SENS EXTÉRIEURS
Ouïe,
Ce sens n’agit point chez les enfants nouveaunés 5 mais il se perfectionne par degrés à mesure que l’organe croît en vigueur. — Sa fonction est de produire les impressions appelées sons f il sert aussi d’aide à un grand nombre de facultés intérieures. Le nerf auditif a une connexion plus intime avec les organes des sentiments moraux qu’avec ceux des facultés intellectuelles. '
Vue.
Ce cinquième et dernier sens est le second de ceux qui informent l’homme ét les animaux de l’existence des objets éloignés, par le moyen d’un agent intermédiaire qui est la lumière. On a dit que les fonctions de ce sens s’acquéraient par le toucher et l’habitude. — Mais la vision dépend de l’organisation de l’œil ; elle est faible ou énergique, suivant que l’organisation est parfaite ou imparfaite. — Quelques animaux viennent dans le monde avec des yeux parfaits, et dès le principe ils voient distinctement. Lejeune poulet, en sortant de sa coquille, est immédiatement poussé par le sens de la vue j et le moineau,
VüB.
en prenant son premier roi du nid, ne se frappe point la tête contre un mur et ne prend point la racine d’un arbre pour ses branches ; et cepen* dant , avant leurs premiers essais , ces animaux ne peuvent avoir l’expérience de la distance. Au contraire , les animaux qui viennent au monde avec des yeux imparfaits, ne distinguent que par degrés l’étendue, la forme et la distance. Tel est le cas des enfants nouveaux-nés. -r- Pendant les six premières semaines qui suivent la naissance , leurs yeux sont presqu’insensibles à la lumière, et ce n’est que par degrés qu’ils deviennent aptes à accomplir leurs fonctions naturelles. Lorsque les organes sont parvenus à la maturité , les enfants voient sans le secours de l’habitude ou de l’éducation, aussi bien que le plus grand philosophe. L’œil ne fait que recevoir, modifier et transmettre les impressions de lumière; et les facultés intérieures forment des idées de figure, de couleur, de distance et des antres attributs des objets extérieurs, — La faculté de former ces idées est proportionnée à la perfection des yeux et des organes des facultés internes réunies.
Genre 2®. — facoltés perceptives.
Les facultés, dont nous allons maintenant traicr, prennent connaissance de rexistence et des
FACULTÉS PERCEPTIVES
qualités des objets extérieurs. Elles correspondent en quelqne sorte aux facultés perceptives des métaphysiciens, et forment les idees. Leur action est suivie d’une sensation de plaisir ; mais (à l’exception de l’organe des tons) elle est faible, comparée aux émotions produites par les facultés dont nous nous sommes déjà occupes.
Plus les fonctions sont élevées, moins l’émotion qui accompagne leur état actif est vive.