‹ Nouveau manuel de l'anatomiste, comprenant la description succincte de toutes les parties du corps humain et la manière de les préparer; suivie de préceptes sur la confection des pièces de cabinet et sur leur conservationChapitre 118 sur 297 · DE LA MASSE E5CEPHALORACHIDIENXR · texte numérisé non relu

DE LA MASSE E5CEPHALORACHIDIENXR

i; une division moindre constitue les corps genonillés, les tubercules quadri jumeaux, les processus ad cerebellum, et enfin le cervelet lui-même, au bas duquel elle se continue dans la pyramide postérieure du côté opposé» en se croisant avec sa pareille dan la protubérance annulaire, au devant des faisceaux antérieurs. Les prolongement de cette commissure contiennent un renflouent (corps ciliaire) si analogue au corps rhoraboïdal de l'olive, que Laurencet est porté â croire que les fibres qui descendent au cervelet, sont exactement les mêmes que celles de l'olive, qui étaient montées au cerveau, où elles s'étaient épanouies conjointement avec les pyramides.

PrépAiATio*. Nous conseillons aux élèves de suivre exactement la marche que nous allons leur tracer, parce que de cette manière il» auront l'avantage de pouvoir étudier sur un seul sujet la disposition entière du cerveau.

1.* Méninges. Le cadavre étant couché sur le ventre, on dénude la calotte du crâne au moyen d'une incision cruciale pratiquée sur les tégumeus, dont on dissèque les lambeaux en bas, de manière à pouvoir scier le crâne circulairement, suivant nue ligne qui commence à un demi -pouce au-dessus de la protubérance occipitale, et qui se dirige en avant à huit ligues au-dessus du rebord orbitaire supérieur. Afin do ne pas blesser la dure- mère, on aura égard au peu d'épaisseur du crâne dans la région temporale} d'ailleurs il ne sera pas nécessaire de scier partout les os dans toute leur épaisseur, car on achèvera la division au mojen du ciseau et du marteau; on se servira des mêmes instrumens comme d'un levier pour Arracher la calotte osseuse de dessus la dure-mère, à laquelle elle est adhérente.

Quoique cette manière d'ouvrir le crâne ne soit pas aussi expéditive que celle imaginée dans les derniers temps, c'est-K-dire au moyen de la hachette mousse, elle est plus propre; elle rend l'élève attentif aux variations d'épaisseur aux divers endroits du crâne (connaissance indispensable au chirurgien), et, enfin, on ne s'expose pas a mettre les têtes hors d'état d'être conservées, lorsqu'on y remarque, après l'ouverture, quelque disposition intéressante.

On- incise ensuite la peau le long des épines des vertèbres , depuis la protubérance occipitale jusqu'à la partie inférienre du sacrum, et on la dissèque de côté avec les muscles qui remplissent les gouttières vertébrales, de manière à dénuder toute la partie postérieure de la colonne vertébrale; puis on casse avec précaution les branches des épines, ce qui se fait soit avec un gros ciseau ordinaire, soit mieux encore avec na ciseau convexe, garni d'une arête qui l'empêche de pénétrer plus qu'à cinq on six lignes de profondeur ♦ en sorte qu'il est à peu {très impossible de blesser la dure-mère rachidieone, que l'on met à nu en enlevant peu a peu les fragmens des épines avec des tenailles. Tout

nexion arec la tige pituitaîre et le tuber cinereum} qu'il distingue de* la pyramide postérieure fui est liée aa cervelet

So8 SPLàNGBNOTOMÎË.

le canal vertébral étant ainsi tmvert, on enlève une portion triangtr* laire de l'occipital, au moyen de deux traits de scie obliques» qui se terminent des deux côtés du grand trou occipital; on achève avec le ciseau et le marteau ce qui n'a pas pu être entamé avec la scie.

