CABALE
Le mot cabale , qui vient de Kibbel (recevoir), a deux acceptions principales bien distinctes ; la prem ière peut se définir ainsi : une sorte de tradition circulant parmi les Juifs, touchant l'interprétation mystique et allégorique de l'Ancien Testament; et la seconde, une science prétendue, un art chimérique, d'avoir commerce avec les êtres élémentaires. Cela pourrait donner lieu à deux divisionssépar é es ; in a i s la p l u p a r t d es a u t e u rs a y a n t p resque toujours traité la science cabalistique sous les deux poinis de vue, nous ayons cru devoir, en réunissant leurs principaux ouvrages , n'en faire qu'un seul article.
La cabale a pris naissance parmi les Juifs dans le premier siècle de l'ère vulgaire; les plus anciens livres sur ce sujet ne remonteut pas au-delà du ne siècle. Le livre Yetzira a probablement pour auteur Rabbi-Akiba. Le Zohar, attribué à son disciple Raùbi - Siméun -Ben-Jcchaï, n'a «té connu aux rabbins que vers la fin du xme siècle, ce qui rend son authenticité bien problématique. Ces deux livres sont les principales sources où l'on peut puiser les doctrines de la cabale.
Après la mort d'Akiba et de Sitnéon- Ben-jochaï, les études cabalistiques tombèrent en décadence; il n'en fut presque plus question jusqu'au xe siècle. Au xe siècle, R.-Saadiuh-Gaon de Fayyoun fait revivre la cabale. On lui doit un commentaire du livre Yetzira; mais depuis cette époque jusqu'à la fiu du xviie siècle, il parut un grand nombre de cabalistes, tant en Orient qu'en Espagne et ailleurs ; nous allons citer les principaux :
Voyez pour les manuscrits Haenel , Catalogi ïibrorum manuscriptorum , etc.
Lipsiae, 1830, i»-4.
A P uis, c'est après la biblioth. nation, la biblioih. de l'Arsenal qui possède le plus de manuscrits relatifs à la cabale ; on y remarque principalement les suivants:
l. Grimorium seuto'ius secretanus cabale; perfectissima brevissima et infaillibilis scientia tam speculativa quam pratica; Armadel, in-4.' JEnchiridion Leonis, jp.
— 2. Traité de la cabale chrétienne, par Jeun Tenaud, in-fol. vél. — La Cabale intellective, in-4; — Zekerboui , par
Pierre Mora , philosophe cabalistique, avec un grand nombre de figures mystérieuses, caractères, talismans, des plus fameux négroniautiens , in-4; — Le> Clavicules de Salomon ; — Grimoire ou la Cabale, par Armadel, in-4.
— 3. Index codicum cabbalisticorum mss. quibus Joao. Mirandulàous cornes usus est, par Jacq. Guffurel. Paris, 1651, in-8.
liéimp. à la fin du t. I de la Biblioth. hebraïcade J.-Ch. Wolf.
— 4. J. Reuchlin. Liber de verbo mirifico , in-fol. , sans date et sans rubrique; Tubinque, 1514, in-fol.
liéimp. à Lyon, 1522 el 1552 , iu-16 ; et ailleurs.
Ce livre est une explication des noms sacres dont on se servait dans les mystères de la cabale, chet, les Hébreux , les Chaldéens et même chez, les Chrétiens.
— 5. De artecabalisticà libri très, auct. J. Reuchlin, Hagena;, 1517 et 1530, infol.
Réimprimé à Bas, en 1550. Ce traité se trouve aussi dans différents recueils, et à la suite de l'ouvraqc rf'Ant. Ferrari , surnommé Galateo, e» lat'm Galateus Leccensis : De arcanis catholicae veritaiis.
— 6. Trithemius (Joan.). Polygraphia, cnmclave seu enucleatorio. (Oppenhemiij, 1518 pet. in-fol., fig.
Réimp. à Francfort en 1550, »>i-4; à Cologne, en 1564 et 1571, tn-8; à Strasbourg , en i600 et 1013, in-%, Gabriel de Collange a traduit en français ce célèbre ouvrage , el il l a publié à Paris en 1501, t'»-4, avec fig-, sous le titre de Polygraj hic et universt lie escriture cabalistique. Un certain Dominique de Hattinga , frison , a fait réimprimer cette traduction à Emden , en 1620, i'm-4, mais sous son propre nom, et sans daigner Jaire mention de (auteur Trithème, ni du véritable traducteur. Ce hardi /./ngiaire a même osé affirmer que le travail qu'il publiait lui avait coûté de pénible* veilles. Le catalogue de Crcvenna indique , t. Il , p. 225. une autre édition de la traduction française , donnée parle même Hvttingu , à Groningue , en 1621, in-4, avec figures.
Parmi les nombreux ouvrages composés par Trithème, il en est un intitulé Ste» ganographia , etc., qui facilite l'intelligence de celui-ci.
CAE
— 7. Enchiridion Leonis papa». Homo), 1825, in-24.
Selon Du Verdier , article François de Tnboet, le Manuel de Léon a été traduit en f rentrais par ledit de Taboet , et il y en a une édition de Lyon, Jean d' Ogerol.es, 1579, in-16.
— 8. Kabbala, sire liber sohar, vcl âoetrina Hebraeorom transcendentalis, metaphvsica et theologièa, hebr. Mantuœ, annojud. 53-S-20 (1558-60 , 3 pet. Toi. in-4.
La célébrité de ce livre nous dispense d'entrer dans aucun détail.
— 9. Dogmata calwlistarum selectiora et obscuriora, a Joanne Pico ex eorum coromeutationibus exeerpta, cutn interpretationibus Archangeli Burgonovensis. Venet., 1569, in-8.
— 10. Artis babalisticœ scriptores, ex bibliothecà J. Pistorii. Basilae . 1587 , in-fol.
Premier volume ; le second volume, qui devait comprendre les principaux cabalistes hébreux, n'a point paru.
— 11. Rabalisticae precationes. Studio etoperà JuiiiSperberi. Mutjdeburgi, Joannes Francus, 1600, in-8.
— 12. Apologia fratris Arcbangeli de Burgonove pro defensione doctrina? cabala? , et conclusiones* cabalisiicae. Basil. ,
1600, iu-8.
— 13. Opusculum Raymundinum de auditu kabalistico : sive ad oinnes scieutias introductorium , nunc denuo editum,
1601, in-8.
— 14. Joannis Pistorii Demonomania Pistoriana, magica et cabalisticainorborum curandarum ratio, cum Jaeobi Heilbronneri aniidoioProphylactic. Lavingœ, 1602, in-8.
— 15. Amphitheatrum sapientiaeaeternae soliu; verae, Christiano-kabalisticurn . divino-magiscuni, neenon pbysico-chymicuin, lertriunum . ( alholicon : instructore Henrico Kliunrath. Hanoviœ Antonius, 1609, ïn-fol.
Réimp. à Hambourg, chez Michel HerÎHfje , 16 11 . in-fol.
La bibliothèque nationale possède une traduction manuscrite de cet ouvrage , qui rentre plus essentiellement dans l'a philoscjphie hermétique.
— 16. Cabala, spéculum artis et natures in alchvmià, è gernjanica latine versa. 1616, in-t.fig.
— Idem è Germanico latine versa, stud.
Sthephani Miclielspacher .. Herfurti, 1654, in-4.
— 17. M. Joan.-Bapt. Hcbenstrcit. De cabalà Log.-Ariibmo- Geometro-?danticâ , variis nuper artibus spargi capta , et orbi