ANATOMIE GÉNÉRALE DES NERFS (S
Lenei’fs sont descordons blancs, peu élastiques, formés de canaux particuliers , qui tiennent par une extrémité au centre nerveux et par l’autreaux organes.
Quoiqu’on soit en général convenu de dire que les nerfs naissent du centre nerveux, on n’entend pas inférer de là qu’ils s’y sont originairement développés , et que de là ils ont pris de l’accroissement pour s’étendre jusque dans les organes ; on pourrait dire avec autant de raison que les nerfs naissent des organes et se terminent dans le centre
(1) R. Mabtiw , Instit. nevrol. , sive do nervis corp. h, traclatio. Stuckbolni et Leîpzig> 1781 , în-8®. — J. G. üa.isb , Cerehri nervor. corp. hu^n. anat. repetita. Leîpz., 1781, în-8o ^ avec 6g. — D. E. Gûnthbr, Cerehri et nervor. distrihutioni\' exposUio. Buisbourg , 1786.
J. F. Mburbl , De quinto pare nervor. cerehri. Gœtt., 1748, in-4o, , avec fig. ■ — H. A. 'WRiSBBRc, Ois. anat. de quinto pare nervor, encephali. Gœtt., 1111 , in-4'*. , av. 6g. — A. C. Bock, Beschreih. des fünfton Nervenpaars ^ iu fol. Mciss., 1817 , avec 6g. — J. F. Meckbl , Dissert. anat. sur les nerfs de la face. Mém. de PAcad. de Berlin , tom. VI l , 1752. —H. F. Kl LIA5, Anat. Untersuckung üher das neunte Hirnnorren-Paor.Pesth, in-4®. , 1822 , avec 6g. — J. F. Lobstbin , De nervo spinali ad par vagum accessotio. Strasb. , 1760 , in- 40., av. 6g. — J. F. W. Bôiimer, De nono pare nervor. cerehri. Gœtt,, 1777 , în-4o. , av. 6g.
•1. F* LoBSTBirr , De nervi sympath. c. human, fabrica . usu et morhis , in-4<>. Strasbourg , 1823, avec 6g. — L. Hibzbl , Disscit. inaug . sistens nexus nerv. sympath. c. nervor. cerehr. Heidelberg , 1824 , în-4o. avec. 6g. — F- Arsol». , Der Kopftkeil des vegetativen Nervensystems , etc. Heidelb», 1831,
• n 4e., avec 6g. — Ej. Icônes nervorum capitis, Heidelb., 1834 , în-fül. — J . G, Varreatrapp J Ohs.anat.de porte cephalica nervis sympathetici , etc, Francfort, 1831, în-4o. , avec fig. — J. E.NsoBADERjIîescn'p.anai.îtervor. ca rdiaco r. Francfort 1772, avec fig . — A, Scarpa, 2'ah. nevrolog .ad illustr. hist. nerv. cardiacor., etc.Pavie, 1794, in-fol . , avec fig,— fl . A . M RisBERG, Observât, anat. de nervis viscer. abdominal. Partie. I. Gœtt., 178Ü, in-4®.— Ej. /'flÉitc.//. Cowi»ncni.Gcc/^. ,vol . X.V, 1804. — Ej. Part. ///, ibid., vol. XVI, 1808. —G. Walter, Description des nerfs du thorax et de Pabdomen. Mémoires (le l’AcadeniIo de Berlin , 1780 , avec fig .
