‹ Nouveau manuel de l'anatomisteChapitre 64 sur 137 · IG · texte numérisé non relu

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NOLD ; il nous resle à ajouter que ce renflement reçoit des lilamenls de la petite racine du trijumeau, sur laquelle il est placé, qu’il en reçoit un autre qui est la terminaison du rameau anastomotiqué de Jacobson , et un autre du j^rand sympathique , et qu’il donne un filet au muscle interne du marteau , ainsi que quelques autres qui s’unissent au nerf temporal superficiel.

Le FAISCEAU POSTÉRIEUR OU INFERIEUR du maxillaire inférieur donne les nerfs lingual, dentaire inférieur et temporal superficiel.

1». Nerf lingual. Ce nerf est placé en avant; il communique dès son origine avec le dentaire inférieur, et reçoit bientôt à angle aigu la corde du tympan, venant du nerf facial, et qui sort par la fente de Glaser (voy. chap. VT). Le lingual descend ensuite entre la branche de la mâchoire et le ptérygoïdien interne; puis il se porte en avant, et arrivé au-dessus de la glande maxillaire , la corde du tympan , qui n’avait fait que s’accoler au nerf, se divise en deux branches , dont l’une reste définitivement unie au nerf, tandis que l’autre se jette dans un ganglion appelé maxillaire ou linqual. Ce ganglion reçoit en outre des filets du nerf lingual. De son côté il en donne à ce nerf, puis il en fournit de nombreux à la glande sous-maxillaire, et il communique en outre avec le grand sympathique au moyen de filets qui rampent sur l’artère faciale. Le nerf lingual communique ensuite au-dessus du muscle hyoglosse avec le nerf hypoglosse. Après avoir fourni ces filets, le nerf lingual se dirige en avant entre les muscles mylo-hyoïdien et hyoglosse, puis entre ce dernier et la glande sublinguale ; il donne des rameaux aux muscles et à la glande, et se divise en six ou sept branches , qui s’écartent les unes des autres et se distribuent dans la membrane muqueuse de la langue, où l’on peut les suivre jusque tlans les papilles.

2°. Nerf dentaire inférieur ou maxillaire inférieur. Ce nerf est la plus forte branche du faisceau inférieur; dès son origine il communique avec le lingual , puis il se porte en, bas et en avant, entre les museles ptérygoïdiens, vers l’orifice postérieur du canal dentaire ; là il fournit le nerf mylo-hyoïdien, qui s’avance le long de la mâchoire inférieure, logé dans une gouttière que cet os présente à la face interne de sa branche, et qui donne des filets à la glande sous-maxillaire et aux muscles mylo-hyoidien, génio-hyoidien et digastrique, et s’anastomose avec le nerf menlonnier. Le nerf dentaire inférieur entre ensuite dans le canal dentaire , donne des filets aux dents molaires, et arrivé près du trou menlonnier, il s’y divise en deux branches ; runc continue à s’avancer dans le canal , et se distribue à la dent canine et aux incisives; l’autre, plus volumineuse, sort par le trou et prend le nom de nerf menlonnier. Ce nerf se distribue aux muscles du menton et de la lèvre inférieure, et s’anastomose avec les filets du facial , du buccal, et avec ceux du rameau mylo-hyoïdien.

3". Nerf temporal superfciel. 11 naît par deux racines fournies par le nerf lingual et par le dentaire inférieur, et entre lesquelles passe l’artère méningée moyenne. Ce nerf se dirige en bas , en dehors et en arrière, pour passer entre le condyle de la mâchoire inférieure et le conduit auditif; là il donne plusieurs rameaux, dont les uns s’anastomosent

avec le facial; les autres se perdent dans la parotide; d’autres, enfin, se dirigent vers le conduit auditif, sur la muqueuse duquel ils se ramifient. Le tronc se réfléchit ensuite en dehors et en haut, et se divise en deux rameaux , qui accompagnent l’artère temporale , se ramifient dans la peau de la tempe cl dans le pavillon de l’oreille, et communiquent en avant avec les filets du facial et en arrière avec ceux du nerf occipital du deuxième cervical.

Préparation. Commencez par rechercher le nerf temporal superfciel au devant de l’oreille, là où il passe sur l’arcade zygomatique en accompagnant l’artère temporale , et enlevez la calôtte du crâne après avoir abaissé les téguments qui la recouvrent , et surtout en détachant de sa fosse le muscle temporal ; retirez le cerveau en conservant un bout des nerfs en rapport avec le crâne; à moins que ces préparations n’aient déjà été faites pour la dissection du facial et des nerfs de l’œil. Si le premier de ces nerfs avait déjà été disséqué sur la même pièce, on pourrait facilement le conserver en usant un peu d’adresse.

