MUSCLES DE L EPAULE
eilaire, à laquelle il adhère, et s'insère à la facette supérieure de la grosse tubérosité de l'os du bras. Ce muscle est recouvert par une aponévrose dans laquelle plusieurs de ses fibres s'implantent
Usages. Il porte l'extrémité supérieure de l'humérus en dehors et en arrière, et par là le bras est élevé en dehors et en avant.
3.* Muscle sous-épineux. Ce muscle triangulaire est recouvert par une aponévrose. Il naît de la fosse sous-épineuse et en partie de l'aponévrose, se dirige transversalement et un peu en W, et se change en un tendon qui passe par-dessus la capsule articulaire de l'humérus, pour s'attacher à la deuxième facette de la grosse tubérosité de cet os.
Son principal usage est d'imprimer au bras un mouvement de rotation en dehors et en arrière ; en même temps il l'élève un peu.
4.* Muscle petit rond. Muscle arrondi, placé au bord inférieur du précédent, auquel il est uni en arrière; il naît du bord inférieur ou antérieur de l'omoplate, monte en se dirigeant en dehors, passe par-dessus la capsule articulaire et s'insère à la facette inférieure de la grosse tubérosité de l'humérus. Ses usages sont les mêmes que ceux du sous-épineux.
5.° Muscle grand rond. Épais et alongé, placé au-dessous in précédent muscle, dont il est séparé par le long chef du triceps. 11 provient de l'angle inférieur et de la face postérieure de l'omoplate; de là il se dirige en dehors et un peu en haut, se transforme en un tendon large et mince, qui s'unit à celui du grand dorsal , et s'attache avec lui à la lèvre postérieure de la gouttière bi ci pi taie. En parlant du grand dorsal, nous avons dit qu'il y a une capsule muqueuse entre son tendon et celui du grand rond ; on remarque encore deux autres capsules muqueuses : û capsule externe du grand rond se trouve entre son tendon et rkomérus; la capsule interne du grand rond se trouve dans l'épaisseur même du tendon.
Usages. Le grand rond porte l'humérus en dedans et en arrière; si l'humérus est fixé, il porte l'angle inférieur de l'omoplate en dehors et l'élève un peu, ainsi que toute l'épaule.
6.° Muscle sous-scapulaire. Muscle triangulaire, placé sur la (ace antérieure de l'omoplate. Il naît dans toute la fosse sousscapnlaire, se porte en dehors en se rétrécissant et en se convertissant peu à peu en un tendon qui passe sur la capsule arti-
H? MYOTOMIE.
culaire, et s'attache à la petite tubérosité de l'humérus; ce tendon semble entrer dans l'articulation même, mais il reste réellement en dehors, car la synoviale se réfléchit sur lui en l'enveloppant de toute part On trouve une capsule muqueuse entre le tendon et la capsule articulaire.
Usages. Il imprime an bra* un mouvement de rotation en dedans, le rapproche du tronc et l'abaisse quand il avait été élevé. Si le bras est fixé, il tire l'omoplate en dehors.
Préparation. Il est plut facile de disséquer les muscles de l'épaule quand l'extrémité supérieure est séparée du troue ; on scie donc la clavicule dans son milieu, et l'on divise les muscles de la poitrine et du dos, qui retiennent encore l'épaule, mais en conservant un bout en rapport avec la partie que Ton enlève.
On incise circulairement la peau du bras vers le milieu de sa hauteur, mais de manière à ne pas intéresser l'aponévrose brachiale, et Ton fait sur la partie antérieure du moignon de l'épaule une autre incision, qui vient se terminer dans la première. Puis, le muscle deltoïde étant t^ndu au moyen d'un billot placé sous le creux de Faisselle, on dissèque la peau de dessus ce muscle, en suivant la direction de ses fibres. V aponévrose qui le recouvre sera soigneusement enlevée; mais, quand on sera arrivé aux limites de ce muscle, on la conservera sur ceux du bras. Le deltoïde étant composé d'une série de faisceaux musculeux, quelquefois entièrement isolés les uns des autres et entre lesquels de la graisse est interposée, il ne faut pas pénétrer trop profondément dans ces interstices, pour ne pas diviser ce muscle en entier. On laissera la veine céphalique en rapport avec le bord antérieur du deltoïde.
Les capsules muqueuses se voient dans le tissu cellulaire qui recou?re la face interne du muscle, que l'on détache en haut et que Ton abaisse vers le bras.
Dans la dissection du surépineux on ne doit enlever Y aponévrose qui le recouvre, qu'autant qu'on peut le faire sans diviser les fibres musculaires. L'aponévrose lui est surtout adhérente en arrière. Pour bien voir les rapports du tendon de ce muscle avec l'articulation, ou le détache de la fosse sure pi ne use et on le fait ressortir sous l'espèce de pont que forment au-dessus de lui la clavicule et l'acromion , ce qui n'est pas difficile si Ton a d'abord enlevé avec les ciseaux tout le tissu cellulaire qui entoure le tendon. Si cependant on renonçait à la dissection des ligamens, il serait plus facile de découvrir le trajet du tendon, en divisant l'articulation de la clavicule avec l'acromion} mais toujours faudrait-il finir par séparer le muscle de la fosse surépineuse pour le disséquer ensuite par-dessus la capsule articulaire.
Le sous-épineux sera disséqué d'une manière semblable; l'aponévrose qui le recouvre sera également laissée sur lui, là où elle est adhérente ; on finit par couper le muscle en travers pour disséquer son tendon par-dessus l'articulation.
Il faut se garder de prendre le petit rond pour une portion du sous~épineux, auquel il est intimement uni, surtout en arriére} mais