(2) G, PiiocnASKA, De structura ne->vor., în-8e. Vienne, 1779. — A. Monrü , Ohsem', on the structure and function.s tif the nervüus System, In-l'ol . Edimb., 1783, avec fig. — .1. CiiB, Kviv , jL'xerc. anat. de slruct . nervor inAol . Uaiie, 1796 , avec fig. — C . G . WotzeR ♦ De corp . human. gangliot . fahr. atque usu, in-4®, Berlin, 1817 , avec üg. — J. A. Bogros, Sur la struct. des nerfs. Répert. général d’anatomie et de physiologie , tom . IV, Pc partie , 1827, avec fig. — BREsciiEr et Raspau, Anatomie mici üscopi(jue des nerfs , thid, , avec lig.
nerveux : le fait est qu’ils sont étendus entre la périphérie et le centre , pour les faire réagir l’un sur l’autre. On distingue l’origine des nerfs en apparente et en réelle : la première est le point de la moelle épinière ou allongée dont ils paraissent se détacher ; la seconde est l’endroit jusqu’auquel on peut en poursuivre les racines dans l’intérieur de la moelle. Nous avons d’ailleurs parlé de l’origine des nerfs en traitant du cerveau.
On remarque dans les gros nerfs une foule de rides transversales , et dans les petits une disposition ondulée; c’est par suite de cette disposition que les nerfs peuvent être étendus jusqu’à un certain point sans être tiraillés. Les gros nerfs ont en général une forme cylindrique ; les petits sont aplatis ou rubanés; ils se composent d’une série de cordons arrondis, et ceux-ci sont formés Aq filets très-ténus. Ces Hlets ne sont pas exactement cylindriques, mais ils augmentent peu à peu en grosseur , à mesure qu’ils s’éloignent du cenire nerveux. Les filets nerveux se composent de tubes à peu près cylindriques dans la.plupart des nerfs, renflés d’espace en espace dans quelques autres , tels que les nerfs optique , acoustique, etc. , et renferment très-probablement dans leur intérieur la substance nerveuse proprement dite dont la nature est encore inconnue. Les faisceaux de ces tubes formant les filets sont entourés par une gaine de nature fibreuse, appelée névrilème , c\và, quoique s’unissant à la pie-mère , est cependant considérée par beaucoup d’anatomistes comme une membrane propre. Le névrilème est blanc, très-résistant; U enveloppe chaque filet; il entoure ensuite chaque cordon , et enfin il forme une enveloppe généraleau nerf entier. Le névrilème est donc lui-même canaliculé (3); mais on ne peut
(3) Bogrüs pensait avoir d<ïmonlré par l’injection, qu'ont ro le canal que forme le névrilème , la fibre nerveuse elle*méinc est canaliculée. Mais bien (jue l’observation mlcroscopiqu <* démontre la vérité de cette assertion , ces canaux nerveux sont trop fins pour que l’on puisse supposer qu'ils sont susceptibles d’être remplis de mercure , en sorte que l'on s’accorde assez généralement aujourd’hui à admettre que dans les préparations de cct anatomiste le mercure était simplement eontenu dans les canaux du névrileme, eu glissant entre lui et le paquet de canaux nerveux qu'il enveloppe.
pas le considérer comme un vaisseau , pas plus que le périoste qui enveloppe le squelette n’est un vaisseau. Le névrilème parait par son élasticité exercer une certaine pression sur la substance nerveuse ; au moins celle-ci est-elle poussée au dehors quand on coupe un nerf en travers. Dans l’intérieur des organes le névrilème devient extrêmement mince, et peut-être cesse-t-il tout à fait vers les dernières extrémités des nerfs.
Il est difficile de savoir si les tubes nerveux restent isolés dans toute leur longueur : en n’examinant que les filets nerveux ou assemblages de tubes, on observe qu’ils s’unissent de distance en distance aux filets voisins ; d’autres fois un filet unique se divise en deux. Mais la question est de savoir si les tubes eux-mêmes se réunissent entre eux, ou se divisent de nouveau; en un mot, s’il y a communication entre les cavités des tubes. Nous n’avons jusqu’à présent rien observé de semblable dans nos propres recherches microscopiques ; mais Ehrenberg annonce avoir remarqué, rarement, il est vrai, des réunions ou des dichotomies des tubes qui composent la substance du cerveau.
