‹ Nouveau manuel de l'anatomiste, comprenant la description succincte de toutes les parties du corps humain et la manière de les préparer; suivie de préceptes sur la confection des pièces de cabinet et sur leur conservationChapitre 155 sur 297 · Muscle de Wilson ou constricteur de l'urètre · texte numérisé non relu

Muscle de Wilson ou constricteur de l'urètre

1 Wilsoh , Descr. of two muscles surrounding ihe membr. part of the are* thra* Medic. chir- trans. of Lonà.% vol. I, pag. 175, arec fi g.

OflG. URÏN. ET GEN. DE L HOMME; MUSCLES DU PÉRINÉE. 347

Muscle aplati, situé derrière la cloison fibreuse (ligament triangulaire) tendue entre les branches de l'arcade pubienne. Il commence à côté du sommet de l'angle sous-pubien à là face posté* rieure du pubis et descend sur le côté de la portion membraneuse de l'urètre, à la portion inférieure de laquelle il s'unit au muscle du côté opposé. Les deux muscles forment un anneau qui comprime l'origine de la portion membraneuse de l'urètre de bas en haut; par leur contraction ils forment souvent obstacle à l'introduction de la sonde.

Pi é par ati on. Si l'on n'a qu'on seul cadavre à sa disposition, on ne doit pas étudier les organes qui font le sujet de ce chapitre , dans Tordre dans lequel nous venons de les décrire ; car l'étude préalable des parties génitales et urinaires nécessiterait la destruction des muscles du périnée ; il est donc convenable de commencer par la dissection de ceux-ci. Préparation du péruiee. Les muscles du périnée sont très-difficiles k préparer sur un cadavre infiltré, en sorte que Ton choisira de préférence un sujet mort d'une maladie aiguë. On place le cadavre comme pour l'opération de la taille , c'est-à-dire que les fesses dépasseront le bord de la table, les cuisses et les jambes seront fléchies, les pieds attachés aux mains et les genoux maintenus écartés par un bâton placé en travers. Le bassin pourra encore être élevé au moyen+d'un billot qu'on place sous lui.

Le scrotum et le pénis étant relevés et fixés au moyen d'une érigne, et le rectum étant rempli de filasse, on fait sur le raphé une incision, peu profonde, qui de la base du scrotum s'étende à l'anus. Une incision semblable sera faite depuis le bord postérieur de l'anus jusque sur le coccyx. En disséquant la peau de côté, on trouve le sphincter externe, qui entoure l'anus. Le sphincter interne se voit dans Pin teneur de l'anus, après avoir enlevé la membrane muqueuse qui le tapisse.

En continuant la dissection des lambeaux de peau vers la partie supérieure de l'incision, on rencontre les bulbo-caverncux , recouverts en bas dans leur partie moyenne par la portion supérieure du sphincter externe. Plus en dehors que les muscles bulbo-caverneux sont les corps. caverneux du pénis, dont le bord interne est recouvert par les muscles. ischio-caverneux. Au fond d'une légère excavation qui se trouve entre le bulbe de l'urètre et le muscle ischio-caverneux , se trouve le transverse du périnée , petit plan musculeux, divisé en plusieurs paquets par les branches des vaisseaux et nerfs honteux qui le traversent. '

Au-dessous du bord inférieur du muscle transverse du périnée so trouve assez profondément le releveur de Vanus , espèce de diaphragme t qui du bord de l'anus et du coccyx se porte dans le petit bassin : on le met à découvert en enlevant la quantité de graisse qui se trouve entre le transverse et le bord inférieur du grand fessier. A 1& partie postérieure du releveur se trouve Yischio-cocçjrgien, très-profondément situé, et qui n'est séparé du releveur que par un peu de tissu cellu-r laire graisseux.

Pour bien voir les rapports de ces deux derniers muscles avec les. viscères du bassin, et ceux de ces viscères entre eux, il faut mainte»