La tête étant relevée au moyen de billots placés sous 'le menton, on va à la recherche des différens prolongeraens de la dure- mère; à cet effet, pour voir In faux du cerveau, on incise la méninge d'avant en arriére', des deux côtés et à un demi-pouce en dehors de la ligne médiane, jusqu'à un demi-pouce au-dessus du point qui correspondait à la protubérance occipitale, de manière à en conserver en place une bande moyenne, large d'un pouce environ ; les portions latérales de la dure-mère seront divisées de haut en bas 'dans leur milieu, de manière à en pouvoir rabattre les quatre lambeaux. Détruisant ensuite, soit au moyen du doigt, soit avec l'instrument tranchant, les adhérences vasculaires qui existent entre la pie-mère et la bande longitudinale de la dure-mère qui a été conservée, on voit le repli falciforme qui s'enfonce verticalement entre les hémisphères, ainsi que les glande* de Pacchioni, qui sont placées entre la faux et l'arachnoïde. Pour voir la tente du cervelet, il suffit de relever les lobes postérieurs du cerveau. On examine la disposition de la dure-mère rachidienne , en la fendant en long.

V arachnoïde peut être démontrée en faisant aux enveloppes cérébrales , qui avaient été recouvertes par la dure-mère , une légère incision dans laquelle on souffle de Pair; ce fluide séparera momentanément cette membrane transparente de la pie -mère vasculeuse qu'elle recouvre. On remarquera en même temps que l'arachnoïde passe simplement d'une circonvolution à une autre, sans s'enfoncer dans leurs interstices. On trouve le canal arachnoïdien en écartant avec beaucoup de précaution les lobes postérieurs du cerveau; on voit alors l'orifice de ce canal délicat immédiatement derrière et au-dessous de l'extrémité postérieure du corps calleux et au-dessus des veines qui descendent dans le sinus droit, vers le milieu du bord antérieur de la tente. Pour étudier le canal arachnoïdien dans toute son étendue , il faudrait pouvoir y consacrer un cerveau, qu'il importe d'examiner avant qu'il n'ait été extrait du crâne, afin d'éviter le soupçon que cette apparence de canal est due à une' déchirure : on commence par introduire une soie de porc dans l'orifice dn canal, puis on ouvre les ventricules latéraux; après avoir divisé le corps calleux et la voûte en travers derrière les piliers antérieurs, on récline le corps calleux et la voûte en arrière, en ayant grand soin de détacher de cette dernière l'arachnoïde et la pie-mère qui en tapissent la face inférieure. On trouve de cette manière le canal arachnoïdien bien complet et il ne reste plus qu'à l'inciser sur le trajet de la soie, que l'on voit paraître à travers ses parois diaphanes.

Cest surtout à la base du cerveau que l'on peut bien voir l'arachnoïde; il faut donc sortir ce viscère de la cavité crânienne, et à cet effet on sépare la faux du cerveau de son attache antérieure, après avoir fait écarter les deux lober cérébraux, et on la récline en arriére: on fait relever les lobes postérieurs du cerveau et l'on divise de chaque côté la tente du cervelet, par une incision dirigée' en dehors et en arrière, le long du bord supérieur du rocher, en coupant en même tempe les