Dans leur trajet, les nerfs se divisent en branches et en rameaux ; ces divisions ne sont cependant que de simples séparations des cordons ou des filets qui composent le nerf, et l’on peut souvent les poursuivre beaucoup plus haut qu’elles ne paraissaient d’abord pouvoir se faire : on ne peut donc pas comparer ces divisions a celles des vaisseaux. Le plus souvent les nerfs se divisent à angle très-aigu.
Le nerfs se réunissent de différentes manières : par les anastomoses , par les plexus et par les ganglions.
L'anastomose est la réunion de deux nerfs entre eux, à angle plus ou moins aigu ; cette réunion, suivant plusieurs anatomistes, n’est pas seulement une juxta-position des fibrilles élémentaires des nerfs, mais bien une communication réelle de plusieurs d’entre elles. Les anastomoses qui se font en arcade, portent le nom d’aw.îes nerveuses.
Les2^iexus sont des anastomoses plus compliquées, en ce qu’elles se font entre un plus grand nombre de nerfs, et qu’il en part plusieurs troncs ou rameaux nerveux. La disposition des fibrilles nerveuses dans les plexus est d’ailleurs, dit-on, la même que dans les anastomoses.
Les ganglions sont des renflements grisâtres que l’on rencontre sur le trajet de certains nerfs, et surtout là où ces derniers se réunissent ou se divisent. On trouve dans leur intérieur un mélange très-intime de tubes à renflements , de tubes cylindriques et de vaisseaux sanguins ; dans leurs interstices on remarque des amas arrondis, assez considérables, d’une substance grumeleuse, et en outre dans ceux du grand sympathique de petits globules semblables à ceux du cerveau , disposés sans régularité. La couleur plus foncée des ganglions est sans doute due à la grande quantité de sang qu’ils reçoivent; leur aspect homogène l’est au mélange intime des tubes et à l’existence des globules. Quoi <iu’il en soit, la substance grise des ganglions est assimilée par les uns à celle du cerveau ; d’autres pensent que ce n’est qu’un tissu cellulaire particulier, dans les interstices duquel est déposée une pulpe gélatineuse, rougeâtre et cendrée, dont la «•ouleur ne dépend pas uniquement de la quantité de sang que reçoivent ces ganglions. Les ganglions
sont entourés par une membrane vasculaire et fibreuse très-dense , qui est continuée du névrilème.
Les ganglions sont divisés par Béclard en deux classes : les ganglions des nerfs encéphalo-rachidiens et ceux des ner/s sympathiques ; la structure de ces derniers est beaucoup plus diffuse que celle des autres, et les filets des nerfs sympathiques, qui unissent ces ganglions, participent en grande partie de leur nature; ils sont grisâtres, transparents, mous , et il est très-difficile d’y distinguer des cordons et des filets particuliers, comme dans les autres nerfs.
La terminaison des nerfs n’est pas encore bien connue; les uns pensent qu’ils se ramifient à l’infini, en sorte qu’il y aurait un filet nerveux qui entre dans la composition de chaque fibre élémentaire du corps ; d’autres pensent, au contraire, qu’ils se terminent dans les organes par des extrémités libres, qui agissent à distance. D’un autre côté Prévost et Dumas ont annoncé que dans les muscles les dernières extrémités des nerfs forment avec les nerfs voisins des anses anastomotiques, dont la direction est perpendiculaire à celle des fibres musculaires.
Nos propres observations nous ont souvent mis à même de remarquer ces anses nerveuses ; mais d’autres fois il nous a été impossible d’apercevoir ce retour des filets vers les troncs; nous avons remarqué rarement que les derniers filets sont perpendiculaires aux fibres musculaires, et jamais ils ne sont disposés à espaces réguliers, en sorte que la théorie physiologique basée sur les assertions de Prévost et Dumas nous parait être loin encore de pouvoir être considérée comme probable. Dans la rétine et dans les membranes du labyrinthe , la terminaison des nerfs optique et acoustique se fait d’une manière toute différente , en ce qu’on n’y retrouve plus des tubes nerveux, mais seulement un amas de globules, dont le volume présente quelques variations.
