ET DE L EXTRÉÎIITÉ POSTÉRIEURE DES CÔTES
comme leur nom l’indique, ils sont situés entre les apophyses transverses des vertèbres.
8) Les liga^nents capsulaires , qui unissent les facettes des apophyses articulaires des vertèbres ; assez lâches au cou, ils sont très-serrés au dos et aux lombes.
9) Les ligaments capsulaires hiter-éphieux. On ne les trouve guère qu’aux lombes, et surtout entre les apophyses épineuses de la troisième et de la quatrième vertèbre lombaire.
Les mouve^nents de chaque vertèbre individuelle sont très-bornés; mais, prises en masse , elles jouissent d’une mobilité assez étendue. Les vertèbres cervicales et lombaires sont plus mobiles que les dorsales. Ges mouvements peuvent se faire en avant, en arrière, latéralement et dans les directions intermédiaires ; ils s’exéentent en grande partie en vertu de la compressibilité des ligaments inter-vertébraux et des ligaments jaunes, qui cèdent du côté où le tronc est fléchi , et reprennent leur forme primitive en vertu de leur élasticité , dès que l’effort musculaire cesse , en sorte que dans l’action de redresser le corps ils sont auxiliaires du système musculaire.
2°. Ligaments etitre les côtes et les vertèbres.
Les côtes s’articulent avec les vertèbres dorsales : leur tête s’unit au corps de deux vertèbres par ginglyme angulaire ; la première , la onzième et la douzième, cependant, ne s’articulent qu’avec le corps d’une seule vertèbre. La tubérosité des dix premières côtes s’articule en outre par arthrodie avec l’apophyse transverse de la vertèbre correspondante. Toutes ces surfaces articulaires sont recouvertes d’un cartilage lisse , et entourées de capsules articulaires très-minces et très-serrées.
Les côtes sont maintenues en situation :
1) Par le ligament de la tête de la côte ou ligament raijonné, trousseau fibreux qui , de la côte , se jette en rayonnant par-dessus la face antérieure de la capsule articulaire sur le corps des vertèbres.
2) Le ligament costo-transversaire externe passe de l’angle de chaque côté à l’apophyse transverse de la vertèbre à laquelle cet angle est adossé.
3) Le ligament costo-transversaire interne ou liga^nent interne du col de la côte se porte du bord supérieur du col de la côte à la face antérieure de l’apophyse transverse de la vertèbre qui est audessus, en se dirigeant de dedans en dehors.
A) Le ligament externe du. col de la côte va de la face postérieure du col de la côte au bord inférieur de l’apophyse articulaire inférieure de la vertèbre placée au-dessus. Ce ligament, placé tout en arrière, se dirige en haut et en dedans. On rencontre quelquefois plusieurs de ces ligaments, et alors on a donné aux excédants le nom de ligaments accessoires des côtes.
Les mouvements des côtes ont déjà été indiqués quant à leur rapport avec le sternum ; ici nous nous bornerons à dire que la disposition de leurs articulations postérieures ne leur permet qu’un mouvement d’élévation et d’abaissement. Mais la forme de ces os et leur position oblique rend ce mouvement encore plus compliqué qu’on ne le pense; car, outre leur élévation en totalité, elles s’éeartent l’une de l’autre au moyen d’un mouvement de rotation qui porte leur bord inférieur en dehors et leur bord supérieur en dedans, et de plus, leur extrémité sternale s’éloigne de la colonne vertébrale.
Préparation. Cette dissection sera faite après qu’on aura achevé l’étude des muscles postérieurs de la colonne vertébrale. Les ligaments des vertèbres étant à peu près semblables pour chacune d’elles, il suffit de les disséquer sur deux morceaux de colonne vertébrale , composés de quatre à cinq vertèbres , pris l’un sur la colonne dorsale , et l’autre sur la colonne lombaire.
Si la préparation devait être faite sur un cadavre entier , il faudrait naturellement ouvrir la poitrine et l’abdomen , en extraire les viscères , couper les côtes à quatre travers de doigt de leur extrémité postérieure, retourner le sujet, inciser la peau le long des épines du dos , et la disséquer en dehors avec tous les muscles qui remplissent les gouttières vertébrales. Quoi qu’il en soit, on enlève les morceaux de colonne vertébrale , soit en les désartieulant, soit en les divisant avee la scie , ce qui est plus court , mais moins instructif ; puis on ouvre le eanal vertébral , en conduisant la scie immédiatement derrière les corps des vertèbres (sans les endommager cependant) , de manière à diviser la pièce en deux portions, l’une composée des corps de vertèbres, et l’autre de leurs apophyses. Dès que le tissu cellulaire est enlevé du corps des vertèbres , on y voit la longue bande antérieure, qui recouvre un peu les ligaments inter-vertébraux ; on examine ceux-ci en en divisant un transversalement par son milieu. Pour voir la longue bande postérieure, on enlève le lambeau de dure-mère qui la recouvre dans le canal vertébral; il faut l’examiner sur la co-
lonne dorsale et sur la colonne, lombaire , parce qu’elle y varie dans sa disposition. On trouve les ligaments jaunes dans l’intérieur du canal vertébral , sur la portion postérieure des vertèbres que l’on a divisées : ils sont visibles dès qu’on a enlevé la dure-mère qui les tapisse. Les ligaments interépineux seront disséqués sur la eolonne lombaire : à cet effet on tire deux apophyses épineuses en sens contraire, et on enlève le tissu cellulaire qui pourrait s’y trouver. On dissèque sur la même pièce les ligaments surépineux , que l’on isole des précédents en passant le scalpel entre eux. Les ligaments intertransversaires seront préparés sur la partie postérieure de la colonne dorsale et de la colonne lombaire; les premiers ont la forme de petits cordons très-grêles , les autres sont plus larges et membraneux. On examine les capsules des apophyses articulaires , en les incisant. Enfin , lés ligaments capsulaires inter-épineux seront recherchés sur la colonne lombaire , et spécialement entre la troisième et la quatrième vertèbre lombaire , dont on sépare d’abord les corps et les apophyses articulaires, pour finir par diviser la capsule inter-épineuse.
Les ligaments des côtes étant les mêmes pour toutes, il suffit de les disséquer sur quelques-unes; on choisit à cet effet un morceau de la partie inférieure de la colonne dorsale , composé de quatre à cinq vertèbres , avec les côtes correspondantes. Le ligament de la tête de la côte se voit sur la face antérieure de la préparation , dès que la plèvre et les vaisseaux et nerfs intercostaux sont enlevés. Pour voir le ligament costo-transversaire interne , il faut enlever avec soin la graisse et les ganglions nerveux et lymphatiques , qui sont enfoncés dans la partie route postérieure des espaces intercostaux. On retourne ensuite la préparation , et l’on trouve sans peine le ligament costo-transversaire externe, situé très-superficiellement sur la partie postérieure de la côte et dirigé transversalement. Le ligament externe du col de la côte commence au-dessus et en dedans du précédent ligament , et se dirige en haut et en dedans. Si l’espace intercostal est bien nettoyé , on voit au-dessus et un peu en dehors de ce ligament une partie du ligament costo-transversaire interne , que l’on avait déjà étudié sur la face antérieure de la préparation.
Les capsules articulaires des côtes sont intimement unies aux ligaments rayonnés et aux autres ligaments qui les recouvrent, en sorte qu’on ne peut les isoler sans beaucoup de difficulté; on se bornera donc à les ouvrir en coupant tous les ligaments qui affermissent l’articulation.