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mines de Galien» qui unissent la portion moyenne de la tente an cep* veau et au cervelet. L'encéphale n'est plus alors retenu en place que par des liens nerveux et vasculaires qu'il s'agit de diviser ; dans cette opération on fera attention aux gatnes que l'arachnoïde envoie sur ces parties et qui se réfléchissent ensuite sur la dure-mère pour en recouvrir la hme interne. Faisant donc de nouveau relever les lobes antérieurs do cerveau, on sépare les bulbes olfactifs de la lame criblée de l'eth~ . moïde, on coupe les nerfs optiques à leur sortie du CT&ne, puis la tige pitaitaire , les artères carotides et les nerfs de la troisième paire ; ceux de la quatrième , étant très-minces , s'arrachent facilement si Ton ne fait pas attention : ils sont retenus en dehors des précédens par na repli de la dure-mère. On divise alors les nerfs de la sixième paire, qui traversent la dure-mère près de l'apophyse basilaire; dirigeant ensuite l'instrument en dehors, on coupe le gros faisceau des nerfs de la cinquième paire ; plus en dehors et en arrière , ceux de la septième et huitième) directement en bas, les nerfs de la neuvième, dixième et onzième paire; en bas et en dedans, ceux de la douzième, et enfin , les artères vertébrales. Si maintenant on veut sortir la moelle épiniere arec le cerveau, on coupe tontes les paires vertébrales là où têleâ traversent la dure-mère, et l'on tire à soi le cerveau, afin d'entraîner la moelle à travers le grand trou occipital. Mais ordinairement on préfère de laisser la moelle en place, et à cet effet on la divise au niveau de la deuxième ou de la troisième vertèbre cervicale; dans les cas ou le canal vertébral n'aurait pas été ouvert, il faudrait enfoncer on scalpel dans le trou occipital et diviser la moelle alongée aussi bas que possible , de manière à la conserver bien entière et à enlever plutôt nae portion de moelle épiniere; on en accroche ensuite avec le doigt, le bout qui tient au cerveau, et l'on enlève tout l'encéphale, et» le renversant en arrière dans la main gauche, qui est tenue prête pour le recevoir.

Examinant ensuite la partie du cerveau située entre le pont de Varole et rentre-croisement des nerfs optiques, on trouve une membrane transparente, tendue par-dessus un espace enfoncé; c'est l'arachnoïde, qui y eu tout- a-fait séparée de la pie-mère. On peut, par une dissection délicate ou par la macération , démontrer la lame de l'arachnoïde qui tapisse la face interne de la dure-mère.

La pie-mère peut être étudiée dans son ensemble , sans que pour cela il soit nécessaire de faire une préparation spéciale ; pour voir ses replis qui s'enfoncent entre les circonvolutions cérébrales , on n'a qu'à en enlever des lambeaux de dessus. le cerveau; on verra ces replis sortir de l'intervalle des circonvolutions, dans le moment où l'on tire la pie-mère à soi. Les prolongemens intérieurs de la pie-mère, qui se distribuent dans les cavités cérébrales sous le nom de plexus choroïdes, seront étudiés plus tard.

Avant que de passer à l'étude du cerveau, on pourra encore voir la disposition de quelques replis de la dure-mère, qui étaient restés cachés jusqu'à présent, tels que la faux du cervelet et les attaches croisées de la tente du cervelet aux apophyses clinoïdes. On examinera, enfin, les sinus de la dure-mère, que l'on poursuit en les fendant successivement. Pour voir la forme triangulaire de leur canal, il faut en

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couper un en travers « par exemple le longitudinal supérieur , et examiner le profil dé la coupe.

Il y a encore une autre manière d'étudier la dure-mère, qui aérait même préférable à celle que nous venons d'indiquer, si elle n'exigeait que l'on sacrifie le cerveau; mais cette coupe est très-instructive pour en faire une pièce de cabinet. Pour cela on dénude le crâne de teê tégument et on le divise a droite et à gaucbe, à un demi-pouce en dehors de la ligne médiane, par un trait de scie vertical, dirigé d'avant en arrière , commençant à un demi-pouce au-dessus du bord orbitaire supérieur et se terminant à un demi-pouce au-dessus de la protubérance occipitale externe. Deux traita de scie horiiontaux, qui réunissent chacun les deux extrémités. des précédens, servent à détacher les deux portions latérales du crâne, en sorte qu'il n'en subsiste plus en haut qu'un cerceau médian, auquel on laisse adhérer la dure- m ère avec la faux. En faisant ces sections, ils est inutile de chercher à ménager la substance du cerveau ; on peut hardiment la scier en travers , en même temps que les os , car, ces segmens enlevés, il faudra dans tous les cas arracher en entier la masse cérébrale et cérébelleuse. Cela étant fait, on voit tous les prolongemens de la dure-mère parfaitement en rapport.

