‹ Nouveau manuel de l'anatomiste, comprenant la description succincte de toutes les parties du corps humain et la manière de les préparer; suivie de préceptes sur la confection des pièces de cabinet et sur leur conservationChapitre 101 sur 297 · MUSCLES DE LAVANT-BRAS · texte numérisé non relu

MUSCLES DE LAVANT-BRAS

feras est renforcée en avant et en arrière par des bandes de fibres transversales, qui reçoivent, eu égard à leur position, les noms de ligamens palmaire et dorsal du carpe. Ces ligamens dn carpe fournissent des gaines fibreuses qui livrent passage aux tendons des muscles de t'avant-bras.

Aponévrose palmaire. On trouve dans la paume de la main une forte aponévrose de forme triangulaire, dont le sommet correspond au carpe, et qui se continue avec le muscle palmaire grêle, qui la tend dans le sens de sa longueur; la base de cette aponévrose se divise en quatre chefs, qui viennent s'insérer i h première phalange des quatre derniers doigts après s'être bifurques chacun, pour laisser passer les tendons des muscles fléchisseurs. L'aponévrose palmaire se continue latéralement avec une toile aponévrotique très-mince, qui recouvre les muscles propres du pouce et du petit doigt, et que l'on peut suivre jusque sur le dos de la main, On trouve assez souvent un faisceau muscukui qui prend son point fixe sur le tendon du muscle abducteur du pouce , et servant à tendre la toile aponévrotique dans laquelle il s'implante ; on pourrait l'appeler muscle palmaire cutané externe.

L'aponévrose palmaire reçoit sur son bord interne le muscle palmaire cutané (interne), assemblage de petits faisceaux musculeux à fibres transversales, recouvrant le bord interne de la main dans presque toute sa longueur , dont l'autre extrémité se perd dans l'aponévrose mince qui recouvre le bord interne de la main; il sert à tendre l'aponévrose palmaire dans le sens de sa largeur.

Nous avons enfin à considérer le ligament propre du carpe , forte bande fibreuse transversale , formant une espèce de pont au devant des tendons des muscles fléchisseurs des doigts, et s'attachant d'une part aux os scaphoïde et trapèze , et d'autre part au pisiforroe et à l'os crochu. Ce ligament sert moins à lier entre eux les os du carpe, qu'à former une poulie de renvoi aux ten* dons qu'il bride.

Page 1