Les nerfs reçoivent un grand nombre de vaisseaux sanguins , qui s’y divisent ordinairement en un rameau descendant et un autre ascendant, dont la direction est ondulée et qui se distribuent dans leur intérieur.
Les nerfs encéphalo-rachidiens sont plus particulièrement destinés à transmettre aux centres nerveux les impressions du dehors et à déterminer les mouvements volontaires; les nerfs grands sympathiques, au contraire, président plus spécialement au jeu des mouvements instinctifs, à la nutrition des organes , aux sécrétions , etc. Cependant les attributions de ces deux classes de nerfs ne sont pas, à beaucoup près, assez tranchées, pour qu’on soit fondé à comprendre l’une sous le nom de nerfs de la vie animale et l’autre sous celui de nerfs de la vie organique ; car nous verrons dans la description des nerfs , que plusieurs des soi-disant nerfs de la vie animale e.xcercent des fonctions que nous devons rattacher à la vie organique, par exemple dans les membres , et vice versa.
L’usage des ganglions est encore bien problématique; car ceux des nerfs cérébro-rachidiens sont , dit-on , destinés à renforcer l’action des racines postérieures des nerfs , et à donner naissance à de nouveaux filets, tandis que ceux du grand sympathique seraient destinés à diminuer, ou même à cm-
pêcher l’action du centre nerveux sur les organes où leurs filets se distribuent, ainsi que la transmission des impressions au centre; et pour expliquer cette contradiction évidente, on dit que les ganglions du grand sympathique sont d’une texture plus serrée que les autres ! D’autres auteurs, généralisant ce qui a lieu pour le nerf grand sympathique, admettent que l’usage des ganglions est d’empêcher la transmission des impressions, de rendre nulles les sensations; mais des deux séries de racines émanées de la moelle épinière, c’est précisément la postérieure qui seule forme un ganglion et qui seule est sensitive.
Préparation. On examine la conformation extérieure des nerfs, les cordons et les /îêeis dont il se composent, sur un gros nerf, le sciatique, le médian, le cubital, etc. On observera sur ces nerfs la manière dont ils se divisent en branches et en rameaux. C’est en examinant la corde du tympan qu’on s’assurera de l’augmentation de volume des nerfs à mesure qu’ils s’écartent du centre nerveux. L’union du saphène externe avec le musculo-cutané à la partie postérieure du tiers inférieur de la jambe, donnera un exemple d’une anastomose simple. Les plexus brachial , crural ou sciatique , fournissent des exemples dCanaslomosesplexiformes. L’union du fdet descendant du grand hypoglosse avec les premiers nerfs cervicaux, donnera l’idée d’une anse nerveuse. Enfin, on choisit pour l’étude des ganglions d’abord eelui de Casser, que forme le nerf trijumeau; puis on passe à l’étude des ganglions intervertébraux, que l’on trouvera renfermés dans les trous de conjugaison des vertèbres , et l’on dissèque en dernier lieu les ganglions du grand sympathique , par exemple le ganglion cervical supérieur , le premier thoracique , les ganglions semi-lunaires , ou bien les ganglions hordéiformes de la région lombaire. Pour bien voir la disposition (les filets nerveux dans les ganglions, il faut couper c(,'ux-ci en long.
La nature canaliculée du névriUme , ainsi que les réunions et divisions de ces canaux, seront démontrées de la manière suivante : ou plonge un nerf optique qui est encore en rapport avec le globe de l’œil, dans une dissolution de carbonate de potasse, ou bien on le met dans un entonnoir placé sur un vase qui contient de l’ammoniaque, afin de le soumettre aux vapeurs de cet alcali. Par ccs procédés la pulpe nerveuse est dissoute, et elle sort facilement du névrilème par la pression; puis on fend la gaine commune du nerf optique pour mettre à découvert le nerf lui-même, et on l’injecte de mercure par son extrémité postérieure, au moyen d’un tube de verre bien effilé. Le métal qui entre dans un de ces filets, remplira bientôt tous les autres par les anastomoses; quand l’injection est terminée, on relient le mercure par une ligature qui embrasse l’extrémité postérieure du nerf. On reconnaîtra de suite si le tube n’est pas introduit dans un canal , parce qu’alors le mercure s’épanchera d’une manière irrégulière, tandis qu’il donne au nerf une apparence régulièrement striée , si l’injeclion réussit. On peut injecter tous les nerfs par un procédé analogue; mais la chose est plus visible sur le nerf optique, dont les canaux sont plus gros.