a.° Encéphale. Après avoir étudié les divisions générales de l'encé*phale, on va a la recherche des objets qui sont à remarquer a sa base, dans l'ordre d'après lequel nous les avons décrits. Pour cela on place le cerveau dans une assiette creuse, dans une calotte de crâne; ou mieux encore dans un vase fait exprès , dont la cavité a été modelée sur une calotte. Ces vases, tout en s'adaptant parfaitement à la forme du cerveau, ne sont pas sujets à vaciller comme les calottes. On enlève avec précaution l'arachnoïde et la pie-mère qui recouvrent le cerveau j mais on fera attention de ne pas arracher en même temps les nerfs, surtout ceux de la troisième et de la quatrième paire , qui se déchirent bien facilement. En général, on fera bien' encore de s'abstenir d'inciser la substance du cerveau, parce qu'on ne devra étudier pour le moment que les objets placés à sa superficie; cependant, pour voir les racines externes de la première paire de nerfs, on pourra faire une petite incision horizontale, qui pénétrera dans la scissure de Sylvius; on suit les nerfs de la deuxième paire vers leur origine, en soulevant un peu la protubérance annulaire avec le cervelet, et en écartant avec pre^ caution la pie-mère sur leur trajet. Quelquefois on trouve un trou au lieu de la lame grise , placée entre les cuisses du cerveau : c'est le trofrsième ventricule, dont la paroi inférieure s'est déchirée accidentellement; cela a surtout lieu dans les cerveaux mous, qui n'ont pas été placés de suite dans un vase creux convenable. Pour ]e. nerf de la trofsième paire , on ftit une petite incision dans la cuisse du cerveau et le pont de Varole, immédiatement en dehors de l'origine apparente de ce nerf, et dans la direction des fibres de la cuisse. Cette coupe fera aussi voir la substance noire. Il faut suivre le nerf de la quatrième paire avec beaucoup d'attention et en enlever peu à peu la pie- mère qui l'entoure, après avoir relevé la protubérance annulaire avec le cervelet. On peut découvrir les racines du nerf de la cinquième paire, en incisant le bord externe du pont, de dehors en dedans et suivant la direction des fibres du nerf. Le croisement des pyramides se trouve

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4 qninEe lignes en arriére du bord postérieur du pont ; il suffit d'enlerer exactement les membranes qui recouvrent la moelle alongée , et d'écarter ensuite légèrement les deux moitiés de la moelle, qui sont séparées sur la ligne médiane; rentre-croisement s'aperçoit dans le fond de la rainure. Pour bien voir les corps restiformes et le cala mus scriptoriusj il faut soulever la moelle alongée et inciser l'arachnoïde qui I*unit à la lace inférieure du cervelet. On trouve dans ce calamus scriptorius quelques petits prolongera ens de la pie -mère (4-* pUxu» choroïde), qaHl faut enlever pour voir les stries blanches qui sont les racines du nerf acoustique. En suivant ce nerf autour du corps restiibrute, on voit le ganglion acoustique et le nerf facial. On remarque encore en cet endroit les valvules de Tarin, dans l'intérieur du quatrième ventricule $ pour cela , il faut renverser la moelle alongée en avant, et pousser les lobes du cervelet en haut, vers le ver supérieur, de manière à étendre le vallon en largeur.

Pour examiner l'intérieur du cerveau , on le place sur sa base , et , après avoir écarté les hémisphères pour voir le corps calleux, on fait an niveau de ce corps une incision horizontale et un peu bombée en haut, de manière à enlever un hémisphère cérébral après l'antre. Ces coupes doivent se faire de dedans en dehors, parce que le carreau se divise plus facilement dans ce sens. Par là on aperçoit le centre ovale de Vieussens. On ouvre les ventricules latéraux en incisant dans le centre ovale, des deux cotés du corps calleux; puis on suit avec l'instrument la direction des cornes des ventricules. On voit par cette préparation hkface inférieure du corps calleux et la cloison transparente , si fou soulève un peu le corps calleux et que l'on place l'objet entré ToO et le jour. On aperçoit encore par cette coupe les plexus choroïdes* la voûte , les corps striés, les couches optiques.