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nanties examiner p*ar une coupe en profil, après avoir enlevé une portion de la moitié droite du bassin. On ouvre a cet effet le bas -ventre pour en extraire les viscères de la digestion , et comme il convient de conserver l'ouraque et les artères ombilicales eu rapport avec la vessie, Hncision cruciale ordinaire ne devra pas être faite; mais on commencera par faire un lambeau inférieur médian au moyen de deux incisions, qui de l'ombilic se dirigent vers le tiers externe des arcades crurales. Les viscères de la digestion, à l'exception du rectum, seront enlevés, en ayant soin de ne 'pas endommager les organes urin aires et ceux de la génération; ce sont surtout les capsules surrénales qui 6ont facilement coupées quand on emporte le foie et la rate : on aura donc soin de ne pas porter le scalpel trop près de la colonne vertébrale. La veine cave inférieure devant rester en rapport avec les reins, il faut la couper à l'endroit où elle entre dans le sillon du foie. — Cela étant fait, on sépare du côté droit les muscles transverse du périnée, releveur de l'anus et iscbio-coccygien de leur attache au bassin , le plus près possible de l'os; on sépare de l'os des lies, du pubis et de l'ischion du même côté, le péritoine qui les tapisse, et à la face externe duquel on laisse attaché le cordon spermatique, le canal déférent, l'uretère et les principaux troncs qui résultent de la division des vaisseaux hypogastriques; alors, après avoir récliné à gauche les parties molles renfermées dans l'excavation pelvienne, on scie la branche horizontale du pubis à* quinze lignes environ de la symphyse, et la branche de l'ischion immédiatement au-dessous de l'insertion de la branche du corps caverneux. On divise la symphyse sacro-iliaque droite, en coupant une partie des ligamens qui l'affermissent en avant, et en achevant de la luxer; par la on peut enlever toute l'extrémité inférieure droite avec la partie correspondante du bassin.

On passe maintenant a la dissection de la portion membraneuse de F urètre, et pour s'en faciliter la préparation, on introduit «une sonde dans la vessie. Même avant de commencer la 'dissection , il sera facile de s'apercevoir que la portion membraneuse de l'urètre est retenue en place au-dessous de l'angle sous-pubien par Y aponévrose triangulaire , cloison membraneuse très-ferme , tendue entre res deux branches du pubis. Il est important de connaître cette disposition, parce que l'ouverture delà cloison par où passe le canal, étant plus étroite que* lui et très-peu extensible, c'est elle surtout qui porte obstacle à l'introduction de la sonde dans la vessie; on verra en même temps qu'en tirant en avant la verge, on alonge le canal de l'urètre et qu'on établit le parrallélisme entre la portion membraneuse et l'ouverture de la cloison par ou elle passe, et que par ce moyen la sonde pénètre avec facilité. Il faut donc conserver avec soin cette membrane, ainsi que le trousseau de fibres musculaires qui en recouvre la face postérieure, et qui est connu sous le nom de muscle de WUson. Dans la position où se trouvent maintenant préparées les parties, on remarquera que la portion membraneuse de l'urètre ne se continue pas en ligne droite avec la partie postérieure du bulbe, mais qu'elle s'en détache à angle droit a dix lignes environ de son extrémité.' C'est à la partie postérieure et supérieure de l'extrémité de ce même bulbe que se trouvent les glandes de Cowper, placées devant la cloison membraneuse» et se distinguant facilement au toucher par leur dureté.

OBGANES URlNAUtES ET GÉNITAUX DE L'HOMME. Z^g

Pour compléter l'étude des parties vues de profil» on sépare un peu •le péritoine qui recouvre la face antérieure de la partie inférieure du rectum , et on suit le canal déférent le long de la face externe de la séreuse, afin de trouver la vésicule séminale appuyée sur l'intestin; am devant d'elle on voit la prostate, et au-dessus de celle-ci, la vessie ' collée contre la face postérieure des pubis. Après toutes ces préparations on rend la pièce propre à être étudiée , en insufflant un peu la Tessie.

Dissection des organes cénito-hrinaires eh général. La dissection sera maintenant continuée de manière à étudier quelques-unes des parties-en place, et à les extraire ensuite du cadavre pour les disséquer et les étudier séparément, après les avoir étalées sur une planche. On commence par préparer les vaisseaux spermatiques, et a cet effet on s'assure de la position du cordon, en tirant sur le testicule, et on l'isole de bas en haut, en commençant au-dessus de l'anneau inguinal interne ; on sépare peu à peu la veine de l'artère, et l'on dissèque chacun de ces vaisseaux vers le tronc qui lui donne naissance. L'artère étant trèsgféle, sa préparation exige beaucoup de soin; avant de disséquer on s'assurera toujours de sa direction, en tiraillant le cordon. On dissèque ensuite Y uretère , qui du rein se porte à la vessie, en croisant la direction du cordon spermatique. On prépare an net les vaisseaux des reins et ceux des capsules surrénales, et l'on enlève de dessus ces organes la membrane adipeuse qui les enveloppe; on coupe l'aorte audessus de la naissance des artères rénales, et au-dessous de celle des artères spermatiques, et l'on divise la veine cave à la même hauteur.