On peut même injecter les nerfs sans préparation
préalable , si l’on a un tube en verre assez fin , et si l’on emploie une colonne de mercure haute de vingtquatre à trente pouces. C’est par ce moyen que Bogros injectait les nerfs; le procédé de cet anatomiste, s’il ne prouve pas que les nerfs sont creusés d’un canal , est cependant très-important pour l’étude des plexus et des ganglions , et pour suivre des filets nerveux jusque dans les dernières ramifications.
Pour étudier la disposition de la substance nerveuse dans les cordons , dans les plexus ou dans les ganglions , on détruit le névrilème par l’immersion du nerf dans l’acide nitrique étendu ; la substance propre du nerf se durcit, et sa disposition devient parfaitement apparente, surtout si l’on examine la pièce sous l’eau, en écartant les filets avec la pointe d’une aiguille ou d’un scalpel fin.
Mais tous ces moyens d’investigation ne font connaitre que la disposition la plus grossière des nerfs. Pour voir les Uihes qui les composent, il faut en soumettre des parcelles très-minces au microscope , en se servant d’un grossissement de trois cents fois le diamètre environ.
Les sujets les plus propres à la dissection de la névrologie sont ceux d’adultes très-maigres et légèrement infiltrés. La dissection des nerfs exige beaucoup de précautions , qu’il est à peu près impossible d’énumérer toutes. En général , on ne coupera les muscles en travers que quand cela est absolument indispensable , par exemple pour la dissection des filets nerveux qui rampent entre des muscles larges ; mais alors on coupera seulement le muscle en travers , sans l’enlever en entier. Le plus souvent, en disséquant les nerfs des membres, il suffira d’isoler les muscles des parties voisines , et de les incliner de côté et d’autre pour suivre les cordons qui passent dans leurs interstices. Quand on aura poursuivi un rameau nerveux jusqu’au point où il entre dans un muscle pour s’y distribuer , il faut s’arrêter dans la dissection ; car si l’on suivait le nerf dans la substance musculaire , il se déchirerait facilement, et la préparation aurait en outre un aspect désagréable. Ceux qui dissèquent la névrologie pour la première fois , feront bien d’enlever tous les vaisseaux voisins ; mais quand les élèves se seront déjà exercés à disséquer les nerfs , ils conserveront en rapport les principaïux troncs vasculaires. Quant aux petits vaisseaux, ils devront toujours être enlevés , parce que leurs rapports ne sont d’aucune importance pratique , et que par leur nombre ils ne peuvent servir qu’à embrouiller l’étude de la préparation. La dissection des nerfs , et surtout de ceux de la tête, rend indispensable l’emploi d’une ou de plusieurs érignes à anneau , à moins qu’on n’ait constamment un aide à sa disposition; encore est-il préférable de disséquer seul, que d’avoir un aide peu intelligent. On saisira le moins possible les nerfs avec les pinces, sans quoi l’on courrait risque de les endommager. Souvent on a de la peine à distinguer un nerf d’un vaisseau vidé ; on tâchera de les reconnaitre , en se rappelant que les nerfs ne sont que très-peu élastiques, tandis que les vaisseaux le sont beaucoup. La préparation sera de temps en temps humectée d’alcool étendu d’eau , qui raffermit les nerfs , les rend plus blancs et fait crisper le tissu cellulaire.
If.i