On otrrre ensuite la corne postérieure du ventricule latéral, si cela n'a pas déjà été fait, et l'on y voit vers son bord interne une saillie quelquefois très-peu exprimée , qui est Y ergot. Si l'on enlève la piemère qui tapisse en dehors le cerveau, dans la région qui correspond à cet ergot, et que l'on exerce autour de ce tubercule quelques légères frictions avec la pulpe du doigt, il est très-facile d'en détruire peu à peu la saillie, en même temps qu'on efface en dehors les circonvolutions, en sorte qu'on finit par avoir une membrane médullaire en dedans et corticale en dehors. Nous nous sommes un peu étendu sur cette dis- , position, parce qu'il nous a paru que nulle part ailleurs la formation des hémisphères par une membrane plissée , était aussi facile à concevoir pour les commençons. Quelquefois cette corne postérieure est trèspetite, et alors il faut tâcher d'en reconnaître d'abord la direction , en glissant doucement le petit doigt d'avant en arriére.

En divisant ensuite le corps calleux, la cloison et la voûte, à l'endroit où les plexus choroïdes viennent s'unir, on peut récliner une moitié de ces parties en avant et l'autre en arrière. Cette coupe permet de voir la toile choroïdienne , et la lyre, quand celle-ci est enlevée; on remarque encore les piliers postérieurs de la voûte, les corps frangés et la corne JPAmmon. Pour bien apercevoir cette dernière, on incise la paroi externe de la corne inférieure du ventricule, en suivant son contour jusqu'à la base du cerveau ; là on verra aussi comment le plexus choroïde entre dans le ventricule, par la base du cerveau.

lia «PLANCIDÎOTOMIE.

Enfin 9 on voJt encore les piliers antérieurs de la voûte , et clans lénr écartement, la commissure antérieure, ainsi que la commissure molle 9 entre les couches optiques. Cette dernière commissure esi touTent déchirée dans les cerveaux qui ne sont plus frais, ou dans ceux qui ont été maniés avec peu de soin.

On coupe ensuite la partie postérieure du corps calleux et de la voûte sur la ligne médiane, de manière à pouvoir en rejeter chaqne moitié de son côté, ce qui permet de voir les corps genouillés, la glande pinéaUf la commissure postérieure, les tubercules auadrijumeaux et le ver supérieur du cervelet.

Si maintenant on réclin e ce ver en arriére, on voit les processus oerebclli ad testes, et entre eux la valvule de Vieussens , que Ton aperçoit mieux encore quand on enlève peu à peu , par une coupe horizon- taie, la partie antérieure du ver supérieur. Après avoir étudié le troisième ventricule, on insuffle le quatrième, en plaçant le tube dans l'orifice antérieur de V aqueduc de fylvius; parla on verra aussi l'air agiter la valvule de Vieussens. On glisse ensuite une sonde cannelée par le même orifice, pour la faire arriver dans le quatrième ventricule, dont on incisera la paroi supérieure afin d'en voir l'intérieur. En prolongeant enfin cette incision un peu en arrière, dans la substance du cervelet, on voit les valvules de Tarin.

