‹ Nouveau manuel de l'anatomiste, comprenant la description succincte de toutes les parties du corps humain et la manière de les préparer; suivie de préceptes sur la confection des pièces de cabinet et sur leur conservationChapitre 89 sur 297 · MUSCLES PROFONDS DU COU · texte numérisé non relu

MUSCLES PROFONDS DU COU

odes postérieurs des apophyses transverses des vertèbres cervicales.

Après avoir étudié ces muscles profonds du cou, il convient de procéder de suite à l'examen du muscle suivant.

11.° Muscle triangulaire du sternum. Ce muscle, dont le nom indique à peu près la forme, est situé à la face postérieure des cartilages des côtes et du sternum. Il provient par quatre chefs des extrémités de la deuxième, troisième, quatrième et cinquième côte et de leurs cartilages ; ces chefs s'unissent peu à peu et descendent en se dirigeant en dedans pour s'insérer aux cartilages de la troisième, quatrième, cinquième et sixième côte, au bord de la moitié inférieure du sternum et au cartilage xypfaoïde.

Ce muscle abaisse les cartilages des côtes, obliquement vers le sternum.

Préparation. Coupez tous les muscles qui appartiennent a la langue, à Pos hyoïde et au pharynx; sciez les clavicules dans leur milieu, et divisez les côles steraales a un demi-ponce de leur union avec les cartilages (pour ne pas léser le muscle triangulaire du sternum placé derrière ces os); enlevés le sternum et mettez-le de côté, afin de disséquer plus tard le muscle triangulaire; emportez ensuite a la fois la trachée-artère, l'œsophage et les autres parties molles du cou que vous a-vez déjà détachées, en même temps que les viscères de la poitrine, ce qui se fait très -facilement eu saisissant Fos hyoïde et en le tirant de haut en bas avec toutes les parties qui y sont insérées. Désarticulez les condyles de la mâchoire inférieure, et, si rien ne s'y oppose, emportez la face par un trait de scie vertical, qui se termine à un pouce environ au devant de la colonne vertébrale; enlevez, enfin, avec soin la partie supérieure du pharynx attachée a la tête.

Par cette préparation , le droit antérieur long devient visible âès que le tissu cellulaire qui le recouvre est enlevé. Pour disséquer ses chefs, il faut relâcher le, muscle, en fléchissant la tète en avant.

Le droit antérieur, court est un peu caché par le bord externe de, T extrémité supérieure du précédent, qu'il suffit de replier en dedans sans le couper. Il est recouvert par du tissu cellulaire serré et quelquefois aponévrotique, qu'il faut enlever pour voir le muscle.

Le droit latéral s'aperçoit facilement derrière l'apophyse styloïde. Le long du cou est en partie caché par le droit antérieur long, qu'il faut réclin er en dehors sans le couper. Le long du cou ne peut pas être détaché de la colonne vertébrale; il faut donc se bornera isoler les chefs qui le composent, en enlevant la graisse qui les entoure; ou se facilite cette dissection en fléchissant un peu le cou en avant.

Dans la préparation des scalènes, il faut soigneusement conserver les vaisseaux et nerfs qui passent entre eux. Le scalrne antérieur se distingue facilement du moyen , en ce que le plexus brachial et l'artère soua-clavière les séparent; on n'a qu'à isoler les chefs dont il se com-

pose. Le scalène postérieur diffère du scalène moyen, en ce qVil s'at* tache à la deuxième côte. Si les scalènes surnuméraires existent, la dissection est beaucoup plus difficile ; néanmoins on distingue le petit scalène du scalène antérieur, en ce que la partie supérieure du plexus brachial passe ordinairement entre eux , et ce muscle est séparé du moyen par la portion inférieure du plexus et par l'artère axillaire, tandis que l'artère et le plexus passent en entier entre l'antérieur et le moyen, si le petit scalène n'existe pas. Le scalène latéral se distingue du moyen, en ce qu'il s'attache à la deuxième côte. Il est beaucoup plus difficile de ne pas le confondre avec le postérieur, de sorte qu'il faut une dissection attentive pour les isoler.

Pour voir les transversales antérieurs et postérieurs du couy il faut séparer tous les scalènes de leurs attaches supérieures; alors on trouve ces petits muscles placés entre les tubercules des apophyses transverses de chaque paire de vertèbres.

On recherche le muscle triangulaire du sternum sur la paroi antérieure de la poitrine que l'on a mise dé côté. Pour le voir, il suffira d'enlever le tissu cellulaire lâche et la plèvre, qui recouvrent la focs postérieure du sternum, après l'avoir bien épongé.

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