‹ Nouveau manuel de photographie sur collodionChapitre 1 sur 17 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

L’art de la photographie sur collodion étant appelé à rendre d’immenses services, il m’a semblé utile d’en rendre la manipulation aussi élémentaire que possible ; si j’ai réussi, j’aurai contribué un peu à son développement. Le collodion photographique à l’avantage sur l’albumine d’être aussi prompt que la plaque de Daguerre, de ne pas nécessiter des préparations longues et minutieuses, enfin, à l’égal de l’albumine, on peut tirer un nombre indéfini d’épreuves sur papier, après avoir préalablement fixé l’i“p mage avec mon nouveau fixateur photographique.

A son début, en 1839, la photographie sur plaque daguerrienne fut accueillie avec l'enthousiasme qu’inspire dans notre pays tout ce qui est beau et utile; alors, on se bornait à reproduire de la nature morte et des perspectives non redressées. Je fus le premier, avec l’immortel auteur du daguerréotype, à corriger cette lacune par l’adjonction d’une glace parallèle ajoutée à l’objetif achromatique.

Egalement sous les yeux du maître, je fis alors les premiers portraits d’après nature qui furent exposés à la vitre du naagasin.

Je rappellerai encore qu’en 1840, une collection d*atÔmes microscopiques sur plaques de 22 cenlimètres fut présentée à l’Institut par M. Arago, et y fit sensation ; j’étais seul auteur de cette nouvelle application du microscope solaire ; ces épreuves servirent plus tard à la clinique pour le cours du D' Donné, et, depuis, aux cours de chimie de IVl. Orfila.

iVlaîntenant , grâce aux nouveaux procédés sur verre ou sur papier, on pourra donner aux images des proportions très grandes.

Ainsi donc, la photographie, considérée à son début comme un art d’agrément, est devenue progressivement indispensable aux savants et aux artistes ; la nature, les sciences, les arts et l’histoire môme deviennent tributaires de ce burin céleste .... Comme ouvrier, j’apporte ici ma pierre.

RîGHEBOURG, Photographe Quai de l* Horloge^ 29 (^ancien 69).

PAR HIGÎIEBOÜRG, iNGÉNÎEUR-OPTIGIfiNj

Ancien Elève particulier de feu Daguerre,

2c^, cü ^cuùud.

Ce procédé 30 divise en six opérations principales, qui consistent: 1"“ à Nettoyer les Glaces ;

2° à Etendre le Collodion ;

3* à Sensibiliser la cougbe collodionnée ;

4" à Opérer a la Chambre obscure;

5* à Développer l’Image;

6" à Fixer l’Image.

Chacune de ces opérations a besoin d’être coinmentée, pour arriver à un bon résultat; les chances de réussite sont donc subordonnées à l’observation scrupuleuse de ce que la pratique nous a enseigné.

Les causes d’insuccès pourront bien venir par fois des variations de la température, ou de l’altération des agents chimiques; mais ils seront plus fréquents par l’inobservation des recommandations qui suivent :

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