La même préparation qui a servi à l'examen de toutes les portions isolées du cerveau, dans Tordre suivant lequel nous les avons énnmérée», peut encore être utilisée pou" r l'examen de la connexion de ces parties suivant la doctrine de Oàll. Le cerveau étant placé de manière à ce que sa base regarde en haut, on- écarte avec la pulpe du doigt, la substance des circonvolutions cérébelleuses qui déborde les corps restiformes; de cette manière on verra comment ce cordon entre dans le cervelet. Puis on fait dans cet organe une incision qui, partant du milieu du corps restiforme, sépare les deux tiers externes du cervelet de son tiers interne , ce . qui permet de voir comment les pyramides postérieures se ramifient dans l'intérieur; c'est cette disposition arborisée qui a reçu le nom dParbre de vie; enfin, on aperçoit par le même moyen le corps aliaire, dans l'épaisseur durorps restiforme. Pour voir le système convergent du cervelet, il suffit de faire sur la substance cérébelleuse qui déborde la cuisse du cervelet du côté opposé, des frictions dirigées de dedans en dehors; par là on déplisse peu à pen les circonvolutions, et Ton voit que les mêmes replis qui, par Ja coupe verticale, paraissaient provenir du corps restiforme, semblent se continuer du côté opposé avec les cuisses du cervelet. Si Ton fait ensuite sur le lobe du cervelet resté intact, une incision horisontale qui le divise en une moitié supérieure et une inférieure, en partant du centre d'un de ses pédoncules, on peut obtenir une coupe parfaitement blanche; cette coupe démontre qu'on a incisé juste le milieu d'un des feuillets dont se compose cet organe, et elle fait voir que ce que l'on pourrait prendre dans l'arbre de vie pour un simple rameau, est en effet une lame qui comprend toute la largeur du cervelet.

Pour voir le passage des pyramides à travers le pont, on fait dans la substance de ce dernier une incision un peu oblique et légèrement convexe en dedans, commençant à la base de la pyramide et se ter-

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■final an milieu de la caisse du cerveau. Cette iocision sera d'abord très-peu profonde; on récline avec le tranchant du scalpel la couche superficielle des fibres transverses du pont que Ton a coupées» et on les pousse h droite et à gauche, de manière à former peu à peu une gouttière large d'une ligne et demie environ en arrière» et de trois lignes en ayant. Quand on aura pénétré à une ligne à peu près de profondeur, ou commence à trouver les faisceaux de fibres longitudinales, <jui, en grossissant, vont peu a peu former les cuisses du cerveau. On enlève le nerf optique de dessus la cuisse du cerveau, puis on fait dans l'hémisphère cérébral de ce côté une coupe , qui , commençant à l'extrémité de la cuisse du cerveau, se dirige (d'après la position actuelle <du cerveau) en dehors et en bas, jusqu'à ce que Ton parvienne , vers l'extrémité de la cuisse, sur deux corps grisâtres traversés par des fibres Blanches, et qui ne sont autre chose que la couche optique et le corps strié, par où passent les fibres de la pyramide. Si Ton continue à entamer la substance de ce corps strié dans la même direction , on voit vers son extrémité antérieure, la commissure antérieure coupée en biseau, et qui se présente là sous la forme d'une petite ellipse blanche. Pour apercevoir le trajet des faisceaux du corps oiivaire, il faut inciser plus profondément et plus en dehors.

Le côté opposé du cerveau peut encore servir à faire voir le trajet des fibres de la pyramide, par une coupe en profil; on fait à cet effet ■ne incision verticale, qui, partant du milieu de la pyramide r traverse le pont, se dirige obliquement en dehors vers le milieu de la cuisse do. cerveau, et de là traverse le corps strié pour s'étendre dans l'hémisphère; on voit alors sur le profil de la coupe du pont, les faisceaux éparpillés de la pyramide, qui y traversent la substance grise. 11 n'existe certainement aucune coupe qui soit comparable à celle-ci pour démontrer le trajet des faisceaux pyramidaux.

• On a déjà vu les fibres convergentes duv cerveau, en étudiant le corps calleux, la voûte, la cloison transparente et les commissures antérieure et postérieure; cependant on n'a pas encore suivi la commissure antérieure dans le lobe moyen du cerveau, autrement que par la coupe oblique, par laquelle on l'a divisée, en suivant les fibres de la pyramide à travers le corps strié. Si l'on a un autre cerveau à sa disposition, on en incise la substance sur le trajet de ce cordon de réunion, en employaot le manche du scalpel, de préférence à sa lame.