On incise ensuite superficiellement le scrotum sur le trajet du cordon spermatique, depuis l'anneau inguinal jmsqu'à la partie inférieure de ce sac cutané. Dès que la peau est fendue, on aperçoit le dartos , que l'on met encore mieux à découvert, en disséquant en sens opposé les bords de l'incision. Quand le dartos est incisé lui-même, on voit la tunique fibreuse , que l'on peut suivre en haut jusqu'au pourtour de l'anneau, et l'on s'assure de l'étendue de cette tunique, en l'insufflant par une petite ouverture que Ton y pratique. On observera en même temps que le testicule peut être facilement séparé du dartos et replié en haut avec le resté de ses tuniques ; si la même préparation a été faite du côté opposé , on voit ensuite que les deux testicules étaient enveloppés chacun par un dartos particulier , et Ton trouve entre eux la cloison du dartos. Pour voir le crémasten, on fend la tunique fibreuse et l'aponévrose du muscle oblique externe; on remarque alors comment Jes fibres musculaires de l'oblique interne et du transverse ont' été entraînées par le testicule, en formant autour de lui des anses, qui deviennent surtout visibles au moment où l'on tire sur le cordon. Enfin, la tunique ceiluUuse se voit quand on a incisé le crérn aster et les muscles oblique interne et transverse. On laissera encore intacte la tunique vaginale, qui sera examinée plus tard. En poursuivant le cordon spermatique a travers le canal inguinal, il faut user de précaution derrière l'anneau interne, où le canal déférent le quitte en changeant de direction. Ce canal sera poursuivi jusqu'à la vésicule séminale , que l'on reconnaît à sa couleur grisâtre et à sa demi-transparence.

On fait ensuite une incision transversale à la peau au devant des

35o splanchnotomie.

pubis, et Ton en dissèque un lambeau en baut et un autre en bas , pour Arriver au ligament suspenseur Je la verge , qui des pubis s'étend sur le dos de cet organe ; après l'avoir étudié, on circonscrit le scrotum en continuant l'incision cutanée en bas, et en la faisant passer derrière l'anus, si les muscles du périnée n'avaient pas été disséqués préalablement. Puis on détache les corps caverneux des branches de l'ischion , en portant le tranchant du scalpel le plus près possible de l'os. On sépare ensuite des parois abdominales une portion triangulaire du péritoine, dont le sommet correspond a l'ombilic et la base à la vessie, a laquelle ce lambeau restera attaché, en y laissant en même temps adhérer les restes ligamenteux de l'ouraque et des artères ombilicales. La vessie sera enfin séparée de la face postérieure des pubis jusqu'à l'angle sous-pubien.

Pour enlever maintenant la totalité des organes génitaux et u ri n aires, on divise la symphyse des pubis, si la coupe en profil n'a pas été préalablement exécutée, et on l'écarté en portant les cuisses dans l'abduction; puis on jette en avant les reins, les capsules surrénales, l'aorte et la veine cave, et l'on suit avec le scalpel la concavité du sacrum et du coccyx, en tirant peu à peu en avant toutes les parties molles contenues dans le petit bassin, et en les renversant au dehors à travers l'écartement des branches pubiennes; on achève enfin de couper des deux côtés les parties qui n'ont pas encore été divisées, et Ton emporte la préparation pour l'étaler sur une planche après l'avoir lavée. On continue ensuite la dissection après avoir insufflé la vessie, ce qui permet d'en mettre au net la tunique musculaire; sa face postérieure devra cependant rester recouterte du péritoine. Le rectum pourra être enlevé en entier-, en divisant la" peau du périnée au devant de l'anus; par là on gagne l'espace nécessaire pour préparer les vésicules séminales et les canaux éjaculatcurs , qui pénétrent la prostate par sa partie postérieure.

La glande prostate elle-même sera soigneusement préparée ; mais à sa partie antérieure il faut travailler avec précaution, pour ne pas couper la portion membraneuse de l'urètre, et pour cela il vaut mieux introduire dans la vessie une sonde épaisse qui puisse guider dans la dissection : on aura soin aussi de rechercher par le tact les glandes de Cowper, si elles n'ont pas déjà été mises à découvert. La dissection de la verge se fera facilement, en enlevant la peau, que l'on divise longitudinalement. Le canal de l'urètre pourra être séparé des corpa caverneux, et on ne les laissera en rapport qu'à la partie antérieure* Preparatioss spécialisa exécuter sur les organes ces rro-uit irai* Res. Capsules surrénales. On en reconnaît la cavité par l'insufflation , ou bien simplement par l'incision; c'est par ce dernier moyen que l'on fait écouler l'humeur brunâtre qu'elles renferment.