Mettez le tronc du trijumeau à découvert , en enlevant la dure-mère qui les tapisse en dehors , et pour faire voir le passage du maxillaire inférieur à travers le trou ovale , agrandissez ce trou avec le ciseau, par sa demi-circonférence externe, de manière à lui donner à peu près un demi-pouce de diamètre. De cette manière vous verrez à travers le périoste de la fosse zygomatique le faisceau antérieur des nerfs.

Séparez le muscle masséter de l’arcade zygomatique, et repliez-le en arrière et en bas; mais ayez soin de ménager le nerf massétérin , qui se rend dans la face interne du muscle en passant entre l’apophyse coronoïde et le col de la mâchoire. Ouvrez ensuite le canal dentaire inférieur , en enlevant la table externe de l’os de la mâchoire; mais ayez soin de ne pas blesser avec le ciseau le nerf dentaire qui parcourt ce canal. Cette préparation sera commencée près du trou menlonnier; on ouvrira la continuation du canal vers les racines des dents incisives , puis le canal lui-même d’avant en arrière ; le bord antérieur du masséter peut être détaché de la mâchoire , afin de pouvoir continuer à ciseler; mais il y restera attaché en arrière. L’orifice postérieur du canal sera élargi.

Divisez l’aponévrose temporale là où elle s’insère au bord supérieur de l’arcade zygomatique et au bord postérieur de l’os de la pommette, en ayant grand soin d’endommager le moins possible les filets préparés du facial qui se trouvent dans cette région, et surtout le filet temporal du maxillaire supérieur, qui sort de la fosse temporale vers sa partie antérieure et supérieure pour s’anastomoser avec le facial. Enlevez après cela l’arcadc zygomatique par deux traits de scie, dont l’un passera au devant de la cavité glénoïde , l’autre au point où commence l’apophyse zygomatique de l’os malaire , afin de laisser intacte la majeure partie de cet os , dans l’intérieur duquel rampe le filet malaire du maxillaire supérieur, qui devra être disséqué plus tard.

Détachez ensuite le muscle temporal le plus près possible des os de la tempe, afin de conserver les nerfs temporaux profonds, qui rampent à sa face interne, et abaisscz-lc vers la mâchoire inférieure ;

il ne restera allaché qu’à l’apophyse coronoide et aux nerfs temporaux. 11 faut avoir soin de bien séparer ce muscle du ptérygoïdicn externe qui lui adhère.

Enlevez une portion triangulaire des os de la tempe moyennant deux traits de scie ; le premier commencera à quelques lignes en arrière du bord externe de l’orbite , et se dirigera vers le trou ovale agrandi; l’autre se dirigera vers le même trou, et commencera immédiatement au devant de la cavité glénoide. Quelquefois il paraîtra plus avantageux de n’enlever avec la scie que la partie supérieure de la tempe , et d’achever avec le ciseau la coupe vers la base du crâne. Quoi qu’il en soit, on conçoit que ces coupes doivent être faites avec précaution , pour ne pas endommager les nerfs voisins.

Suivez ensuite les branches qui partent du tronc du maxillaire inférieur , en enlevant peu à peu les portions du muscle ptérygoïdien externe qui en recouvrent le trajet, et ne conservez de ce muscle que quelques petits paquets , qui resteront attachés aux nerfs qui s’y distribuent. Détachez le ptérygoïdien interne de son attache à la mâchoire inférieure, ce qui permettra de voir le nerf qui s’y rend , en passant à la partie toute postérieure du ptérygoïdien externe; en même temps qu’on aura gagné l’e.space

nécessaire pour disséquer le linyual et le dentaire inférieur. N’oubliez pas \e: rameau mxjlo-hyoidien , qui part de ce dernier avant qu’il n’entre dans le canal dentaire : ce rameau est fortement appliqué contre la branche de la mâchoire, où il est retenu par une expansion fdjreuse, qui transforme en canal complet la gouttière osseuse destinée à lui livretpassage. Pour voir la distribution de ce nerf, il faut détacher de la mâchoire le ventre antérieur du digastrique et le muscle mylo-hyoïdien.

Enfin, pour gagner plus d’espace dans la préparation , divisez la mâchoire inférieure dans la symphyse , et désarticulez-la avec le temporal, en la laissant toutefois attachée par la partie externe de la capsule articulaire; mais ayez bien soin de ne pas couper la corde du tympan, qui sort de la fente de Glaser pour s’unir au lingual ; elle se trouve à peu de distance en avant et en dedans du condyle et du col de la mâchoire.

Le ganijlion optique et les filets nerveux qui soht en connexion avec lui , seront plus facilement disséqués sur une tête divisée sur la ligne médiane et sur laquelle on travaillera du dedans en dehors, en enlevant peu à peu tous les os qui se trouvent sur le côté interne du tronc du maxillaire inférieur.

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