Gali, indique plusieurs procédés pour voir mieux encore les fibres eoauergefUes du cerveau ; mais il serait inutile de nous y arrêter , car l'inspection des planches est à peu près indispensable pour les imiter; noms nous boroerons dono à dire, que c'est surtout après avoir ouvert la corne postérieure du ventricule latéral par sa face externe , qu'on parvient à bien saisir les rapports du système divergent et convergent ou cerveau , et qu'à cet effet il faut peu à peu déplisser les circonvolutions et rompre le tissu qui résulte du croisement de ces deux ordres de fibres, après avoir soigneusement enlevé tonte la pie -mère qui recouvre l'extérieur du cerveau.

Quant au déplissement lui-même, qu'il est indispensable d'exécuter pour étudier le cerveau d'après Gall, il faut toujours commencer par enlever avec soin la pie-méro qui recouvre l'extérieur du cerveau ; puis

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on fait glisser doucement la pulpe des doigts sur les endroit* où Tott Teut obtenir le déplissement, en ayant soin d'agir toujours sur le* points où Ton éprouve le moins de résistance» S'il se sépare du cerveau nne matière visqueuse qui entrave les mouvemens des doigts, on favorise le déplissement en trempant ceux-ci de temps en temps dans Veau. On peut s'exercer au déplissement en prenant nne portion quel* conque de l'hémisphère , et de préférence un morceau du lobe postérieur, que Ton étend facilement en membrane, d'après la méthode que nons venons d'indiquer; mais il faut avoir soin de commencer toujours par appuyer les doigts sur le milieu de la coupe d'une circonvolution^ parce que c'est là que les deux, lames sont juxta-posées. Ce déplissement s'obtient encore très- facilement, soit en soufflant fortement sur le milieu de la coupe d'une circonvolution, soit en y poussant un jet d'ean.

Làdikncit fait une coupe très-simple pour démontrer le cerveau; il le renverse sur sa face convexe , puis il incise d'avant en arrière le scissure de Sylvius jusqu'à la cavité digitale, et il renverse les lobes moyens du' cerveau sous le cervelet $ plus tard , il fait une autre incision horizontale d'arrière en avant, dans le lobe antérieur, en suivant une espèce de sillon qui semble se continuer de la scissure de Svlvius vers la partie interne du lobe antérieur, et en ayant soin de taire passer l'instrument au-dessous et en dehors du corps strié (d'après le position actuelle du cerveau). Enfin, pour pouvoir renverser en avant le cervelet, le pont de Varole, les cuisses du cerveau, les couches optiques et les corps striés, qui viennent d'être détachés en partie , il faut diviser les piliers antérieurs de la voûte , ainsi que le repli antérieur du septum médian , qui seraient sans cela déchirés par la forte extension qu'on leur fera subir.' Dans la démonstration on tient compte de cette division.

3.° Moelle épinière. Nons avons déjà indiqué la manière d'ouvrir le canal vertébral. On voit la moelle épinière dés que la dure-mère rachidienne est fendue dans toute sa longueur. Après avoir étudié les membranes qui enveloppent la moelle , et le ligament dentelé, on étudie les nerfs vertébraux, ainsi que le nerf accessoire de Willis. Puis, pour examiner le sillon postérieur de la moelle ? on en fève avec soin les méninges qui la recouvrent) le sillon antérieur ne peut, comme de raison, être vu qu'après avoir sorti la moelle de son canal. La substance crise qui se trouve dans son intérieur, sera étudiée sur la surface des coupes transversales qu'on y fera dans les diverses régions. Comme en général les nerfs ne tiennent pas très -fortement à la moelle épinière, on peut sortir celle-ci de son canal sans l'avoir préalablement ouvert) il suffit de tirer doucement à soi la moelle par son extrémité supérieure) il est vrai qu'alors tous les nerfs en sont arrachés.

4-° On étudie la structure du cerveau, en examinant à la loupe on su microscope composé les quatre substances que Ton y rencontre. On s'assure de la structure fibreuse de la substance blanche par la simple inspection à l'œil nu de portions d'un cerveau bien frais, Coupé par tranches dans diverses directions; on verra alors que ce ne sont pas les dentelures plus ou moins acérées de l'instrument tranchant qui déterminent l'apparence fibreuse, parce que ces fibres paraîtront ou dis-

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