Reins. On les divise en deux moitiés au moyen d'une incision conduite le long du bord convexe, et qui pénétre profondément dans l'organe; sur le profil de la coupe on voit alors les deux substances du rein; profondément, vers le hile, on aperçoit la poche membraneuse qui forme le bassinet , sa continuation vers le sommet des côues ponr former les calices, etc. En comprimant les cônes, on fait tomber des gouttelettes d'urine dans les calices* On séparera alors la membrane

ORGANES URINAMES ET GÉNITAUX DE l'hOMME. 35 1

propre du rein de la substance de ce viscère, ce qui se fait très-facilement, et on la poursuit jusque dans le hile , pour voir comment elle •e réfléchit dans l'intérieur. La structure du rein &era examinée au microscope; on se facilite ces recherches par la macération et par les in* jections. Ces dernières, poussées dans les vaisseaux sanguins du rein , passent avec facilité dans l'uretère : en voulant une fois injecter la veine cave inférieure , nous avons vu ressortir le jet de matière à injection par le canal de l'urètre. On conclut de ces faits que les vaisseaux sanguins se continuent directement avec les conduits de Ferrein et de Éellini , d'autant plus que l'on remarque alors assex souvent des conduits droits et injectés parmi les faisceaux que forment ces derniers. Mais un examen . plus attentif nous a convaincu que ces vaisseaux injectés ne sont que des vaisseaux sanguins dont la direction est parallèle aux conduits de Bell in i ; on voit distinctement s'en détacher des ramnscules à angle droit, et si l'injection pénètre dans le bassinet, c'est toujours par suite d'une rupture dont on ne manque pas de trouver les traces.

On reconnaît la forme intérieure des bassinets en prenant leur empreinte avec de la cire injectée par l'uretère. Les tuniques du bassinet et de l'uretère seront disséquées sur une portion de ce canal , ouverte et fixée sur une planche avec des épingles. La manière dont les uretères s'unissent à la vessie, sera examinée avec ce réservoir.

P es sic. Après en avoir étudié la conformation extérieure , on l'ouvre longitudinalement par sa partie antérieure et supérieure, pour voir le trigone, les orifices des uretères et la luette vésicale. Relativement aux orifices des uretères, on aura remarqué sur la vessie insufflée, que l'air ne passe pas de là dans ces canaux; mais en faisant l'expérience inverse, c'est-à-dire en poussant de l'air des uretères dans la vessie, on Terra que le passage s'en fait librement : cela tient au trajet oblique des uretères à travers les parois de la vessie, en sorte que si ce réservoir est distendu d'air ou d'urine, les parois des uretères sont appliquées les unes contre les autres, et forment une espèce de soupape. On mesurera la longueur de l'espace que les uretères parcourent entre les toniques de la vessie, en y introduisant un stylet de haut en bas. Les tuniques de la vessie seront préparées sur un lambeau détaché de cette poche.

Testicules. Nous avons déjà indiqué la manière de disséquer les tuniques externes du testicule ; on reconnaîtra l'étendue de la tunique vaginale > en l'insufflant d'air; puis on l'incise longitudinalement par sa face antérieure , pour voir comment elle se réfléchit sur l'épididyme pour tapisser le testicule. ' On incise ensuite la tunique albuginée par son bord inférieur , opposé à l'épididyme , pour examiner la substance du testicule, que l'on pourra dévider comme un peloton de fil ; on ne tardera pas à rencontrer alors des conduits séminiféres qui présentent des ramifications. En renversant les lambeaux de l'albuginée incisée, on aperçoit quelques-uns de ses prolongera en s internes; mais pour voir parfaitement toutes les cloisons qu'elle forme, il faut extraire lentement tonte la substance du testicule, soit en la retirant avec des pinces fines, soit en la raclant avec le manche du scalpel; on rend ces cloisons plus apparentes par l'immersion dn testicule dans l'alcool. Le corps «THighmor sera étudié au moyen de deux coupes, l'une conduite sui-

