

' l'oreillette droite, par deux troncs principaux, le sang qu'elles rapportent de toutes les autres parties du corps, (les trois appareils veineux constituent deux ordres de vaisseaux, dont les uns accompagnent partout les artères ; et les autres, moins protonds, marchent isolément et rampent à la superficie des organes, où ils forment un réseau sanguin très-délié. Les artères distribuent le sang du centre à la circonférence

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par un mouvement, alternatif de diadole ou de dilatation, et de systole ou contraction, mouvement dont l'existence est marquée par les pulsations ou battements des vaisseaux en question; elles s'enfoncent profondément dans l'épaisseur des chairs, et dans le voisinage des os, il y en a peu d'apparentes ; le sang artériel est rouge vifj écutneux. Les veines, au contraire, rapportent le sang de la circonférence au centre ; elles sont dépourvues de la faculté de se contracter, ne se dilatent que par suite de l'action mécanique du liquide qui y afflue, et n'ont, par conséquent, point de battements; celles qui n'accompagnent pas les artères sont plus superficielles et se laissent apercevoir à travers la peau : leur calibre est plus fort que celui des artères, et leurs parois plus lâches; enfin, le sang veineux est noir et épais.

Les lymphatiques sont des vaisseaux blancs, minces, trèsnombreux, contractiles, qui naissent des surfaces du corps pardesramusculns très-déliées, pompent, par des suçoirs presque imperceptibles, une partie des fluides qui s'y répandent, suivent le trajet des veines, et se réunissent successivement de proche en proche en plusieurs faisceaux, formant eux-mêmes des branches et des troncs principaux, qui viennent verser dans les grosses veines l'humidité nécessaire pour remplacer celle que le sang a perdue. Ces vaisseaux forment, par la diversité de leurs entrelacements, des réseaux très-compliqués que l'on retrouve dans toutes les parties du corps.

Telle est, en peu do mots, la structure de l'appareil circulatoire, appareil dans lequel le cœur est le centre d'où partent les artères, où aboutissent les veines, vers lequel convergent les lymphatiques. Jetons maintenant un coup-d'œil rapide sur le mécanisme de la circulation, de cette opération en vertu de laquelle les liquides sont tenus dans un mouvement continuel qui commence et finit avec la vie.

Le sang apporté par les veines passe des oreillettes dans les ventricules : les parois de ces cavités, sollicitées par le poids du liquide, peut-être aussi par un stimulant particulier, se contractent sur elles-mêmes, et le forcent à passer dais les artères, qui, cédant aux mêmes impulsions, se contractent a, leur tour pour le pousser de proche en proche jusqu'à ce qu'il soit parvenu dans les extrémités capillaires : là, celui qui n'a pas été distrait pour fournir aux diverses sécrétions, est pompé par les minuscules veineuses, et ramené successivement par les oreillettes pour être versé de nouveau dans le torrent de la circulation. Chaque mouvement de contraction de la part du cœur et des artères est immédiatement suivi d'un mouvement contraire qui permet l'admission d'une nouvelle quantité de sang.

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