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Tant le bord inférieur du testicule et divisant l'organe en deux moitiés dans ce sens; 1 autre coupe sera verticale antéro-potérieure, de manière à séparer le tiers interne du testicule de ses deux tiers externes : le corps d Hiahmor se voit sur le profil des coupes. Si Ton enlève toute la portion de l'albuginée opposée à l'épididyme et au corps d'Highmor, mais sans intéresser la substance du testicule, et qu'on suspende cette pièce dans l'eau, en la fixant au conduit déféient, on pourra, après quelque temps de macération , dévider un grand nombre de vaisseaux séminifères, et Ton Terra alors comment ils sortent du testicule, en traversant le corps d'Highmor. En ajoutant un peu de potasse à l'eau dans laquelle on plonge le testicule, la séparation des vaisseaux sé- 1 minifères peut être obtenue plus promptement ; mais alors il faut faire séjourner la pièce plus tard dans l'alcool, pour lui rendre la consistance dont l'alcali l'avait privée. La composition de Yépididjrme , d'un seul canal replié sur lui-même à l'infini, sera démontrée par des injections mercurielles, faites par le canal déférent. On se convaincra alors de la vérité de cette assertion , soit en observant la progression du métal, soit en divisant en travers l'épididyene, dont ou ne verra alors ressortir le mercure que par un seul point. Avec un peu de patience on parvient a redresser une portion d'épididyme au moyen d'une aiguille, et à évaluer ainsi sa longueur totale. On distingue les deux, tuniques dont se compose le canal déférent, sur le profil d'une coupe transversale faite à ce canal.

Les vésicules séminales seront étudiées par une coupe qui séparera leur face supérieure de leur face inférieure ; pour développer leurs circonvolutions, on les remplit de matière à injection ordinaire par le canal déférent, ou les soumet pendant quelque temps à la macération, et l'on acbève avec l'instrument tranchant le séparation des sinuosités.

Prostate, Les canaux excréteurs que l'on voit sur les côtés du vérumontanum, seront rendus plus apparens en plaçant des soies dans leurs orifices. Comme il importe pour l'opération de la. taille de bien connaître les dimensions de la prostate, on en prend une idée exacte en la divisant par une série de coupes dirigées transversalement de haut en bas.

Corps caverneux. Quand les corps caverneux sont encore bien intacts, on fait une petite ouverture dans une de leurs racines, et l'on y pousse de l'air ou de l'eau; on verra alors les deux corps caverneux se gonfler et se roidix , tandis que l'urètre et le gland resteront affaissés. Pour examiner la structure de ces corps, on incise leur enveloppe, et l'on fait sortir le sang par la pression ou par des lotions répétées. Comparativement on examinera aussi des corps caverneux injectés et sèches, comme nous l'indiquerons dans notre huitième section.

Urètre. On a déjà vu dans la préparation des corps caverneux, que le tissu spongieux de l'urètre ne communique pas avec eux; on peut faire la contre- épreuve, en injectant d'eau le corps spongieux de l'urètre, au moyen d'un petit tube placé dans l'extrémité du bulbe; le gland se gonflera par le même moyen. Le corps spongieux interne ne peut bien être démontré que par les injections mercurielles. Pour examiner l'intérieur du canal, on enlève soigneusement les corps ca-

ORGANES UHn«ÀiriES ET QENITAVX DE LA FEMME. 353

verneux , et Ton fend ensuite l'urètre par sa face supérieure jusque vers la vessie, ce qui permettra aussi de voir le vérumontanunt, si cette partie n'a pas encore été étudiée. Vers le commencement de la portion bulbeuse on trouve les canaux excréteurs des glandes de Cowper, que l'on rend plus apparens, soit en y introduisant des soies, soit en les injectant de mercure; le mutai remplit en entier ces glandes, et on le retient en place par une ligature jetée sur les canaux excréteurs. Les lacunes de Morgagni, dont les orifices sont obliquement dirigés en avant, sont visibles le long du canal de l'urètre; si Ton a de la peine à les trouver, on les reconnaîtra par le tact, en glissant une soie de porc ou un stylet fin d'avant en arrière sur la paroi inférieure du canal: ces instrument entreront dans les orifices, et ils y seront arrêtés. Les glandes sébacées et les papilles qui entourent le gland , seront visibles quand on aura détaché l'épidémie par la macération sur un pénis préalablement injecté. Pour prendre une idée exacte de la direction et des divers degrés de capacité du canal de l'urètre, on conseille d'y pousser du plâtre délayé dans de Peau , ou bien de la matière à injection que Ton emploie pour les préparations à corrosion.

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